Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Match amical
  3. // Angleterre/Brésil (2-1)

Ashley Cole, centenaire en mal d'amour

David Beckham et Ashley Cole auraient pu suivre la même trajectoire. Beaucoup de points communs, mais une grosse différence : Ashley est détesté par le royaume. Un royaume qui a accepté une trêve contre le Brésil.

Modififié
Les deux ont un palmarès long comme le bras, principalement domestique : 10 titres majeurs pour David Beckham (6 Premier League, 1 Liga, 2 FA Cup, 1 Champions League) contre 12 pour Ashley Cole (3 Premier League, 7 FA Cup, 1 League Cup et 1 Champions League). Les deux sont anglais, originaires de Londres et ont plutôt su bien négocier leurs émoluments. David était, jusqu’à ses officiels 2200 euros net mensuels au PSG, le footballeur anglais le mieux payé au monde (quelque 30 millions d’euros l’année, contrats pubs inclus). Ashley serait quant à lui le défenseur le mieux payé du globe football, avec près de 200 000 livres sur le compte courant chaque semaine. Hors des terrains de foot, leurs (in-)décisions amoureuses les ont portés très haut dans la hiérarchie du people.

L’un s’est amouraché d’une Victoria. Pas n’importe laquelle. Pas Victoria Abril, mais Victoria Adams, une ex-Spice Girl. L’autre s’est lové dans les bras d’une Cheryl. Pas n’importe laquelle. Pas Karen Cheryl, mais Cheryl Tweedy, ex-vedette d’un groupe de nanas alors à la mode en Grande-Bretagne, Girls Aloud. L’un est entré dans le cercle des sélectionnés anglais à 100 capes, contre la France dans un Stade de France glacé par la mort de Thierry Gilardi, un soir de mars 2008. L’autre vient d’intégrer le club à Wembley mercredi soir. La mythique enceinte londonienne avait réservé une petite cérémonie à son Spice Boy, deux mois après la 100e française, avant un Angleterre-USA. Sir Bobby Charlton lui avait alors remis une vieille casquette dorée, sous verre. Ashley savait donc à quoi s’attendre. Et pourtant…

Le footballeur que l'Angleterre aime détester

Oui, pourtant, ce mercredi, la vieille casquette dorée dans un cube de verre était de sortie… pour Steven Gerrard, 101e sélection. Tandis que bien avant, Ronaldinho montrait fièrement à la foule un maillot auriverde floqué du numéro 100… alors que Ronnie n’en compte officiellement que 95. Bref. Rien pour Ashley apparemment. Comme un écho au malaise perceptible les jours précédents la rencontre. Comme un doute sur la manière de fêter ce nouveau centenaire, le 7e de la Fédération anglaise. David a beau être toujours le plus riche d’entre eux, l’Angleterre a toujours préféré stigmatiser Ashley comme l’incarnation parfaite du footballeur moderne qui ne vit que pour les livres. Celles qui ne se lisent pas. Ou les femmes. Celles à qui on ne parle pas. Ashley a deux boulets pour l’opinion. Un jour, l’agent, en pleines négociations avec Wenger, appelle son poulain, alors au volant de sa caisse, et lui annonce le salaire hebdomadaire proposé : 55 000 livres la semaine. Cole avoue dans son autobiographie avoir évité la sortie de route devant la « faible » proposition.

Pas la plus belle de ses envolées. Pas la moins honnête non plus. Deuxième boulet : sa vie conjugale. Alors que David contient tant que possible la « discrétion » de Madame dans les médias, Ashley a, lui, manqué de discrétion pour préserver sa Cheryl Tweedy devenue Cole d’abord, cocue la plus célèbre du royaume ensuite. David, malgré Rebecca Loos, a toujours su passer entre les gouttes dans l’opinion publique. Parce que Victoria a sans doute plus besoin de David que Cheryl n’a besoin d’Ashley. Parce que David pose en slip, alors qu’Ashley montre son cul. Parce que David ne s’est jamais pointé à l’entraînement avec un fusil à plomb. Parce qu’il n’a jamais posé façon « gangsta » avec 50 Cent. Parce qu’il ne s’est jamais fait tracer par Moussa Sissoko non plus. Parce qu’il n’est pas allé se foutre dans le bordel John Terry. Parce qu’il n’a pas dit «  Fuck them all  » à tous les journalistes après la sortie à l’Euro 2012. La liste pourrait s’allonger encore et encore.

Ce n’était sans doute pas anodin d’entendre Steven Gerrard apprivoiser le public avant la rencontre, comme pour préparer un terrain qu’il ne semblait pas maîtriser : « On doit un immense respect à Ashley. Si les fans réfléchissent un peu à ce qu’Ashley a donné sous le maillot anglais depuis 12 ans, ce serait phénoménal. » Aucun titre certes, mais comme l’ensemble de cette génération qu’on pensait dorée. Depuis le jour où Ashley a enfilé son premier maillot des Three Lions, contre l’Albanie en 2001, il n’a cessé d’étouffer la concurrence à son poste d’arrière gauche. Se sont essayés au poste, sans succès : Chris Powell, Jamie Carragher, Phil Neville, Wayne Bridge, Paul Konchesky, Joleon Lescott, Nicky Shorey, Stephen Warnock, Kieran Gibbs et Leighton Baines. Le dernier nommé, élu meilleur arrière gauche de l’île, paie pour le moment son déficit de matchs en grandes compétitions avec Everton. Même s’il n’a jamais été aussi proche de récupérer le poste. Ashley Cole en sélection, ce sont des duels épiques contre Cristiano Ronaldo, celui qu’il a le plus fait souffrir, mais aussi une absence remarquée lors des derniers matchs éliminatoires à l’Euro 2008. Avec lui dans le couloir gauche, Steve McClaren n’aurait peut-être jamais gagné le surnom de «  Wally with a brolly  » (l’andouille au parapluie en VF). Même si l’Angleterre regrettait plutôt à ce moment-là l’absence de David Beckham et non « Cashley » .


« Un footballeur très sérieux et une très bonne personne »


La partie de cache-cache a semble-t-il pris fin mercredi soir à Wembley, après que Roy Hodgson a lui aussi tenté « d’éduquer » l’opinion sur M. Cole : « C’est un homme de deux clubs, pas un joueur qui a volé de club en club pour gagner un meilleur contrat. Il a dédié sa carrière sportive à Arsenal d’abord, à Chelsea ensuite. Les réputations se font à partir de plusieurs critères. Personnellement, je juge les personnes comme je les trouve. C’est un footballeur très sérieux et une très bonne personne avec qui on peut parler foot. J’espère que le public lui donnera l’ovation qu’il mérite. » Son mérite ? Être sans doute, avec Philip Lahm, le meilleur arrière gauche de la décennie 2000. Message visiblement entendu. Pour la première fois dans leur histoire, Ashley et le public se sont trouvés. À l’appel de son nom, Wembley a commencé à faire du bruit. Du bon bruit. Cole lui-même, au micro de la BBC s’en étonnait : « Franchement, c’était fort en émotions. Je remercie tous les supporters parce que, honnêtement, je ne m’attendais pas du tout à un tel accueil. Je suis un peu sans voix. » Le journaliste de la BBC, qui n’appartient pas à la corporation préférée d’Ashley, en profite pour sauver les meubles : « Ashley, je sais qu’on n’a pas souvent l’occasion de se voir, mais je tenais à vous dire ceci : félicitations.  »

Longtemps une sorte de face B de David Beckham, Ashley Cole entraperçoit aujourd’hui la possibilité de tourner enfin le vinyle du bon côté dans le mange-disque. À moins que le public ne soit vraiment un salaud, en lui glissant une galette de Cheryl Tweedy. Et en recommençant cette partie de cache-cache qui durera cette fois-ci moins longtemps.

Par Ronan BOSCHER, à Manchester
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Podcast Football Recall Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
jeudi 19 juillet Quand Bryan Mélisse plante ses pieds dans un adversaire 25