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De l’origine des surnoms dans le foot argentin

lundi 5 mai 2008

S’il existe un pays où prolifèrent buts, joueurs ultra classieux et sobriquet, c’est bien l’Argentine. Seul championnat au monde où en décousent « Pirates » contre « Bohémiens », « Lépreux » Vs. « Millionnaires », retour sur le pourquoi du comment des surnoms les plus inventifs du football sud-américain.

Le foot argentin, pour tout le monde, c’est d’abord Boca et River. Boca Juniors et River Plate. Les deux monstres argentins de Buenos Aires. Boca Juniors, club populaire du quartier non moins populaire de la Boca, surnom officiel de l’équipe : les Xeneizes, qui vient à l’origine du mot Genoveses, génois en espagnol, du nom des premiers habitants italiens émigrés de Gênes.

L’ennemi, c’est bien entendu River, qui depuis les années 30 se fait appeler les Millionarios, surnom dû au transfert record pour l’époque du joueur Peucelle.

Les joueurs du club de San Lorenzo de Almagro, qui vient de fêter son centenaire et qui compte entre autres parmi ses hinchas Viggo Mortensen, sont connus comme les Cuevros, les Corbeaux. Le club a en effet été fondé par un curé et la couleur a donc manifestement été source d’inspiration.

Le Racing de Avellaneda, c’est pour tous les Argentins, l’Academia (l’Académie) car dans les années 60, le club au maillot ciel jouait un football d’école tandis que le club rival, Independiente, est pour le coup plus européanisé, Los Diablos Rojos, Les Diables Rouges, le maillot bien entendu.

A Rosario, on compte aussi deux clubs rivaux : Central et Newell’s Old Boys. Les Canallas (Canailles) de Rosario Central, ainsi nommées car l’équipe avait refusé de participer à un match amical pour le bénéfice d’un hôpital qui soignait la lèpre. Match qu’acceptèrent les voisins de Newell’s Old Boys, qui furent donc baptisés les Leprosos, les Lépreux.

Dans un style presque poétique, les joueurs de Belgrano sont eux surnommés les Piratas, les Pirates, car à chaque déplacement, ses supporters pillaient et volaient tout sur leur passage.

Le club de Chacarita a été quant à lui fondé par des membres d’un funérarium ; c’est ainsi que ses joueurs sont devenus les Funebreros, les Fossoyeurs.

Velez a gagné son surnom de Fortin, fort, au prix de combats harassants ; entre 1924 et 1943, le club n’a ainsi perdu aucun match à domicile.

Le nom de Calamar, même mot en français, pour les joueurs de Platense, vient lui d’un article de presse qui disait quelque chose comme ça : « Les joueurs s’adaptent au terrain comme le mollusque ».

Un autre article « Ils ont piqué comme des insectes colorés » baptisera pour l’éternité les Bichos Colorados d’Argentinos Juniors, le premier club de SAS Diego Armando Maradona.

Les joueurs d’Atlanta sont les Bohemios, les Bohémiens, car jusqu’en 1922, n’ayant pas de stade attitré, le club jouait ses matchs à domicile sur différents terrains.

En ce qui concerne les origines du surnom du Gimnasia de la Plata, il est dû à ses premiers dirigeants qui travaillaient dans le commerce de viande : ils sont donc devenus les Tripiers, Los Triperos.

Les ennemis des Estudiantes de la Plata sont eux connus sous le sobriquet de Pincharratas, assez difficile à traduire en français, soit quelque chose comme les Creveurs ou les Découpeurs, car les premiers membres étaient étudiants en médecine et travaillaient surtout avec des cobayes.

Quand on sait qu’en France on a droit aux Dogues lillois ou aux Merlus lorientais voire aux Pingouins de Libourne, ça fait quand même flipper.

Petit récapitulatif :

River Plate : Millionarios (Millionnaires), Gallinas (les Poules), la Banda Bangre (la Bande Rouge Sang)

Boca Juniors : Xeneizes (Génois)

Independiente : Diablos Rojos (Diables Rouges), El Rojo (le Rouge)

Racing : L’Academia (l’Académie)

San Lorenzo : Los Cuervos (les Corbeaux), El Ciclon (le Cyclone), Los Santos (les Saints)

Velez Sarsfield : El Fortin (le Fort)

Newell’s Old Boys : Los Leprosos (les Lépreux)

Rosario Central : Canallas (les Canailles)

Estudiantes de la Plata : Los Pincharratas (les Découpeurs)

Argentinos Juniors : El Bicho Colorado (la Bête Colorée)

Lanus : El Granate (le Grenat)

Chacarita Juniors : Los Funebreros (les Fossoyeurs)

Belgrano : Los Piratas (les Pirates)

Nueva Chicago (lire l’excellente légende dans le So Foot 53) : El Torito de Mataderos (le petit Taureau de Mataderos (quartier du club))

Atlanta : Los Bohemios (les Bohémiens)

Atletico Tigre : El Matador (le Tueur)

Par Alexandre Gonzalez


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Commentaires étendus

Commentaires :12

agustin.o : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 10 mai 2008 02:11
Ah, et j’avais oublie ça, Hims Lapin :
Non, le surnom de Nico Frutos en Argentine est "la garza" (un oiseaux).

agustin.o : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 10 mai 2008 01:41
Etant supporteur de River (et argentin) je dois corriger l’un des surnoms de mon equipe, en fait c’est la "BANDA ROJA" (pour la bande rouge du maillot). "Bangre" n’existe pas en espagnol. Et comme pypalivo a dis : c’est bien "bosteros" (bosta=crotes de cheval), donc ca veut dire qu’ils sont fait du "bosta". Aussi je sais qu’on appelle funebreros au club Chacarita juniors, parce que dans le cartier de "chacarita" il y a le cimetiere le plus grand de Buenos Aires.

paul_et_mickey : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 7 mai 2008 12:15

Pincharratas, traduit tel quel c’est "creveur de rats".

Sinon Union Jack la putas de las ramblas son muy hermosas y cada ves que bajan estos alcohólicos de Ingles en nuestra ciudad pues van por allí.....por eso que me suena tu cara....no ? y sabes que, además pagáis el doble porque sois putos guiris... ? adeuuu.

Cules ens toca fer el passadis....



Hims Lapin : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 6 mai 2008 15:09
Quelqu’un pour confirmer/infirmer que Nicola Frutos est surnommé "Le Cadavre" en Argentine ? Y a eu polémique a ce propos en Belgique...

nicoZ : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 6 mai 2008 11:05

Concernant Newell’s et Central, il y a une autre explication qui court dans les rues de Rosario. A l’origine, les deux clubs ont été fondés par la bourgeoisie anglaise : les membres de newell’s étudiaient dans un collège coupé de l’extérieur par de hauts murs, d’où le surnom de Leprosos. Les gens de Central, quant à eux, aimaient à balancer des pierres par dessus le-dit mur d’où le surnom de Canallas..

Vamos vamos NOB ! Alejandro Gonzales felicitaciones y segui poniendo huevos para el futbol argentino !!

Nicolas



radiodread feat JZ : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 6 mai 2008 09:45
Oui au fait, comment va Blondin l’inquisiteur ??

French Flair 11 : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 6 mai 2008 09:40
Blondin va bien ???

Union Jack : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 6 mai 2008 01:24
Et le surnom de Fist Fucked et radiozeub, c’est Les Tepus des ramblas ou encore Les Travelos de Rio, mais bon ça tout le monde le savait deja...

b4LiStO : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 5 mai 2008 21:07

merci pour lille qui se fait encore traiter gratuitement, ya pire quand meme genre les canaris cuicui les nantais.

sinon bon article sympatoch



French Flair 11 : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 5 mai 2008 20:32

Article très agréable .

Merci à toi Alexandre Gonzales ton article m’a appris des choses que j’ignorais



pypalivo : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 5 mai 2008 18:13
j’ajoute pour Boca Juniors : "los bosteros", qui si je ne m’abuse signifie les cochons ou les porcs.

justeus : De l’origine des surnoms dans le foot argentin 5 mai 2008 13:50
sympatique article qui aurait pu s’allonger sur les surnom des joueurs argentins.(conejo, muneco, loco pibe de oro et j’en passe et des meilleurs...)

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