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  2. // OM/Saint Etienne

Attention à la (dernière) marche

Avec 5 points d'avance sur le second à 5 journées de la fin, l'Olympique de Marseille peut enfin espérer remporter le titre national. Didier Deschamps refuse encore de l'évoquer ouvertement et il a raison. D'abord parce que l'OM et la lose, c'est une belle histoire d'amour : on ne rompt pas comme ça. Ensuite parce que dans notre histoire récente, certaines équipes se sont ramassées au dernier moment. Passage en revue.

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L'OM de Gerets en 2008-2009

Inutile de chercher bien loin. L'an dernier à la même période, l'OM comptait 2 points d'avance sur les Bordelais. En fait, ils en comptaient même cinq, Bordeaux ayant un match en retard à jouer à Rennes qui ne semblait pas gagné d'avance. Les montées de Souley Diawara, les insultes de Tony Chapron et la vista de Gourcuff allaient permettre aux Girondins de faire le sans-faute, terminant trois points devant les Marseillais. Parce que pendant ce temps, l'OM s'est fait dessus au Vélodrome : match nul contre Toulouse et défaite contre le Lyon de Claude Puel. L'homme qui a subi la loi (pas toujours légale) de l'OM en 1992 et 2000 avec Monaco l'avouera par la suite : « Lyon a choisi son successeur » .

Le Lens de Joël Muller en 2001-2002

On ne le rappelle jamais assez, mais à une période bien précise, toute la France du foot était pour l'OL. C'était lorsque le club de Jean-Michel Aulas partait avec Sonny Anderson à la conquête de son premier titre de champion de France. Parce qu'à cinq journées de la fin, c'est l'horrible Lens, avec Pape Sarr, Ferdinand Coly et El-Hadji Diouf qui était parti pour être champion avec un gouffre de 6 points devant. Mais avec un Lyon-Lens en ultime rendez-vous, les joueurs de Jacques Santini se sont mis à y croire. Les Gones vont chercher des victoires à Bordeaux, à Auxerre. Les Lensois lâchent à tout va des « notre plus grand ennemi, c'est nous-mêmes » , parce qu'au fond, ils ont peur. En "finale" du championnat, lors de la dernière journée, les Nordistes implosent à Gerland. La place Bellecourt se dépucèle.



Lyon Lens 2001-2002
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La Juventus de Carlo Ancelotti en 1999-2000

Lorsque Carlo Ancelotti débarque à la Juve, il ne profite de Zidane que deux mois, celui-ci se pétant le genou contre l'Olympiakos. La saison suivante, le meneur de jeu va donner la pleine mesure de son talent dans le Calcio. A deux journées de la fin, les Piémontais ont cinq patates de plus que la Lazio, montée de toutes pièces par Cragnotti. C'était sans compter sur Juan Sébastian Veron. La petite sorcière n'entend pas baisser les bras, il prend ses coéquipiers à partie à l'entraînement, les poussant à y croire. L'incroyable se produit. La Vieille Dame arrête son championnat à la 32e journée, perd ses deux derniers matchs contre Parme et surtout à Pérouse sur une pelouse inondée. Au Stade Olimpico de Rome, tout le monde finit en slip, fou de joie.

Le Manchester United de Ferguson en 1991-1992

A cinq journées de la fin du championnat, Manchester United compte deux points d'avance sur Leeds. La hype entoure déjà Alex Ferguson, qui commence à accumuler les trophées comme la Coupe des vainqueurs de Coupe l'année précédente. En confiance, il ne sent pas le danger arriver d'un Leeds tout juste revenu dans l'élite depuis deux saisons. Erreur, l'ennemi juré est rageur et peuplé de joueurs revanchards : Garry McAllister, Garry Kelly (déjà), Gordon Strachan et évidemment, Éric Cantona. Les acteurs d'Ellan Road se payent même le luxe de finir avec quatre points d'avance à la clôture.

Le Real Madrid de Radomir Antic et Leo Beenhakker en 1991-1992

Cette fois, le Clasico n'y est pour rien : les deux rencontres entre les Madrilènes et les Barcelonais s'achèvent sur deux petits nuls. En fait, le Real avait beau avoir quatre points d'avance à cinq journées de la fin, tous les observateurs de la Liga étaient lucides quant au fait que l'équipe ne tournait plus rond. Et le changement d'entraîneur malgré les victoires, ça marche peut-être à Thonon-Les-Bains avec Casoni, mais pas à Madrid. Barcelone fera le doublé in extremis, remportant la Coupe des Clubs Champions contre la Sampdoria. La fin de saison est dure pour la Maison Blanche, qui échoue aussi en demies de l'UEFA contre le Torino et en finale de la Copa de Rey contre l'Atletico... la lose, quoi.

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