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Serie A : Mancini, un coach à la mer

jeudi 20 mars 2008

Si l’on a bien compris, et malgré les démentis, Roberto Mancini s’en va. Mais Roberto Mancini était-il jamais vraiment arrivé ? C’est toute la question que pose le passage de l’ancien astre de la Sampdoria sur le banc de l’Inter. Retour sur un entraîneur énigmatique.

« En dehors d’Helenio Herrera, Roberto Mancini est le plus grand coach à avoir jamais entraîné le club ». Voici la façon dont Massimo Moratti parlait de son entraîneur il y a encore quinze jours. L’Inter fêtait son centenaire, et les sourires étaient obligatoires, sans doute. Car tout le monde le sait, Mancini n’a jamais fait l’unanimité ni auprès de son président, ni auprès de son club, ni auprès du foot italien. « Un enfant gâté », résumait amèrement l’ancien de la maison Gigi Simoni quand on lui en parlait le mois dernier.

Au fond, quel est le bilan de Mancini à l’Inter ? Difficile à dire. Deux scudetti de suite, en attendant le troisième, disent les chiffres. Certes, mais le premier fut acquis sur tapis vert, le second sans opposition ou presque, et le troisième souffrira également toujours d’avoir été obtenu contre une Juve promue. De telle sorte que trois titres ou aucun, pour Mancini, cela revient un peu au même. Avant ces scudetti, lorsque tout le monde était là, le Mancio avait fini troisième, en 2005, loin derrière la Juventus et le Milan AC, et gagné deux coupes d’Italie, en 2005 et 2006, à chaque fois contre la Roma. Ce n’est pas tout à fait rien de notre point de vue, mais de la presse aux autres entraîneurs, pas un observateur en Italie qui ne fasse la fine bouche.

C’est que côté jeu, le constat est quasiment sans appel. En 4 ans de banc, jamais Roberto Mancini n’aura réussi à faire évoluer ses joueurs en équipe. Posez la question autour de vous, pour voir : comment joue l’Inter ? La réponse fuse automatiquement : aucune idée. On ne sait pas si l’Inter joue long ou à terre, physique ou technique, en 442 ou en 433. A vrai dire, ça dépend de la météo. Le pire, c’est que ce n’est pourtant pas le temps qui lui a manqué, au Mancio. Ni les moyens. Car à l’inverse de ses prédécesseurs, Mancini s’était vu accorder par Papa Moratti le droit d’emménager avec son staff, parmi lequel le terrifiant Sinisa Mihajlovic. Mais rien.

De telle sorte que si l’on doit reconnaître en bout de course une qualité d’entraîneur à Mancini, c’est essentiellement celle de préparateur mental. Avant son arrivée au club, l’Inter ressemblait un peu au Parti Socialiste français : des ego, des courants, des guerres de succession, et pas un pet d’idée de jeu. Le moment venu de régler les comptes, on s’aperçoit que les Nerazzuri font désormais plutôt office d’UMP, caporalisé à outrance : comme Sarkozy a viré un à un ses concurrents, Mancini a réussi à se débarrasser de Recoba ou Vieri, qui le polluaient. Le problème, on y revient toujours, c’est qu’il n’y a pas non plus un pet d’idée de jeu, bien sûr.

Alors quoi ? Avec ce profil, il est clair que Mancini n’est pas fait pour le calcio. Il a beau, carrière de joueur magnifique oblige, avoir été pistonné à la Fiorentina puis à la Lazio, on ne va pas se mentir, cet homme ne sera ni Trappatoni, ni Sacchi, ni Lippi, ni, pour parler à période équivalente, Spalletti ou Prandelli. Pas assez tactique.

A l’inverse, on le devine taillé pour la Premier League. Ou la Premier League de deuxième rideau, du moins. Du genre Fulham, West Ham ou Blackurn. Des endroits où l’on s’émerveillera toujours d’avoir sur le banc un vieux beau Rital à la technique superlative, et qui dans les vestiaires se contente de crier « one, two, three ! » en attendant que ça se passe. Quant à l’Inter, que Moratti fasse un chèque à José Mourinho, et c’est la face du calcio qui changera sans doute.

Ennio Gnocchi


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Commentaires :5

radiodread feat JZ : Serie A : Mancini, un coach à la mer 20 mars 2008 21:57

PUtain mais carremment pour sacchi !!

Il est le pere spirituel de Carlito, imagine l’Arrigo, fabuleux metteur en scene du TRio magique Hollandais Rijkaard, Gullit, VAn BAsten qui a fait le bonheur des rossoneris en réalisant une série exceptionnelle de succes : le scudetto en 87/88, deux Coupes d’Europe des clubs champions en 89 et 90, deux Supercoupes d’Europe en 89 et 90, deux Coupes intercontinentales 90 et 91, une Coupe d’Italie en 89 et une Supercoupe d’Italie en 89

Sacchi est l’un des principaux pionniers du football moderne, ce mec a boulversé le Cattenaccio ce qu’en Italie constitue une véritable révolution !

Un pressing haut et permanent, un bloc equipe compact, une defense en ligne sans libéro, meme distance entre chaque joueurs, ne serait ce pas le jeu de nombreuses equipes europeennes aujourd’hui ? Avec ce systeme révolutionnaire Arrigo gagna le scudetto avec seulement 14 buts encaisses ce qui révélateur d’une efficacité certaine, d’ailleurs cela n’a pas empeché l’equipe de developper un jeu spectaculaire et offensif !



French Flair 11 : Serie A : Mancini, un coach à la mer 20 mars 2008 19:37
Gloria tu es magnifique !!!

Paddy : Serie A : Mancini, un coach à la mer 20 mars 2008 12:03

Sacchi un briseur de jeu ? Un peu gros de mettre les 3 dans le meme panier..

Sacchi, c’est tout simplement un des entraineurs qui a revolutionne le Foot (fin 80s-debut 90s) en se basant son 4-4-2 solide mais offensif et spectaculaire, qui presse et defend tres haut (cf. la belle clique hollandaise des annees milanaise). Un foot qui prone le mouvement total (toute l’equipe qui se deplace ensemble, une machine tres developpe a l’epoque ce Milan la..)

Ce mec a laisse une enorme trace. il n’y a qu’a voir le nombre de joueurs passes sous ces ordres qui entrainent auj..



gp : Serie A : Mancini, un coach à la mer 20 mars 2008 09:19

quel équipe à part l’inter pourrait avoir l’idée d’ammener mourinho en série A ? on a l’impression qu’au moment de s’engager à l’inter, chaque entraîneur italien sérieux (et avec un peu d’envergure) y réfléchit tellement qu’il atteri toujours ailleurs... parce que mourinho, en italie, c’est the normal one’s !

faut pas rire non plus ! tactiquement, il est gentil le josé mais ça va être fini de se prendre pour un géant dans un monde de nain ! les coach, ça reste le point fort de l’italie (qui imagine un coach briton qui entraîne l’italie ?). alors, qu’est-ce qu’il va changer dans le jeu de la série A ? quand on voit jouer chelsea, on dirait un vulgaire up date de la juve de trapatoni ! si on veut discuter de mec venu d’ailleurs qui ont changer le foot italien, on parle de zeman mais des mecs comme mourinho, peau de balle....

d’ailleurs l’inter de moratti fils a déjà amenés qq mago zurli bien exotique : cupper, hodgson,... avec le succès qu’on a connu...



El Mago soy yo : Serie A : Mancini, un coach à la mer 20 mars 2008 04:53

on ne va pas se mentir, cet homme ne sera ni Trappatoni, ni Sacchi, ni Lippi ni, pour parler à période équivalente, Spalletti ou Prandelli. Pas assez tactique.

Euhh....j’ai envie de dire tant mieux pour les 3 premiers cites, des Claude Puel a la sauce bolognaise, des betonneurs, des briseurs de jeu comme je veux plus en voir. Qu’est ce que Spalletti vient foutre la dedans ??



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