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> Articles > L’effet Merida
L’effet Meridajeudi 15 mai 2008 Avec le départ de Mathieu tout feu tout Flamini, qui devrait être rejoint à Milan, mais à l’Inter, par Alexander Hleb. Avec les délicatesses physiques Thomas Rosicky, et évidemment l’intérêt toujours persistant des grands de la Liga pour Cesc Fabregas. Avec tout ça, Arsène Wenger va devoir plancher cet été pour aligner un milieu de terrain digne de celui qui faisait jouir l’Angleterre en première partie de saison. Dans l’axe, la question pourrait être vite réglée : Fran Merida, une des « next big thing » de la réserve d’Arsenal, tape à la porte.
13 mai 2007, finale des Championnats d’Europe des moins de 17 ans. Stade Luc Varenne, Tournai, Belgique. Espagne – Angleterre, 1-0 et naissance d’une petite starlette, un certain Bojan Krkic, unique buteur du match. Mais à la 48e minute, l’attaquant du FC Barcelone n’aurait jamais marqué sans le boulot préalable de Fran Merida, qui lui a mis le couvert. Plus discret, Merida s’est également fait un nom pendant le tournoi, avec notamment un but lors du match d’ouverture contre la France. Quand il sera un peu plus connu, Onze Mondial et tous les sites de foot parleront forcément d’un nouveau Fabregas. Vrai que le raccourci est certes rapide mais pas usurpé non plus. Même nationalité pour le même potentiel au même poste. Milieu axial porté sur l’offensive, techniquement pas dégueulasse, maître de ses deux pieds, science de la passe au nanomètre, goût pour la frappe à l’entrée des boîtes. Au rayon des dissemblances, il est gaucher, peut au besoin se décaler sur la gauche, et a un tatouage chinois sur l’avant-bras gauche. Puis Fabregas se fait appeler Cesc pour Francesc, alors que Fran est le diminutif de Francisco pour Merida. Surtout, le sujet du jour a trois ans de moins que son compatriote puisqu’il est né en 1990 – l’année de la mort de Sammy Davis Jr, de la guerre du Koweït et de la sortie de Maman, j’ai raté l’avion . C’est cette différence d’expérience qui creuse le fossé entre les deux loups. « Je suis toujours comparé à Cesc, mais je l’ai déjà dit plein de fois, nous sommes différents. Il a déjà joué une Coupe du Monde et une finale de Champions League, alors que je ne suis qu’un enfant qui apprend le jeu. J’espère réussir ce qu’il a réussi, mais pour le moment j’avance pas à pas » pose-t-il calmement. Au niveau des parcours, on ne peut pas faire autrement qu’acquiescer sur le mimétisme de leur trajectoire. Quelque années après avoir dépouillé l’école du Barça de son Cesc à piles, alors âgé de 16 ans, Arsène Wenger a réitéré le mauvais coup en débauchant le Catalan en 2006. A chaque fois, les Gunners profitent des lois espagnoles sur l’emploi, plus strictes qu’en Angleterre. Un jeune doit en effet attendre 18 ans en Espagne pour signer un contrat pro, contre 16 en Grande-Bretagne. Néanmoins, cette fois-ci, les Blaugranas crient au scandale et traînent leur ancien chouchou en justice. Le tout pour une compensation d’environ 3 millions d’euros, payée par le club nord-londonien. Une quasi-misère si le gamin matérialise les espoirs placés en lui à l’Emirates Stadium. A l’époque la bataille avait fait rage pour s’attacher le distributeur de ballons, entre Arsenal, le Real Madrid et Manchester United (qui avait déjà chipé Gerard Pique à La Masia barcelonaise). Finalement, les Canonniers ont fait parler leurs connexions haut-débit, à savoir Francis Cagigao, une ancienne étoile du centre de formation d’Arsenal recruté adolescent par le Barça dans les 80’s, désormais basé en Espagne pour repérer les jeunes promesses ibériques, et surtout Joseba Diaz, agent de Merida…et de Fabregas. Ceux qui suivent l’équipe des moins de 18 d’Arsenal auront apprécié ses 9 buts en 33 rencontres la saison dernière et ses performances de haut vol pour emmener ses coéquipiers en demi-finale de la FA Cup des jeunes. En 2007-2008, hormis quelques furtives apparitions en Carling Cup sous le maillot rouge et blanc, Merida n’a pas encore eu réellement sa chance en équipe première et Professeur Wenger l’a envoyé en prêt en deuxième division espagnole, à la Real Sociedad. Le club basque a essayé de tirer un peu sur la durée mais l’entraîneur des Gunners, comptant sur lui la saison prochaine, a coupé court : « C’est un super joueur. Il a une grande opportunité de jouer ici, il restera à la Sociedad six mois ». 9 septembre 2007, finale de la Coupe du Monde des moins de 17 ans. World Cup Stadium, Seoul, Corée du Sud. Espagne – Nigéria, 0-0 à la fin des prolongations. Trois penalties à rien pour les Nigérians, Fran Merida a loupé le deuxième. Pierre Maturana Articles de cette rubrique
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Commentaires :3Martin Duffer :
L’effet Merida
15 mai 2008 18:38
Tout ça à cause des fréres Collyer.
reda :
L’effet Merida
15 mai 2008 15:46
si on commence a parler de joueurs qui n’ont même pas un match pro dans les jambes, et fabregas, il etait titulaire a 18 ans, et non preté en segunda
Beti Erreala :
L’effet Merida
15 mai 2008 15:44
Pour l’avoir vu jouer plusieurs fois dt une à Anoeta, il paraît encore trop vert pour se confronter aux joutes de la PL.
Surtt qu’il n’est pas encore sûr qu’il retourne à Londres pour la saison prochaine, ayant une possibilité de rester un an de plus à Donosti en prêt voire plus si affinités avec une option d’achat qui avait été accordée à Badiola...
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