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Et la Bundesliga, ça en est où ?dimanche 2 mars 2008 Schäfer - Osorio, Delpierre, Fernando Meira, Magnin - Pardo, Khedira, Hilbert, Hitzlsperger - Gomez, Cacau. Bonne nouvelle, le VfB Stuttgart ne sera pas champion d’Allemagne cette année ! En attendant le sacre du Bayern, trois équipes peuvent encore faire semblant d’y croire : Brême, Leverkusen et Hambourg.
En juin prochain, die Meisterschale (sorte de bouclier qui récompense le vainqueur de la Bundesliga) devrait se déplacer à 218 km au sud-est de Stuttgart. En l’emportant hier sur la pelouse de l’éternel poissard Schalke 04 (0-1, but de Klose), les coéquipiers de Franck le balafré ont à la fois définitivement écarté leur victime de la course au titre, mais surtout éclipsé une partie des critiques résultant de leur récente baisse de régime. Schalke fois c’est pareil Au coup d’envoi de la réception de l’ogre bavarois, tout le pays savait que Gelsenkirchen serait en ébullition. Certes, le Kevin Kuraniy Klan se déplacera mercredi à Porto dans l’espoir d’atteindre les 1/4 de la Champion’s League (victoire 1-0 à l’aller). Mais un match face à Munich génère une atmosphère particulière, un arrière-goût de bière sans mousse. Hier, Schalke a couru, Schalke a sué, Schalke a perdu. Et les souvenirs rejaillissent… La réputation de loser des Königsblauen a en effet pris sa source dans une confrontation à distance avec le Bayern. Le 19 mai 2001, Null Vier croit remporter un titre qui lui échappe depuis 1958. Victorieux 5-3 du modeste Unterhaching après avoir été menés 0-2, les joueurs ont fait leur taf et espèrent alors une défaite de Munich de l’autre côté du pays, à Hambourg. A la 90ème minute, Barbarez permet aux Hambourgeois d’ouvrir le score. Oreilles collées au transistor, bloc oculaire dirigé vers le ciel, les supporters de Schalke s’embrassent, explosent les décibels et envahissent le stade. Un coup d’oeil sur l’écran géant et quatre minutes plus tard, les cœurs de Gelsenkirchen pissent le sang. Le vieux Suédois Patrick Andersson marque sur coup-franc indirect dans la surface et offre un dix-septième sacre au club déjà dirigé par Ottmar Hitzfeld. Ce matin, les hommes de Mirko Slomka se sont réveillés à douze longueurs de leur bourreau préféré. Dommage collatéral, le coach des Bleus sera – en cas d’élimination à Porto - invité à poser ses fesses sur un autre banc que celui du Veltins-Arena. De son côté, la formation munichoise n’avait pas eu autant de charme depuis belle lurette, et personne n’osera lui reprocher d’avoir claqué plusieurs poignées de millions d’euros pour recruter les nouvelles stars de Bavière. Favori de la Coupe UEFA, le club le plus titré d’Allemagne peut légitimement espérer tout rafler. Après vingt-deux rounds nationaux, la doublette Toni-Klose a déjà planté à vingt-quatre reprises. De quoi relayer l’impact de Ribéry au second plan ? Même pas. Parfaitement adapté à la Bundesliga, Bilal fait l’unanimité aux yeux des puristes et des groupies. Ainsi, l’ancien Marseillais a terminé deuxième de l’élection du meilleur joueur du championnat d’Allemagne sur la phase aller (21,5%). Diego, el pibe de Deutschland A ce petit jeu, le Frenchie a été devancé par Diego (44,9%). Le meneur de jeu du Werder est un monstre. Dix pions et des offrandes en veux-tu en voilà, Diego sait que sa réputation dépasse celle qui faisait de lui le nouveau Jo Micoud. La fréquence de ses exploits pourrait laisser penser que ce joueur de 23 ans possède la mentalité d’un daron. Mais son récent pétage de plomb à Francfort (un violent coup d’épaule sur Kyrgiakos qui lui a valu trois matchs fermes) atténue la longueur du tapis rouge. Malgré l’absence de son prodige, Thomas Schaaf a tout de même assisté à une belle victoire de son équipe hier (2-0 sur Dortmund, doublé de Rosenberg). A quatre points de la première place, les Werderaner représentent aujourd’hui la menace la plus dangereuse, voire la seule, pour les coéquipiers d’Oliver Kahn. Derrière, les outsiders qui complètent le quatuor s’appellent Leverkusen et Hambourg. Le Bayer surprend avec un Barnetta qui distribue le jeu tranquillou et donne à manger à un Gekas dont les huit buts en douze titularisations ont le mérite d’être suffisamment parlants pour arrêter brutalement l’énumération de ses qualités. Enfin, Hambourg : Van der Vaart, Kompany et compagnie… Les quatre gros bras de la Bundesliga figurent également tous en huitièmes de finale de la coupe de l’UEFA. Le Bayern rendra visite à Anderlecht, Brême à Jean-Claude Darcheville. De son côté, le squelettique Carsten Ramelow sera épargné d’un long voyage avec le derby national qui l’opposera à Hambourg. Cet été, si vous entendez des cris allemands retentir aux quatre coins de l’Europe, dites-vous que la mâchoire de Francky s’est peut-être mêlée aux voix imberbes des Tokio Hotel… Matthieu Pécot Articles de cette rubrique
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Commentaires :1Docteur Goulard, dentiste :
Et la Bundesliga, ça en est où ?
2 mars 2008 15:07
putain, les deux buts de rosenberg ce week end, pas mal. ce petit joueur aux joue rose est loin d’etre une bille...
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