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> Articles > Hitzlsperger : « Ça n’a pas toujours été facile »
Hitzlsperger : « Ça n’a pas toujours été facile »mercredi 2 juillet 2008 A 26 ans, doté d’un nom imprononçable pour une bonne moitié de l’Europe, Thomas Hitzlsperger (27 points minimum au Scrabble) a disputé, enfin façon de parler, la finale de l’Euro avec l’Allemagne. Histoire de montrer sa frappe de taureau bavarois. Une belle revanche sur cette putain de vie qui lui a offert une carrière parfois miteuse.
Vous n’avez pas choisi un chemin de carrière des plus faciles, de Munich à Aston Villa, un passage à Chesterfield, et aujourd’hui Stuttgart. Ça n’a pas toujours été facile, mais ça m’a aidé à me développer en tant que joueur et en tant que personne. J’ai appris à accepter certaines conditions et à m’améliorer, ce sont les clés de ma réussite. Quelle est la chose la plus importante que vous ayez apprise en Angleterre ? Prendre la vie comme elle vient. L’éthique de travail est la même, les Allemands aussi bossent dur, mais les Anglais sont meilleurs pour prendre du recul. Je n’étais pas le genre de joueur qui fait les gros titres à 17 ou 18 ans. J’ai dû attendre et me laisser le temps. J’ai appris à accepter que ma voie serait celle-là. Pouvez-vous en dire un peu plus ? Je ne faisais pas de reproches aux autres, je ne me disais pas que le coach ne m’aimait pas, j’ai eu des mauvais moments et parfois les gens ne voulaient simplement pas que je sois là. Il y a une place pour chacun, tu dois juste trouver la tienne. Rien ne vient gratuitement. Malgré tous les problèmes que j’ai rencontrés dès le début, j’ai toujours montré la volonté de réussir. J’ai aussi eu la chance d’avoir du soutien, les gens ne me mettaient pas d’obstacles sur ma route, on m’a donné les mêmes opportunités qu’aux joueurs locaux. Qu’est-ce qui vous a le plus posé problème, le petit-déjeuner ou le jeu anglais ? Sans hésiter, le petit-déjeuner. Je n’ai jamais pu m’y habituer. Heureusement, il y avait des alternatives. Non, vraiment le jeu à l’anglaise vaut beaucoup mieux que leur petit-déj’. Votre plus gros échec, c’est en octobre 2001 quand vous êtes prêté à Chesterfield, qui évolue alors en League One, la troisième division… Au premier abord, on peut le prendre comme ça. Les conditions là-bas étaient vraiment très modestes, et je me suis rendu compte à quel point on est privilégiés en Premier League. Je voulais retourner dans l’élite, mais j’ai énormément appris de ces cinq semaines là-bas, j’ai gardé les yeux ouverts. Pour votre premier match, est-ce vrai que votre coach est venu vous ramasser dans une station service ? J’ai signé le contrat de prêt un vendredi et j’étais du déplacement pour le match à Blackpool du samedi. Effectivement, ils m’ont ramassé dans une station service. Je suis monté dans le car, je ne connaissais personne. Une expérience vraiment étrange. J’imagine que le voyage vous a donné du temps pour réfléchir… Je me suis dit « Fais-le ou tu vas jouer dans une division inférieure encore ». Cette pensée m’a beaucoup motivé. Les choses comme ça vous aident à grandir. Et vous l’avez fait. Vous êtes retourné à Aston Villa, puis avez été appelé en sélection nationale. C’était fantastique mais cela a augmenté les attentes me concernant. Quand vous êtes international, les gens souhaitent automatiquement que vous en fassiez toujours plus que les autres joueurs. Ce fut une nouvelle courbe d’apprentissage pour moi. Les premiers matchs ne se sont pas bien passés, mais le club me regardait en tant qu’international. Donc il faut réussir plusieurs choses à la fois : satisfaire les attentes, honorer votre nouveau statut, digérer les mauvaises prestations. De retour en Allemagne, à Stuttgart, vous sembliez lutter… J’ai été signé par Matthias Sammer, qui a quitté le club avant même mon premier entraînement. Soudain vous êtes seul dans le froid, avec un coach qui essaye de bâtir son projet, et vous n’êtes pas nécessairement le joueur qu’il voulait. Giovanni Trapattoni a essayé d’inculquer la philosophie italienne au club, et comme beaucoup d’autres, j’en ai souffert. Depuis, les choses se sont arrangées, et vous jouez un grand rôle dans le retour de Stuttgart au premier plan…Le gars qui plante à la station service, attendant le bus de l’équipe, a fini par gagner la Bundesliga. C’est comme ça, les rêves. Et quand ils deviennent réalité, vous en voulez plus. Mais c’est une chose d’avoir l’objectif de gagner le championnat, et une autre d’y parvenir. Vous savez ce que c’est de vivre à l’étranger. Êtes-vous d’accord avec les gens qui pensent que la Coupe du Monde a amélioré l’image de l’Allemagne et pas juste en football ? Le foot peut avoir un immense impact, et c’est très bien que nous ayons aussi bien utilisé l’événement. Pendant le Mondial, les gens disaient que l’Allemagne jouait bien et qu’elle avait le sens de l’hospitalité. Seul un truc comme la Coupe du Monde peut changer fondamentalement l’image d’un pays. Maintenant, on rencontre des gens : « Hey, c’était cool en Allemagne, les Allemands sont sympa et marrants ». Vous avez ramené votre surnom d’Angleterre avec vous : The Hammer (Le Marteau). J’ai marqué la plupart de mes buts là-bas en dehors de la surface. Dès que je prenais la balle, j’entendais les fans hurler « SHOOT ! », le coach aussi. On m’a donné ce surnom, et il me colle toujours. Les Allemands également m’appellent comme cela. On a mesuré la puissance de votre frappe ? Un peu plus de 130 km/h. Certains joueurs frappent plus fort, mais je ne suis pas loin du top. Par Oliver Trust, dans Champions (Angleterre) Traduction : Pierre Maturana Articles de cette rubrique
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Commentaires :2kantona kelamour :
Hitzlsperger : « Ça n’a pas toujours été facile »
2 juillet 2008 17:04
comme toujours alta tu vises juste, on s’en fout du boch... ca fait longtemps qu’on voyait plus ta ganache ?? tu deviens quoi ?? des news sur milano ?? sigue asi carnal Alta Tensione :
Hitzlsperger : « Ça n’a pas toujours été facile »
2 juillet 2008 13:21
Bizarrement, je ne suis pas vraiment surpris que cet article ne suscite pas un fol engouement...
Voir en ligne : http://acmilan-leoni.forums-actifs.... |
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