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Bundesliga, le pointdimanche 5 octobre 2008 Un Hambourg en pleine bourre, un Bayern…dé-muni, un Werder des plus blêmes, un Cologne tout en hauts, un Schalke assoupi et un Bayer sans aspirine. La Bundesliga n’en finit plus de dégoupiller avec ses montagnes russes, ses attaques mitraillettes, ses promus sans complexes et ses anciennes gloires qui rêvent de fastes moins poussiéreux. Pendant ce temps-là en Bavière, tout comme la bourse yankee, le prophète californien Jürgen Klinksmann rencontre quelques trous d’air…
Il y a encore trois semaines, au soir du 13 septembre, personne à Munich, et partant, dans toute la Rhénanie, ne s’interrogeait sur la greffe Klinsmann au sein du Bayern. L’ancien sélectionneur de la Mannschaft paraissait même le cornac idéal à la succession d’Otmar Hitzfeld, sa version high-tech en quelque sorte. Plus personne, aujourd’hui, une vingtaine de jours plus tard, n’en est absolument certain. Un gros crash à l’Arena contre le Werder (2/5), une sortie de route en rase campagne à Hanovre la semaine dernière (0/1) et un dos d’âne mal négocié à domicile ce samedi contre Bochum (3/3 après avoir mené 3/1 jusqu’à sept minutes du terme) ont entamé le crédit du trader californien. Supprime plus que subprime Même ses plus fervents appuis au sein du board bavarois commencent à douter. Et que dire des supporters, furieux, qui réclament déjà sa démission. Rainer de la Schickeria, un des principaux groupes d’ultras du champion d’Allemagne, nous confiait récemment que « ‘Klinsi’ est arrivé à Munich avec des adjoints mexicains, des préparateurs physiques yankees, un psychologue et des tas de putain de logiciels pour reconfigurer la tactique du Bayern, comme si le football pouvait se limiter à une suite d’équations logiques. Il a aussi claqué un paquet d’euros pour refaçonner le centre d’entraînement et installé des statues de Bouddhas un peu partout, soi-disant pour introduire une atmosphère empreinte de quiétude. Comme ça les fans ne peuvent plus assister aux entraînements. La belle affaire ! Depuis la préparation, le Bayern marche sur la tête ». Malgré le doublé coupe-championnat de l’an passé, certains observateurs préféraient se souvenir de la grosse claque reçue à Saint-Pétersbourg (0/4) en demi-finale de la coupe UEFA. « Déjà, au tour précédent contre nous, ils s’étaient qualifiés par le trou d’une aiguille (3/3 a.p après avoir été menés 3/1 Ndlr). Avec Ribéry, Klose et Toni, ils possédaient une vraie force de frappe mais au milieu et derrière, ils souffrent de graves carences, surtout au plus haut niveau européen. En Allemagne, avec leurs scores de hand-ball (sic), ils peuvent toujours se rattraper avec les trois de devant mais dans les compétitions continentales, c’est une autre paire de manches », analyse Fabio Célestini, le relayeur aussi critique qu’helvète de Getafe. Au vrai, fort de ses constatations, le quadruple champion d’Europe aurait pu, comme l’année précédente, faire chauffer la carte bleue pour préserver ses acquis et prospérer à l’échelon international. Pour honorer les objectifs (le titre et un quart de finale de la ‘Champions’), ‘Klinsi’ s’est donc contenté de Oddo (en disgrâce au Milan), de Butt (comme 2ème gardien) et de Tim Borowski (du Werder) comme renforts. Seules bonnes nouvelles, Toni Kroos (18 printemps) et Breno (19 étés) semblent bien partis pour se faire une place au soleil dans ce Bayern souffreteux. Kaiser Franck revient, quant à lui, de blessure et Luca Toni recherche son instinct de buteur. Aujourd’hui, le Bayern appartient au sub-top continental, comme disent les Belges, le deuxième étage européen, comme…Lyon et la Fiorentina et il sera heureux s’il en laisse un des deux derrière lui. Sur son sol, il devra autrement ferrailler jusqu’au bout contre Hambourg, Schalke 04, Stuttgart, Dortmund et même – pourquoi pas - Hoffenheim le surprenant promu. Welcome to the Hotel California - Such a lovely Place (such a lovely face) Contre toute attente, la Bundesliga a eu, en ce début d’exercice, la bonne ( !) idée de copier la Ligue 1. Rassurons-nous : dans le seul domaine qu’elle peut lui envier, la densité des équipes et le resserrement des forces vives. Si l’on excepte le Hambourg SV, détaché depuis ce dimanche avec trois points d’avance sur…Hoffenheim et Stuttgart, et plus que jamais notre favori pour le titre, onze équipes se tiennent en quatre points. D’une semaine à l’autre, les certitudes volent en éclats. Le Bayer Leverkusen, probant second à la veille de cette journée, vainqueur à Bochum (3/2) samedi dernier, s’est incliné à la BayArena contre le Hertha Berlin (0/1) qui s’était lui-même incliné contre la lanterne rouge Cottbus il y a huit jours dans son antre de l’Olympiastadion. Le VFB Stuttgart, étrillé par le Borussia Dortmund il y a une semaine (0/3), a fait à son tour la leçon au Werder Brême (4/1), pourtant brillant à San Siro contre l’Inter mercredi dernier et vainqueur d’Hoffenheim dans une rencontre à haute teneur d’adrénaline (5/4, oui, oui vous avez bien lu 5/4) le jour d’avant. La semaine dernière, Schalke 04 et Wolfsburg, les deux derniers invaincus étaient, à leur tour, tombés de leur piédestal. Ils se sont donc logiquement partagé les points (2/2) ce week-end et leurs deux vainqueurs ont brillamment poursuivi leur redressement, Cologne à M’gladbach (2/1) et Karlsruhe à Bielefeld (2/1 aussi). Pareil pour le Hanovre 96 vainqueur du Bayern chez lui fin septembre et qui accroche le Borussia Dortmund, au Westfalenstadion devant ses 83000 supporters, cette fois-ci. Tout le monde peut calotter tout le monde. Ce championnat tourne tellement casaque que le dénommé Vedad Ibisevic, un attaquant bosniaque qui s’active pour Hoffenheim, ancienne météorite du PSG, parti sans laisser d’adresse, occupe la première place du classement des buteurs avec Patrick Helmes, l’électron libre du Bayer Leverkusen avec l’épatant total de sept buts en…sept matchs. Les buts, voilà bien un concept estampillé made in Germany que les escouades d’ici-bas feraient bien d’importer. Un chiffre pour commencer : en sept journées, soit 62 matchs (Francfort-Karlsruhe a été reporté au 22 octobre), seuls deux matchs (Hanovre-Cottbus (2ème) et Hoffenheim-Stuttgart (4ème), il faut bien les dénoncer à la vindicte) ont accouché d’un 0/0. Lors de quatorze rencontres (sur 62 donc), on a marqué 5 buts ou plus. Dans cette ligue, il y a des 5/1, un 5/2, des 4/1, un 5/4. Pour l’instant, la moyenne est de 3,33 buts par match. Ce championnat est complètement fou et farouchement spectaculaire. Ce n’est certes pas une nouveauté mais la quantité d’équipes pouvant prétendre s’installer sur le podium semble, cette fois, sans fin ou presque. Cette année, le Werder Brême et le Bayern Munich vont s’en voir pour rafler la mise. Mieux : les habituels dindons de la farce que sont Schalke 04 (pas champions depuis 1958), Hambourg (qui attend depuis 1983), Leverkusen (jamais titré), Hertha Berlin (en rade depuis 1931) et le moins mal loti le Borussia Dortmund (à la disette depuis 2002) paraissent tous suffisamment armés pour soulever le bouclier. Comme son homologue hexagonal, le foot allemand lutte contre sa sous-médiatisation et doit ferrailler en Europe contre les envahisseurs anglo-italo-espagnols. Dans la ‘Champions’, Schalke 04 a fait connaissance, avant tout le monde, avec Kun Agüerro (mais il en fera souffrir d’autres) tandis que le Werder et le Bayern devront batailler jusqu’au bout pour espérer voir le printemps des huitièmes de finale. En UEFA, les ressortissants de la Bundesliga ont encore fait comme leurs voisins français : un de chute (5 sur 6). Le Stade Rennais teuton s’appelle Dortmund mais il s’est fait sortir par l’Udinese aux pénalties. Pas la même salade que Twente. On devrait par conséquent en retrouver certains lors de la phase de poules. Peut-être bien la meilleure méthode pour apprendre à marquer des buts et à importer le concept…. Rik van Linden Les affiches de la prochaine journée (18 octobre) : Hambourg SV (1) - Schalke 04 (5) Werder Brême (7) - Borussia Dortmund (6) Hertha Berlin (8) - VFB Stuttgart (2) Articles de cette rubrique
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Commentaires :12porteño :
Bundesliga, le point
7 octobre 2008 02:49
A ce qui paraît Klinsman veut mettre des posters de la fée clochette dans les vestiaire pour motiver les joueurs avant le match ? Info ou intox ? Il ferait mieux d’organiser des partouzes version ManU ça leur réussi plutôt bien aux bovins ! Dealerdefunk :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 22:18
Poulsen était monstrueux, un poison. A l’Euro 92 avec le Danemark il pesa énormémement sur les défenses. Remember la finale contre l’Allemagne et cette talonnade pour le moustachu "Magnum" Jensen .Je me suis souvent demandé ce qu’il était devenu, tu m’as donné la réponse. Thanks.
J’aime pas la personne :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 21:56
Un peu plus tot dans les 90’s, il y avait un avent-centre danois denomme Fleming Polvsen, un serial buteur, un mec a plus de 20 pions par saison, malheureusement, je crois qu’il a ete du stopper sa carriere prematurement pour cause de blessures recurrentes (un peu comme Fabrice Divert en fait, dedicace a Eluchans). Le ptit Toni Kroos, c’est un tout bon, le Bayern ne l’utilise qu’avec parcimonie mais avec Andreas Ottl, c’est l’avenir du club bavarois. Dealerdefunk :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 21:27
J’aime pas la personne. Tu es aussi précis qu’un shoot "at the buzzer" du gringalet Reggie Miller face aux Knicks. Toni Kroos c’est tout un programme, je l’ai vu joueur lors du dernier mondial des moins de 17 printemps. Et l’asticot, en playmaker c’est raffiné tout plein. Après ce match, j’ai pigé pourquoi du coté de la Bavière, le numéro 10 était reservé à Kroos dixit Uli Hoeness. No way, le futur régaleur de chique sera Chéri- Bibi Tony. Et je suis d’accord sur tous les autres blazes que tu as nommé ( le Guedir et le Ozil c’est vraiment pas du vilain, loin de là). Mais bon tu comprendras que je me sois étendu sur le Kroos car j’ai un faible pour cette race en voie de disparition qu’on appelle meneur de jeu. Et soudain qui me sors tu de ton chapeau, revenu du diable Vauvert ? Ricken et son pion d’ado inconscient inscrit face à la Youvé. Cette Vieille Dame là , il fallait etre très fort pour la claquer. Riedle et son timing. Pfff ! Les matchs contre l’AJA faisaient mal également avec le Chapuisat en cloqueur fou !!
J’aime pas la personne :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 20:40
Bel inventaire a la Prevert Dealer. Les allemands ont une jeune generation pas degueu, a surveiller les ptits Toni Kroos (Bayern), Kedhira (Stuttgart), Mehmet Ozil (Werder), Manu Neuer (un gardien geant qui avait bien fait chier le Barca l’an dernier) et Patrick Helmes. Pareil pour le Boruddia, quel kif ce serait de revoir chavirer la plus grande tribune d’Europe comme aux plus belles heures. Ca envoyait du jeu a l’epoque avec les Sammer, Kohler, Klos, Ricken, et le renard des surfaces Karl-Heinz Riedl devant qui plantait en pagaille. Dealerdefunk :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 20:25
Précision : évidemment ma liste de joueurs( non exaustive) s’étend sur 20 piges, et non pas sur les 70’s uniquement.
Dealerdefunk :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 20:21
La Bundesliga a tout pour redevenir le championnat de référence comme dans les 70 ’s avec l’époque des Hambourg , Stuttgart, Gladbach, Cologne and co. Tout y est : grosse ferveur ( putain les tribunes vertigineuse du Wesfalenstadion, et son ambiance c’est du haut de gamme). Des stades qui sont carrément des lieux de vie, hyper modernes et fonctionnelles, l’Arena auf Shalke , un vrai bijou !( pas comme en Italie ou c’est très vilain, un supporter du Milan qui vous le dit). Une ambiance festive et des vrais supporters. La seule chose qui manque c’est ( comparativement aux 70’s) des joueurs allemands d’un niveau méchant type Beckenbauern,Nezter, Overath, Grabovski( et son panard gauche de folie) Matthaus, Muller,Rumennige,Hoeness, Brehme, Allofs,Augenthaler, Forster, Hassler, Thon et plus récemment des Moller, Kohler, Sammer, Effenberg, Scholl, Basler. Putain ça donne le tournis tous ces noms. Il manque juste une génération dorée comme les Allemands en ont connu à foison( pour servir de loco au fussball allemand). A titre perso, j’aimerais revoir le Borussia Dortmund revenir titiller le Bayern Munchen parce que putain !quel club ! quel tifo ! les gars de la Ruhr ne badinent pas. PS : dans ma liste de joueurs mythiques , de joueurs vénères comme Lucifer , j’allais oublier le must : Paul Breitner, alias "je me démonte la gueule à la bière" la veille des matchs ( meme ceux de Coupe du Monde, rien à foutre) mais je suis le meilleur sur le terrain. Un phénomène. PS2 : La gestion façon famille du Bayern c’est le top. La manière dont le Bayern, et notamment Uli Hoeness a récupéré un Gerd Muller à la dérive, alcoolique. Chapeau.
abitbol :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 19:32
les schleux ?? Ouais Faut voir Peut etre (Post de la mort) Un jour Abitbol a abattu un avion de chasse allemand juste en criant : "Pan". antonio 75 :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 15:05
Ya rien à dire c’est spectaculaire la bundesliga mais derriere c’est incroyable, ya jamais plus de 3 mecs qui defendent...
Mention special à Martin Jol l’entraineur de hambourg qui est un tout bon
rosé bonvin :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 14:44
C’est vrai qu’Hoffenheim ça fait plaisir. Mais l’histoire est à mi-chemin entre Famagouste pour la taille du bled et de Chelsea pour les président richissime débarqué de nulle part. A noter la lente résurection du F.C Köln, un peu comme si Nottingham ou Reims revenait jouer dans la cours des grands. Mention spéciale à So Foot.com qui aura attendu 7 journées avant de faire un point sur le championnat le plus bandant d’Europe, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Autre enseignement, le faible nombre nombre de commentaires sur cet article qui confirme que 95% des lecteurs sont italiens, espagnols, ou juste des Footix qui portent un maillot du Réal, de Manchester ou de la Juve parce que quand même, c’est plus sympa de suivre un club qui gagne, ça évite de se faire tailler par les potes quand on a pas de personnalité.
Vince53 :
Bundesliga, le point
6 octobre 2008 14:09
Hoffenheim ! ça c’est mortel ! on est dans la lignée de la prochaine qualification de Famagouste et Cluj en 8è de finale de la LDC. Cette année, on devrait avoir qlq surprises, c’est pas plus mal... Autre fait marquant du WE allemand, le Werder n’a marqué qu’un seul but ! A suivre Patrick Helmes sinon, lui, il va bientôt finir au Bayern, pour remplacer son ex coéquipier de Cologne Podolski.
ladies first :
Bundeliga, le point
6 octobre 2008 10:39
BundeSliga on dit.....
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