<![CDATA[Atlético Madrid - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Atlético Madrid - SO FOOT.com]]> <![CDATA[L'Atlético règne sur Madrid]]> text/html fr SO FOOT Des buts, des pleurs, des accrochages, de la joie… Cette finale de Copa del Rey a condensé toute la haine qui oppose les deux clubs madrilènes. Après 120 minutes, c'est finalement l'Atlético qui empoche la mise et envoie ses supporters au paradis. Un éden nommé Bernabéu. Real Madrid – Atlético de Madrid : 1-2 Buts : Ronaldo (14e) pour le Real. Diego Costa (35e) et Miranda (98e) pour l'Atlético. Le peuple colchonero…]]> Real Madrid – Atlético de Madrid : 1-2
Buts : Ronaldo (14e) pour le Real. Diego Costa (35e) et Miranda (98e) pour l'Atlético.

Le peuple colchonero ne se rattachait qu'à cela. En trois finales de Copa del Rey, jamais il n'avait perdu face à l'omnipotent voisin du Real Madrid. Et il fallait au moins ça pour croire en un exploit attendu depuis si longtemps. Car lors des dix derniers derbis madrileños, jamais l'Atlético de Madrid ne s'est imposé. Pis, il a toujours perdu. Alors pour cette finale de gala dans un Santiago Bernabéu surchauffé, les supporters matelassiers ont fait bien plus qu'y croire. À s'en époumoner le gosier, ils ont hurlé, insulté, épauler leur XI. Bien leur en a pris. Bousculé et harcelé par un Real sans idée mais avec des individualités, l'Atlético rafle sa première Copa del Rey dans ce nouveau millénaire. Après 120 minutes à faire exploser n'importe quel palpitant, le club du Sud de la capitale remercie encore ses poteaux, son Thibaud Courtois auteur d'une ultime parade exceptionnelle et le cœur grand comme ça de ses poulains. José Mourinho a lui fêté de manière bien mortuaire ce qui sera sa dernière. Renvoyé au vestiaire en deuxième mi-temps, il ne verra pas ses joueurs, Ronaldo en tête, expulsé en toute fin de rencontre. Ni Gabi, capitaine courage de l'Atléti, soulever le premier de ses trophées madrilènes.

Cristiano surplombe Neptune

Le Santiago Bernabéu a, le temps d'un avant-match, pris des allures de Vicente Calderón. Scindé de blanc et de rouge, l'arène du Real Madrid ne vocifère pas à la gloire de ses héros habituels. En ce vendredi saint, c'est le peuple du Sud de la capitale, ces Hindias (Indiens en VF), qui en ont le contrôle. Alors que les 22 acteurs d'une pièce en deux actes foulent le pré de Santiago, les deux peuples de la capitale se font face. Imagés par deux tifos, un Conquistador face à Neptune, cette lutte se dissocie par des slogans bien distincts : « Une ville… Une conquête » côté merengue, « Il domine la mer, nous la capitale » côté rojiblanco. Les familiarités d'usage prescrites, la parole descend des tribunes sur le terrain. À ce jeu-là, Cristiano Ronaldo est indéniablement le plus fort. Après un quart d'heure stérile, où les deux équipes passent le plus clair de leur temps à se fixer les orbites, le Portugais abat à lui seul l'armée de Neptune. Sur un corner café-crème, Ronaldo paie l'addition d'un smash. Défiant une énième fois les lois de la pesanteur, il rend à Bernabéu sa teneur blanc meringue. Cette ouverture précoce, à l'instar de la saison merengue, fait resurgir tous les paradoxes du Real. Incapables de dicter le tempo, à la merci d'un éclair ronaldesque, les ouailles de Mourinho s'en remettent à la maladresse des Matelassiers. Guidés par un Arda de retour de blessure, ils insistent sur le côté droit de la défense adverse. Face à un binôme Albiol-Essien sans automatisme, des décalages se créent, mais les occasions se font espérer. C'est d'une fulgurance du tigre Falcao que viendra la libération. Après s'être défait du pressing madrilène, il envoie Diego Costa dans la profondeur qui, d'une frappe croisée, égalise. Malgré une reprise d'Özil sur le poteau, c'est bien au Vicente Bernabéu que la mi-temps est sifflée.

Courtois, ce béni des poteaux

Les gorges de nouveau hydratées, les aficionados du Sud de la capitale remettent le gaz sitôt la reprise. Sur la pelouse, seules les gesticulations et les vociférations d'el Cholo Simeone dans son rectangle provoquent du mouvement. Car entre deux équipes adeptes du jeu de contre, on ne sait que trop faire de la possession. Modrić, encore aligné à la baguette aux côtés de Xabi Alonso, tente bien de dynamiser le jeu du Real, rien n'y fait. Chez l'Atlético, même topo : bien trop heureux d'être revenu au tableau d'affichage, la bande à Gabi ne prend pas de risque et préfère rester solide sur ses fondations. À l'heure de jeu, tout s'accélère. Enfin. Condamné à un rôle plus latéral, Özil, sur un centre vicieux, lobe Courtois qui ne doit sa claquette qu'à son double mètre. Trois minutes s'ensuivent et le Némo teuton est à la réception d'un poteau de Karim Benzema. Après une feinte « casse-rein », il pense redonner l'avantage aux siens jusqu'à ce que Godín se mue en sauveteur sur sa ligne. Entre-temps, Filipe Luis avait donné des sueurs froides à Diego López sur une frappe rasant son petit filet. En trois minutes, la folie, déjà dans les gradins, s'incruste sur le terrain. Cette tension ne va d'ailleurs plus le quitter quand Cristiano Ronaldo envoie son coup franc s'écraser sur le montant du goéland belge. Pour la troisième fois de la soirée, Courtois est sauvé par ses poteaux… Touché, le navire rojiblanco ne va pas couler. Et est presque à deux doigts de faire sauter un plomber à Sergio Ramos. Excédé, ou juste trop fougueux, l'étalon andalou se la joue Schumacher et s'envoie le cul en avant sur Gabi Battiston. Guerre des tranchées, cette finale connaîtra son premier expulsé à un quart d'heure du terme. Exaspéré par un nouveau coup de sifflet de l'arbitre, José Mourinho est renvoyé aux vestiaires pour sa première sortie de banc. Triste départ qui sonne la fin prématurée de 90 minutes qui en paraissent le triple. La peur au bide, les 22 acteurs décideront du sort de cette finale en prolongation.

Miranda envoie l'Atlético au paradis

Irrespirable, l'atmosphère frise l'asphyxie. Quatre minutes après le début des hostilités, Diego Costa chie mou et foire son face-à-face avec Diego López. Partie remise. Mal en point, le Real ne doit ensuite son salut qu'à un retour in extremis d'Essien qui prolonge l'ouverture en corner. Dans la foulée, le Colchonero de toujours, Koke, remet en deux temps le cuir dans le paquet. Surgit alors Miranda qui, au premier poteau, coupe la trajectoire et les ailes du Real. L'ex de Sochaux envoie par là même son public dans un délire bien à lui. Au milieu des fumis – fait rarissime en Espagne – on retient alors son souffle quand Pipita Higuaín se retrouve seul face à Courtois. Pour son unique parade, le Belge sort le grand jeu et claque la parade idoine. Un arrêt de débutant en comparaison de celui qu'il sort dans ce deuxième acte de prolongation. Seul face à un Özil lancé pleine balle, il se déploie de tout son long pour envoyer le cuir dans la fosse des ultras madridistas. Les dernières minutes ne se résument plus qu'à des règlements de cours de récré. Ronaldo réagit de façon trop virulente à un taquet de Gabi. Rouge. Alors qu'un grand n'importe quoi s'ensuit, Courtois reçoit lui sur le crâne un projectile des intellectuels ultras Sur. Mais qu'importe : pour les Colchoneros, le paradis rime désormais avec Bernabéu. ]]>
<![CDATA[Top 10 : Ils ont joué au Real et à l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Ce vendredi soir, la finale de Copa del Rey s'annonce bouillante entre le Real Madrid et l'Atlético. Un derbi madrileño qui compte son nombre de « traîtres », ces joueurs ayant porté les liquettes blanches et rojiblancas. Et pas des moindres. Revue d'effectif. Juan Gómez González, aka Juanito : « Jouer pour le Real Madrid est comme toucher le ciel, le Real Madrid a toujours été ma priorité et Madrid a toujours été ma ville…]]> Juan Gómez González, aka Juanito :

« Jouer pour le Real Madrid est comme toucher le ciel, le Real Madrid a toujours été ma priorité et Madrid a toujours été ma ville préférée. » Juanito sait y faire. Sitôt présenté à son nouveau public, l'Andalou de naissance déclare sa flamme à la Maison Blanche. Soit. En dix années sous la tunique blanche meringue, Juan Gómez González fait entrer son numéro 7 dans la postérité. Plus que de simples buts, coups d'éclat ou de sang, Juanito est, pour beaucoup de socios madridistas, l'essence même de leur fanion royal. Un avis pas forcément partagé par l'ennemi du Sud de la capitale. Bien avant de débarquer au Santiago Bernabéu en 1977, ledit Juanito a écumé les arcanes du Vicente Calderón pendant deux saisons (1972-74) : suffisant pour se péter le tibia et s'échouer à Burgos. Une remontée et un caractère bien affirmé plus tard – Juanito affiche un CV à faire pâlir Mario Balotelli – il fait du Real son siège. Et du Santiago Bernabéu son antre. Avant de se foutre en l'air à la sortie d'un virage mal négocié.

Raúl González :

741 matchs, 323 buts, double Pichichi, meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions… Raúl González a une place au soleil dans le Hall of Fame du Real Madrid. Pourtant, rien ne prédestinait ce madrilène pur beurre à inscrire son patronyme dans la légende de Santiago Bernabéu. Ses premiers balbutiements footballistiques, Raúl González Blanco les accomplit à l'Atlético de Madrid. Issu d'une famille supportrice du club rojiblanco, il est contraint à quitter le navire colchonero après la dissolution des équipes de jeune – ah, les magouilles de Jesus Gil… Pas bête, le Real le récupère dans ses rangs à l'âge de quinze ans. Pour sa première saison avec les cadets, Raúl enfile les pions comme des perles (71 buts en 33 matchs). Trop fort, trop mature, trop tout, il ne lui faut que deux ans pour s'installer chez les grands du Real Madrid. Lors de la saison 94-95, lors du retour à Bernabéu, il claque sa première banderille face à l'Atlético. En 29 derbys – record qu'il partage avec Paco Gento –, l'autre numéro 7 de la Casa Blanca en est à onze réalisations. Un goret.


Eduardo Ordoñez :

Le précurseur. Aujourd'hui âgé de 104 ans, Eduardo Ordoñez Munguera a des histoires à raconter à ses petits-enfants. Avec son centenaire au compteur, la vie du milieu de terrain portoricain est un puits d'histoire. Outre avoir connu la guerre d'Espagne, il a été l'un des premiers footballeurs étrangers à évoluer en Liga. Toujours rayon record, Eduardo est le premier football de Porto Rico à atteindre le grade de professionnel. Un statut qu'il glane en 1928. Débarqué sur les bords du Manzanares (le fleuve bordant le Vicente Calderón), il y fait ses gammes jusqu'en 1932. C'est alors qu'il décide de devenir le premier transfuge entre les deux clubs de la capitale. La rivalité entre Merengues et Colochoneros n'atteignant pas encore son paroxysme – le Real Madrid se frottant à l'occasion avec le club de la Moncloa –, il ne joue qu'une saison sous la liquette blanche, le temps de s'accaparer une Liga (son seul et unique titre). En 1935, il met fin à sa carrière sous le maillot rojiblanco de l'Atlético avant d'épouser celle d'entraîneur au pays.

José Luis Pérez Payá :

José est un homme à punchline. En 1970, alors qu'il préside la Fédération espagnol de football, il dégaine : « Je ne suis pas contre le football féminin, mais il ne me plaît pas non plus. Esthétiquement, le football n'est pas un sport féminin. Une femme en maillot et en pantalon n'est pas très agréable. N'importe quel vêtement régional lui irait mieux. » Cette facette sexiste mise à part, José Luis Pérez Payá était un sacré joueur de foot. Dans les fifties, après des débuts en Liga avec la Real Sociedad, il est l'une des têtes d'affiche du Vicente Calderón. En compagnie de Juncosa, Ben Barek, Carlsson et Escudero, il est partie prenante de « la delantera de Cristal » (l'attaque de cristal en VF). Une Liga et trois petites saisons plus tard, il s'exile au nord de la capitale. Au sein du Real de Di Stéfano, il garnit son armoire de deux championnats et deux C1. Avant d'endosser le costume de principal coupable dans le retard pris par le football féminin en Espagne. True story.



Paco Llorente :

Fransisco Llorente Gento, aka « Paco » Llorente, n'a jamais trop su ce qu'il voulait. Neveu de l'illustre Paco Gente, et frère de Julio Llorente, il dédie sa vie au sport – une coutume dans la famille où deux de ses frères sont handballeurs professionnels. À 18 ans, alors qu'il évolue sous la liquette du Real Madrid aficionados, un club satellite du grand Real, il s'engage pour l'Atlético madrileño, petit frère de. En 1985, il fait ses grands débuts sous les couleurs rouge et blanche. Technique, rapide et agile, il ne profitera que deux ans durant de la chaleur du Vicente Calderón. Entre-temps, le Real s'est mis sur les rangs et l'attire pour faire le nombre autour de sa Quinta del Buitre. Attaquant, il a du mal à tenir la comparaison aux contacts de Butragueño et Pardeza. Pas grave, il se rattrapera en garnissant son palmarès de quelques Liga et Copa del Rey. En mal de temps de jeu, il prend le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1994. Pour se faire pardonner ses nombreux pêchés. Amen.

Hugo Sánchez :

« Mon dernier match avec l'Atlético, celui de mes adieux, était une finale de Copa del Rey au Bernabéu : j'ai marqué et nous avons remporté le titre. Il peut se passer la même chose avec lui (Falcao, ndlr), peut-être que c'est l'un de ses derniers matchs avec l'Atléti. » En plus d'être un conseiller avisé, Hugo Sánchez est avant tout un grand fou. Terreur des surfaces aux coups de sang mémorables, le Mexicain a donc entamé son périple espagnol à l'Atlético de Madrid. Après une Liga et un titre honorifique de Pichichi en poche, il se barre chez l'ennemi de toujours. Pas en reste, il remporte cinq Ligas consécutives, quatre autres trophées de meilleur buteur et se veut prévoyant avec son ex : « L'Atlético de Madrid devrait travailler avec un psychologue pour en terminer avec son tabou avec le Real. » Détail qui a son importance, c'est au Rayo Vallecano, autre club madrilène de déjantés, qu'Hugo termine son parcours espagnol.



Bernd Schuster :

Rayon fantaisie et traîtrise, Bernd Schuster a une place de choix. En bon touriste teuton, l'ex de Cologne pose tout d'abord sa moustache sur la Costa Brava. Pas tombé dans la meilleure période azulgrana, Bernd remporte tout de même neuf trophées lors de ses huit années au Camp Nou (1980-88). En avance sur son temps (jurisprudence Figo), il troque sa camiseta blaugrana pour le blanc meringue du Real Madrid. Deux années pour autant de Liga plus tard, il se fait la malle à l'Atlético de Madrid pour une première dans ce sens. Sous la liquette des Colchoneros, il s'offre deux Coupes du Roi. La dernière, celle de 1992, il la remporte face au Real Madrid (2-0) : « Gagner au Santiago Bernabéu est quelque chose de maladif et, pour nous, ça a été une nuit magique, comme pour le président Jésus Gil. » Le tout sans jamais rendre son carnet de socios du Barça. Respect, petite catin.



Santiago Solari :

Santiago Solari pue toujours le football. Aujourd'hui chroniqueur pour El País – peut-être le meilleur d'Espagne dans son style et son analyse – El Precipito (« Le Petit Prince ») a été pour beaucoup la simple doublure de Zinedine Zidane. Pour les supporters Rojiblancos, c'est également un traître. Débarqué depuis son Argentine natale en 1999, Santiago Solari connaît l'une des pires crises de l'Atlético. Avec une équipe bâtie pour le titre, le club des Hinchas (des Indiens) se retrouve propulsé en Liga Adelante après un nul face au Real Oviedo. Contraint de vendre ses meilleurs joueurs, Santiago se retrouve donc au Real Madrid avec un maillot trop grand pour lui. Successeur désigné de Fernando Redondo, il prend une part prépondérante lors de la conquête de la neuvième Ligue des champions de la Casa Blanca. Par la suite, il sera abonné au banc de touche, d'où son sobriquet de « remplaçant en or ». Un beau gâchis.

Juan Antonio Reyes :

Juan Antonio Reyes est une comète qui n'a pas même eu le temps de flamber. De la pépite de Séville au tricard de Séville, l'Andalou a connu une chute vertigineuse. En 2006-2007, alors en prêt au Real Madrid, il offre pourtant le titre à la Maison Blanche sur un doublé lors de la dernière journée face à l'Osasuna. Bernd Schuster prend alors les manettes du club et n'est pas contre un transfert définitif de Juan Antonio. Avec une forte envie de faire la nique à son voisin hégémonique, c'est l'Atlético qui rafle la mise pour une dizaine de millions d'euros. Bien trop. Car la carrière de Reyes à Vicente Calderón n'est faite que de bas. Chahuté par les socios, pas en odeur de sainteté dans le vestiaire, il file en prêt au Benfica lors de sa deuxième saison avant d'être définitivement renvoyé au bercail sévillan en 2012. Reyes, sans doute la plus belle arnaque du football espagnol.


Juanfran :

C'est le dernier de la lignée. Passé par tous les étages de la Fabrica, Juan Fransisco Torres « Juanfran » n'y aura jamais sa chance. Malgré sept petites apparitions sous le maillot des pros, il fera carrière bien loin de Santiago Bernabéu. D'abord en prêt à l'Espanyol Barcelone, il se pose à l'Osasuna. Après cinq années à Pampelune, il ne résiste pas aux yeux doux de l'Atlético qui l'attire dans ses filets en 2011. Ailier de formation, c'est au poste de latéral qu'il devient un crack – une trouvaille de Diego Simeone. Ses performances de patron lui ouvrent même les portes de la Roja à l'automne dernier. Entré en jeu dans son Vicente Calderón, il se craque dans les grandes largeurs et offre l'égalisation aux Français. Cette boulette mise à part, Juanfran est désormais un pilier du Calderón. Homme de base de Simeone, il espère bien faire la nique au Real Madrid ce vendredi soir. Pour ce qui serait un joli retour du bâton.]]>
<![CDATA[Falcao ne sait rien ]]> text/html fr SO FOOT Radamel Falcao est le meilleur numéro 9 du monde. Chaque jour donc, le goleador colombien de l'Atlético est annoncé dans les quatre coins de l'Europe par la presse. Mais ces derniers temps, le buteur…]]> Radamel Falcao est le meilleur numéro 9 du monde. Chaque jour donc, le goleador colombien de l'Atlético est annoncé dans les quatre coins de l'Europe par la presse. Mais ces derniers temps, le buteur colombien est annoncé avec insistance quelque paryt en particulier : du côté de l'AS Monaco. Des rumeurs disent même qu'il a déjà signé un pré-contrat avec le club de la Principauté.

Sauf qu'ajourd'hui en conférence de presse pré-finale de Copa del Rey, l'international colombien a démenti les rumeurs de transfert l'envoyant à Monaco : « Je ne sais rien de tout ça. Au cours de ces dernières semaines, la seule chose sur laquelle je me suis concentré, c'est l'Atlético Madrid. »

Il a ensuite ironisé en déclarant : « A en croire les médias, j'aurais déjà signé dans la moitié des clubs d'Europe: Manchester United, Chelsea, Real Madrid. L'année dernière déjà, avant la finale de Bucarest (finale de Ligue Europa contre l'Athletic Bilbao, ndlr), on avait dit que je partirais, le club n'ayant soi-disant pas le budget pour me retenir. La seule chose que je peux dire, c'est que j'ai un contrat avec l'Atlético et que le reste n'est que spéculation. »

En même temps, pouvait-il décemment le reconnaître la veille d'une finale?

NS]]>
<![CDATA[Un Barça pénible fête sa Liga]]> text/html fr SO FOOT Dans un Vicente Calderon version poudrière, le FC Barcelone a accroché une victoire de prestige (1-2). Malmenés pendant la majorité des 90 minutes, les Blaugranas peuvent dignement fêter leur 22e titre domestique. L'Atlético est lui prêt et armé pour sa finale de Copa del Rey. Atlético de Madrid – FC Barcelone : 1-2 Buts : Falcao (50e) pour l'Atlético. Sanchez (71e) et Gabi (csc, 79e) pour le Barça. Cet Atlético de…]]> Atlético de Madrid – FC Barcelone : 1-2
Buts : Falcao (50e) pour l'Atlético. Sanchez (71e) et Gabi (csc, 79e) pour le Barça.

Cet Atlético de Madrid-FC Barcelone devait avoir un semblant de suspens, ou tout du moins d'intérêt. Mais non. Décidément pas dans son assiette cette année, le Real Madrid a faussé l'importance relative de ce choc. En concédant le nul sur la pelouse de l'Espanyol – des Perruches qui offrent par la même la couronne d'Espagne à leurs ennemis – les Merengues ont officialisé la 22e Liga du Barça. Fatigués, victimes du turn-over prodigué par Tito Vilanova, et avec un Messi une nouvelle fois en délicatesse avec son corps, les Blaugranas ont encore délivré une partition mitigée. Dans un Vicente Calderon qui avait tout d'une poudrière, les Catalans sont finalement venus à bout des Colchoneros et peuvent toujours rêver d'une Liga à cent points. Du côté des locaux, sur le pré comme en tribunes, les esprits étaient déjà tournés vers Santiago Bernabéu. Compacts et munis pour encore quelques semaines de Falcao, ils ont changé de visage une fois le Tigre sorti. Et ont dû se résoudre à laisser filer les trois points de la victoire à un Barça musclé. La force du champion paraît-il.

Le Calderon prépare l'envahissement du Bernabéu

Tout frais Campeon de Liga, le Barça reçoit la traditionnelle haie d'honneur dévolue au roi d'Espagne. Dans un Vicente Calderon plein comme un cocon, pas de huée, pas d'ovation, juste un léger moment d'hésitation. Une hésitation passagère qui laisse place à une ambiance surchauffée. A défaut de rythme sur le terrain, la pression monte d'un cran dans les tribunes. Depuis El Frente Atlético plus exactement : chauffé à blanc par la finale de leurs Colchoneros face à la Casa Blanca dans moins d'une semaine, les Ultras répètent leurs gammes. Suite à une première ouverture pour Falcao, les « Madridistas, hijos de putas » sont repris à tue-tête par les quelques 60 000 spectateurs. Preuve d'une ambiance dominicale suave, les acrobaties d'Andres Iniesta sont saluées par des acclamations. Don Andres, patron du jeu blaugrana en l'absence de Xavi, est d'ailleurs le seul Barcelonais à donner du pep's à une rencontre qui en manque cruellement. De toute manière, Tito et Diego avaient annoncé la couleur en alignant deux XI mixtes. Entre une finale de Copa del Rey à disputer vendredi et une Liga dans la sacoche, l'engagement manque et les enchaînements sont ratés. Bref, avec une chaleur enfin estivale, les jambes sont lourdes. Sur l'une des rares fulgurances de Messi, Tello tombe sur le roc Godin pendant que les Colchoneros tournent en boucle autour de la surface catalane, gênés par les imprécisions d'Arda et d'Adrian. Sur un énième « José Mourinho, ta mère pratique le plus vieux métier du monde », Azulgranas et Matelassiers rentrent aux vestiaires bons amis, Tello voyant son enroulé frôlé le montant de Courtois. Rideau.

Falcao jubile, Messi s'ennuie, Gabi pleure

Après quelques cañas sans alcool, des poignées de pipas et un arrêt au stand, l'antre des Colchoneros reprend sur le même ton : en glorifiant les leurs. Une ambiance à laquelle Falcao ne goûtera plus dès la saison prochaine. Son transfert pour 60 millions de patates à Monaco (vraisemblablement) acté, El Tigre décide d'enclencher la seconde. Sur une relance-cagade de Bartra, la pointe colombienne est à la récup' et envoie d'un pointu le cuir dans le petit-filet de Pinto. Sa 28e banderille de la saison envoie le Vicente Calderon dans ce qu'il préfère : la folie. Écharpes aux poignets, poings en l'air, gorges déployées, les socios matelassiers épousent leurs si chères couleurs rouge et blanche. Bouillant, ils en appellent à la mémoire rojiblanca : « Seulement une obsession : l'esprit de 92 ». Déstabilisé, Tito Vilanova décide de changer l'immuable 4-3-3 catalan en passant à une défense à trois. Dans la foulée, El Cholo Simeone se veut prévoyant et envoie successivement Arda et Falcao sous la guérite. Deux ovations et trois changements barcelonais plus tard, Messi, peut-être ennuyé et sans doute blessé, disparaît de la circulation. Quelque peu anarchique, le nouveau placement des Blaugranas ébranle le bastion de l'Atlético. Sur un enchaînement Fabregas-Sanchez, le Chilien permet à Barcelone de recoller à la marque. Un tableau d'affichage qui prend des allures catalanes à dix minutes du terme. Gabi, capitaine courage mais pas que, contre malencontreusement une reprise foirée de Villa. Avec cet avantage, le Barça reprend un visage qui lui sied à merveille : celui de champion. D'un beau champion.]]>
<![CDATA[En direct : Atlético/FC Barcelone (1-0)]]> text/html fr SO FOOT Atletico Madrid-FC Barcelone. L'affiche est belle, mais l'enjeu s'est envolé. Le Barça est champion depuis hier soir, sans avoir joué, et va donc honorer son titre de champion sur la pelouse de l'Atlético. ]]> ]]> <![CDATA[Photo : Falcao et Nadal]]> text/html fr SO FOOT En plein ouragan médiatique sur sa probable future arrivée sur le rocher monégasque, Radamel Falcao a visiblement envie…]]> En plein ouragan médiatique sur sa probable future arrivée sur le rocher monégasque , Radamel Falcao a visiblement envie de se changer les idées.

Le goleador colombien s'est rendu hier au tournoi ATP de Madrid, où il a pu assister au quart de finale 100% espagnol entre Rafael Nadal et David Ferrer. L'occasion de taper la pose après le match avec le vainqueur du jour.

Pour info, Monte-Carlo c'est en avril.

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<![CDATA[Monaco : la folle rumeur Falcao]]> text/html fr SO FOOT C'est une vraie petite bombe qu'a lâchée hier Javier Gomez, ex-Monsieur Espagne de Canal+ aujourd'hui journaliste sur la chaîne espagnole La Sexta. D'après lui, l'attaquant de…]]> C'est une vraie petite bombe qu'a lâchée hier Javier Gomez, ex-Monsieur Espagne de Canal+ aujourd'hui journaliste sur la chaîne espagnole La Sexta. D'après lui, l'attaquant de l'Atlético Madrid, Radamel Falcao, aurait choisi de jouer la saison prochaine pour… l'AS Monaco.

Le club princier, qui n'a toujours pas assuré sa présence en Ligue 1, serait prêt à offrir aux Colchoneros 60 millions d'euros et au Colombien un salaire de 10 millions d'euros annuels. Une information qui, si elle se confirmait, laisserait beaucoup de monde sceptiques puisque la star est notoirement pistée par plusieurs grosses écuries européennes (Chelsea, Real...).

C'est sûr, ce ferait de la concurrence pour Emmanuel Rivière.]]>
<![CDATA[Le Real B remporte le derby]]> text/html fr SO FOOT Avec une équipe très largement remaniée, le Real s'impose une nouvelle fois contre l'Atlético dans le derby de Madrid (1-2). Atlético Madrid - Real Madrid : 1-2 Buts : Falcao (4e) pour l'Atlético, Juanfran (csc, 13e) et Di María (63e) pour le Real C'est encore raté. Ce…]]> Atlético Madrid - Real Madrid : 1-2
Buts : Falcao (4e) pour l'Atlético, Juanfran (csc, 13e) et Di María (63e) pour le Real

C'est encore raté. Ce soir au stade Vicente Calderón, l'Atlético avait une occasion unique de mettre un terme à une série de 22 matchs consécutifs sans victoire dans le derby de Madrid. Trois jours après sa débâcle à Dortmund et trois jours avant le match retour, le Real avait en effet clairement fait le choix de privilégier la Ligue des champions. Avec les absences d'Arbeloa, Ramos, Coentrão, Marcelo et Ronaldo, blessés, suspendus ou laissés au repos, ainsi que celles de Varane, Xabi Alonso, Özil, Modrić et Higuaín, tous sur le banc, les conditions pouvaient difficilement être plus favorables. Oui mais voilà, les hommes de Diego Simeone sont tombés sur un Real froid de réalisme qui a su revenir, puis prendre l'avantage après l'ouverture du score précoce de Falcao.

Falcao lance le derby

Le début de match est une affaire de coup franc. D'abord celui de Raúl Garcia, mal repoussé par Diego López. Le ballon revient sur Godín dont le centre trouve la tête victorieuse de Falcao. Avec une défense dont les quatres membres cumulent seulement 36 matchs de Liga cette saison, on se dit que le Real va souffrir. Mais dix minutes plus tard, c'est au tour de Di María de frapper un coup franc. Celui-ci passe dans une forêt de jambes et est finalement dévié par Juanfran dans son propre but. Une égalisation chanceuse et flatteuse pour les Merengues qui n'existent pas, à l'image de Benzema, totalement transparent. Gênés par le pressing adverse, les joueurs de José Mourinho ne parviennent pas à sortir le ballon proprement et sont acculés dans leur camp. Dominateur, l'Atlético se crée pourtant très peu d'occasions, et ce, malgré un nombre incalculable de centres. C'est même le Real qui obtient une balle de but juste avant la pause, mais Benzema, trouvé en position idéale par Di María pour la première fois du match, perd son duel avec Courtois.

Le Real plie, Di María surgit

Autre fait marquant de la rencontre, les cartons. Six ont été distribués rien qu'en première période, dont quatre contre le Real, preuve qu'ils sont régulièrement dépassés par la vitesse de l'Atlético. C'est le cas dans l'entame de la seconde période. Les Colchoneros se créent enfin des occasions, mais cette fois c'est la précision dans le dernier geste qui n'est pas au rendez-vous. Alors que Diego Costa voit sa tête captée en deux temps par Diego López à l'aide de sa barre transversale, Gabi, pourtant seul face au gardien après un une-deux avec Raúl Garcia, manque le cadre. Dans le rôle du roseau, le Real plie, mais ne rompt pas. Mieux, sur sa première incursion dans la surface de Courtois, il prend l'avantage par l'intermédiaire de Di María, auteur d'une belle frappe croisée du gauche suite à un service dans l'intervalle de Benzema. Sonné, l'Atlético fait le forcing pour revenir, mais les entrées de Xabi Alonso et Varane font du bien à l'arrière-garde de la Maison Blanche qui n'est mise en danger que sur une frappe non cadrée de Filipe. Le Real s'impose et assure sans doute définitivement sa deuxième place. De son côté, l'Atlético devra encore attendre avant de renouer avec le succès dans le derby.]]>
<![CDATA[Ronaldo est forfait face à l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Rarement blessé depuis son arrivée au Real Madrid en 2009 contre 94 millions d'euros, Ronaldo est forfait pour le derby de Madrid face à l'Atlético Madrid ce soir. Auteur de 31 buts en 31 matchs de…]]> Rarement blessé depuis son arrivée au Real Madrid en 2009 contre 94 millions d'euros, Ronaldo est forfait pour le derby de Madrid face à l'Atlético Madrid ce soir. Auteur de 31 buts en 31 matchs de Liga, le Portugais manquera donc le choc de ce soir et ne pourra poser pour la photo avec Radamel Falcao.

C'est l'adjoint de José Mourinho, Aitor Karanka, qui a livré l'information : « Cristiano Ronaldo a un problème physique et ne jouera pas contre l'Atlético demain (ce samedi, ndlr). On espère qu'il aura récupéré pour mardi. »

L'international portugais (102, 38 buts) serait donc incertain pour la réception du Borussia Dortmund, mardi soir pour essayer de remonter la schlagen reçue au Westfallen Stadion (4-1).

Dans ce cas-là, qui va faire la différence, alors ?]]>
<![CDATA[L'autoflagellation selon l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Pourtant troisième armoire à trophées d'Espagne, l'Atlético de Madrid souffre d'un important syndrome d'infériorité face à son voisin du Real. À tel point que le club colchonero s'est fait une spécialité de l'auto-dérision. « Le Real part toujours avec neuf points d'avance sur le Barça : les trois points que l'on prendra face au Barça à la maison, plus les six que prendra le Real sur nos deux confrontations. »…]]> « Le Real part toujours avec neuf points d'avance sur le Barça : les trois points que l'on prendra face au Barça à la maison, plus les six que prendra le Real sur nos deux confrontations. » Enrique Cerezo est un rigolo. Et un fataliste. Lorsque le président de l'Atlético de Madrid lâche cette boutade en 2010, il ne fait que participer à la résignation - limite soumission - du peuple colchonero. Face à son omnipotent voisin blanc, le club du sud de Madrid a toujours cultivé un fort sentiment d'infériorité. Sportivement, ses deux Europa League et neuf titres de champion ne font pas le poids face aux neuf Ligues des champions et 32 couronnes nationales du Real Madrid. Histoire de se démarquer, l'Atlético de Madrid a donc décidé de rire de lui-même. Car, comme le résume Michael Robinson, commentateur vedette de Canal Plus Espagne, « les fans de l'Atlético revendiquent la défaite. Le fait de ne jamais gagner prouve qu'ils sont de meilleurs supporters. C'est presque du masochisme, comme s'ils aimaient s'autoflageller dans une procession religieuse. » Du côté de Vicente Calderón, pas de martinet ni de cravache, mais une communication bien huilée. Et drôle.

« L'Atlético, c'est comme une passion romantique, c'est Humphrey Bogart, c'est Cary Grant »

La rivalité madrilène remonte aux balbutiements du football espagnol. Créés à un an d'intervalle (1902 pour le Real, 1903 pour l'Atlético), les deux entités de la capitale sont illico placées à des niveaux différents. Ainsi, le Real Madrid s'offre son « gros » derby de Madrid face au voisin de Moncloa. L'Atlético – alors Athletic – de Madrid est, lui, directement relégué au second rang. Un rang qu'il ne quittera jamais vraiment. Alors que le Real collectionne les titres et le prestige local, l'Atlético est catalogué comme un club ouvrier, toujours à la peine, à contre courant du voisin merengue. Paradoxalement, c'est ce sentiment d'infériorité qui conduira le peuple « colchonero » à se forger son identité. Dans les défaites, un mythe de poissard se construit. Car même lorsque victoire il y a – quatre titres entre 1940 et 1951 – le Real Madrid répond par sa palanquée de trophées européens dans les fifties. « L'Atlético, c'est comme une passion romantique, c'est Humphrey Bogart, c'est Cary Grant : l'histoire d'amour est impossible », définit Juanma Trueba, journaliste chez As.

Cette poisse prend tout son sens à l'aube du nouveau millénaire. Après avoir perdu la C1 1974 face au Bayern – suite à une frappe anodine de 40 mètres lors d'une finale à rejouer… – le club frise le ridicule lors de la saison 1999-2000. Avec un effectif mêlant Valerón, Solari, Hasselbaink ou encore Baraja, l'Atlético trouve le moyen de descendre : le summum de la lose. « Il y a vraiment un avant et un après 2000. Le complexe d'infériorité était vraiment à son paroxysme : entre les polémique de l'ère Gil et la descente, se dire de l'Atlético était très "courageux" à Madrid », analyse Dani Hidalgo, spécialiste des Colchoneros pour As. Conscient du ridicule, le service communication rojiblanco lâche alors une campagne de réabonnement courageuse. Au fond de la voiture, un fils demande à son père : « Papa, pourquoi sommes-nous de l'Atléti ? » Après un silence pesant, une phrase sur fond noir apparaît : « Ce n'est pas facile de l'expliquer. Mais c'est quelque chose de très, très grand. » Ils seront plus de 40 000 à répondre à l'appel. Du second degré, de l'humour… C'est peut-être ça être colchonero.

Simeone peut tout changer

« Par la suite, le club a continué avec des clips comme ça, poursuit Dani Hidalgo. Par exemple, tu peux voir une famille équatorienne qui dit qu'elle est bien traitée, heureuse, qu'elle mange bien… Au final, elle vit dans une armoire et supporte l'Atlético… » Remonté en Liga, vainqueur à deux reprises de l'Europa League, l'Atlético de Madrid ne fait désormais plus rire que ses propres supporters. Et ceux du Real Madrid. Depuis leur come-back en Liga, les Colchoneros ne se sont jamais imposés face aux Merengues. Pis, ils surfent sur une triste série de 24 matchs sans victoire… « Mais tout cela peut changer rapidement, prévient Dani. Depuis que Diego Simeone est arrivé sur le banc de touche de l'Atlético, la mentalité a changé. Les supporters croient en leur chance, ils se prennent plus au sérieux. » Avec ce derby de Liga, mais surtout la finale de la Copa del Rey en prévision, Vicente Calderón bout. « Si l'Atlético gagne la coupe dans le stade du Real Madrid, et se qualifie pour la Ligue des champions, le rapport de force ne va pas changer, mais sera beaucoup moins grand entre les deux clubs », conclut le journaliste de As. Pour les 110 ans du club, l'Atlético a fait dans le sobre avec son spot : « L'Atlético te rend plus fort. » La fin du masochisme ?

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<![CDATA[Alors, on en retient quoi, de ces quarts de finale aller ?]]> text/html fr SO FOOT Depuis la remuntada du Barça face au Milan AC, on a compris qu'il ne fallait pas tirer de conclusions trop hâtives après des matchs aller. Néanmoins, ces quarts de finale aller nous ont appris certaines choses. Indépendamment de ce qui se passera dans une semaine. Le Bayern est vraiment très fort Certains en doutaient encore un peu, s'appuyant sur quelques arguments un peu bancals : « 20 points d'avance sur Dortmund, d'accord, mais le…]]> Le Bayern est vraiment très fort

Certains en doutaient encore un peu, s'appuyant sur quelques arguments un peu bancals : « 20 points d'avance sur Dortmund, d'accord, mais le BVB a lâché l'affaire depuis longtemps en Bundesliga » ou encore « Oui, mais le Bayern a perdu contre Borisov et Arsenal ». D'accord. Effectivement, depuis le début de cette C1, les Bavarois n'avaient pas rencontré un gros cador européen. Le test face au leader de Serie A était donc un révélateur. Et le Bayern n'a pas flanché. Pendant 90 minutes, les Munichois ont littéralement marché sur leur adversaire italien. Certes, ils ont bien été aidés par cette erreur de Buffon et ce but inscrit après 27 secondes de jeu. Mais quand même. Derrière, ils ont affiché une sérénité dingue, ont pressé pendant l'intégralité de la rencontre, n'ont concédé aucune occasion franche et auraient pu s'imposer par quatre ou cinq buts d'écart si Robben (deux énormes occasions) et Schweinsteiger en fin de rencontre avaient été plus adroits devant le but. Le seul point faible de cette équipe semble son axe central. Mais Jupp Heynckes a trouvé la solution : le pressing au milieu de terrain de ses joueurs est tel que l'équipe adverse ne dépasse que très rarement cette ligne du milieu. Lorsque Pirlo, maître à jouer turinois, avait le ballon, trois joueurs étaient immédiatement à ses basques pour l'empêcher de jouer. Les Bavarois ont laissé filer la C1 aux tirs au but l'an passé. Cela sera compliqué de les empêcher d'aller au bout cette saison.


La Juve doit encore apprendre

La conclusion d'Antonio Conte, au terme du match aller face au Bayern, est aussi cruelle que réaliste. « Les plus forts nous ont battu, cela arrive. Ce genre de matchs doit nous faire comprendre la distance qui nous sépare encore des meilleures équipes européennes », assure-t-il. En effet, son équipe domine la Serie A depuis un an et demi, à tel point qu'on en aurait presque oublié qu'il y a deux ans, avant l'arrivée de Conte, la Juve naviguait un peu au-dessus du ventre mou en championnat d'Italie. Elle ne s'était même pas qualifiée pour l'Europe au terme de la saison 2010/11. Redevenue compétitive en Italie, la Vieille Dame doit désormais redevenir souveraine en Europe. Le premier tour, où elle avait balayé Chelsea et écarté le Shakhtar, avait semblé confirmer ce retour. Mais comme le dit Conte, « pour construire des gratte-ciel, il faut du temps ». Son équipe a connu une progression fulgurante depuis son arrivée, mais les excellentes performances en Italie ont eu tendance à faire croire à tous qu'elle était déjà redevenue une superpuissance du football mondial. Alors, certes, peut-être que la Juve va s'imposer 3-0 au retour et que l'on parlera là de l'un des plus beaux exploits de l'histoire. Mais sincèrement, on en doute, tant le Bayern a semblé supérieur. Pour la Juve, ce match doit surtout servir de leçon pour l'avenir. Si Matri et Quagliarella suffisent en Serie A pour faire tomber l'Inter à San Siro, ils sont bien trop légers face à une équipe du Top 5 européen. La Juve a besoin d'un vrai attaquant, d'autres pièces fortes pour compléter son effectif (Peluso, il est sympa, mais face à Robben, il a pris le bouillon, tout comme Lichtsteiner face à Ribéry). Bref, la Juve a besoin de temps. En attendant, un deuxième Scudetto consécutif sera un joli lot de consolation.


Un match nul suffit parfois au bonheur

« Au moins, on peut encore y croire. » Voilà ce que l'on peut entendre dans les bouches des supporters parisiens et, accessoirement, des supporters de Málaga. Les deux équipes made in Qatar (ou ex-made in Qatar) ont toutes deux décroché un match nul lors du quart de finale aller qui a quasiment été accueilli comme un succès. Mais pas pour les mêmes raisons. Le PSG recevait au Parc la « meilleure équipe du monde ». Deux fois menés au score, les Parisiens sont allés puiser dans leurs ressources (et dans la myopie du juge de ligne) pour aller arracher par deux fois l'égalisation. Alors, oui, en soi, faire 2-2 à domicile contre le Barça, sur un match aller-retour, cela n'a rien de confortant. Surtout lorsque l'on sait ce qui est arrivé au Milan AC après sa victoire 2-0 à l'aller. Mais ce n'est pas tant le nul qui a été accueilli avec bonheur par le clan parisien. C'est aussi tout ce qu'il représente. Il y a un peu plus d'un an, le PSG était éliminé au premier tour de l'Europa League en s'inclinant 2-0 à Salzbourg. Aujourd'hui, il tient tête au Barça. Les Parisiens vont certainement se faire sortir au Camp Nou (enfin, après tout, qui sait…), mais ils ont au moins envoyé un signal fort pour l'avenir.

Quant à Málaga, le 0-0 obtenu face à Dortmund a de quoi faire sourire. On a tendance à dire que 0-0 est un bon score pour l'équipe qui recevra au retour. Pas forcément. Dortmund a dominé outrageusement la première période et aurait dû mener au moins 2-0 à la pause. Finalement, le BVB n'a pas réussi à marquer à l'extérieur. Avec 0-0, Málaga a donc deux résultats possibles au retour pour se qualifier : le nul (1-1, 2-2, 5-5…) ou la victoire. Le Borussia, pour sa part, n'a pas le choix : victoire obligatoire. Après, Málaga ferait mieux de ne pas regarder les statistiques. Depuis le début de la compétition, Dortmund, à domicile, c'est 4 victoires en 4 matchs, face à l'Ajax, Manchester City, le Real Madrid et le Shakhtar, et un seul but encaissé. Match nul = bonheur, donc, mais bonheur éphémère, vraisemblablement.


Être réaliste, c'est mieux que de ne pas l'être

Il y a ceux qui ont dix occasions, et qui n'en mettent pas une seule au fond, comme Dortmund. Il y a ceux qui ont dix occasions, et qui n'en mettent que deux au fond, comme le Bayern. Et puis, il y a ceux qui ont quatre-cinq occasions, et qui en mettent trois au fond. C'est le cas du Real Madrid. Les Madrilènes sont loin d'avoir offert la prestation la plus aboutie de l'ère Mourinho. Par contre, en terme de réalisme, on peut difficilement leur faire des reproches. Cristiano Ronaldo, Benzema et Higuaín ont planté aux moments parfaits du match, profitant des erreurs défensives de l'axe central stambouliote. Galatasaray a joué au ballon, a même réalisé, dans l'ensemble, une bonne prestation, mais a trouvé face à lui un Real froid et cynique. L'an passé, Mourinho et son équipe ont régalé, explosant le record du nombre de buts marqués en championnat. Cette saison, le Real marque moins et est moins spectaculaire. Mais on le sait, pour gagner une Ligue des champions, c'est le réalisme qui compte avant tout. Chelsea peut en témoigner.


Sergio Ramos et Xabi Alonso sont les pires acteurs du monde

« Oh ! Je suis trop énervé d'avoir concédé un coup franc alors que je gagne 3-0 et je tape dans le ballon pour montrer que je ne suis pas content. » Carton jaune. « Oh ! Je suis vraiment un filou, alors je vais taper dans le ballon parce que le coup franc doit être joué là-bas et pas ici. » Carton jaune. On se revoit en demi-finales, messieurs.]]>
<![CDATA[L'Atlético devant la justice ?]]> text/html fr SO FOOT Il s'appelle Patrick Ebert et fait pas mal parler de lui en Espagne. Révélation du club de Valladolid, l'Allemand devrait s'engager avec l'Atlético Madrid la saison prochaine. Problème : loin de…]]> Il s'appelle Patrick Ebert et fait pas mal parler de lui en Espagne. Révélation du club de Valladolid, l'Allemand devrait s'engager avec l'Atlético Madrid la saison prochaine.

Problème : loin de faire les choses dans les règles et d'attendre les périodes de négociations pour discuter avec les dirigeants de l'Atlétic, le milieu de 26 piges (16 matchs, 5 buts cette saison en Liga) s'est déjà réuni plusieurs fois avec le club de la capitale espagnole. Une situation qui, évidemment, n'a pas vraiment plu à Valladolid.

Dans un communiqué, l'équipe entrainée par Miroslav Djukic a fait part de son mécontentement. Et de son envie d'emmener le dossier devant la justice : « Le Real Valladolid a appris que le directeur sportif de l'Atlético Madrid s'était réuni au moins deux fois avec un joueur de notre équipe (…) Nous avions déjà informé l'Atlético Madrid que nous ne souhaitions pas nous séparer du joueur lors du dernier mercato hivernal et que, s'ils étaient intéressés, ils devaient s'adresser directement au club lors du prochain marché des transferts. Ces réunions étant totalement interdites, le club a mis le dossier entre les mains de son service juridique. »

Sinon, pour le plaisir, Ebert, c'est un type capable de faire ça et ça .

GB]]>
<![CDATA[L'Atlético stoppé par Valence]]> text/html fr SO FOOT Atlético Madrid 1-1 Valence2 Buts : Jonas (5e) pour Valence ; Falcao (6e) pour l'Atlético. L'Atlético Madrid n'en profite pas. Accrochés par Valence sur la pelouse du Vicente…]]> Atlético Madrid 1-1 Valence
2 Buts : Jonas (5e) pour Valence ; Falcao (6e) pour l'Atlético.

L'Atlético Madrid n'en profite pas. Accrochés par Valence sur la pelouse du Vicente Calderón (1-1), les Madrilènes ratent l'occasion de reprendre la deuxième place de la Liga au Real Madrid.

Il ne fallait pas louper le début de la rencontre dans ce choc des outsiders : Jonas ouvre le score dès la 5e minute de jeu pour Valence. Parfaitement servi par Arda Turan, Radamel Falcao égalise une minute plus tard (6e) pour la team de Diego Simeone. Le Colombien inscrit au passage son 22e but de la saison.

Avec ce nul, l'Atléti reste troisième, à une longueur du Real Madrid. Valence est pour sa part sixième à deux points de la Real Sociedad et d'une place en Ligue des champions. Les Chés auront l'occasion de renouer avec la victoire la semaine prochaine face à Valladolid. Les Colchoneros se déplaceront sur le pelouse de Getafe pour le petit derby de Madrid.]]>
<![CDATA[L'Atlético veut rapatrier Torres]]> text/html fr SO FOOT Nostalgie quand tu nous tiens… L'Atlético a confirmé cette semaine son intérêt pour son ancien poulain, aujourd'hui égaré à Chelsea, Fernando Torres. C'est Diego Simeone, ancien partenaire…]]> Nostalgie quand tu nous tiens… L'Atlético a confirmé cette semaine son intérêt pour son ancien poulain, aujourd'hui égaré à Chelsea, Fernando Torres.

C'est Diego Simeone, ancien partenaire d'El Niño chez les Rojiblancos (2003 – 2005), aujourd'hui entraîneur de l'Atlético, qui a vendu la mèche. Interrogé sur un possible retour de l'ancien artilleur des Colchoneros (91 buts en 243 matchs), l'Argentin a acquiescé à demi-mot. « Fernando et moi étions coéquipiers ici, je sais à quel point il peut être important pour l'Atlético », a-t-il avoué.

L'avant-centre, qui a coûté 58 millions d'euros à Chelsea en 2011, pour un retour sur investissement quasi nul (14 buts en deux saisons et demie chez les Blues), n'a guère perdu de crédit aux yeux de Simeone : « Fernando connaît l'histoire du club, ce que cela signifie de jouer ici, et je n'ai pas besoin de parler de ses capacités », assure l'ancien Laziale.

Et cela ne devrait guère être compliqué de persuader les Pensionners de lâcher leur attaquant, évalué aujourd'hui à 15 millions d'euros. Une broutille quand on sait que les Madrilènes devraient se séparer de Falcao en fin de saison.

Pas sûr toutefois que l'Atlético gagne au change…]]>
<![CDATA[Yilmaz pour remplacer Falcao ?]]> text/html fr SO FOOT Burak Yılmaz est un mec convoité. Il faut dire que le Turc est en train d'exploser toutes les stats cette saison avec Galatasaray. L'attaquant de 27 piges a déjà planté 16 pions en Süper Lig et…]]> Burak Yılmaz est un mec convoité. Il faut dire que le Turc est en train d'exploser toutes les stats cette saison avec Galatasaray. L'attaquant de 27 piges a déjà planté 16 pions en Süper Lig et 8 en Ligue des champions. Compétition dont il est le co-meilleur buteur avec Cristiano Ronaldo. Pas mal.

Du coup, plusieurs grosses écuries européennes lui font les yeux doux. L'Atlético Madrid en tête. Les Colchoneros cherche un attaquant pour pallier le plus que probable départ de Radamel Falcao. Et Yılmaz serait la piste privilégiée par le club madrilène. Selon AS, José Luis Caminero, directeur sportif de l'Atléti, serait même déjà entré en contact avec l'agent du joueur, Ogan Tarhan.

L'intérêt du club présidé par Enrique Cerezo n'est pas nouveau. L'an passé, déjà, alors que Yılmaz évoluait à Trabzonspor, l'Atlético Madrid suivait de près sa situation. Galatasaray avait finalement raflé la mise contre 5 millions d'euros.

Un prix qui, forcément, a explosé cette saison. Ünal Aysal, président du club turc s'est, d'ailleurs, chargé de le rappeler aux Madrilènes la semaine dernière : « Si les dirigeants de l'Atlético veulent Burak, ils doivent comprendre qu'ils vont devoir payer à peu près la même chose que ce qu'ils vont récupérer pour Falcao. Yılmaz coûte entre 30 et 40 millions d'euros. »

Les négociations s'annoncent longues. ]]>
<![CDATA[L'Atlético tape Osasuna]]> text/html fr SO FOOT L'Atlético Madrid reprend sa marche en avant. Battus par la Real Sociedad la semaine dernière (0-1), les hommes de Diego Simeone se sont imposés, ce dimanche, sur la pelouse de l'Osasuna Pampelune…]]> L'Atlético Madrid reprend sa marche en avant. Battus par la Real Sociedad la semaine dernière (0-1), les hommes de Diego Simeone se sont imposés, ce dimanche, sur la pelouse de l'Osasuna Pampelune (2-0).

Une victoire que les Madrilènes doivent, en grande partie, à Diego Costa. Le joueur le plus détesté de la Liga a inscrit un doublé décisif (35e, 48e) pour les siens.

Le Brésilien, sorti sur blessure à 15 minutes du terme de la rencontre, permet à l'Atléti, troisième, de revenir à un point du Real Madrid. Trop inoffensif pour espérer prendre des points, Osasuna reste, pour sa part, 15e, à quatre points du premier rélégable, Majorque.

Les Rojillos se déplaceront sur la pelouse de Valladolid lors de la prochaine journée. De son côté, l'Atlético recevra Valence pour ce qui s'annonce déjà comme un choc décisif dans la course à la Ligue des champions.]]>
<![CDATA[Simeone prolonge à l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Depuis sa prise de fonction en décembre 2011, Diego Simeone (42 ans) a remporté une Europa League (3-0 face à l'Athletic Bilbao) et une Supercoupe d'Europe (4-1 face à Chelsea) avec l'Atlético…]]> Depuis sa prise de fonction en décembre 2011, Diego Simeone (42 ans) a remporté une Europa League (3-0 face à l'Athletic Bilbao) et une Supercoupe d'Europe (4-1 face à Chelsea) avec l'Atlético Madrid. C'est donc tout naturellement que Diego Simeone a été conforté par sa direction. Le site officiel de l'Atlético Madrid vient en effet d'annoncer la prolongation de son contrat jusqu'en 2017.

Les statistiques du coach argentin parlent en sa faveur, puisqu'après avoir remporté l'Europa League et la Supercoupe d'Europe la saison dernière, donc, il n'a pas baissé en régime cette saison avec une place de dauphin du FC Barcelone en Liga et une qualification pour la finale de Coupe du Roi face au Real Madrid.

Les supporters colchoneros ont de quoi voir venir pour leur retraite. ]]>
<![CDATA[Malaga et l'Atlético se neutralisent]]> text/html fr SO FOOT Malaga – Atlético Madrid : 0-0 Hier, Barcelone (1e) et le Real Madrid (3e) se sont…]]> MalagaAtlético Madrid : 0-0

Hier, Barcelone (1e) et le Real Madrid (3e) se sont affrontés, aujourd'hui, c'est à l'Atlético (2e) et Malaga (4e) de faire le show. Un match à tendance défensive puisque les deux meilleures défenses se rencontrent. La première mi-temps justifie d'ailleurs cette tendance. La bataille est à chaque endroit du terrain, les contacts sont légion mais les grosses occasions assez rares. Résultat, zéro à zéro à la pause.

Les deux équipes attaquent la seconde période avec autant d'envie mais le scénario ne change pas. Malaga et l'Atlético se neutralisent et les actions de but sont (trop) rares. Sans être inintéressant, le match n'est pas enivrant. La faute à un manque d'occasions criant. Même Falcao, pourtant très régulier, se montre très discret. Le score en reste donc là. Aujourd'hui, la parole était vraiment à la défense.

L'Atlético rate l'occasion de réduire l'écart avec Barcelone (11 points) mais plus grave encore, il laisse le Real revenir à deux petits points avec une confrontation directe à venir. La deuxième place sera très dure à conserver. Malaga aussi réalise une mauvaise opération, la Real Sociedad qui compte un match de retard pourrait revenir à hauteur. La dernière place pour la Ligue des Champions sera disputée.

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<![CDATA[Revivez FC Séville/Atlético Madrid (2-2)]]> text/html fr SO FOOT Bienvenue au Pizjuán pour le vrai gros match de la soirée, la bouillante demie-finale retour de la Coupe du Roi. Vainqueurs 2-1 à l'aller, les Colchoneros tenteront de mettre de côté l'élimination en C3 en s'offrant une superbe finale face à l'ennemi, le Real Madrid. ]]> ]]> <![CDATA[Falcao sauve encore l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Atlético Madrid – Espanyol Barcelone : 1 - 0 Buts : Falcao (38e) pour l'Atlético Madrid. En temps normal, ce mini Clasico n'a rien d'une affiche. Sauf que cette…]]> Atlético MadridEspanyol Barcelone : 1 - 0
Buts : Falcao (38e) pour l'Atlético Madrid.


En temps normal, ce mini Clasico n'a rien d'une affiche. Sauf que cette année, ce n'est pas le grand Real qui est deuxième de la Liga mais bien le petit frère de l'Atlético. L'Espanyol est certes douzième mais le club catalan reste sur six matches sans défaite. Le décor est planté, place au jeu.

Les premières minutes donnent le ton du match. Il est rugueux et très disputé à l'image du gardien catalan, la bouche en sang après un duel avec Falcao (24e). Les actions sont donc rares, le match fermé. Et dans un tel match, c'est Falcao qui comme à l'accoutumée vient débloquer la situation. Sur un pénalty obtenu par Diego Costa, le Tigre ne tremble pas et prend le gardien à contre pied (38e). Le meilleur buteur madrilène se met encore en évidence avec un enroulé à l'entrée de la surface (43e). Sans danger pour Casilla. Malgré l'ouverture du score, le jeu reste toujours aussi rude et le capitaine des Colchoneros en fait les frais. Second carton jaune pour Gabi, l'Atlético devra évoluer pendant une période à dix (45+4e).

Et la deuxième période démarre comme a fini la première, c'est-à-dire avec une faute. Malgré leur avantage numérique, les joueurs de l'Espanyol oublient toujours de jouer et préfèrent se livrer à une série de fautes sans intérêt. C'est d'ailleurs l'Atlético qui se montre le plus dangereux, notamment par l'intermédiaire de Diego Costa (52e et 65e). La formation catalane commence enfin à jouer à la 65e minute et elle met (un peu) la pression sur la cage de Thibaut Courtois. Un réveil bien trop tardif pour venir à bout de cette formation madrilène.

Les joueurs de l'Espanyol devront tirer les leçons de cette défaite. A trop vouloir faire déjouer leurs adversaires, c'est eux qui se sont complétement perdus. Les Colchoneros ont, eux, montré leur solidarité et reprennent quatre points d'avance sur leur voisin.

EG ]]>
<![CDATA[L'Atlético veut s'acheter Alves]]> text/html fr SO FOOT L'Atlético Madrid prépare déjà sa saison 2013/2014. Fraîchement éliminés de la Ligue Europa par le Rubin Kazan, Diego Simeone et ses hommes ont même déjà ciblé la priorité du prochain mercato estival…]]> L'Atlético Madrid prépare déjà sa saison 2013/2014. Fraîchement éliminés de la Ligue Europa par le Rubin Kazan, Diego Simeone et ses hommes ont même déjà ciblé la priorité du prochain mercato estival : un défenseur. Il faut dire que l'arrière-garde des Madrilènes pourrait rapidement devenir orpheline de Diego Godin et João Miranda, tous les deux très convoités.

Selon Marca, les Colchoneros seraient ainsi très intéressés par le profil du défenseur du Zénith Saint-Pétersbourg, Bruno Alves. Le Portugais, débarqué en Russie en 2010 contre 22 millions d'euros, a perdu son statut de titulaire indiscutable dans l'esprit de Luciano Spalletti cette saison. L'ancien joueur de Porto, international à 55 reprises, ne serait donc pas contre une expérience en Liga.

L'Atlético pourrait profiter des bonnes relations entre Miguel Angel Gil, dirigeant du club espagnol, et Jorge Mendes, agent d'Alves, pour réaliser une éventuelle opération. Reste que l'actuel deuxième de la Liga, en proie à des difficultés économiques, ne souhaite pas dépenser une fortune pour attirer le joueur, sous contrat jusqu'en juin 2014. Et ce, même avec la somme conséquente que le club devrait recevoir pour le probable transfert de Falcao.

Les négociations sont ouvertes.

GB







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<![CDATA[L'Atlético Madrid et son impossible Europa League]]> text/html fr SO FOOT Pour rêver d'un deuxième sacre consécutif en C3, les Colchoneros sont contraints à l'exploit sur la pelouse du Rubin Kazan. Avec un écart de deux buts en leur défaveur, ils doivent endosser le costume de super-héros, quelque part entre Ethan Hunt et Superman. En l'espace de 84 minutes, l'Atlético Madrid s'est tiré une balle dans chaque pied. Cet épisode cauchemardesque s'est écrit en deux temps avec, dans le rôle du grand méchant loup, le Rubin Kazan.…]]> En l'espace de 84 minutes, l'Atlético Madrid s'est tiré une balle dans chaque pied. Cet épisode cauchemardesque s'est écrit en deux temps avec, dans le rôle du grand méchant loup, le Rubin Kazan. Premier acte dès la sixième minute : sur un ballon en forme de patate trop chaude pour Sergio Asenjo, le vétéran turc Gökdeniz Karadeniz marque ce si important « but à l'extérieur ». En supériorité numérique une mi-temps durant, incapable de se créer une situation chaude, les Colchoneros sont punis à l'entrée du temps additionnel. Parti à l'abordage, le même Sergio Asenjo ne peut rattraper Pablo Orbaiz, l'un des Espagnols de Kazan, qui double l'addition dans des cages vides. Avec un retard de deux buts et en déplacement en terre hostile dans la capitale du Tatarstan, l'Atlético de Madrid est contraint à l'impossible. Pis, sur ses terres, le nouveau club de Yann M'Vila est intraitable (trois victoires en autant de rencontres européennes, dont un cinglant 3-0 sur l'Inter Milan). Deux raisons qui poussent malgré tout à croire aux chances des Matelassiers. Explication.

Simeone : « Une équipe d'hommes »

« Je peux seulement dire que je suis très fier de mon équipe. C'est une équipe d'hommes, de joueurs qui interprètent ce que l'équipe doit faire. » À la suite de la victoire de dimanche dernier sur la pelouse de Valladolid, Diego Simeone a l'orgueil bien placé. Il faut dire que ses poulains viennent d'en passer trois dans l'enceinte des Pucelanos, là même où Barcelonais (3-1) comme Madrilènes (3-2) avaient galéré. Cette victoire fait également un joli contre-pied aux détracteurs des Matelassiers. Pour nombre d'entre eux, les défaites successives face au Rayo Vallecano (2-1) et, donc, au Rubin Kazan (2-0) validaient la thèse selon laquelle l'Atlético n'avait pas la carrure et surfait tout bonnement sur l'euphorie d'un début de saison réussi et d'un Falcao démoniaque. Mouais. Il en faut plus pour faire gober qu'une équipe deuxième de Liga, vainqueur de la dernière Europa League et de la Supercoupe d'Europe, n'en a pas plus dans le sachet. Cet Atlético version Simeone en a certes dans le ventre, il n'en reste pas moins une équipe équilibrée, patiente, et blindée de talents.

Ce jeudi, à 18 heures, l'Atlético s'apprête à jouer une partie de sa saison. Si ce n'est sa saison. Les affaires domestiques sont déjà pliées. Valence, cinquième en Liga et premier non-qualifié pour la Ligue des champions, pointe déjà à treize longueurs. Et encore, en raison de la suspension de toute compétition européenne pour la prochaine saison de Málaga, actuel quatrième, l'écart monte à seize unités. Bref, en tenant compte de son retard sur le Barça, le seul enjeu de cette fin de saison est de se retrouver devant l'ennemi local du Real Madrid. Comme pression, le Vicente Calderón a connu pire. Reste la Copa del Rey et cette demi-finale retour au Sanchez Pizjuán : avec son maigre avantage acquis à l'aller (deux pénaltys à un), l'Atlético devra se sortir les doigts. Si finale il y a, elle se jouera face au Barça – en position de force – ou face au Real – pas incapable d'aller taper les Blaugrana dans leur antre. Bref, une finale des plus compliquées. En caricaturant, le match retour face au Rubin Kazan apparaît comme une promenade de santé. Une promenade qui devra tout de même se jouer par une température frisant les -10 degrés au stade Luzhniki de Moscou.

L'Europa Falcao League avec sept canteranos

Un climat hostile que devront apprivoiser les Colchoneros. Pour ce, Diego Simeone et son staff ont décidé d'emmener la bagatelle de 700 kilos de matériel. Au milieu des duvets, bouillottes et autres caléfactions, El Cholo en a profité pour emporter sept canteranos – et laisser sept titulaires habituels à la maison. Un signe de renoncement ? Difficile de trancher : Arda, Godín, Koke et Gabi sont restés à Madrid, alors que Adrian, Mario Suárez et « Cebolla » Rodriguez font partie du voyage. Un ex du PSG pour qui « ce match est une finale » : « Nous sommes le champion et nous devons le montrer ici en donnant le maximum. Nous savons que le terrain n'est pas adapté à notre jeu (la pelouse y est synthétique, ndlr). Mais nous allons faire l'impossible pour gagner. » Une mission impossible à laquelle Radamel Falcao prendra part. De nouveau scoreur après un léger passage à vide dû à une blessure, El Tigre sera bien à la pointe de l'artillerie rojiblanca. Double tenant du titre (avec Porto et l'Atlético), le Colombien espère bien planter plusieurs cachous ce jeudi. Histoire de rappeler à l'Europe que cet Atlético en est l'heureux propriétaire. Et lui, son porte-drapeau.]]>
<![CDATA[Courtois voit son avenir à Chelsea]]> text/html fr SO FOOT Propriété de Chelsea depuis 2011, Thibaut Courtois s'éclate en prêt à l'Atlético Madrid. En deux saisons chez les Colchoneros, le gardien prodige a pris le temps de soigner son palmarès. Une…]]> Propriété de Chelsea depuis 2011, Thibaut Courtois s'éclate en prêt à l'Atlético Madrid. En deux saisons chez les Colchoneros, le gardien prodige a pris le temps de soigner son palmarès.

Une Europa League et une Supercoupe d'Espagne raflées l'année dernière, et cela, à seulement 20 piges. Tout est donc fait pour que l'ancien portier de Genk puisse s'épanouir. Ce dernier a d'ailleurs récemment affirmé qu'il se verrait bien faire une année supplémentaire.

Mais Courtois n'oublie pas pour autant Chelsea et compte bien prendre la relève de Petr Čech : « Voici ce qu'ils (les dirigeants de Chelsea, ndlr) m'ont dit : "La dernière chose qu'on ferait, c'est te vendre", a-t-il confié dans la presse anglaise. Il se peut évidemment qu'ils mentent, mais je ne le pense sincèrement pas. Le club avait annoncé dès le début qu'ils avaient un plan sur 5 ans me concernant. Mais je ne crois pas qu'ils s'attendaient à ce que j'évolue aussi rapidement. Je pense que Chelsea continuera avec Čech encore pendant deux ans. J'ai rapidement pu m'adapter au top espagnol et ce n'est pas une mauvaise chose pour Chelsea. »

Diego Simeone peut se détendre, il gardera encore un moment une bonne défense grâce à son poulain. ]]>
<![CDATA[Mario Suárez, un Matelassier à la Roja]]> text/html fr SO FOOT Au gré des blessures des uns et des méformes des autres, Mario Suárez souffle sa première convocation avec l'équipe d'Espagne. Une demi-surprise pour cet enfant de l'Atlético Madrid que rien ne prédestinait à la lumière. « Nous nous entraînions au stade quand j'ai appris la nouvelle. Mes coéquipiers m'ont applaudi. Au début, je n'y croyais pas. » Cette confidence ne provient pas du compte aux 140 signes de…]]> « Nous nous entraînions au stade quand j'ai appris la nouvelle. Mes coéquipiers m'ont applaudi. Au début, je n'y croyais pas. » Cette confidence ne provient pas du compte aux 140 signes de Gerard Piqué pour fêter la naissance de son petit Milan. Non, cet aveu sort des entrailles du Vicente Calderón, quelques minutes après une nouvelle victoire des Colchoneros face au Betis (1-0). Pour la première fois appelé en équipe d'Espagne, Mario Suárez, milieu de terrain de l'Atlético Madrid de son état, n'en menait pas large : « C'est un jour dont je me souviendrai toujours et je suis très content. Je vais tout faire pour profiter de cette opportunité. J'ai toujours dit que pour être le meilleur, il fallait jouer avec les meilleurs. » Un euphémisme quand on sait qui compose le milieu de terrain de la sélection. Cet appel surprise, Mario le doit donc aux absences de Xavi, Xabi Alonso et Beñat. Mais surtout, il le doit au début de saison en boulet de canon de l'Atlético Madrid. Son Atlético Madrid.

L'enfant de Vicente Calderón

Mario Suárez est ce que l'on nomme communément un enfant du pays. Mis au monde à Alcobendas, bourgade de la banlieue madrilène, il entre dès les cadets à l'Atlético. Pas vraiment emmerdé par ses pieds, le gamin fait sa place dans toutes les catégories d'âge du club rojiblanco. Mieux, il squatte les sélections de moins de 17, moins de 19, moins de 20 et moins de 21 ans aux côtés des Piqué and co. Pour Dani Hidalgo, spécialiste des Colchoneros pour As, son éclosion relève de l'exploit : « De sa génération de la Cantera, Mario Suárez est le seul à avoir une carrière digne de ce nom. Mis à part Ismael Falcon (actuel gardien de l'Hercules Alicante en Segunda Division, ndlr), l'un des rares à avoir fait parler de lui est l'attaquant Braulio Nóbrega pour une affaire de viol… » Contrairement à ses comparses, « Mario est un joueur calme et tranquille, ce qui ne veut pas dire sans caractère. Il avait l'avantage d'avoir la tête bien sur les épaules », se rappelle Graham Garcia, ancien dirigeant du centre de formation de l'Atlético, aujourd'hui entraîneur du Toledo CF.

Une force de caractère qui l'a toujours servi. Après six petites apparitions lors de l'exercice 2005-2006, Carlos Bianchi l'envoie parfaire sa formation du côté de Valladolid, puis du Celta Vigo un an plus tard. Manifestement pas vraiment disposé à s'imposer dans le onze madrilène, les dirigeants du Vicente Calderón le vendent même à Majorque durant l'été 2008. Pas fous, ils glissent tout de même une clause de rachat : bim, deux saisons et 70 matchs plus tard, les Colchoneros rachètent Mario Suárez pour seulement 1,8 million d'euros. « Mario connaît bien le club et c'est un mec bien. Pour son retour à Madrid, c'est ce à quoi les dirigeants ont pensé. Ensuite, ils ont rapidement vu à quel point il avait progressé », avance Dani Hidalgo. Dans le vestiaire, il ne se brouille avec personne – si ce n'est avec Diego Forlán, « qui de toute façon ne s'entendait bien qu'avec deux ou trois joueurs », dixit ce même Dani. Aujourd'hui, son statut n'est plus celui de simple « caution amour du maillot ». Dans un rôle de sentinelle, il forme l'une des meilleures doublettes du Royaume aux côtés de Gabi, lui aussi enfant de l'Atlético.

« Un profil à la Xabi Alonso »

Pourtant, la comparaison la plus évidente est à chercher du côté du voisin. « Il a un profil très proche de celui de Xabi Alonso. À Majorque, il avait un poste beaucoup plus libre. Mais à l'Atlético, il a ce jeu en pivot devant la défense, où presque tous les ballons de relance passent par lui. Malgré sa taille et son physique, il reste un joueur très technique », décrypte Graham Garcia. Ce jeu tout en puissance et en justesse, l'Espagne du ballon rond l'a définitivement découvert lors de la dernière campagne de C3. Monstrueux lors de la finale gagnée face à l'Athletic Bilbao, ce pote de Falcao qualifie ce moment « d'unique pour ceux de la Cantera (Gabi et Koke, ndlr). L'Atlético est grand et nous le démontrons. Le passage à Madrid par la place de Neptuno (le Civeles de l'Atlético) restera inoubliable. » En Supercoupe d'Europe contre Chelsea, son travail est du même calibre : sans déchet, ni fioriture. « La surprise n'est pas vraiment sa sélection, mais le moment de sa sélection, juge Dani Hidalgo. Actuellement, il est un peu au creux de la vague alors qu'au retour de l'été, il était simplement monstrueux ». Un monstre qui a su s'imposer en toute discrétion.]]>
<![CDATA[Gourcuff refuse l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Plus que bouillant la semaine dernière, le départ de Yoann Gourcuff à l'Atlético Madrid a pris un coup de froid. La…]]> Plus que bouillant la semaine dernière , le départ de Yoann Gourcuff à l'Atlético Madrid a pris un coup de froid. La faute au joueur lui-même, qui aurait repoussé les avances des Colchoneros.

Le week-end dernier, l'Olympique lyonnais et le club espagnol étaient pourtant tombés d'accord sur un prêt de 6 mois avec option d'achat. Problème : Gourcuff n'envisage pas un départ en cours de saison. Même chez l'actuel deuxième de la Liga. L'ancien Bordelais, recruté en 2010 contre 22 millions d'euros, préfère quitter la France lors du prochain mercato estival.

S'il avait ouvert la porte à un départ, Jean-Michel Aulas devrait finalement se plier à la volonté de son joueur, également convoité par Liverpool et Fenerbahçe. La semaine dernière déjà, JMA semblait se résigner à conserver son international français : « Il a eu un certain nombre d'ouvertures. Mais, a priori, il va rester comme les autres joueurs, car on veut avoir une équipe solide pour affronter Tottenham en Ligue Europa et disputer la suite du championnat de France. »

Et Bastos, il en pense quoi de tout ça ? ]]>
<![CDATA[Gourcuff à l'Atlético, ça se précise]]> text/html fr SO FOOT Jean-Michel Aulas l'a martelé. Il souhaite faire quelques économies et se séparer des joueurs aux émoluments substantiels. Et le président de l'OL a joint les actes aux paroles. Après ]]> Jean-Michel Aulas l'a martelé. Il souhaite faire quelques économies et se séparer des joueurs aux émoluments substantiels. Et le président de l'OL a joint les actes aux paroles.

Après Lisandro López et Michel Bastos en partance, Gourcuff flirte lui doucement avec l'Atlético Madrid . Le milieu de terrain tricolore (30 sélections, 4 pions) aurait appelé Zidane pour lui demander son avis à propos des Colchoneros, d'après le quotidien espagnol As. Zizou lui aurait vivement conseillé de rallier l'Espagne.

De son côté, Diego Simeone, le coach de l'Atlético, n'a pas démenti l'intérêt porté à Gourcuff. « Gourcuff ? Je ne ferme la porte à personne », a-t-il lâché en conférence de presse aujourd'hui.

Ça s'annonce caliente du côté de Vicente Calderón. ]]>
<![CDATA[Photo: Le phénomène "Thibauting"]]> text/html fr SO FOOT Ses belles parades chaque week-end ne sont pas passées inaperçues. Thibaut Courtois n'a que 20 piges et affole déjà les plus grandes escouades européennes. Le prodige belge, qui serait dans le viseur…]]> Ses belles parades chaque week-end ne sont pas passées inaperçues. Thibaut Courtois n'a que 20 piges et affole déjà les plus grandes escouades européennes. Le prodige belge, qui serait dans le viseur du Barça afin d'en faire le successeur de Valdes, fait surtout les beaux jours de l'Atlético Madrid.

Tellement qu'un supporter des Colchoneros a lancé le « Thibauting ». Il s'appelle Martin Rosenow et vit à Miami. Ce fervent fan a posté différents clichés où il imite l'ancien rempart de Genk en train de réaliser des arrêts. Et, chose inopinée, le mouvement a pris une ampleur planétaire sur la toile. Que ce soit en Russie en passant par le Bénin ou l'Amérique du Sud, une myriade d'internautes a imité le portier dans des endroits improbables.

Pas sûr qu'Apoula Edel ne déclenche le même engouement à l'Hapoël Tel-Aviv.

RD]]>
<![CDATA[Courtois souhaite rester à l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Une Europa League et une Supercoupe d'Europe glanées en 2012, deuxième de Liga derrière le Barça cette saison, l'Atlético Madrid commence mine de rien à peser. Et cela ne dépend pas que de Radamel…]]> Une Europa League et une Supercoupe d'Europe glanées en 2012, deuxième de Liga derrière le Barça cette saison, l'Atlético Madrid commence mine de rien à peser. Et cela ne dépend pas que de Radamel Falcao et de ses pions plantés à la pelle. Derrière, le gardien Thibaut Courtois fait le job. De belle manière, qui plus est.

Toujours prêté par Chelsea, l'international belge de vingt ans souhaite encore s'aguerrir sous les couleurs des Colchoneros et jouer régulièrement. « Je suis un joueur de Chelsea, mais je suis heureux ici, a-t-il confié à AS. Il faudrait voir ce qu'il y a de mieux pour eux, mais je serais très satisfait de rester ici une année supplémentaire. Je n'ai pas encore discuté avec Chelsea. Si je ne peux pas jouer pour eux, alors l'Atlético est le meilleur club où je puisse être. Ce serait important pour moi et le club de participer à la Ligue des champions la saison prochaine. »

Petr Čech peut se détendre, Ross Turnbull sera encore son numéro deux. ]]>
<![CDATA[Kevin García, Baléares contemporains]]> text/html fr SO FOOT Dimanche soir, il a définitivement enterré tout suspense en Liga. Il ne joue pas au Barça, mais le jeune Kevin García, arrière gauche de Majorque, a permis au Barça de compter 11 points d'avance sur l'Atlético Madrid, grâce à son but inscrit face aux Colchoneros. 2013 ne pouvait pas mieux commencer. Kevin García Martínez, plus connu sous le diminutif de Kevin, a inauguré l'année de la plus belle des manières. Avec le tout premier but de sa carrière…]]> 2013 ne pouvait pas mieux commencer. Kevin García Martínez, plus connu sous le diminutif de Kevin, a inauguré l'année de la plus belle des manières. Avec le tout premier but de sa carrière professionnelle. Et c'est un but qui vaut son pesant d'or. Le jeune défenseur espagnol l'a inscrit à trois minutes du terme face à l'Atlético Madrid, permettant à son club de Majorque d'égaliser et de repartir avec le point du nul. Un but, surtout, qui fait les affaires du Barça, qui s'envole à +11, et du Real Madrid, qui revient à cinq points de son cousin madrilène. Bref, la première réalisation en Liga du jeune Majorquin a probablement ôté tout suspense à un championnat qui, de toute façon, n'en avait déjà plus. Drôle d'histoire pour cet arrière gauche né à Palma de Mallorca, qui a commencé sa carrière chez les jeunes de Majorque, a fait ses premiers pas à Majorque B, avant de débuter en première division avec l'équipe première. Un enfant du pays qui va peut-être enfin exploser en 2013, après des débuts prometteurs, freinés toutefois par une grave blessure.

Un défi contre Messi

L'histoire du petit Kevin n'a pas grand-chose d'original. Pas d'enfance dans une favela au Brésil, pas de prêt dans des divisions inférieures pour aller faire ses armes, pas de père qui négocie avec un grand club pour avoir un traitement gratuit à base d'hormones. Non. Kevin est né aux Baléares, a grandi là-bas, a construit toute sa vie là-bas, et a tout naturellement commencé à jouer au RCD Majorque dès qu'il a été en âge de taper dans un ballon. Il entre en équipe réserve en 2008, à l'âge de 19 ans. Lors de sa première saison avec Majorque B, il dispute 23 matchs et inscrit un but, déjà au poste d'arrière gauche. L'année suivante, il confirme (34 matchs, 2 buts), ce qui lui ouvre les portes de l'équipe première. Le 21 septembre 2010, Michael Laudrup, le coach de Majorque, l'aligne en tant que titulaire pour un déplacement sur la pelouse de l'Athletic Bilbao. Pas vraiment un très grand souvenir pour le joueur, puisque Majorque repart avec une défaite 3-0. L'apprentissage du haut niveau. Et l'apprentissage va se poursuivre de plus belle.

Quelques jours plus tard, le voilà au Camp Nou, face à Messi, Pedro et Iniesta. Majorque s'en sort miraculeusement avec un match nul 1-1, une rencontre où Kevin, pour la première fois, fait parler de lui en bien. On pourrait même parler d'un match référence, puisque c'est après cette rencontre que les dirigeants décident de prolonger son contrat jusqu'en 2014. « Je suis très heureux après dix années passées ici. J'apprécie vraiment la confiance du club et les efforts qu'ils font pour moi. J'aimerais rester ici toute ma vie » affirme-t-il à ce moment-là. Sa première saison en première division est excellente, à tel point que le défenseur s'étonne presque de cette ascension si rapide. « Tout est allé si vite. Je joue contre des adversaires que j'avais l'habitude de regarder à la télévision. J'ai besoin d'apprendre de nombreuses choses, car tu peux toujours t'améliorer. J'essaie de tout donner sur la pelouse, et de penser avant tout à l'équipe » assure-t-il. Mais le conte de fées va vite s'interrompre. Il dispute son dernier match de l'année le 3 avril 2011, face à La Corogne. Après cela, il disparaît. Il se blesse gravement, et est éloigné des terrains pendant près d'un an. A 20 ans, un sacré coup d'arrêt pour sa carrière.

Du temps de jeu ou un départ

Lorsqu'il revient de blessure, au début de la saison 2012/13, tout a changé. Michael Laudrup n'est plus là. Le nouveau coach, c'est Joaquín Caparrós, qui était justement l'entraîneur de l'Athletic Bilbao pour le premier match de Kevin en première division. En un an, évidemment, Caparrós a eu le temps de construire une équipe sans Kevin. Le technicien n'a aucune intention de lui donner du temps de jeu, lui préférant Pedro Bigas voire même Antonio Lopez au poste d'arrière gauche. Il lui offre 8 minutes en fin de rencontre face au Celta Vigo (1-1), le 18 novembre, puis le titularise pour la première fois lors du derniers match de l'année 2012, contre le Bétis Séville. Coïncidence ou non, la première titularisation de Kevin concorde avec la première victoire du Real Majorque après 14 matchs sans victoire toutes compétitions confondues. Une touche positive, même si pendant la trêve, le joueur s'interroge sur son avenir. « J'ai besoin de minutes sur la pelouse après avoir passé une mauvaise année à cause de ma blessure. Je sais que d'autres joueurs sont actuellement meilleurs que moi. Mais si je n'ai aucune chance de jouer, alors, je vais devoir jeter un œil aux autres solutions qui s'offrent à moi » explique-t-il en conférence de presse.

Et apparemment, les relations avec Caparrós ne sont pas des plus sereines. « Caparrós ne me parle pas du tout, alors que je travaille dur dans le cas où l'on aurait besoin de moi » précise-t-il. Mais l'année 2013 semble lui ouvrir de nouveaux horizons. Face à l'Atlético Madrid, le technicien andalou avait encore fait confiance à Pedro Bigas. À l'heure de jeu, alors que le score est encore de 0-0, il décide de faire entrer Kevin à la place du Français Pereira, au poste inédit d'ailier gauche. Coup de froid : l'Atlético Madrid ouvre le score à la 72e minute. Mais à trois minutes du terme, après un long cafouillage dans la surface, le natif des Baléares vient expédier une cacahuète juste entre Thibaut Courtois et son poteau droit. Un peu en guise de signal vers son coach. Un signal qui dirait : « Je suis là, je mérite de jouer et sinon, je me tire ». Il reste quatre semaines avant la fermeture du mercato. À bon entendeur.]]>
<![CDATA[Photo: Falcao joue l'intello]]> text/html fr SO FOOT A l'occasion de la remise du Ballon d'or 2012, tout le gotha européen et international était réuni ce soir, à Zurich. Radamel Falcao était également de la partie. Le goleador des Colchoneros,…]]> A l'occasion de la remise du Ballon d'or 2012, tout le gotha européen et international était réuni ce soir, à Zurich.

Radamel Falcao était également de la partie. Le goleador des Colchoneros, auteur de 41 buts sur l'année 2012, figurait dans l'équipe-type de l'année. Alors, pour le voyage, El Tigre a fait les choses bien. Comme sur les terrains de Liga. Brushing impeccable, lunettes et montres noires puis chemise-cravate-cardigan. Le tout accompagné d'un petit sourire. Propre, net et sans bavure.

Si Dani Alves pouvait prendre exemple sur le colombien, hein…

RD]]>
<![CDATA[Un onze de l'année très Liga]]> text/html fr SO FOOT En attendant le quatrième sacre de Lionel Messi et sous les yeux de Gérard Depardieu, la cérémonie du Ballon d'Or 2012 a déjà commencé. On connaît ainsi le onze type FIFA de l'année 2012. Un onze…]]> En attendant le quatrième sacre de Lionel Messi et sous les yeux de Gérard Depardieu, la cérémonie du Ballon d'Or 2012 a déjà commencé. On connaît ainsi le onze type FIFA de l'année 2012. Un onze 100% Liga avec cinq joueurs du Real Madrid, cinq de Barcelone et Falcao de l'Atlético Madrid pour la diversité (et le talent). A noter que ne figure aucun joueur de Chelsea pourtant vainqueur de la dernière Ligue des champions.

Le onze FIFA de l'année : Casillas – Daniel Alves, Piqué, Ramos, Marcelo – Xabi Alonso, Xavi, Iniesta – Messi, Falcao, Ronaldo]]>
<![CDATA[L'abécédaire de la Liga 2012 ]]> text/html fr SO FOOT Si l'Espagne n'a plus vraiment d'argent ni de suspense, elle a encore eu des choses à raconter l'année dernière. La preuve en un peu plus de 26 lettres. A comme Aides publiques Malgré une relégation en deuxième division, Villarreal a renoncé il y a quelques mois à percevoir des subventions publiques de la part du conseil régional…]]> A comme Aides publiques

Malgré une relégation en deuxième division, Villarreal a renoncé il y a quelques mois à percevoir des subventions publiques de la part du conseil régional valencien. Fernando Roig, le propriétaire du club, avait expliqué de cette manière son choix de se passer de cette manne financière : « L'Espagne est en crise et tout le monde doit se serrer la ceinture, à commencer par le monde du football. Je n'ai jamais été favorable aux subventions. C'est pourquoi nous allons travailler pour être auto-suffisants et ne pas compter sur une aide publique qui servira, je l'espère à d'autres projets plus urgents. » Depuis quelques années déjà, Villarreal offre l'accès gratuit aux socios ayant perdu leur emploi durant la crise. Chapeau bas.

A comme Amateur

Santiago Canizares, l'ancien gardien péroxydé de Valence et de la Roja souffre d'un gros coup de chaud au mois de juillet dernier et décide de publier des photos de sa femme nue et sortant de la douche sur son compte Twitter. Les fameux clichés font rapidement le tour du web et permettent à l'Espagne de se rincer l'œil. Canizares dira par la suite que ce sont ses propres enfants qui ont joué un mauvais tour à leurs parents. Avant de se raviser de manière mystérieuse : « On ne peut pas vivre en donnant des explications. Tes amis n'en ont pas besoin, tes ennemis ne les croient pas et les gens stupides ne les comprennent pas. »

B comme Benzema

4 buts marqués en 14 matchs joués. Benzema est avant-centre, mais ne fait même pas partie des 20 meilleurs buteurs de Liga. Malgré quelques bonnes choses et son retourné contre l'Ajax Amsterdam, le bilan du Français est bien maigre. Décevant comme sa nouvelle coupe de cheveux.

B comme Betis Séville

5e de Liga, le club andalou est l'une des belles surprises de fin d'année en Espagne. Les Verdiblancos font partie des clubs où ils se passent toujours quelque chose, à l'image de l'Atlético Madrid. Pour le meilleur et pour le pire. Leurs rêves d'Europe dépendra de leur faculté à conserver les trois piliers de l'équipe que sont Beñat, Canas ou encore Rubén Castro.

B comme Bides

Modrić et Song ont été les joueurs les plus chers achetés lors du dernier mercato. Ce sont également et pour l'instant les bides les plus retentissants de l'année. Ni le Croate ni l'ancien Gunner n'ont réussi à s'imposer dans leur équipe respective. C'est également le cas de Mauricio Pellegrino, l'entraîneur argentin limogé de Valence avant la fin des matchs aller.


C comme Casino royal

Sheldon Adelson, le milliardaire américain veut investir en Espagne et y construire Eurovegas, un Las Vegas européen. Pour l'emplacement du futur site, il hésite entre la Catalogne et Madrid. Il choisira finalement Madrid après que les politiques catalans ont refusé de faire détruire le stade de l'Espanyol Barcelone Cornella-El Prat pour le remplacer par un macro-casino.

C comme Colchoneros

Raillé pendant des années pour sa gestion sportive calamiteuse, l'Atlético Madrid est revenu sur le devant de la scène de manière fracassante en remportant un joli doublé Europa League/ Supercoupe d'Europe. Les Colchoneros peuvent dire merci à Falcao, mais surtout à Diego Simeone. L'idole du Calderón a contribué à donner un sens à la question métaphysique et sans réponse qui torturaient les socios madrilènes depuis des décennies : « Pourquoi on supporte cette équipe ? »

C comme Crise

En 2012, l'ensemble des clubs de la Liga n'a dépensé que 116 millions d'euros pendant le mercato, soit 70% de moins qu'en 2011. C'est la première fois depuis la saison 2003/2004 que les clubs espagnols dépensent aussi peu. En matière d'investissement, le championnat espagnol est loin derrière, la Premier League et sa seconde division, la Bundesliga, la France, la Serie A et la Russie. L'heure est à l'austérité, au low-cost et à la formation.

D comme David Navarro

Avec le préhistorique Ballesteros, David Navarro forme sans aucun doute l'une des charnières les plus redoutables de la Liga. Dur sur l'homme, voire criminel, l'ancien joueur de Valence a refait parler de lui en bourinant Cristiano Ronaldo à coups de coude. Le Che est sans doute le joueur le plus agressif de Liga, voire d'Europe. Il a surtout très bon goût au moment d'amocher ses proies. Figo, Cambiasso, Fernando Llorente et Burdisso en savent quelque chose.

E comme Équipe(s) Type(s)

Équipe type absolue :
Casillas - Iraola, Piqué, Ramos, Jordi AlbaXavi, Busquets , Iniesta – Messi, Ronaldo, Falcao

Équipe type de « l'autre Liga », celle sans le Barça, ni le Real Madrid :
Roberto (Saragosse) – Iraola (Athletic Bilbao), Godín (At.Madrid), Ballesteros (Levante), Luis Felipe (At.Madrid) – Koke (At.Madrid), Isco (Málaga), Susaeta (At. Bilbao), Joaquín (Málaga) – Falcao (At.Madrid), Arda (At.Madrid)


E comme Escrocs

Angel Torres, le président de Getafe avait annoncé il y a déjà longtemps que son club se ferait racheter par des cheikhs milliardaires. Le 27 juin dernier, le président madrilène a déchanté en apprenant que l'émissaire qatari avec qui il négociait la vente de son club n'était en fait qu'un barman brésilien payé 50 euros à chaque fois qu'il enfilait une djellabah. Invraisemblable, mais tristement vrai. L'opération Flama menée par la Guardia Civil espagnole a permis de découvrir la véritable identité des escrocs qui se faisaient passer pour des milliardaires auprès d'entreprises catalanes et de clubs de foot comme celui de Getafe et Palafrugell. Un Brésilien déguisé en cheikh ? En voilà une, d'histoire, pas très fiscale.

F comme Falcao

S'il y a bien un joueur capable de faire de l'ombre aujourd'hui à Messi ou Ronaldo, c'est bien El Tigre. Le Colombien ne joue pas dans l'un des meilleurs clubs du monde et ne dispute pas non plus la Ligue des champions, mais sa faculté déconcertante à enfiler les buts en fait le meilleur avant-centre actuel du monde. L'Atlético le sait, il ne pourra pas conserver le Tigre longtemps. Les Colchoneros savent aussi que ce qui est rare est cher… Avis aux amateurs.

G comme Gitan

L'année 2012 aura mieux fini qu'elle avait commencé pour Casillas, et ce, malgré son statut de remplaçant lors du dernier match de l'année face à Málaga. Il aura fallu que le gardien merengue lise une carte adressée par un détenu gitan qui lui conseillait de jouer avec les chaussettes retournées pour que ses performances se rapprochent de celles d'un Ballon d'or en puissance. Résultat : le portier madrilène aura été plus que vital dans l'obtention de la Liga et du dernier Euro.

G comme Gracias Sara

La fiancée de Casillas a eu beaucoup de mal à justifier ses 600 000 euros de salaires annuels. La belle « journaliste » (?) a connu un Euro des plus difficiles et ses interventions micro en main, toutes aussi malheureuses les unes que les autres, ont fini par devenir l'un des plus gros trending topics sur Twitter (#graciassara). Il faut dire qu'elle n'a rien fait pour que ça s'arrête. Lors de la demi-finale remportée aux tirs au but par l'Espagne contre le Portugal, Carbonero demande à Iniesta pourquoi il n'a pas tiré de pénalty. Réponse du Barcelonais : « Bah, j'ai tiré, le second Sara… » Le silence gênant qui a suivi la réponse a été long. Très long.


H comme Hélder Postiga

Derrière Cristiano Ronaldo, il est sans doute le meilleur Portugais du championnat. Si Saragosse est encore dans l'élite, c'est en grande partie grâce à lui. Si Saragosse est dans le ventre mou du championnat, à bonne distance de la zone de relégation, c'est aussi grâce à ses huit buts en Liga. Après une succession d'expériences malheureuses à travers toute l'Europe, le Portugais semble enfin épanoui comme le prouvent ses stats : il est derrière Ronaldo, Messi, Falcao et Iago Aspas, le joueur qui tente le plus de frappes en Liga. Il est aussi le quatrième joueur qui provoque le plus de fautes. Petit bémol : il est aussi celui qui fait le plus de fautes à mi-parcours du championnat.

I comme Iago Aspas

Le joueur du Celta Vigo est pour l'instant la révélation espagnole du championnat. Sa technique, sa vitesse et son sens du but ont d'ailleurs éveillé l'intérêt de nombreux clubs de Premier League. Oubina, le capitaine historique du Celta, a même déclaré qu'il avait le niveau de la Roja. Une chose est sûre : il ne va pas rester longtemps en Galice.

J comme Jordi Alba

Après un Euro remarquable, le lutin s'est imposé au Barça comme l'un des meilleurs défenseurs latéraux du monde. Il devait confirmer après son Euro fantastique. C'est ce qu'il a fait. En tout cas pour le moment…

K comme Kondogbia

Arrivé en Andalousie en début de saison, le Français a gagné la confiance de son entraîneur Michel au fil des mois et s'impose désormais comme une véritable alternative dans l'entrejeu rojiblanco. Affaire à suivre.

L comme Laporte

Il a 18 ans, il est né à Agen et il est le premier Français à porter le maillot de l'Athletic Bilbao depuis un certain Bixente Lizarazu. Titulaire en championnat contre le Real Majorque, Aymeric Laporte vient aussi de signer une prolongation de contrat qui le lie avec les Leones jusqu'en 2015, alors que les plus grands d'Europe lui couraient déjà aux trousses. En juin dernier, SOFOOT s'était rendu à Bilbao pour y interviewer Fernando Llorente. Le champion du monde espagnol avait alors évoqué le cas de son jeune coéquipier : « Retenez bien son nom, car il sera bientôt le défenseur titulaire de l'Athletic Bilbao et l'un des meilleurs du monde à son poste. » Pour l'instant, Laporte est dans les temps de passage annoncé par l'attaquant. À surveiller.


L comme « Loco » Bielsa

Après un premier exercice de feu où il sera parvenu à hisser l'Athletic Bilbao en finale de Coupe du Roi et en finale de l'Europa League avec un jeu ahurissant, Marcelo Bielsa a du mal à confirmer, et c'est tout sauf une surprise. Habitué à gérer des sélections, l'exigence imposée par l'Argentin est tout simplement impossible à tenir sur de longs cycles. Le départ de Martinez, les blessures de certains de ses cadres et la mauvaise gestion du cas Fernando Llorente expliquent aussi le mauvais début de saison des Leones. Dommage, car ces Basques-là faisaient vraiment plaisir à voir.

L comme Levante

Les Granotas sont un cas à part dans le football espagnol. Le club valencien ne mise pas sur la formation, ne prêche pas la possession de balle et ne dépense pas un rond en période de transfert. Résultat, le jeu en contre-attaque des vieux rockers de la Liga est l'un des plus efficaces du championnat. C'est pas toujours beau à voir, mais c'est souvent surprenant.

M comme Málaga

Depuis son rachat par le cheikh qatari, Málaga faisait office de nouveau riche de la Liga. Problème, il semblerait qu'Abdullah bin Nasser Al-Thani ne veuille plus investir dans un club qu'il a pourtant fait grandir de manière exponentielle. Malgré les impayés, des rumeurs de rachat inquiétantes et les absences peu rassurantes de son propriétaire, Málaga a pourtant réussi à se qualifier pour une Ligue des champions que le club andalou retrouvera au printemps. Problème : Málaga s'est vu exclure de toutes compétitions européennes pour les quatre prochaines saisons pour différents problèmes d'impayés. Le géant au pied d'argile arrivera-t-il à se relever de cette sanction platinienne ?

M comme Marcelo

Il s'est autoproclamé meilleur défenseur latéral du monde. Ce n'est évidemment pas le cas, mais depuis sa blessure, sa tête de joyeux anniversaire et son activité sur son coté ont cruellement manqué au Real Madrid et à son compère Ronaldo.


N comme Nationalisme

Dans une année marquée par les élections catalanes, Guardiola fait de la propagande pour l'indépendance de la Catalogne dans une vidéo adressée depuis New-York : « Voici mon vote pour l'indépendance ! » Pep qui a porté le maillot de la sélection espagnole remet au goût du jour un problème qui a miné les performances de la Roja pendant des décennies. Alfonso, l'ancien Marseillais, est le premier à dégainer contre le sécessionniste : « Je suis déçu par ses commentaires, pour tout ce qu'il a représenté pour le football en Espagne. Maintenant je me pose une question : est-ce qu'il est vraiment heureux des succès de la Roja ? Je n'en suis plus si sûr. » Autre cas similaire ayant provoqué une polémique en fin d'année : convoqué par Del Bosque pour la première fois de sa carrière pour un match contre le Panama, Susaeta, joueur de Bilbao, s'emmêle les pinceaux lors de sa première conférence de presse officielle : « Je suis fier de représenter… quelque chose ! » Ce quelque chose, c'est l'Espagne, un mot qui ne figure visiblement pas dans son vocabulaire.

N comme Noël

Sergio Ramos, encore lui, a donné le plus beau cadeau de Noël à ses détracteurs lors d'un petit spot de pub pour la fondation du Real Madrid. Dans la vidéo, le défenseur madrilène souhaite de joyeuses fêtes dans un anglais miteux. Même Jacques Santini n'aurait pas fait pire. Suite aux nombreuses railleries, le club avait même décidé de supprimer la vidéo de Youtube avant finalement de se raviser. « Many kriksmac » à tous !

O comme Oviedo

Club historique du football espagnol, le Real Oviedo végète aujourd'hui en troisième division avec d'énormes problèmes économiques qui ont failli le mener à sa perte. En décembre dernier, le club asturien a néanmoins pu se sauver grâce aux donations d'anciens joueurs formés au club comme Michu, Cazorla ou encore Juan Mata. Les internationaux espagnols ont été suivis par le milliardaire mexicain Carlos Slim (l'homme le plus riche du monde selon le classement de Forbes) qui a injecté 2 millions d'euros dans le club.

P comme Pirlo

Del Bosque a enfin avoué avant les fêtes de fin d'année que sa Roja sans attaquants était due, non pas aux méformes de ses attaquants, mais à la peur que lui inspirait le joueur italien. Le premier Espagne-Italie s'était alors soldé par un match nul, et Del Bosque avait dû batailler ferme sa mise en place tactique durant tout l'Euro. La finale gagnée face aux Transalpins par 4-0 lui donna finalement raison. À noter que Guardiola avait été l'un des premiers à mettre en place une équipe sans véritable avant-centre. La blessure de longue date de Villa l'obligea alors à mettre en place cette révolution tactique.


Q comme Question

Comme tout le monde en Espagne, la vice-présidente du PSOE (parti socialiste espagnol), Elena Valencieno est devant son poste de télévision pour regarder la Roja éliminer la France. Elle va profiter du match pour publier le tweet le plus gênant de l'année : « Sérieusement, vous avez déjà vu un mec plus moche que Ribéry ? » Évidemment, Valencieno va se faire défoncer par la presse pour son commentaire foireux et pour son ignorance totale de la chose footballistique. Des excuses ne tardent pas à apparaître sur son compte Twitter : « Je demande pardon pour mon commentaire stupide. J'étais échaudée par le match. Bonne nuit. » Carglass répare, Carglass remplace…

R comme Racing Santander

Actuellement avant-dernier de deuxième division, la descente aux enfers du club cantabre continue et n'est pas près de s'arrêter. Criblés de dettes et sous contrôle judiciaire, le club n'est toujours pas parvenu à se débarrasser de son escroc indien, Ali Syed. L'homme qui devait sauver le club, mais qui en réalité est en train de le tuer. Bonne nouvelle cependant : le fisc espagnol exige de l'Indien un remboursement de 5 millions d'euros plus intérêt. Il ne les paiera sans doute jamais, mais ça le forcera sans doute à quitter une institution au bord de l'extinction.

R comme Records

La Liga 2012 a été plus que jamais celle des records. Jamais un Pichichi n'avait atteint la barre des 50 buts comme Messi. Jamais un champion n'avait atteint la barre symbolique des 100 points, ni marqué 121 buts comme le Real de Mourinho (le précédent record appartenant également au Real version 1990 avec 107 buts marqués). Jamais un champion n'avait affiché un goal average de +89, ni même gagné 32 de ses matchs. Jamais une équipe n'avait, non plus, remporté 20 de ses matchs par trois buts d'écart au tableau d'affichage, ni même remporté autant de succès à l'extérieur. Après de telles stats, on comprend mieux la décompression madrilène depuis le début de saison.

R comme RIP

Marquitos : Ancien joueur du Real Madrid, père de l'ancien Barcelonais Marcos Alonso et grand-père du joueur de Bolton Marcos Alonso
Zarraga : Ancien joueur du Real Madrid, club avec lequel il a notamment gagné 5 C1. Manuel Fernández « Pahíño » : Grand buteur de la Liga dans les années 50 avec le Celta, le Depor et surtout le Real Madrid pour qui il a marqué 124 buts en 144 matchs. Rien que ça.
Manolo Preciado : Entertainer moustachu des dernières Liga, l'ancien entraîneur du Sporting est décédé tragiquement d'un infarctus un jour après avoir signé un contrat avec Villarreal.
Miki Roqué : Ancien joueur de Liverpool époque Benítez, le joueur du Betis et ami personnel d'Iniesta est mort des suites d'un cancer alors qu'il n'avait que 23 ans.


S comme Special One ?

Depuis son arrivée en Espagne, le Mou a remporté une Liga et une Coupe du Roi avec le Real Madrid. Il s'est aussi fait beaucoup d'ennemis, y compris au sein même de son propre club. Après Valdano, Mourinho a liquidé Zidane de son organigramme, puis s'en est pris à Toril, l'entraîneur des espoirs madrilènes, avant de demander à Florentino Pérez la tête d'Emilio Butragueno (chose qu'il n'a pas obtenue). Résultat : Mourinho est sous les feux de la rampe, comme il aime, mais c'est un homme seul. Jamais dans sa carrière le technicien portugais n'avait été aussi critiqué et questionné. Accusé de ne pas faire assez confiance à la Cantera, de proposer un jeu de contre-attaque peu en phase avec la philosophie du Real et d'être à 16 longueurs du Barça à cause de décisions étranges (Casillas sur le banc face à Málaga étant son dernier coup), Mourinho est aujourd'hui dans l'obligation de gagner la 10e coupe d'Europe du club sous peine de quitter l'Espagne par la petite porte. Le Portugais est un homme de défis, c'est sûr, reste à savoir s'il sera capable de relever sans doute le plus grand challenge de sa carrière. Celui qui lui permettra enfin d'être véritablement The Special One, y compris dans le pays où on le surnomme encore El Traductor.

T comme Transition

Le départ de Pep et son remplacement par Vilanova était l'une des grandes interrogations de l'année. Même s'il n'a pas le charisme de son prédécesseur, l'actuel coach barcelonais a su trouver ses marques et même dépasser les stats du maître en réalisant le meilleur début de saison de l'histoire blaugrana. Avec 17 points d'avance sur le Real, le titre est même quasiment acquis. Reste à savoir si l'état de santé fragile de Vilanova va pouvoir supporter la dernière ligne droite de la saison. Une chose est sûre, Tito n'a pas encore fait oublier Pep, mais c'est bien parti.

U comme United States of America

Comme à chaque intersaison, le Real parcourt les USA pour y réaliser une série de match amicaux. Sergio Ramos, décide alors de raconter sa vie sur Twitter : « Salut ! Nous voilà à New-York pour affronter le Milan AC, une sacrée équipe ! À New-York, une ville spectaculaire ! » Pour illustrer son commentaire qui ne sert à rien, le défenseur publie une photo de la statue de la Liberté. En réalité, il s'agit d'une réplique qui se trouve à l'Hotel New-York de… Las Vegas. À 4 000 kilomètres de la Grande Pomme, donc. Sergio Ramos, sans aucun doute, l'un des hommes de l'année.

V comme Varane

Le jeune défenseur central du Real Madrid a fait quelques bonnes apparitions en Liga et en Coupe d'Europe, mais il est encore loin d'être le nouveau Baresi, comme certains tentent de nous le vendre. Encore un peu léger sur certaines de ses interventions, l'ancien Lensois devrait avoir de plus en plus d'opportunités en 2013 pour prendre un peu de bouteille.


V comme Villa

L'année 2012 est à oublier rapidement pour Villa. Depuis son retour de blessure, le meilleur attaquant de l'histoire de la Roja n'arrive pas à retrouver une place de titulaire au Barça ni les faveurs d'un Lionel Messi qui ne se gêne plus pour le pourrir pendant les matchs. Malgré l'intérêt de plusieurs clubs anglais comme Chelsea ou Liverpool pendant ce mercato hivernal, El Guaje devrait rester en Catalogne jusqu'à la fin de saison.

W comme Wakaso

Le Ghanéen de l'Espanyol Barcelone a fait le buzz en fin d'année en expliquant qu'une de ses expulsions était due à sa couleur de peau. Pochettino, toujours en place à ce moment-là, avait pourtant balayé toute hypothèse de racisme de la part des arbitres : « Quand un joueur fait des fautes qu'il ne doit pas faire, ça lui vaut parfois des cartons. Une expulsion n'a rien à voir avec la couleur de la peau, mais avec l'importance de la faute commise sur l'adversaire. » Wakaso devrait pourtant le savoir : il est le joueur qui provoque le plus de fautes de la part de ses adversaires en Liga.

X comme X

Obafetimbi Martins, l'attaquant de Levante sort avec la sœur de Mario Balotelli, Abigail Barwuah. Et visiblement, il aime faire des choses sales avec la sœur de Super Mario comme le révèlent certaines photos compromettantes du magazine people italien Top

Y comme Yannick Noah

On peut être le Français préféré des Français et à la fois le Français le plus détesté des Espagnols. L'homme qui marchait pieds nus l'a prouvé en évoquant la potion magique espagnole.


Z comme Zlatan

Les performances de Zlatan avec le PSG ont permis à la Ligue 1 de redorer son image de l'autre coté des Pyrénées. Désormais, les Espagnols sont au moins capables de citer un joueur du championnat. Il y a encore du boulot, mais c'est déjà un bon début…]]>
<![CDATA[Un Barça « titonesque »]]> text/html fr SO FOOT C'est aussi la trêve en Liga, où il sera difficile d'aller chercher le Barça, que Tito a parfaitement géré pendant cette première moitié de saison, avant de repasser sur le billard. Pour le reste, ça bouge en Andalousie, ça s'emmerde à Pampelune et ça inquiète en Galice. Dimanche 7 octobre. C'était la date importante de cette première partie de saison en Espagne. Le Clásico, le vrai, le grand. Messi vs CR7. Un gros match, du spectacle et un nul équitable. Le match à…]]> Dimanche 7 octobre. C'était la date importante de cette première partie de saison en Espagne. Le Clásico, le vrai, le grand. Messi vs CR7. Un gros match, du spectacle et un nul équitable. Le match à retenir de la saison du Barça pour l'instant. Pourquoi ? Parce que c'est le seul que les Catalans n'ont pas gagné en Liga. Seize victoires, un nul et 26 buts pour le petit Argentin. Du jamais vu. L'Espagne se lassait de sa Liga à deux, elle a désormais une Liga à un. Génial. Le remplacement de Pep Guardiola par Tito Vilanova pour diriger la machine blaugrana avait pourtant fait des sceptiques. Finalement, en reprenant la philosophie de jeu du Pep et en y ajoutant une dose de pragmatisme, utile quand l'adversaire réussit à rendre le jeu de passes du Barça stérile, l'ex-adjoint a fait mieux. Il a transformé ce Barça en une équipe encore plus efficace, avant de boucler le semestre sur une rechute de son cancer. Au tour de l'adjoint de l'adjoint de jouer. Une belle histoire si ce foutu cancer ne s'était pas rappelé à Vilanova en décembre.

L'équipe surprise

Málaga. Sur le même rythme que la fin de saison dernière, l'impressionnant début de l'Atlético Madrid n'est pas vraiment une surprise. Levante, qui continue son petit numéro, non plus. En revanche, ce Málaga abandonné par ses Qataris en plein mercato, obligé de jeter par-dessus bord ses meilleurs éléments et en retard dans tous ses paiements a trompé les observateurs. Solide quatrième de la Liga, premier de sa poule pour sa grande première en C1. Pellegrini a géré son groupe d'une main de maître, en se basant sur une défense de fer, de loin la meilleure du championnat (12 buts encaissés), et sur trois hommes en pleine réussite devant : Isco la pépite (qui a remporté devant El Shaarawy le Golden Boy, trophée du meilleur Européen de moins de 21 ans), Joaquín le revenant et Saviola la bonne pioche.


L'équipe sympa

Le Betis. Son maillot stylé, son côté populaire, l'ambiance du Villamarin. Le Real Betis Balompié, de son vrai nom, est un club attachant. D'autant plus quand, comme il l'avait promis à ses fans dans la merde économiquement en début de saison, il propose du jeu pour les divertir. Cinquième meilleure attaque, cinquième tout court, 15e meilleure défense. Que ce soit le Real (qu'il a battu), le Barça (qu'il a sacrément emmerdé) ou un autre qui se présente en face de lui, le Betis ne calcule pas, il attaque. Avec l'excellent Beñat à la récupération-création et l'artificier Rubén Castro à la finition. Le genre de club à offrir une place à tous les Sévillans qui accepteront de donner leur sang le 3 janvier prochain. Et à l'entraîneur aussi drôle que lucide. « Si le monde s'était terminé, nous serions européens. »


L'équipe tristounette

Séville. Pour les voisins du FC, l'objectif du début de saison était clairement affiché. Lors de chaque interview, le mot « Europe » revenait sans cesse. Normal, cette saison est la première non-européenne du club depuis 2003. Bilan à la mi-saison, les Andalous sont 14es, à 12 points de la C1 et 8 de l'Europa League. Un beau raté. La zone rouge, en revanche, n'est pas très loin. En froid avec Del Nido, le président, Los Biris tire la tronche et l'ambiance au Pizjuán est morose. Allez, une bonne nouvelle quand même, le 5-1 infligé aux Béticos dans le derby. Et les bonnes performances du Français Kongogbia peut-être, élu meilleure recrue de l'intersaison.


L'équipe chiante

Osasuna. Apparemment, on peut avoir la 4e meilleure défense du championnat et être avant-dernier. Évidemment, pour cela, il faut avoir une attaque bien dégueulasse. Quatorze buts marqués en 17 journées, seul Grenade a fait pire. En résumé, on s'emmerde sérieusement devant Osasuna, qui n'a trouvé le chemin des filets que lors de sept rencontres. Bah oui, mais ce n'est pas en recrutant un mec qui s'appelle Sisi, le faux Llorente et le neveu de Kofi Annan que l'on fait des miracles. Heureusement, les joueurs ont sorti une chanson avec le groupe La Oreja de Van Gogh, intitulée Nous sommes Osasuna, nous sommes positifs. Un petit bijou.


L'équipe dans la merde

La Corogne. Dernier, avec un superbe -18 au goal average. Le Depor a bien foiré son retour dans l'élite. Malgré ses deux victoires, il n'est pas encore foutu, puisque la 17e place n'est qu'à trois points. Mais pour espérer ne pas faire l'ascenseur, il va falloir se trouver deux ou trois défenseurs potables pendant l'hiver. Parce que Manuel Pablo, c'est passion, mais à 37 ans, ça n'avance plus trop. Ce qui ne l'empêche pas d'être l'un des meilleurs arrières de La Corogne. Alors oui, les Galiciens possèdent en Valerón le joueur le plus classe de la Liga, mais lui non plus n'a plus sa fougue d'antan. La satisfaction, c'est Pizzi devant. Pour le reste, il va falloir penser au renouvellement de génération.

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<![CDATA[Top 10 : Ils ont marqué plus de buts que Messi en 2012]]> text/html fr SO FOOT En 2012, Lionel Messi a donc marqué 91 buts, adjugé vendu. Or, cette année, bien peu d'équipes peuvent se vanter d'avoir inscrit plus de buts que le triple Ballon d'or à lui seul. On a tout de même réussi à en trouver 10. Et même un peu plus. Real Madrid : 155 buts Malgré un titre de champion d'Espagne et une Supercoupe d'Espagne, tous deux glanés face au Barça, le Real Madrid ne compte pas la meilleure attaque du…]]> Real Madrid : 155 buts

Malgré un titre de champion d'Espagne et une Supercoupe d'Espagne, tous deux glanés face au Barça, le Real Madrid ne compte pas la meilleure attaque du monde 2012, mais bien la deuxième, derrière… le Barça. Les Blaugrana ont planté 176 buts lors de cette année civile contre les 155 du Real. À noter toutefois que le Real Madrid est moins dépendant des buts de Cristiano Ronaldo que le Barça ne l'est de ceux de Messi. De fait, l'Argentin a inscrit 84 buts en 2012 avec le maillot catalan, soit 47,7% des buts de l'équipe, tandis que le Portugais en a planté 58, soit 37,4% des pions madrilènes. Bon, les Merengues peuvent toutefois se consoler en se disant qu'en 2012, ils sont entrés dans l'histoire en battant le record de buts inscrits sur une saison en Liga. Toujours ça que Messi n'aura pas.

PSV Eindhoven : 154 buts

Ah, l'Eredivisie, ce championnat aux noms imprononçables et pléthore de buts improbables. Dans le « shoot‘em up » local, c'est le Philips Sport Vereiniging qui a le plus gros highscore. Une équipe qui dit non à Maastricht en lui collant un set (6-1), qui explique à Venlo que VVV Venlo, ça peut faire deux W (0-6). Des fois, il arrive au PSV de dispenser des leçons à l'échelle européenne. Et on peut dire que les Néerlandais du Sud ne prennent pas le temps d'enculer des mouches. Zeta en a d'ailleurs fait l'amère expérience (9-0). Au total, 154 buts pour Mark van Bommel et les siens, qui en ont encore passé 6 ce week-end. Des buts en HD, évidemment.


Chelsea : 134 buts

Chelsea, c'est une année 2012 un peu dingue. Une année complètement paradoxale, où le club est parvenu à connaître trois entraîneurs sur son banc, et a tout de même remporter deux trophées, dont le plus prestigieux d'Europe, la Ligue des champions. Si les jours n'ont pas toujours été roses pour André Villas-Boas, Roberto Di Matteo et Rafael Benítez, les Blues ont toujours pu s'appuyer sur une attaque de feu. Et ce, grâce à quelques jolis cartons inscrits par-ci par-là, contre Tottenham (5-1), QPR (6-1), Wolverhampton (6-0), Manchester United (5-4), Nordsjælland (6-1) ou encore Aston Villa (8-0), dimanche. Comme quoi, Chelsea n'est pas seulement une équipe qui a « mis un bus devant ses cages » au Camp Nou. Elle est aussi une équipe qui attaque. Et pourtant, on ne peut pas dire que Fernando Torres ait été, cette année, le plus affuté des attaquants. Même si ça va mieux, hein...

Bayern Munich : 126 buts

« Tooooooor für den FC Bayern München ! Mit der Nummer 33, Mario… » - « GOMEZ !!! » Combien de fois a-t-on entendu cette réplique du speaker de l'Allianz Arena l'an dernier ? Et puis, quand Gómez n'y est pas, un autre Mario (Mandžukić) est là pour le remplacer. Toutefois, derrière l'attaquant de pointe du Bayern (quel qu'il soit), il ne faut pas oublier tous ceux qui font le taf derrière : Schweini et Kroos, et leurs grosses frappes, Franck Ribéry, Arjen Robben, voire l'improbable Thomas Müller. La bonne résolution du Bayern pour l'année prochaine, on la connaît : marquer des buts, certes, mais marquer des buts pour remporter des titres. C'est toujours mieux que se retrouver la queue entre les jambes, en train de regarder les autres célébrer.


Kalju : 123 buts

Des gros cadors, oui, mais pas seulement. Dans le championnat estonien, tournoi où l'on retrouve régulièrement de sacrés records (en 2011, Čekulajevs, attaquant de Trans, avait inscrit 46 buts en championnat), il y a également une équipe qui a marqué plus de buts que Messi. Il s'agit de Kalju, club sacré champion d'Estonie 2012 il y a quelques semaines. Kalju vante une différence de buts de +89 et a réussi l'exploit d'inscrire neuf buts à deux reprises en championnat (9-0 contre Kuressaare, 9-1 face à Viljandi). Bon, d'accord, le niveau du championnat estonien n'est pas franchement comparable aux championnats majeurs, mais la performance de Kalju est tout de même notable. Un club que l'on retrouvera en juillet prochain, au tour préliminaire de la Ligue des champions. Et qui se fera éliminer par Helsingborgs.

Celtic Glasgow : 122 buts

Le Celtic. Mais si, vous savez, cette équipe qui a joué à 18 en défense contre le Barça (titulaires + remplaçants) et qui a marqué en contre sur ses deux attaques. Bah, figurez-vous que ce Celtic, mine de rien, a claqué 118 buts en 2012. Dont trois contre le Barça, donc. Champion d'Écosse en juin dernier, actuel leader du championnat (en même temps, sans les Rangers, c'est plus simple), le Celtic a pourtant la particularité de ne pas avoir un buteur qui plante but sur but. Cette saison, ses meilleurs strikers en championnat se nomment Hooper, Wanyama et Watt (le bourreau des Catalans) avec seulement 5 pions inscrits. Comme quoi, on peut marquer pleins de buts sans avoir un type qui marque la moitié de vos réalisations.


Borussia Dortmund : 116 buts

« Ouah, c'est trop beau, le Borussia, ils sont trop forts, cette année je vais être pour eux, ils marquent plein de buts et en plus ils jouent trop bien ! » On se calme. Oui, ça joue bien, ça marque beaucoup de buts, mais il faut l'avouer : Robert Lewandowski est un sacré croqueur, Mario Götze a créé 25 occasions par match et personne n'a pris le soin de marquer Shinji Kagawa à la culotte. Du coup, ça permet à des mecs comme Jakub Błaszczykowski ou Lukasz Piszczek (essayez donc de réécrire ces deux noms sans faire de copier-coller) de surgir de nulle part et de planter des buts inespérés, et à un Mats Hummels et/ou un Neven Subotić de dominer tout le monde sur corner. Et en plus, ils ont pris un Marco Reus cette année. Encore un mec qui va marquer. Mais qui va aussi beaucoup tirer à côté.

Shakhtar Donetsk : 111 buts

Cette année, le Shakhtar n'a pas perdu beaucoup de matchs. Trois, très exactement, contre Chelsea, l'Arsenal Kiev et la Juventus. Mais surtout, l'équipe de Lucescu a marqué beaucoup de buts, devenant même expert en manita. Une jolie stat : sur les 111 buts inscrits par les Mineurs en 2012, 61 l'ont été par des joueurs brésiliens (55%). La gâchette arménienne, Mkhitaryan, a également contribué à ce joli score, avec 25 buts inscrits (22,5%). Bref, un joli cocktail offensif, que l'on retrouvera avec plaisir en Ligue des champions. D'ailleurs, si cette double confrontation Shakhtar Donetsk-Borussia Dortmund n'offre pas un festival de buts, c'est que l'on ne capte plus rien au football.


Manchester United : 109 buts

Manchester United triche. Les Red Devils ont eu une dérogation pour avoir le droit de jouer des rencontres qui durent plus de 90 minutes quand ils ont un ou deux buts de retard. Paraît qu'on appelle ça le « Fergie Time ». En 2012, sept buts inscrits après la 90e minute, le plus récent face à Manchester City. N'empêche, il vaut mieux rester dans les tribunes dans ces moments-là, plutôt que d'aller au pub d'à côté pour s'enfiler des pintes ou encore essayer de rentrer chez soi avant les bouchons. Car depuis un petit moment, on ne compte plus le nombre de buts inscrits au cours des dernières secondes de jeu par la bande de Wayne Rooney. Des résultats nuls obtenus à l'arrache, des victoires à la sueur du front qui ont permis à l'Unité de gagner moults titres ces dernières saisons. Malheureusement, pour le championnat, ce fut un peu ric-rac. En mai dernier, le « Fergie Time » était resté à Manchester, mais pour sacrer City.

Atlético Mineiro : 106 buts

Les Brésiliens trichent (aussi). Pour être sûrs de marquer tout plein de buts, ils jouent deux championnats. Dans le Mineiro, l'Atlético du même nom s'est baladé - ne concédant qu'une petite défaite - grâce notamment à Ronaldinho, Bernard et André, qui a trouvé chaussure à son pied. En Série A, les gars de Belo Horizonte ont longtemps cru tenir la corde, mais le départ de Ronnie et les deux séries de quatre matchs sans victoire leur a fait du mal. Du coup, le « Flu » les a grippés, privant le club du Minais Gerais d'un deuxième titre national après 1971. Tout plein de buts, mais pas de titre à la fin : l'Atlético devrait penser à des jumelages avec le PSV, MU et le Bayern.


Ils en ont aussi marqué plus de 90 : Atlético Madrid (107), Juventus et Benfica (104), PSG (103), Manchester City (99), Napoli (98)...]]>
<![CDATA[Les leçons tactiques de l'Atlético Madrid]]> text/html fr SO FOOT En un peu plus d'un an, Diego Simeone a fait de l'Atlético Madrid un gros poisson en Espagne et en Europe. Solide second en Liga, l'Atlético devrait enfin retrouver la Ligue des champions la saison prochaine. Et si El Cholo a remporté l'Europa League et la Supercoupe d'Europe, sa plus grande victoire reste d'avoir donné une identité de jeu à l'Atlético. Laquelle ? « Peu importe la manière, l'essentiel est qu'une équipe joue avec sa propre identité », répètent tous les entraîneurs. Logiquement, cette identité se base sur des éléments très variables :…]]> « Peu importe la manière, l'essentiel est qu'une équipe joue avec sa propre identité », répètent tous les entraîneurs. Logiquement, cette identité se base sur des éléments très variables : certains coachs aiment se fier à la possession de balle, d'autres adorent la conquête des seconds ballons, d'autres veulent jouer de longs ballons sur un point de référence... Dans cet univers, il est difficile d'évaluer l'Atlético Madrid de Diego Simeone, à la fois brillant en contre-attaque et à l'aise avec le contrôle du ballon.

Diego Simeone, un dissident anti-possession en Espagne ?

Pour beaucoup, le point de départ de l'Atlético est Falcao : l'homme capable de marquer des buts sans construction, sans action, sans possession, sans équipe. En Espagne, le Colombien serait-il une sorte d'antidote au tiki-taqua ? Dans l'interview qu'il a donnée à ABC Punto Radio (à lire dans le dernier SO FOOT), Simeone revient longuement sur ses principes de jeu et se défend de n'accorder aucune importance à la possession de balle. Il estime qu'il faut avoir l'effectif adéquat : « Tu dois avoir les joueurs qu'il faut pour jouer de cette manière. Et il est aussi vrai qu'il y a très peu d'équipes qui peuvent se permettre d'avoir beaucoup de possession. Je ne suis pas d'accord quand beaucoup veulent copier les systèmes que l'on voit à la télé. Moi aussi, j'aimerais bien avoir une Ferrari, mais je ne l'ai pas. »

Cholo est loin d'être obsédé par la possession, critère majeur de qualité en Espagne : « Il faut avoir de l'estime et du respect pour toutes les façons de jouer. Prenez l'exemple de Levante, qui joue dans une zone très particulière du terrain. L'important, c'est qu'une équipe sache quelle est sa propre force. » Néanmoins, son Atlético n'est pas Levante : la défense joue relativement haut, Courtois a des consignes pour relancer à la main et les Rojiblancos ne « balancent » pas sur Falcao. Quand il le faut, l'Atlético sait tocar. Impossible de parler de football défensif : à ce rythme, l'Atlético terminerait la Liga avec 89 buts marqués.

Une équipe qui met « mal à l'aise »

Simeone reconnaît volontiers l'influence de Sven-Göran Eriksson, un homme de 4-4-2 : « J'ai eu un grand entraîneur, Eriksson, à la Lazio. Nous avions une grande équipe : Mihajlović derrière, Veron au milieu, Salas, Ravanelli, Mancini, Bokšić... Et Sven-Goran disait toujours : "Plus on a de possession, plus on donne du temps à l'adversaire pour se mettre à l'aise." Et c'est resté dans ma tête. » La ligne conductrice du travail de Simeone sur l'Atlético est la suivante : savoir mettre l'adversaire mal à l'aise, le faire déjouer, le forcer à tomber dans le désordre. Car les Rojiblancos, eux, sont à l'aise quand il n'y a pas de cadre : en quinze matchs, ils ont déjà récolté 40 cartons, et très souvent avec le sourire… En clair, agresser les équipes qui aiment utiliser le ballon, rendre la balle rapidement à celles qui préfèrent attendre derrière, et enchaîner rapidement les séquences de jeu quitte à tomber dans un faux-rythme. Rien de surprenant après tout : la spécialité de Diego Simeone a toujours été de rompre l'équilibre du milieu de terrain adverse.

Chelsea se noie dans la recherche d'une possession de balle stérile ? L'Atlético laisse faire. Bielsa se base sur une relance rapide par les côtés ? L'Atlético va venir agresser les latéraux basques jusqu'à déséquilibrer tout le système de l'Athletic. Dans cette configuration, l'équipe de Diego Simeone obtient logiquement des résultats incroyables dans les matchs à élimination directe : entre l'Europa League et la Coupe du Roi, le bilan est de 13 victoires en 13 matchs, 33 buts marqués et 6 encaissés ! Tremble, Ligue des champions… En Liga, l'Atlético a néanmoins connu des difficultés : Levante, Valence et le Real Madrid ont su gêner Simeone en le forçant à « faire » la rencontre, tandis que le Barça a montré qu'un saut de qualité était nécessaire en défense pour jouer parmi les plus grands.

Quels hommes pour quel(s) système(s) ?

Simeone fait confiance au quatuor défensif de la saison passée (Juanfran, Miranda, Godín, Filipe Luis), et surtout à sa paire de milieux défensifs : Gabi et Mario Suárez. « Ils impriment le rythment d'une équipe. Quand Gabi va bien, quand Mario va bien, quand Tiago va bien, l'équipe fonctionne. » L'an passé, le meilleur Atlético avait été le 4-2-3-1 avec Falcao soutenu par Arda Turan, Diego et Adrian. Mais le départ de Diego a laissé un vide : « Dans notre effectif actuel, nous n'avons pas réussi à retrouver les caractéristiques de Diego. » Dans l'axe, on retrouve en alternance Arda et Raúl Garcia, revenu d'une grosse saison avec Osasuna. Sur le côté, le Canterano Koke s'est imposé devant Cristian Rodríguez. Et si Emre déçoit (3 titularisations), la pépite Oliver Torres ne semble pas encore dans les plans du Cholo.

Mais la superbe forme de Diego Costa (17 matchs, 7 buts) tend à modifier le système en 4-4-2 (ou 1-1), au détriment d'Adrian (13 matchs, 1 but). D'une, l'Espagnol n'a pas eu de présaison et peine physiquement. De deux, le pressing, les courses et le sens du jeu du Brésilien sont l'une des raisons de l'épanouissement continu de Falcao (15 matchs, 19 buts), qui n'a toujours pas eu besoin de disputer la moindre minute européenne. Simeone a un plan de saison bien précis : « L'Atlético joue combien de matchs dans la saison contre le Real et le Barça ? Quatre, n'est-ce pas ? Cela veut dire que nous devons gagner les trente-quatre autres pour espérer gagner le titre. » Ils en sont à douze victoires sur quatorze. Mais même avec vingt victoires, l'Atlético n'aurait « que » 97 points, et finirait deuxième. Cruelle Liga.

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<![CDATA[Le Barça gifle l'Atlético]]> text/html fr SO FOOT Vainqueur 4 à 1 de son dauphin, le Barça continue son parcours de santé en Liga. Messi a encore inscrit un doublé et a éclipsé Falcao, beaucoup trop seul face à la puissance collective des Catalans. FC Barcelone - Atlético Madrid : 4-1 Buts : Adriano (36e), Busquets (45e) et Messi (57e, 87e) pour le Barça ; Falcao (31e) pour l'Atlético Quatre…]]> FC Barcelone - Atlético Madrid : 4-1
Buts : Adriano (36e), Busquets (45e) et Messi (57e, 87e) pour le Barça ; Falcao (31e) pour l'Atlético

Quatre ans, que le Barça et le Real règnent sur la Liga. De quoi franchement se lasser. Alors ce soir, petite révolution, l'Espagne changeait de Clásico. Barcelone contre Madrid, le 1er contre le 2e, mais la capitale dans la peau d'un autre représentant. L'Atlético Madrid. Auteurs d'un excellent début de saison, mais frustrés par leur contre-performance dans le derby madrilène, les Colchoneros voulaient marquer un gros coup au Camp Nou. Ils y ont cru l'espace d'une demi-heure. Le temps dont a bénéficié Falcao pour s'amuser avec la défense barcelonaise. Le temps dont a eu besoin la machine catalane pour se mettre en route. Adriano, excellent, a sonné la révolte, et Messi a plié les débats en seconde période. Mais en Catalogne, l'Argentin n'est pas le seul à battre des records. En étant aligné pour la 387e fois avec le maillot du Barça, Xavi a dépassé Migueli et est devenu le joueur du FC Barcelone ayant le plus de titularisations à son actif. Et il vient de prolonger jusqu'à 2016. Décidément, tout va bien pour ce Barça.

Messi-indépendance

Ni Vilanova ni Simeone ne révolutionnent leur onze type au coup d'envoi. 4-3-3 côté catalan, avec Adriano plutôt que Dani Alves au poste d'arrière droit, et Alexis plutôt que Villa (remplaçant pour la 4e fois d'affilée en championnat) devant. 4-4-2 pour les visiteurs, avec la paire Falcao-Diego Costa aux avant-postes. Particulièrement mordants, les Colchoneros n'ont besoin que de 5 minutes et d'une tête sur le poteau de Falcao pour faire passer leur message. Ils sont venus pour gagner. Le Barça, lui, tente de mettre en place sa tactique du boa. Tourner inlassablement autour de sa proie, l'endormir, l'épuiser. Oui, sauf que jusqu'à nouvel ordre, le roi de la jungle, ce n'est pas le serpent, mais le tigre. Et l'Atlético en compte un beau dans ses rangs. D'une grosse accélération, Falcao jette un premier froid dans la charnière catalane, mais le Colombien échoue face à Valdés. La deuxième est la bonne. Sur une perte de balle de Messi, l'ancien de Porto met dix mètres à Busquets et compagnie et, d'une délicieuse balle piquée du gauche, éteint le Camp Nou (31e). Falcao fait peur, et Messi n'y est pas. Mais la force de ce Barça, c'est de ne pas être Messi-dépendant. Alors Adriano refait le coup de la frappe lucarne opposée (comme contre Valence), du gauche cette fois-ci (36e), et Busquets feinte, puis fusille Courtois et envoie les siens se reposer avec l'avantage (45e).

Messi quand même

Bien en place, plus dangereux, mais menés au score, les Madrilènes ont pris un coup sur la tête. La paire Iniesta-Alexis, impressionnante dans les petits espaces, fait sérieusement pencher le jeu catalan à gauche. L'Atlético ne touche plus la balle. Falcao est isolé, sans munition. Pour y remédier, Simeone change de dispositif. Adrian et Tiago font leur entrée et les Rouge et Blanc passent en 4-5-1. Mais le Barça a pris le dessus et récite trop facilement son football. Messi touche son premier ballon exploitable, et le met au fond (57e). Son 19e but face aux Colchoneros, sa cible favorite. Le coup de massue. L'Atlético est asphyxié, sans idée, sans solution. Et sans le ballon. Falcao en aperçoit un, mais Adriano, dans tous les bons coups, le lui enlève du bout du pied. Le match s'est éteint. Il n'y a plus de duel, plus de suspense. Alors Messi en profite pour chiffrer, tant qu'à faire. L'Argentin récupère la balle après une talonnade foireuse de Godín et s'offre son 90e but de l'année. Avant de recevoir le bref câlin d'un supporter. Neuf points d'avance sur son adversaire du soir, 13 sur le Real Madrid. Plus encore que sous Pep, le Barça marche sur cette Liga.]]>
<![CDATA[En direct : FC Barcelone/Atlético Madrid (4-1)]]> text/html fr SO FOOT En Espagne aussi, ce soir c'est choc entre le leader et son dauphin. Sauf que là-bas, le FC Barcelone peut, en cas de victoire face à l'Atlético, tuer tout suspense pour la suite du championnat. En mettant toute concurrence à minimum neuf points. ]]> ]]> <![CDATA[Barça-Atlético, dernière journée de Liga]]> text/html fr SO FOOT Seul aux manettes de la Liga, le Barça peut dès ce dimanche tuer tout suspense en battant l'Atlético. De son côté, le Real s'avance sans aucune certitude face à l'Espanyol. Ou comment définitivement tirer un trait sur l'intérêt de ce championnat. Ce dimanche, la Liga n'aura d'yeux que pour Barcelone et Madrid. Jusqu'ici rien de bien étonnant : depuis 2004 et le titre du FC Valence, seul Villarreal en 2008 avait réussi à s'intercaler entre les…]]> Ce dimanche, la Liga n'aura d'yeux que pour Barcelone et Madrid. Jusqu'ici rien de bien étonnant : depuis 2004 et le titre du FC Valence, seul Villarreal en 2008 avait réussi à s'intercaler entre les deux mastodontes. Non, la nouveauté dans cette quinzième journée est ailleurs. D'une part, en deux heures, le championnat espagnol offrira une double confrontation entre capitales castillane et catalane. À l'heure des tapas et des cervezas, un Real Madrid pas vraiment au mieux attend un Espanyol au fond du seau. 90 minutes plus tard, le Camp Nou accueille, lui, le choc entre le premier et son actuel dauphin. Et à ne pas s'y tromper, ce FC Barcelone-Atlético de Madrid est peut-être bien le dernier choc de ce millésime 2012-2013. Une aberration alors qu'il reste encore quelque 23 journées à jouer et 69 points à délivrer ? Pas tant que cela : car si les Blaugrana donnent la leçon aux Colchoneros, ils pourront profiter de leur dinde aux marrons avec neuf points d'avance sur le second. Et onze sur l'ennemi héréditaire du Real Madrid. Il n'y a bien qu'en Catalogne que cela fait rêver…

Le Real, dernier centre d'intérêt

Car le bonheur du Barça ne coïncide que trop avec le(s) malheur(s) du Real Madrid. Alors que depuis deux ans les maîtres du Clásico s'étaient livré une guerre sans merci, la cuvée actuelle semble déjà jouée. En février dernier, la Pep team avait beau laissé imaginer une remontée folle pour combler ses dix points de retard, personne n'évoque actuellement un scénario inverse. Pour Pablo Polo, journaliste spécialisé du Real Madrid à Marca, « il est clair que ça devient de moins en moins intéressant. Il y a bien l'Atlético qui essaye de se mêler à la lutte, mais il ne faut pas rêver, ce n'est pas la même saison que l'année dernière. Heureusement, il y a toujours le Real Madrid pour redonner un zeste d'intérêt à la Liga avec ses dernières défaites et sa crise permanente. » Certes pro-madridista, Marca ne se fait plus d'illusion sur le sort de la Liga, mais continue à se gargariser des remous de la Casa Blanca. De l'avis de tous, cette agitation en interne y est pour beaucoup dans le solo barcelonais.

Depuis le début de saison, les évènements n'ont pas manqué. Tristesse de Cristiano, conflits entre les gentes hispanique et portugaise dans le vestiaire, imbroglio avec la Fabrica… Les Unes tapageuses se sont succédées et, forcément, ces moments polémique riment avec un homme, Mourinho. Avec la Liga en poche, le Special One pensait avoir le champ libre pour élargir son domaine d'activité. Un champ qui avait déjà pris ses aises avec le licenciement de Jorge Valdano en mai 2011. Sauf que le Real Madrid n'est pas l'Inter ou Chelsea. L'institution y est plus omnipotente que dans n'importe quel autre écusson. Et même José, aussi puissant soit-il, doit se soumettre au poids du Santiago Bernabéu. Avec une nouvelle défaite en Coupe du Roi cette semaine à Vigo (2-1) – la sixième cette saison, soit plus que l'année dernière – certains promettent déjà la tête de José. Hier, Florentino Pérez y est donc allé de son sempiternel éloge officiel : « José Mourinho est le meilleur entraîneur du monde. » Toujours un très bon signe, hein.

Si Tito battait les records de Mourinho…

Face à ce pétrin madrilène, les exploits du Barça en passeraient presque inaperçus. Presque, car jusqu'au sept janvier prochain, les yeux catalans ne sont rivés que vers le Ballon d'or et le quatrième sacre de Lionel Messi. Le lutin de poche, avec ses 88 buts en 2012, écrase certes la concurrence individuelle, son Barça explose, lui, tous les records collectifs. Avec le meilleur départ de l'histoire de la Liga – 43 points sur 45 possibles – le Mes est bien parti pour ravir un record vieux de… quelques mois. « Normalement, le Barça devrait remporter la Liga. En tout cas, ça ne fait guère de doute au sein de la rédaction. L'enjeu est ailleurs : savoir si ce Barça de Tito peut battre le record du Real de Mourinho l'année dernière », lâche Pablo Polo. Arithmétiquement parlant, le Barça est en tout cas en bonne voie. Pour rappel, les Merengues avaient fini la saison dernière avec cent points au compteur et 121 pions inscrits. Pour le moment, le club culé n'en est pas loin (43 points et 50 buts en 15 journées). Se battre contre les chiffres plutôt que face à un rival, voici la triste réalité de ce Barça. À moins que l'Atlético… En vrai, tout le monde l'espère, mais personne n'y croit.]]>
<![CDATA[Top 100 : Buts de légende (80 à 71)]]> text/html fr SO FOOT Ils sont beaux (souvent), moches (parfois), émouvants (toujours), importants (quand même), futiles (donc utiles), impossibles (et pourtant), voire contre leur camp (une pensée pour Escobar), et vont se découvrir sur SoFoot.com au fil du mois de décembre. Ou s'il ne devait rester que 100 buts, pour autant d'histoires qui racontent la même chose : le football. 80. Vata Matabnu Garcia : Benfica - Olympique de Marseille (Coupe des clubs champions, 4 avril 1990, 2-1) Il est assis quelque part à droite de la « Main de Dieu ».…]]> 80. Vata Matabnu Garcia : Benfica - Olympique de Marseille (Coupe des clubs champions, 4 avril 1990, 2-1)
Il est assis quelque part à droite de la « Main de Dieu ». Vata, ou l'avant-bras du diable. Cet avant-bras qui fera dire à Bernard Tapie : « Ce soir moi j'ai compris que le football ne se gagnait pas seulement sur le terrain... on ne m'y reprendra plus ». Avec une mauvaise foi propre à tous les génies du braquage, le Ronnie Biggs de Benfica continue, lui, à plaider une reprise de l'épaule. Vata Matanu Garcia n'avait pas de défaite aux Malouines à venger, juste une demi-finale à gagner. Et il l'a plutôt bien fait.

79. Paolo Di Canio : West Ham - Wimbledon (Premier League, 26 mars 2000, 2-1)
Les commanditaires d'opérations paramilitaires font parfois dans la finesse. Le rugueux Paolo Di Canio, réputé pour son football tout en testostérone et en grosse paire de couilles, l'a démontré un jour de printemps 2000, lors d'un match contre Wimbledon. Le Romain, déjà connu pour ses sympathies, disons, fascisantes, est alors excentré dans la surface de réparation adverse, sur le côté gauche quand il reçoit le ballon. Un contrôle orienté suivi ou un crochet extérieur ? Une remise de la tête ? Ce genre d'arabesque appartient aux faibles, ou aux otaries. Les chefs de guerre préfèrent les ciseaux, et les frappes léchées de l'extérieur du pied droit expédiées dans le petit filet opposé. La guerre n'est pas qu'une affaire de gros chars.

78. Wayne Rooney : Manchester United - Manchester City (Premier League, 12 février 2011, 3-2)
Peu importe que Rooney vienne d'effacer le record du nombre de buts marqués dans un derby de Manchester autrefois détenu par Bobby Charlton. Car après tout, les records sont faits pour être battus et celui-là tombera sûrement un jour. En revanche, personne ne détrônera jamais Lil Wayne s'il devait y avoir une hiérarchie esthétique des cachous plantés entre Citoyens et Unifiés. Compte tenu de l'enjeu et du contexte - on se souvient des rumeurs de l'automne précédent envoyant Wazza chez le voisin lors de son caca nerveux pour gagner un max d'oseille -, ce ciseau inscrit le 12 février 2011 a permis au numéro 10 mancunien de marquer l'histoire de la Premier League à tout jamais. Et tant pis s'il frappe en réalité le ballon du tibia.

77. Jay-Jay Okocha : Bordeaux - PSG (Championnat de France, 8 aout 1998, 3-1)
Après une Coupe du monde 98 enflammée par ses dribbles venus d'ailleurs, Jay-Jay Ockocha débarque en Ligue 1 un quart d'heure avant la fin du match d'ouverture. Deux minutes et deux joueurs dans le vent plus tard, il catapulte une tête nucléaire des 35 mètres directement dans la lucarne d'Ulrich Ramé. Paris s'incline 3-1 à Bordeaux mais laisse un goût tout autre en bouche. Avec Jay-Jay à la baguette, cette saison s'annonce torride au Parc des Princes. Elle le sera, plus que de raison. Trois coachs usés en une poignée de mois et une neuvième place à la clé. Le pire bilan de l'ère Canal+.

76. Hans-Georg Schwarzenbeck : Atlético Madrid-Bayern Munich (Finale de la Coupe des clubs champions, 15 mai 1974, 1-1)
La finale de la C1 1974 oppose l'Atlético au Bayern de Gerd Müller et Beckenbauer. 0-0 après 90 minutes : prolongation. À la 114e, Luis Aragones marque sur coup franc et croit faire entrer les siens dans le cercle très fermé des plus grands clubs au monde. Cinq minutes s'écoulent. L'arbitre a le sifflet aux lèvres, l'Atlético a le ballon, le chrono indique 120. C'est fini ? Non, un Rojiblanco oublie de dégager le ballon. Interception. Tic, tac, le destin se met en marche : Schwarzenbeck prend le ballon, regarde l'Histoire dans les yeux et lance un coup de fusil imparable de trente mètres. 1-1. L'Atlético perd le replay (0-4), et finit finaliste. Deuxième. Loser. Jamais un but n'avait si bien raconté l'histoire d'un club... Interrogé il y a peu sur ce but, Luis Aragones soupire longuement, et déclare : « J'espère que Dieu s'en rappelle… ».


75. Mohammed Ali Amar dit Nayim : Saragosse Arsenal (Finale de la Coupe des coupes, 10 mai 1995, 2-1)
Finale de Coupe des coupes 1995 au Parc des Princes, Arsenal et Real Saragosse se dirigent tout droit vers les tirs au but (1-1). Le milieu de terrain Mohammed Ali Amar dit Nayim n'a pas tellement envie de s'emmerder avec le destin et la loterie. Alors quand il récupère la gonfle sur le côté droit du milieu de terrain à la 120e minute du match, il n'a qu'une idée en tête : lober David Seaman. Dans les dernières secondes du match, le mec enchaîne un contrôle poitrine frappe du droit type chandelle. Deux secondes plus tard, l'ogive est dans les filets anglais. Emballez c'est pesé. « Je pouvais faire la passe à un coéquipier mais j'ai vu David Seaman avancé et j'ai préféré tirer. J'ai été très chanceux. Je suis heureux car il s'agissait de mon premier but contre les Gunners après une douzaine de matchs contre eux. C'est un moment spécial pour un ancien joueur de Tottenham ». Bien entendu, en collant un pruneau de 40 mètres dans le money-time d'une finale de Coupe d'Europe, Nayim est passé à la postérité.

74. Paolo Maldini : Liverpool - AC Milan (Finale de la Champions, 25 mai 2005, 3-3, 3-2 a.p.)
Paolo Maldini a disputé 647 matchs avec l'AC Milan. Combien de tacles a-t-il effectué ? Combien de récupérations ? Combien de coups d'épaule ? Probablement des milliers : c'était là son métier. Des buts, en revanche, Paolo, avec ses beaux yeux verts, en a inscrit 29. Comme tous les défenseurs, l'Italien doit sans doute les avoir précisément en mémoire. Le plus beau fut inscrit d'une reprise du pied droit, un jour de 2005, lors de la Finale de Champions League contre Liverpool. Le plus beau, mais aussi le plus triste : ce jour-là, Paolo ne souleva pas les grandes oreilles. La beauté, parfois, n'a pas de cœur.

73. Rodrigo Palacio. Boca Junior - Argentinos Juniors (Championnat d'Argentine, 12 mars 2009, 3-0)
Il y a des buts pour le tableau d'affichage, d'autres pour le peuple. En mars 2009, le nouveau sélectionneur Diego Maradona critique publiquement Riquelme, qui annonce sur le champ sa retraite internationale. Il y a désormais une idole de trop au sud du Rio de la Plata. La Bombonera se charge du règlement de compte. « La sélection peut aller voir la pute qui l'a enfantée », chante le stade. Pour prouver aux hinchas qu'ils ne se sont pas trompés de héros, Roman amorce d'une talonnade le plus beau but de la saison, devant la loge vide de Maradona et une banderole : « Quel dommage Maradona, tu as quitté Boca ».

Les tribunes

72. Helmut Rahn, Allemagne - Hongrie (Finale Coupe du monde, 4 juillet 1954, 3-2)
Héros fondateur de la toute jeune RFA ou fossoyeur de la plus belle équipe qu'il a été donné de voir pour le reste de la planète, Helmut Rahn est l'homme qui change le destin de deux pays d'une frappe croisée du gauche. Depuis ce 4 juillet 1954 à Berne et cette 84e minute, la Hongrie de Puskás tient du paradis perdu et injustement battu (la boue, les vissés Adidas des Allemands, le but refusé pour hors-jeu au Major, la boîte à pharmacie du père Herberger) qui accepte tout ce que le foot compte de romantiques traumatisés. Dans le fond, l'histoire est plus belle quand elle est écrite par les perdants. L'histoire du gagnant, elle, sera racontée dans un film, «Le miracle de Berne » , vu par plus de quatre millions d'Allemands en 2003. Helmut Rahn gagne toujours à la fin.

71. Christophe Dugarry, France - Afrique du Sud (Coupe du monde, 12 juin 1998, 3-0)
« Copain de Zizou », surnom à la con – « Dugâchis » -, moqueries : les histoires de désamour font mal, en général. Face à l'Afrique du Sud, en ouverture de la Coupe du monde made in France, l'humiliation semble continuer pour Christophe Dugarry. Une occase vendangée et surtout une passe ridicule dans le vide. Puis ce but salvateur, sur un corner de… Zidane. Poteau rentrant, avant d'entamer une course folle, la langue tirée, comme dans une cour de récré. Dans Les Yeux dans les Bleus, Duga résumera ses sentiments au moment de célébrer son pion : « De la joie, et de la haine. Dans la tête, je me dis : ‘Putain, je vous ai tous niqués.' Dans les tribunes, tu vois ces putain de journalistes… De la haine, tu vois. Quand t'es en transe, dans un état second, t'es capable de faire n'importe quoi. » Oui, oui, le même mec qui, quatorze ans plus tard, tapera sur les doigts du polisson Samir Nasri.

À lire : Top 100 - Buts de Légende - 90 à 81
À lire : Top 100 - Buts de Légende - 100 à 91


Pour les fous furieux, un forum spécial est ouvert, ici.

Rendez-vous demain à 14h pour la suite du top 100 des buts de légende avec les réalisations classées du numéro 70 à 61...]]>
<![CDATA[Top 10 : Quintuplés, voire un peu plus… ]]> text/html fr SO FOOT Dimanche, Falcao a inscrit un quintuplé. Ouais, cinq buts, comme ça, dans le même match. Si la performance du Tigre est remarquable, elle n'est pas unique. Ils sont plusieurs, avant lui, à avoir réalisé l'exploit d'humilier le gardien adverse cinq fois, parfois même plus. Beaucoup plus. 10. Falcao : Atlético Madrid/La Corogne : 6-0 (15e journée de Liga, 9/12/2012) Dans un monde parallèle, où l'Argentine et le Portugal n'existeraient pas, Radamel Falcao serait…]]> 10. Falcao : Atlético Madrid/La Corogne : 6-0 (15e journée de Liga, 9/12/2012)
Dans un monde parallèle, où l'Argentine et le Portugal n'existeraient pas, Radamel Falcao serait peut-être le Ballon d'or 2012. Ou pas loin, en tout cas. Pétri de maîtrise, de classe et de puissance, le Colombien de l'Atlético Madrid tient un rythme renversant depuis six mois : vainqueur de la Ligue Europa et de la Supercoupe d'Europe, et 16 buts en 14 matchs de Liga. Encensé par la terre entière, El Tigre signera l'été prochain chez un monstre européen et rejouera, donc, la Ligue des champions. Miam. Sinon, dimanche, Falcao en a mis cinq contre La Corogne (victoire 6-1 des Colchoneros). Une première depuis Fernando Morientes en 2002.


9. Abdul Waris : Häcken/Norrköping : 6–0 (10e journée d'Allsvenskan, 16/05/12)
Abdul Waris a 21 ans et du beau football dans les pieds. L'année dernière, le Ghanéen était la coqueluche du championnat suédois, dont il termina meilleur buteur avec 23 réalisations. Et s'il y a un match qui lui a permis de rafler le titre de « pichichi », au pays des Krisprolls, c'est bien celui contre Norrköping, lors de la 10e journée, en mai dernier. Trois têtes et deux pieds droits qui font mouche, ça fait cinq. C'est le quintuplé et c'est beau. Jugé très prometteur, le garçon vient de signer, il y a un mois à peine, au Spartak Moscou. On aura sûrement l'occasion d'entendre à nouveau ce nom : Waris.


8. Pablo Escobar : The Strongest/Club Aurora : 7–2 (18e journée de la Primera Division, 25/11/2012)
Il y a deux semaines, Pablo Escobar a fait parler de lui en Bolivie. Son homonymie avec le mondialement célèbre trafiquant de drogue est troublante, mais le joueur du Strongest est juste un buteur-né. Contre Aurora, le joueur du club de La Paz réussit un sextuplé pour une victoire 7–2 ! Un succès qui conforte The Strongest, champion en 2011, en tête du championnat. Cet Escobar deale des pions. Et les sert bien.


7. Jermain Defoe : Tottenham/Wigan : 9-1 (13e journée de Premier League, 22/11/2009)
Il s'agit de la deuxième plus large victoire de Tottenham en championnat de son histoire (un 9 – 0 en 1977 restant indétrônable). 1-0 à la pause pour les Spurs grâce à Peter Crouch. Au retour des vestiaires, les Latics se font lacérer à l'éperon : huit buts encaissés en quarante minutes ! Jermain Defoe est l'auteur de cinq d'entre eux, dont un triplé en six minutes pour le 4-0. L'international anglais, bien aidé par Aaron Lennon, frôle la perfection. Il finira meilleur buteur de Tottenham (24 unités) cette saison.


6. Afonso Alves : Heerenveen/Heracles : 9–0 (6e journée d'Eredevise, 07/10/07)
Octobre 2007, au Pays-Bas. En ce début de saison, un joueur est particulièrement attendu : Afonso Alves, joueur d'Heerenveen. Il faut dire que le gars a la pression, il a fini le dernier exercice meilleur buteur, avec 34 pions, en 31 matchs. Seulement, on juge un joueur sur sa deuxième saison, celle de la confirmation comme on l'appelle. Lors de la sixième journée, le Brésilien met fin au suspense, l'équipe d'Heracles s'en souvient encore. Heerenveen s'impose 9-0, en grande partie grâce à Alves qui plantera sept pions. Du jamais vu en Eredevise.


5. Dimitar Berbatov : Manchester United/Wigan : 7–1 (15e journée de Premier League, 27/11/2010)
Cet après-midi-là, Blackburn joue les victimes. Invisibles aux duels, les Rovers sont aussi fermes que des quenelles et finissent par suffoquer. Le censeur de Manchester se nomme Dimitar Berbatov. Par cinq fois, le Bulgare trompe un Paul Robinson criblé. Passe en retrait foirée, billard dans la surface et grosse frappe, le 9 rouge est le roi. Nani, Park Ji-sung et Man U profitent de l'open bar pour se hisser en tête de la Premier League. Et devenir champion six mois plus tard pour la dix-neuvième fois, laissant Liverpool à dix-huit titres. Berbatov est, quant à lui, le premier étranger à inscrire cinq « goals » en Angleterre. Une saison his–to-rique !


4. Andy Cole : Manchester United/Ipswich Town : 9–0 (X journée de Premier League, 04/03/95)
Certes, il a été égalé depuis, mais le premier à avoir planté cinq buts, dans un match de Premier League, c'est lui, Andy Cole. En mars 1995, le jeune Andy, alors âgé de 24 berges, vient tout juste d'intégrer l'équipe de Sir Alex. Arrivé à peine deux mois auparavant, l'Anglais ne se gène toutefois pas pour éblouir Old Trafford de sa classe. En effet, face à Ipswich, Cole frappe fort, cinq fois. Plutôt pas mal pour commencer une aventure dans un nouveau club, non ?


3. Archie Thompson : Australie/Samoa américaines : 31–0 (match de qualification pour la Coupe du monde 2002, 11/04/01).
Dans la zone Océanie, la seule équipe qui tient la route, footballistiquement parlant, c'est l'Australie. Du coup, quand les Australiens affrontent des adversaires tels que les Fidji ou les Tonga, bah ils se baladent. Mais ce 11 avril 2001, en match de qualification pour la Coupe du monde 2002, le mot « balader » est trop faible pour décrire la victoire des Socceroos face aux Samoa américaines. 31-0, tel sera le score sur le tableau d'affichage, à la fin de la rencontre. Des pions en cascade, une aubaine pour un avant-centre. Archie Thompson ne se fera d'ailleurs pas prier. Par 13 fois, l'attaquant humiliera le portier adverse. Un record, dans une rencontre internationale. Et celui-là, Messi n'est pas prêt d'aller le chercher.


2. Lionel Messi : FC Barcelone/Bayer Leverkusen : 7–1 (8e de finale retour de la Ligue des champions, 07/03/12)
Forts de leur succès 3-1 au match aller, en Allemagne, les Barcelonais sont plutôt sereins au moment d'accueillir le Bayer Leverkusen, pour ce huitième de finale retour de la Ligue des champions. Seulement, ce que personne ne sait, c'est que Leo Messi a une petite idée derrière la tête. Nous ne sommes qu'en mars 2012, certes, mais La Pulga se dit que c'est la bonne année pour taper le record de Müller. Du coup, l'Argentin y va fort, très fort. Dans la nuit barcelonaise, par cinq fois il enverra la gonfle caresser les filets adverses. Un quintuplé historique, le premier en Ligue des champions. Un homme de records, assurément...


1. Oleg Salenko : Russie/Cameroun : 6-1 (troisième match du groupe B de la Coupe du monde, 28 juin 1994)
Née en juillet 1992, la sélection russe participe à son premier Mondial en 1994. Battus par le Brésil (futur champion) et la Suède, les joueurs de Pavel Sadyrin ont l'occasion de partir fiers des USA. Face à un Cameroun toujours en course pour la qualif', Oleg Salenko devient un héros national. Touché par la grâce, l'attaquant de Logrones inflige un calvaire à ses adversaires. D'un opportunisme sans limite, l'attaquant marque cinq buts de suite. Ce qui constitue un record, toujours valide, en Coupe du monde. Si on rajoute celui contre les Scandinaves, ça fait six et il s'offre le titre de meilleur buteur ex-aequo avec Stoichkov. Malheureusement, Oleg n'aura pas la même carrière que le Bulgare...

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<![CDATA[Falcao rugit cinq fois ! ]]> text/html fr SO FOOT Grâce à un Falcao exceptionnel, auteur d'un quintuplé, l'Atlético Madrid a rebondi après sa défaite face au Real, en écrasant La Corogne à domicile (6-0). Martins et Aduriz sont les deux autres héros du jour en Espagne. L'Atlético a semble-t-il bien digéré sa défaite lors du derby madrilène. Frustrés de leur performance au Bernabéu, les…]]> L'Atlético a semble-t-il bien digéré sa défaite lors du derby madrilène. Frustrés de leur performance au Bernabéu, les Colchoneros se sont vengés sur ce pauvre Deportivo La Corogne (6-0), bon dernier du championnat. Diego Costa a mis les siens sur la bonne voie en ouvrant le score, avant de laisser son compère d'attaque tout détruire sur son passage. Du pied, de la tête, sur pénalty (qu'il a lui-même obtenu, évidemment), en force, en finesse, en malice, en touché. Falcao a ébloui le Calderón, démontré une fois de plus qu'il savait tout faire et massacré l'arrière-garde galicienne. Cinq buts, qui font 16. Soit trois de plus que Cristiano Ronaldo. Le Tigre enchaîne les exploits et guide l'Atlético Madrid dans sa spectaculaire ascension. L'équipe de Simeone maintient la distance avec le Real et revient provisoirement à trois points du Barça.

Levante et Martins se régalent

Un peu plus tôt, Levante n'a pas épargné la bande à Caparros (4-0), dont la place sur le banc de Majorque est de plus en plus menacée. Peut-être parce que deux mois et demi sans gagner, ça fait beaucoup. Les Granotes, eux, vont bien, et continuent à régaler leurs supporters. Qualifiés pour les 16e de finale en Europa League, ils sont aussi 6e de cette Liga. L'homme fort, le chouchou de Ciutat, c'est cet Obafemi Martins qui revit en Espagne. Buteur, passeur, omniprésent et plus rapide que jamais, il a foutu un bordel pas possible dans la (fragile) défense majorquine. C'est simple, depuis qu'il est arrivé, le Nigérian tourne à un but tous les deux matchs. À noter qu'avec 43% de possession de balle, Levante a probablement battu son record des deux dernières années.

Aduriz sans pitié pour Llorente

Autre attaquant au top, Aritz Aduriz, l'un des responsables de la sale période que traverse Fernando Llorente, qui n'est même pas entré cet après-midi lors de la victoire des siens face au Celta Vigo (1-0). L'ancien Ché a inscrit, de la tête, l'unique but d'un match qui ne restera pas dans les annales. Son neuvième but en 13 titularisations, mine de rien. Après les deux roustes face au Real et au Barça et l'élimination en C3, l'Athletic devait bien une victoire à San Mamés. Trois points qui permettent aux Basques de remonter tout doucement au classement, et de ne pas être complètement largués dans la course à l'Europe (6 points de retard sur Levante). Pour le Celta, pas passé loin de l'égalisation en fin de match grâce à son Danois Krohn-Delhi, c'est une occasion de s'éloigner de la zone rouge de perdue.]]>
<![CDATA[Prison ferme pour Emre ?]]> text/html fr SO FOOT Emre joue cette saison en Liga, à l'Atlético Madrid. Mais l'année dernière, le gars était en Turquie, au Fenerbahçe. Le 15 avril dernier, à l'occasion d'un match entre Trabzonspor et le Fener, il…]]> Emre joue cette saison en Liga, à l'Atlético Madrid. Mais l'année dernière, le gars était en Turquie, au Fenerbahçe. Le 15 avril dernier, à l'occasion d'un match entre Trabzonspor et le Fener, il avait d'ailleurs croisé la route d'un certain Didier Zokora. Une rencontre pas très distinguée entre les deux joueurs, Emre traitant l'Ivoirien de « sale nègre » .

Le Turc avait alors écopé d'une suspension de deux matchs pour cette insulte à caractère raciste. Oui mais voilà, il semblerait que le néo-Matelassier soit rattrapé par le passé. Un procureur d'Istanbul a, en effet, réclamé une peine de six mois à deux ans de prison ferme pour celui qui compte 87 capes avec la sélection turque.

À l'époque, Emre avait prétexté des paroles regrettables, dites sous le coup de la colère : « Dans le feu de l'action, on dit parfois de mauvaises choses. J'ai utilisé un mot stupide, mais il a aussi été insultant envers moi. Je voudrais m'excuser pour ce que j'ai dit. » L'affaire avait pas mal fait jaser, le Turc n'en étant pas à son coup d'essai. En 2007, alors sous le maillot de Newcastle, Emre avait également insulté trois joueurs de couleur d'Everton.

L'affaire et à suivre, mais en tout cas, l'insulte « dans le feu de l'action » risque bien de lui coûter cher ! ]]>
<![CDATA[Au Real, le derby de Madrid]]> text/html fr SO FOOT Bien aidé par un Cristiano Ronaldo des grands soirs (un but et une passe décisive pour Özil), le Real Madrid remporte le derby de Madrid (2-0). L'Atlético redescend, lui, de son nuage. Real Madrid – Atlético Madrid : 2-0 Buts : Ronaldo (16e) et Özil (66e) pour le Real. Les Ultras Sur avaient fait passer un message. Un tifo…]]> Real MadridAtlético Madrid : 2-0
Buts : Ronaldo (16e) et Özil (66e) pour le Real. Les Ultras Sur avaient fait passer un message. Un tifo fait de drakkars, et une inscription : « Milles batailles, mille victoires ». Un message reçu cinq sur cinq par les joueurs merengues. Après 90 minutes qui n'avaient rien de passionnantes, un Real, au métier, est venu à bout d'un Atlético pas encore au niveau. On attendait monts et merveilles des ouailles de Simeone qui se sont fait dessus face à l'enjeu. Comme tout derby qui se respecte, les rares moments chauds sont venus après de petites altercations. Au final, la casa blanca garde ses onze points de retard sur le Barça, tandis que son voisin perd du terrain sur le leader catalan. Le Real fait donc les affaires du Barça, et l'Atlético tue le peu de suspense d'une Liga qui perd de son intérêt.

Ronaldo au bon souvenir de Courtois
La composition par le speaker des équipes devait donner le ton : savoir si oui, ou non, le Bernabéu allait faire une trêve avec son onze. Et son coach. Au son du « entrenador, José Mourinhooooo », les applaudissements redoublent. Oui, pour ce derbi madrileño, le Real peut compter sur son public. Enfin, pas pour longtemps. Car ce début de match est une purge. Merengues comme Colchoneros ne donnent aucun rythme au jeu. Une léthargie partagée dans l'agressivité : malgré les protestations habituelles de Xabi Alonso, aucun taquet à se mettre sous la dent. Bref, on s'ennuie ferme puisque, après un petit quart d'heure, aucune frappe n'a été tentée. Il faut attendre un débordement de Diego Costa pour enfin assister à une déviation de Falcao. Et une parade de Casillas. Face à cette légère domination rojiblanca, le Real attend un coup franc de son maître artificier pour lâcher un premier tir. Histoire de se rappeler au bon souvenir de Courtois, Cristiano Ronaldo envoie une ogive à mi-hauteur. Ficelle. Comme la saison dernière, CR7 fait oublier la pauvreté du jeu madrilène par un exploit personnel.

Pas rancunier, le Santiago Bernabéu exulte. Mais pas pour longtemps. Car le Real est toujours aussi poussif (pour ne pas dire plus). Pour mettre un peu de piment, Mourinho s'en occupe. Alors que Diego Simeone demande conseil auprès de son adjoint sorti de sa guérite, le Special One sort de ses gonds (et de son banc de touche). Visiblement agacé par l'attitude des coachs rojiblancos, il demande en retour à Karanka de venir taper la pose à ses côtés. Une provocation qui s'installe par là même sur le pré. À ce petit jeu, Diego Costa prend le costume du vicelard et caresse de la tête Sergio Ramos. Un Sergio pas des plus calmes qui, sur une protection de balle, chatouille à son tour Falcao par une belle manchette. L'arbitre assistant, à deux mètres de l'action, ne bronche pas. Et créer une belle polémique. On aurait envie de dire tant mieux. Car c'est bien là le seul spectacle offert par les 22 acteurs. Pour le football, on attendra.

Diego Costa-Sergio Ramos, bis repetita
Après un arrêt à la buvette, les esprits ne se sont pas apaisés. L'Atlético tente bien d'investir le camp merengue, mais rien n'y fait. Le spectacle est ailleurs. Toujours aussi peu concerné par le ballon, Diego Costa essaye, en vain, de gifler son pote d'un soir. Sergio Ramos, à peine effleuré, n'a pas aimé la tendresse du Brésilien et le fait savoir. Heureusement, les pointes du Real ont toujours un œil sur le cuir. Sur l'un de ses seules actions de classe, Benzema dévie en une touche pour Cristiano. Contré sur sa première intention, le Portugais décale un Özil seul au second poteau. Son contrôle est foireux, mais sa frappe termine entre les jambes de Courtois. Le Némo teuton devient fou-fou et embrasse le fanion royal. 2-0, 25 minutes à jouer, le Real plie ce qui reste de suspense.

Le temps suffisant pour un Cristiano vraiment au-dessus, et un Benzema vraiment rentré dans son match, de se faire décisifs. Sur un slalom de la Benz, CR7 envoie son coup franc – détourné par Courtois – sur une barre qui en tremble encore. Enfin, jusqu'à son prochain coup de semence qui, suite à une ouverture du Français pour Özil, termine sur le poteau. Ronaldo tire la gueule, mais le Bernabéu ne lui en tient pas rigueur. La fin de match se résume à quelques chants et un nouveau tifo des Ultras Sur, une énième échauffourée pour Ramos (cette fois avec Godín) et une absence de réaction de l'Atlético. Les Colchoneros ont montré ce soir qu'il n'avait pas encore le niveau pour aller titiller les mastodontes de la Liga. À Madrid, le Real restera toujours roi.]]>
<![CDATA[En direct : Real Madrid - Atlético Madrid]]> text/html fr SO FOOT C'est un derby de Madrid pas comme les autres. Un derby où l'équipe la mieux classée au championnat est l'Atlético. Les Matelassiers réalisent le meilleur début de saison de leur histoire. Le Real est prévenu : le voisin est en forme. ]]> ]]> <![CDATA[Gabi, l'Atlético dans le sang]]> text/html fr SO FOOT Anonyme avant de soulever l'Europa League avec son Atlético Madrid, Gabi est aujourd'hui l'un des meilleurs milieux d'Espagne. Un juste retour des choses tant le capitaine amoureux de ses Colchoneros y est indispensable. Le 9 mai dernier, Gabi est un enfant. Il redevient Gabriel Fernández Arenas, ce minot de Madrid. Brassard au biceps, il soulève fièrement une Europa League conquise de main de maître. Avec son…]]> Le 9 mai dernier, Gabi est un enfant. Il redevient Gabriel Fernández Arenas, ce minot de Madrid. Brassard au biceps, il soulève fièrement une Europa League conquise de main de maître. Avec son Atlético Madrid, il vient de balayer la hype Bilbao. Les ingrats ne se rappelleront que du doublé de Falcao, de la maestria de Diego ou des fulgurances d'Adrian. Tant pis pour eux. Car dans son milieu de terrain, Gabi est pour beaucoup dans la conquête européenne. Et dans la rénovation actuelle du club colchonero sur le plan domestique, aujourd'hui deuxième de la Liga. Pur produit de la cantera de l'Atlético, ce Madrilène de naissance est rojiblanco de cœur. Comme toute histoire passionnelle, celle qui le lie au fanion des Matelassiers est un enchaînement de montagnes russes. Des montagnes qui l'ont mené de l'anonymat au capitanat. Une ascension personnelle qui lui importe finalement peu. Lorsqu'il parle de lui-même, c'est toujours à la première personne du pluriel.

Saragosse, passage au monde adulte

Son éclosion au plus haut niveau, il ne l'a pourtant pas effectué à l'Atlético de Madrid. Passé par toutes les sélections de jeunes espagnoles, ses premières apparitions sont en demi-teinte. Trop tendre, la direction rojiblanca l'envoie à quelques kilomètres du Vicente Calderón. À Getafe, lors de la saison 2004-2005, il s'aguerrit aux joutes de la Liga. Un an suffira, et Gabi fait son retour sous la liquette des Rouge et Blanc. Bim, bam, boum, il glane enfin ses galons de titulaire. Le gamin du centre de formation est promis à un brillant avenir. Sauf que cet élan rencontre un pépin. Enfin, une voiture : à la sortie d'un accident de la route, Gabriel Fernandez Arenas se craque la clavicule. Bilan : une longue indisponibilité, puis un transfert dès février 2007 (contre neuf millions d'euros tout de même) au Real Saragosse. Pas fou, l'Atlético de Madrid glisse dans ce contrat de quatre ans une option de rachat. Bien lui en a pris…

Dans la Romareda, la carrière de Gabi va réellement décoller. Tout un paradoxe puisque, après une saison à 37 matchs, les Blanquillos sont relégués en Liga Adelante. Fidèle parmi les fidèles, le Madrilène ne quitte pas le bateau et participera à la remontée illico du Real Saragosse. Les deux saisons qui s'ensuivent ne sont que la confirmation du potentiel du joueur. Calme et posé sur le terrain, pas avare d'un petit taquet bien senti, il devient le capitaine du club d'Aragon. Mieux, il termine l'exercice 2010-2011 avec le titre honorifique de meilleur buteur de Saragosse. Pas mal pour un milieu dit défensif. Cette saison sera par là même sa dernière avec les Blanquillos. Un retour à la maison madrilène, pour seulement trois millions d'euros, causé en partie par les problèmes financiers de Saragosse. Lors de ses adieux – organisés en grande pompe par le club –, le président Agapito Iglesias y va de son éloge : « Il rentre chez lui après avoir tout donné pour le maillot de Saragosse et a démontré ce qu'était qu'être un capitaine, sur et en dehors du terrain. »

Gagner avec l'Atlético ? « Un rêve »

Bien que de nouveau colchonero, Gabi n'oublie pas ce qu'il doit : « Merci pour ces années à Saragosse. Je rentre à l'Atlético par la grande porte et je vais tout faire pour y triompher. » Malgré une première partie de saison délicate sur le plan collectif, l'arrivée de Diego Simeone va changer la donne. Inamovible au milieu de terrain à côté d'un autre Canterano, Mario Suárez, il confirme sa progression. Un rôle de patron qui passe par les actes plus que par les paroles. Sa sérénité, il la transmet aux autres. Symbole de ce calme, il se retrouve quelques heures avant la finale face à Bilbao à s'amuser dans l'hôtel de l'Atlético avec son fils : « J'ai sans doute fait cela pour rassurer ceux autour de moi. » Le résultat parle pour lui. Quelques heures plus tard, il se retrouve avec l'Europa League entre les mains. « Gagner avec l'Atlético est différent. C'est un rêve qui est devenu réalité », admet-il la finale passée. Cette saison, les Colchoneros ne semblent pas redescendus de ce petit nuage de Bucarest. Une Supercoupe d'Europe face à Chelsea et une deuxième place en championnat plus tard, il ne se cache plus : « Si nous voulons être avec les meilleurs, nous devons gagner ces matchs. » Il parlait de Grenade, mais n'en pense pas moins avant d'affronter le Real Madrid. Pour ce qui ne sera pas son derby, mais celui de son Atlético.]]>
<![CDATA[Mourinho attise la foule ]]> text/html fr SO FOOT L'étau se resserre. Sa défaite - la 3e de la saison - sur le terrain du Bétis Séville, combinée à la balade du Barça à Levante, a mis le Real Madrid à 11 points du leader blaugrana. Un monde. Une…]]> L'étau se resserre. Sa défaite - la 3e de la saison - sur le terrain du Bétis Séville, combinée à la balade du Barça à Levante, a mis le Real Madrid à 11 points du leader blaugrana. Un monde. Une galaxie. Certains disent même que la Liga est jouée. Ont-ils vraiment tort ?

En tout cas, chaque match devient un commando dédié à la victoire pour José Mourinho et ses joueurs. Directement visé par les critiques , le Portugais sait sa tâche très difficile. En conférence de presse ce vendredi, Mou a donc opté pour l'attaque : « Moi, demain, j'entrerai sur le terrain à 21h20, tout seul. S'ils veulent me siffler, je serai là, 21h20. L'horaire est noté, c'est un engagement. Qu'ils le fassent ! » a-t-il asséné à la presse, curieuse de connaître son appréhension d'un public hostile.

Quelque chose nous dit que les socios madrilènes auront d'autres chats à fouetter lors du derby contre l'Atlético (14e journée de Liga).

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<![CDATA[Top 10 : Golazo de Falcao]]> text/html fr SO FOOT C'est un fait : Falcao est, à ce jour, le meilleur avant-centre en circulation. Et le truc, c'est que le Colombien met rarement des buts de rapiat. Lui, son truc, ce sont les frappes en lucarne, les coups de boule et les gestes acrobatiques. 10. River Plate – Boca Juniors (2-0) Le 7 octobre 2007 se dispute le Superclásico à l'Estadio Monumental, pour le compte de la 13e journée du Torneo Apertura. Falcao, déjà buteur la…]]>
10. River Plate – Boca Juniors (2-0)
Le 7 octobre 2007 se dispute le Superclásico à l'Estadio Monumental, pour le compte de la 13e journée du Torneo Apertura. Falcao, déjà buteur la semaine précédente contre Rosario, ne va pas mettre bien longtemps à faire exploser le stade. Sur une action prolongée, il reprend en première intention, du gauche, une offrande de son coéquipier. River Plate ouvre ainsi le score, avant de doubler la mise quelques minutes plus tard par Ortega. Falcao, pas franchement convaincant depuis son arrivée à River, prouve ainsi ses qualités de finisseur, du bon ou du mauvais pied. Les recruteurs de Porto n'y seront évidemment pas insensibles.


9. Real Sociedad – Atlético Madrid (0-1)
Ne vous inquiétez pas, Falcao n'est pas seulement un mec qui met des grosses frappes de loin. C'est aussi un artiste, qui sait, par exemple, déposer un coup franc dans la lucarne. Il l'a prouvé il y a quelques semaines, lors d'un match face à la Real Sociedad. Le score est bloqué à 0-0 et Falcao, après neuf matchs où il a toujours trouvé le chemin des filets, n'arrive pas à trouver la faille. À la 90e minute, les Madrilènes obtiennent un coup franc. Le Colombien prend ses responsabilités. La suite… Bah, on la connaît. Ou du moins, le gardien de la Real Sociedad la connaît.


8. Millionarios – Atlético Madrid (1-2)
Après avoir remporté l'Europa League avec l'Atlético Madrid, les Colchoneros s'offrent une petite tournée estivale en Colombie, histoire de décompresser. Un retour au pays pour l'attaquant aux cheveux longs. Et autant dire qu'il va régaler les supporters locaux. Lors du premier match amical, contre le Millionarios de Bogota, Falcao ouvre le score dès la 3e minute, avec un enchaînement totalement fou : contrôle de la poitrine dos au but, et retourné. Le ballon lobe le gardien et termine au fond des filets. Merci bien.


7. Chelsea – Atlético Madrid (1-4)
Après avoir remporté l'Europa League, l'équipe de Diego Simeone gagne le droit d'aller disputer la Supercoupe d'Europe à Monaco, contre le vainqueur de la C1, Chelsea. Falcao, grand seigneur, a une pensée pour tous ceux qui n'ont pas vu ses deux buts en finale de C3. Face à Petr Čech, il enveloppe une merveille de frappe du gauche dans la lucarne opposée. Une véritable copie conforme du but inscrit en finale face aux Basques. La preuve juste en dessous.


6. Atlético Madrid – Athletic Bilbao (3-0)
Quelques semaines avant son but face aux Blues, « El Tigre » avait déjà aiguisé sa patte gauche (mais bordel, ce mec ne marque que des buts de dingue du gauche alors qu'il est droitier) contre l'Athletic Bilbao. Au bout de quelques minutes de jeu, lancé dans la profondeur, il contrôle son ballon dans la surface, est attaqué par deux défenseurs, crochète, repique dans l'axe et envoie un petit bijou dans la lucarne opposée. Trois buts en deux finales consécutives de Coupe d'Europe. Beaucoup trop costaud.


5. FC PortoBenfica (5-0)
C'est véritablement à Porto que Falcao va commencer à marquer des buts avec une régularité incroyable. En championnat, lors de sa première saison au Portugal, il tourne à près d'un but par match : 25 en 28 apparitions. La deuxième année, il se focalise surtout sur l'Europa League (17 buts en 14 rencontres !) mais n'oublie pas de réaliser quelques perles en championnat. Notamment ce 7 novembre 2010, lors de la manita contre le rival Benfica. Le Colombien inscrit deux buts, dont cette talonnade incroyable, qui n'est pas sans rappeler le but inscrit par son héritier, Jackson Martínez, il y a quelques semaines.


4. Defensor Sporting – River Plate (2-2)
Quelques jours seulement après son but face à Boca Juniors, Radamel, en pleine bourre et surtout en pleine confiance, inscrit un but monstrueux lors de la Copa Sudamericana, contre les Uruguayens du Defensor Sporting. Il avait montré qu'il était habile du pied gauche ? Bah voilà ce qu'il sait faire avec le droit. De 35 mètres, il arme, et envoie un patator qui vient se loger dans la lucarne opposée. Un but important puisqu'il permettra au final à River de se qualifier pour le tour suivant, et à Falcao de titiller encore plus l'intérêt des dirigeants portistes.


3. FC Porto – Maritimo (4-1)
Non : Falcao n'a pas commencé à marquer des retournés sous le maillot de l'Atlético Madrid. Déjà, avec Porto, il s'était entraîné à cet exercice qu'il affectionne tant. On dispute un match de championnat portugais en avril 2010. Au stade du Dragon, Porto ne fait qu'une bouchée du Maritimo. Falcao, lui, inscrit un doublé, ses 19e et 20e buts en Liga Sagres, dont cette bicyclette exceptionnelle. 42 millions ? Oui, il les valait.


2. Atlético Madrid – FC Valence (4-2)
On a compris, Falcao aime les retournés. Mais parfois, il fait également des folies avec des frappes de loin. On a vu celle face au Defensor Sporting, voilà la perle contre Valence, en demi-finale de C3. Le Colombien part seul vers la surface, mais sent bien qu'il n'a pas les jambes pour aller au bout. Alors, il s'arrête, revient vers l'axe et vers l'arrière. On se dit alors qu'il fait n'importe quoi, qu'il va la perdre ou la remettre derrière. Bah non. Dans une position pas du tout favorable, en déséquilibre, il frappe du gauche (encore). La frappe est pure, parfaite, vient heurter la barre et rebondit derrière la ligne. Un match au cours duquel Radamel claque un doublé. Excusez-le.


1. América de Cali – Atlético Madrid (1-2)
Trois jours après le match amical contre le Millionarios et son but en retourné, Falcao défie un autre club colombien lors de la tournée estivale : l'América de Cali. Comme Falcao n'était pas satisfait par son retourné trois jours plus tôt, il décide de faire mieux. Sur un corner, le voilà qui s'envole à l'entrée de la surface, et qui invente une sorte de ciseau-volée acrobatique complètement insensée. Le ballon part comme une fusée, et termine dans la lucarne du gardien, impuissant face à un tel geste. On ne va pas se mentir : avec le retourné de Zlatan et la reprise de volée de Taison, il s'agit très vraisemblablement du plus beau but de l'année 2012. Golazo.



Bonus :
Aujourd'hui à l'Atlético Madrid, Falcao a déjà inscrit un but contre son club actuel. C'était en Ligue des champions, avec Porto. Et pas n'importe quel but… Une Madjer, hommage à l'ancien joueur portiste…

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<![CDATA[La Ligue des champions ou rien pour Mourinho ?]]> text/html fr SO FOOT Après une saison 2011/2012 record en Liga, le Real Madrid n'est pas au top en ce début de saison. La faute à « pas de chance » et à des imbroglios internes entre joueurs et entraîneur. Le titre domestique déjà aux oubliettes, les Merengues ne misent plus que sur la Ligue des champions... Oh, que ce Real Madrid a bien changé ! En l'espace d'un été, la version « mourinhesque » de la Casa Blanca a pris un bien mauvais virage. Un tournant prévisible, mais qui fait mal aux madridistas.…]]> Oh, que ce Real Madrid a bien changé ! En l'espace d'un été, la version « mourinhesque » de la Casa Blanca a pris un bien mauvais virage. Un tournant prévisible, mais qui fait mal aux madridistas. Car, après avoir mené une guerre sans relâche – sportive et nerveuse – au Barça de Guardiola, le Real de Mourinho n'a plus la même dynamique, la même envie. Un sentiment humain tant les Casillas et compagnie ont lâché un influx monstre dans cette saison de tous les records (100 points, 121 buts inscrits, 32 victoires). Avec un effectif quasiment inchangé – les seuls Modrić et Essien se sont greffés à une escouade pléthorique – ce millésime 2012-2013 est plus poussif. Tant sur le plan du jeu que de la réussite. Alors que l'an dernier, les petits coups de pouce tournaient en leur faveur, ils esquivent cette année les joueurs merengues. Blessures en pagaille, méforme des uns, tristesse des autres… Ce dernier samedi, la troisième défaite annuelle en Liga face au Betis est l'illustration de cette transition douloureuse. Car si ce Barça est peut-être moins intéressant, on est en droit de se demander quel intérêt a encore la saison du Real ?

Encore un objectif commun

Le grand problème de ce Madrid « mourinhesque » est qu'il se sent d'ores et déjà arrivé. Ou presque. Car le véritable objectif fixé lors de l'intronisation du Portugais est atteint : détrôner ce Barça, auto-déclaré plus grande équipe de tous les temps. Fatigué, Pep s'en est allé en année sabbatique manger de la « Grande Pomme », et José a perdu son meilleur ennemi. Depuis la prise de fonction de Tito Vilanova, les Blaugrana sont moins flamboyants, mais ont paradoxalement égalé le meilleur départ de l'histoire de la Liga. Pendant ce temps, à Valdebedas, loin du monde « tout beau, tout propre » de Catalogne, l'ambiance est pesante. Les luttes et les règlements de compte se multiplient en interne. Au final, personne n'est dupe : remonter onze points à ce Barça relève du fantasme. Au jeu du chat et de la souris, les rôles se sont inversés. L'an dernier, l'espoir de folle remontée du Barça s'était confronté à l'avance substantielle des Madrilènes (dix points à son maximum). Surtout, il ne reste à l'heure actuelle plus qu'un seul Clásico – en Liga tout du moins. Et dans un championnat où l'écart entre les deux mastodontes et les badauds est abyssal, difficile d'imaginer un retour du Real. Et ce, même s'il reste encore quelques 72 points à distribuer…

Mais le Real ne jure que par l'Europe cette saison. Alors, bon gré mal gré, le vestiaire meringue se retrouve autour d'un point, d'un dernier objectif commun : ramener la Ligue des champions au Santiago Bernabéu. Cette fameuse decima pour boucler une boucle vieille de 56 ans, date du premier titre européen. Dans ce dernier combat, tout le monde y trouve son compte : Mourinho deviendrait le premier entraîneur à réussir la passe de trois à la tête de clubs différents, Casillas entretiendrait un peu plus sa légende, Cristiano pourrait se targuer de devancer Messi, et Sergio Ramos ramènerait sa première coupe aux grandes oreilles. Bref, un contrat partagé mais bien difficile à accomplir. Car, au-delà de la difficulté même de s'imposer en C1, le parcours merengue en cette phase de poules peut inquiéter. Entre un Manchester City toujours pas dépucelé sur le Vieux Continent et un Ajax en mode prépubère, le Real a galéré face au Borussia Dortmund. Une défaite et un match nul face aux Teutons qui lui assurent une qualification, certes, mais comme simple second couteau. Et donc un huitième de finale corsé face à une tête de liste. Le chemin menant à Wembley est encore bien long.

L'ombre de Jorge Mendes

Cette course vers ladite decima suffira-t-elle à en finir avec les guéguerres internes ? Pas sûr. Malgré les discours de surface, le mal est profond. Iker Casillas, en grand professionnel qu'il est, a beau avouer qu'il « faut prendre la défense de l'entraîneur (…). Nous, les joueurs, sommes aussi responsables, moi le premier », personne n'est dupe. Forcément, après un début de saison clairement en deçà des attentes, les embrouilles n'ont pas tardé à pointer le bout de leur nez. Dans un vestiaire truffé d'égos, elles prennent même une tournure disproportionnée. Masquées deux ans durant grâce au duel sans merci face au FCB, le Real voit désormais ces luttes faire la Une. En première ligne, la mésentente entre la communauté espagnole (Casillas et Sergio Ramos en tête) et le management de José Mourinho. Un José qui, lors de ses expériences anglaise et italienne, avait les pleins-pouvoirs et qui a du mal à se faire au fonctionnement de l'institution merengue. Une incompréhension qui a déjà conduit au clash avec le boss de la Masia, à l'écart de Sergio Ramos… Pourtant, les quelque onze points de retard sur le leader lui valent encore la confiance de Florentino. Une première dans l'histoire du club centenaire, puisqu'aucun entraîneur n'est resté en poste avec un tel bilan après treize journées.

Dans ce mauvais feuilleton, un homme – toujours le même – tire quand même son épingle du jeu : Jorge Mendes. L'agent star portugais serait au cœur des maux de la direction. Selon Diego Torres, journaliste au Pais – certes en froid avec tout ce qui touche au Portugal, mais toujours très bien informé –, « pour la direction, la perte de Mourinho ne serait pas un énorme problème alors que perdre Cristiano le serait. Florentino Pérez et Jorge Mendes le savent. Du centre de Valdebebas jusqu'aux bureaux de Bernabéu, on suspecte que Cristiano soit utilisé par ses représentants comme un moyen de pression pour renforcer les revendications de Mourinho. » Le président de la Gestifute est en effet un gros malin. Un gros malin qui sèmerait même la zizanie jusqu'au sein du vestiaire entre ses poulains (Cristiano, Mourinho, Pepe, Coentrão, Di María) et le reste du groupe. Pis, en cas de départ de la doublette CR7-Mou, le magnat des agents aurait déjà établi un plan : ramener le goleador de l'ennemi local, Falcao, au Santiago-Bernabéu. Un Tigre qui, bien entendu, fait partie de son écurie. Et il est peut-être là, l'intérêt du millésime madrilène : qui va finalement remporter la guerre des nerfs ? UMP, tu as de la concurrence outre-Pyrénées.]]>
<![CDATA[Toulalan va bien, merci pour lui ]]> text/html fr SO FOOT De retour en forme physiquement, Jérémy Toulalan s'amuse avec son Málaga européen, qui a terrassé Valence ce week-end. Si Iniesta a flambé face à Levante, le Barcelonais n'est pas le seul. Llorente a rejoué un match entier et la pépite brésilienne du Rayo Vallecano s'est encore distinguée. Le Français du week-end. Jérémy Toulalan. Depuis son départ de l'OL et sa disparition de l'équipe de France, on n'en parle plus. Pourtant, Jérémy fait un sacré boulot à Málaga.…]]> Le Français du week-end.
Jérémy Toulalan. Depuis son départ de l'OL et sa disparition de l'équipe de France, on n'en parle plus. Pourtant, Jérémy fait un sacré boulot à Málaga. Revenu début novembre d'une blessure à la cuisse, le double champion de France a retrouvé sans tarder le onze de Pellegrini, au sein duquel il fait partie des joueurs clés derrière les offensifs en forme, Isco, Joaquín et Saviola. Face à Valence, l'ancien Nantais a gratté des ballons, fait des fautes utiles et le ménage au milieu, joué propre et tiré à côté. La Toul' comme on l'aime. Surtout à Málaga.

Le joueur du week-end.
Fernando Llorente. Okey, Iniesta a été énorme, a fait trois passes décisives, a marqué, etc. Mais ça, on a l'habitude. Ce dont on n'avait plus l'habitude en revanche, c'était de voir le beau Fernando titulaire à la pointe de l'Athletic Bilbao. Six mois que le vainqueur de l'Euro naviguait entre le banc de touche et l'infirmerie. Pour sa première titularisation et ses premières 90 minutes en Liga depuis le mois de mai, l'attaquant basque n'a pas marqué, mais a tout donné. Y compris après le match. « Mon seul avenir est de faire de mon mieux avec l'Athletic. » En attendant l'été prochain, Arsenal, la Juve, ou autre grosse écurie européenne.

Le but du week-end.
Leo Baptistão. Mieux et moins à l'affiche qu'Iniesta, il y a ce jeune Brésilien du Rayo Vallecano, qui régale le River Plate d'Espagne depuis le début de saison. Ce week-end, à la maison, les Madrilènes ne trouvaient pas la faille face à un Majorque solide défensivement. Alors que la fin de match approchait, le numéro 29 local a fini par libérer Vallecas d'une belle et puissante frappe lointaine. Bam. Pour embellir cet exploit personnel, Leo Baptistão a enchaîné avec un petit pont-caviar pour Delibašić. Un mec à suivre de près.

La déception du week-end.
Le FC Valence. Bien sûr, il y a la troisième défaite du Real Madrid, qui laisse le Barça et l'Atlético s'échapper. Mais le match complètement raté de cette 13e journée, c'est bien celui de Valence. Les Chés n'ont toujours pas gagné à l'extérieur en Liga cette saison. Deux points, sur 21 possibles. D'où leur 11e place au classement. Capable de tenir le Bayern en infériorité numérique, cette équipe s'est effondrée quatre jours plus tard sur la pelouse de Málaga (4-0). Cinq tirs, contre 22 pour les Andalous. Un seul cadré. Un festival de ballons perdus, de fautes, de mauvais choix. « On a été horribles », conclut Pellegrino. C'est le mot, oui. L'équipe espagnole la plus irrégulière de cette première partie de championnat.

La statistique du week-end.
77%. La possession du FC Barcelone sur la pelouse de Levante. Les Catalans sont habitués à tenir le ballon. Les Granotes à le laisser à l'adversaire, quel qu'il soit. Ce qui donne ce pourcentage de dingue, alors que les autres statistiques du match sont plutôt équilibrées (tirs, ballons perdus, ballons récupérés). Un record dont tout le monde se fout, qu'il sera quand même difficile à battre.]]>
<![CDATA[Fernando Torres sur le départ ?]]> text/html fr SO FOOT S'il clame depuis des semaines que ses ennuis sont derrière lui, Fernando Torres ne peut pas faire taire toutes…]]> S'il clame depuis des semaines que ses ennuis sont derrière lui , Fernando Torres ne peut pas faire taire toutes les rumeurs. Beaucoup utilisé par Roberto Di Matteo depuis le début de la saison, l'attaquant espagnol de Chelsea est encore loin de son niveau d'il y a deux ans. Et même si ça va mieux, ce n'est pas assez pour calmer la presse anglaise.

Selon le Daily Mail , la possible non-titularisation d'El Nino au Juventus Stadium ce mardi (5e journée de C1) serait le camouflet de trop. Une éventualité illustrée par les déclarations évasives du coach des Blues : « J'ai Fernando et Daniel Sturridge. Ils sont tous les deux en forme et je vais devoir élaborer un plan. (…) Comme entraîneur, je dois faire tout ce qui me semble bon pour l'équipe. » Le match de ce soir est importantissime puisqu'il peut coûter leur qualif' aux Londoniens comme aux Turinois.

Au-delà du simple manque de confiance entre Torres et son club, il se dit dans les coulisses que l'ex de l'Atlético Madrid désirerait chaque jour un peu plus rentrer au pays. Comme plusieurs transferts l'été prochain, celui de l'Espagnol sera conditionné par le départ de Radamel Falcao de ce même Atlético.

Chelsea, lui, espère toujours faire signer le Colombien qui l'a brisé avec un triplé en Supercoupe d'Europe.

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