Le magazine en kiosque

SO FOOT n°61 - en kiosque le 9 décembre et jusqu’au 2 février 09 !
Torres - Gerrard - Benitez - Michel Moulin. Commentaires :4
"Le papier ne suffit plus" pour découvrir tous les bonus.
[P] [+] [+]
Accueil du site > Archives > Articles > 2008 > mars > Sunil Gulati et les USA

Sunil Gulati et les USA

vendredi 21 mars 2008

A bientôt 49 ans, Sunil Gulati préside la Fédération Américaine de Football (mais avec un vrai ballon) depuis mars 2006. Si certains apprécient le travail qu’il accomplit pour la reconnaissance des États-Unis dans le monde du foot, d’autres lui reprochent encore d’avoir échoué à installer Jurgen Klinsmann le Californien sur le banc de la sélection nationale. Il s’étend dans cette interview pour World Soccer sur le futur du soccer, sur le court et long terme, au pays de l’Oncle Sam.

Est-ce que la Fédération Américaine de Football fera une offre pour accueillir la Coupe du Monde 2018 ? On y planche actuellement ; on prendra une décision vers le 1er juin ou peu après. Clairement, ramener la Coupe du Monde ici serait un plus, pour la Fifa comme pour le soccer aux USA. Un de nos plus grands avantages réside dans le nombre potentiel de stades, modernes et énormes, qui peuvent accueillir parfaitement un Mondial, que nous possédons et qui n’auraient pas besoin de rénovation. Et de nouvelles enceintes encore plus larges sont prévues pour des villes comme New York ou Dallas.

Quelle est votre réaction à l’idée de la Premier League anglaise d’organiser des matchs à l’étranger ? Il semblerait que les USA soient dans la liste… Il y a eu des réactions très violentes contre ce projet, de la part de la Fifa, de l’Uefa, de la Fédération Anglaise. Nous avons été clairs sur le fait que si la Fifa désapprouve, alors nous n’accepterons pas. Si la Fifa donne sa bénédiction, alors nous considérerons l’idée.

La fédération US a l’expérience de ce genre de situation… A plusieurs reprises, des pays d’Amérique Centrale ont voulu organiser des matchs chez nous, mais la Concacaf a refusé. Et une de nos équipes, les Los Angeles Salsa en A-League, a demandé à prendre part au championnat mexicain, mais leur requête a été rejetée aussi.

Est-ce que ça aide ou cause du tort au jeu américain que des équipes étrangères viennent jouer chez vous ? Ça peut aller dans les deux sens. C’est positif si ça nous aide à améliorer le niveau du football ici – en intégrant à notre jeu des grandes stars. Mais si c’est juste pour venir s’ajouter sur un marché déjà surpeuplé, je ne suis pas sûr que ce soit utile. Je ne pense pas que, pour le moment, notre jeu puisse connaître le succès en se réfugiant derrière le reste du monde.

Pensez-vous que le football s’enracine chez les Américains ? Absolument, et la plus grosse part de ce succès revient à la Major League Soccer, qui s’est clairement imposée d’elle-même. Ce n’est pas encore la NFL ou la Major League Baseball, mais elle a une présence remarquable sur la scène sport américaine après seulement douze ans d’existence. Les principaux diffuseurs nationaux, en anglais et espagnol, ont aussi contribué à ce succès, et l’arrivée de Beckham a capté l’attention de ceux qui ne s’y intéressaient qu’occasionnellement. Notre challenge, c’est qu’ils deviennent des fans complets.

Internationalement, les États-Unis ont-ils gagné du prestige ? Oui, je pense. La pierre angulaire du respect, c’est d’avoir une bonne équipe nationale et que les clubs réussissent bien. Nous avons accueilli des compétitions internationales, la Major League Soccer s’améliore, nous avons des joueurs qui jouent à l’étranger. Je ne pense pas que notre puissance commerciale ait été mise en doute. Et nous avons de plus en plus de personnes impliquées dans les différents comités de la Concacaf ou de la Fifa. La Fifa nous prend au sérieux, niveau soccer. C’est un immense changement comparé à il y a 25 ans.

Êtes-vous satisfait des performances de la sélection américaine sous les ordres du coach que vous avez nommé, Bob Bradley ? Yes ! Depuis un an et demi qu’il est là, nous avons remporté la Gold Cup et nombre de matchs amicaux importants. On aurait aimé envoyer une équipe plus forte à la Copa America (les USA ont perdu leurs trois matchs de groupe, ndlr). Mais comme ce n’était pas un tournoi obligatoire pour nous, les clubs européens n’ont pas relâché nos joueurs. On essaye d’organiser plus de matchs à l’étranger, comme nous en avons déjà prévu en Angleterre le 28 mai ou en Espagne le 4 juin. On aimerait accueillir l’Argentine en juin à New York.

Êtes-vous satisfait de la variété ethnique de la sélection ? Je ne vois pas ça comme un problème de composition ethnique. Ce que nous voulons, c’est une équipe de gagnants, jouant un bon football, ayant de bons résultats. Je pense que nous avons tout cela sous la main.

Quand vous avez nommé Bradley, vous avez évoqué la possibilité de nommer également un directeur technique. Cette idée est-elle toujours d’actualité ? Oui, on s’est penché activement sur l’affaire, et on cherche la personne adéquate. Probablement, ce sera un coach international.

Pourquoi avez-vous mis Wilmer Cabrera à la tête de la Bradenton Academy (le centre du formation de la fédération pour les meilleurs jeunes du pays) ? C’était un joueur du top niveau, membre de l’équipe nationale de Colombie. Et il a eu beaucoup de succès en tant que jeune entraîneur plus tôt dans sa carrière, et en plus, il est bilingue. Ce sont de gros avantages. Le programme Bradenton consiste à construire des équipes fortes chez les moins de 20 ans et en sélection Olympique. De nombreux joueurs peuvent se révéler.

Êtes-vous conscients du fait que beaucoup de jeunes sortants de la Bradenton Academy voudront aller en Europe après ? Le nombre de joueurs qui sont allés directement en Europe n’est pas si élevé. Je ne suis pas sûr que la situation empirera non plus. Il est plus probable qu’ils joueront en MLS deux ou trois saisons avant de considérer un départ. Evidemment, la MLS peut les convaincre de rester en leur offrant plus d’argent. Mais au final, c’est au joueur de décider ce qu’il y a de mieux pour sa carrière. Peu importe ce que les jeunes joueurs décident, plus la MLS évolue, plus elle a besoin de joueurs. En novembre, la MLS a reçu la permission d’augmenter le nombre de joueurs internationaux dans ses équipes. Mais nous allons devoir trouver un moyen de débusquer de plus en plus de jeunes talents dans ce pays. Il est clair qu’à 17 ans, lorsqu’un jeune doué doit prendre sa décision, il prend en compte bien d’autres choses que le soccer – le rôle de l’éducation universitaire dans la société américaine est central pour comprendre cette dynamique. Bien que je pense que c’est socialement un point positif, aller à la fac à cet âge met beaucoup de nos jeunes les plus talentueux derrière leurs homologues d’autres nations pendant les années les plus importantes de leur développement.

Interview par Paul Gardner, pour World Soccer

Traduction : Pierre Maturana


Mais qui es tu vraiment la Copa del Rey ?

6 janvier 2009 Mais qui es tu vraiment la Copa del Rey ?

Il existe en Europe une compétition qui ne ressemble à aucune autre. Elle a changé quatre fois de nom et au moins trois fois de formule ; en résumé, un vrai bordel. Il ne s’agit pas de la coupe Intertoto mais d’un tournoi qui a lieu chaque année en Espagne : la Copa del Rey.
Chaque pays de football compte deux compétitions majeures, son championnat et sa coupe. Quelques pays ont bien essayé de populariser une certaine “Coupe de la Ligue” mais son intérêt demeure (...)

Hoffenheim - Demba Wunder-Ba !!!

5 janvier 2009 Hoffenheim - Demba Wunder-Ba !!!

Né à Sèvres et formé à l’arrache dans les clubs de la banlieue havraise, Demba Ba est devenu, en quelques mois, celui auquel le commun des footballeurs moyens aimerait ressembler : un mec qui roule en 4x4 Range Rover mais qui flambe surtout sur les circuits de Bundesliga. Interview du copilote de la flamboyante (42 buts en 17 matches) attaque du leader Hoffenheim.
La presse allemande l’appelle souvent “Wunder-Ba” (en allemand, “wunderbar” signifie fantastique). En France, on l’appelle Demba Ba, histoire de le dissocier d’Ibou Ba, qui (...)

2009, et un OM tout neuf ?

4 janvier 2009 2009, et un OM tout neuf ?

Eric Gerets vient peut-être de vivre sa plus mauvaise période à Marseille, entre novembre et décembre. Le Belge aborde donc 2009 et son premier match, un 32e de Coupe de France à Besançon, avec une question : l’OM peut-il guérir ?
Mercredi 19 mars 2008, l’OM ridiculise la Ligue 1 en allant perdre à La Beaujoire face à Carquefou, club de CFA 2, en huitième de finale de la Coupe de France. Chez les supporters phocéens, (...)

Mais où est passé Kiki Musampa ?

3 janvier 2009 Mais où est passé Kiki Musampa ?

Début 2008, les plus belles dreadlocks du monde du foot étaient parties fouetter l’air d’un autre continent. Mais exilé à Séoul, Kizito n’a pas trouvé sa place. Depuis six mois, le Néerlandais cherche un maillot, en vain. Retour sur la carrière de celui qui, partout où il est passé, est inéluctablement devenu la mascotte du club.
30 mai 1999. Bordeaux est sacré champion de France au Parc des Princes, grâce à un but inscrit in extrémis par le junior Pascal Feindouno, dont tous les commentateurs écorchent le nom. Les (...)

Le chant du cygne

2 janvier 2009 Le chant du cygne

Il existe un club gallois de football, qui, sans faire de bruit se dessine une destinée semblable à celle du club allemand d’Hoffenheim. Emmené par une colonie espagnole, huit en tout, le Swansea City Association Football Club est de retour en Championship, 24 ans après sa dernière présence, à l’aide d’un football audacieux. Découverte d’une histoire que tout le monde racontera dans 6 mois.
Le majorquin Guillem Bauza ne le sait pas encore, pourtant dans quelques années il aura une statue dressée à sa gloire à Swansea City. Où ? A Swansea City, petite ville du sud du Pays de Galles, (...)

Consulter les archives
Sunil Gulati et les USA
poster un commentaire
Commentaires étendus

Commentaires :4

ComingOnStrong : Sunil Gulati et les USA 21 mars 2008 23:00
Tiens donc

Voir en ligne : En parlant de Klinsmann



French Flair 11 : Sunil Gulati et les USA 21 mars 2008 21:58
Pas vraiment me semble t-il ?

Winston Wolff : Sunil Gulati et les USA 21 mars 2008 18:38
Il s’est excuse pour son short cut douteux ?

ComingOnStrong : Sunil Gulati et les USA 21 mars 2008 10:14
Ben voila Pierrot, c’est qd même mieux qu’un post sur une suicidée.

Les articles pour Mars 2008

Retour � l'archive »

Publicité

Newsletter



Désabonnement 

Boutique

 


Boutique Abonnement
Anciens num�ros
Merchandising divers