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> Le papier ne suffit pas > So Foot m’a virer
So Foot m’a virerlundi 29 octobre 2007 Il aurait pu nous raccrocher au nez, Ollé Nicolle, lorsqu’on lui a expliqué que l’on s’intéressait à son cas. C’est que, juste avant de rebondir l’an dernier à Clermont Foot, et de quelle manière, il avait connu, pour son baptême du feu en L2, une expérience castelroussine plutôt figue que raisin, comme dirait Depardieu. La faute à un article de So Foot datant de novembre 2005 qui aurait largement contribué à mettre le feu au vestiaire. "Comtesses du Berry", c’était le titre, s’intéressait à la condition de femme de footeux dans la préfecture de l’Indre. Huitième lorsque nos reporters sont venus enquêter, la Berrichonne pointait encore à la septième place à la trêve hivernale. Et pourtant. « Quand l’article est sorti, un dirigeant est venu me voir pour me dire que ça allait foutre le bordel dans le groupe. J’ai répondu que c’était pas bien méchant... Mais un journaliste de la Nouvelle République en a fait une petite synthèse et à partir de là, l’ambiance est devenue vraiment pourrie, le président délégué a boycotté la presse, deux ou trois gars qui se détestaient déjà sont devenus ingérables, il y a eu des clans... Mais le papier n’a été qu’un déclencheur, pour en arriver jusque là c’est forcément que c’était sous-jacent... », lâche Ollé-Nicolle, fair-play. Difficile en tout cas de coacher une équipe quand la charnière centrale ne communique plus, sous prétexte que la femme de Viator a dit que Bertin n’était « bon qu’à tirer des coups francs, et encore »... Viator finira par prendre l’air sur un couloir, mais entre le patron de la défense et son gardien, l’ambiance n’est pas beaucoup plus mâture. Depuis leur passage à Strasbourg, Capt’ain Bertin et Vincent Fernandez, les deux joueurs les plus expérimentés du groupe, se vomissent pour -paraît-il- une histoire de gonzesse. Les deux se mettent sur la gueule comme des chiffonniers un soir de février à Nungesser. « Kombouaré m’a dit : ‘mon pauvre, là c’est fini, tu pourras plus rien faire’ ». Bien vu, Antoine. Un mois plus tard, après une quatrième défaite consécutive, Ollé-Nicolle est licencié. « C’est une expérience douloureuse mais enrichissante. J’ai beaucoup appris sur le monde du foot. A la trêve, Denisot m’a dit qu’il me voulait sur le long terme, il m’a proposé un contrat de cinq ans, avec une prolongation d’une année supplémentaire tous les ans, comme Bez faisait avec Jacquet. Je lui ai dit que c’était pas pressé, qu’on verrait ça après, qu’il fallait d’abord calmer le vestiaire. A la mi-janvier, dans la Nouvelle République, il était dithyrambique à mon sujet, me renouvelait toute sa confiance. Trois mois plus tard, j’étais viré. Alors, certes, j’assume ma part de responsabilité dans les résultats, mais ce n’est pas moi qui ai mis de l’huile sur le feu ni fait un mercato catastrophique. Il y a des gens avec lesquels on ne peut pas réussir parce qu’on n’a pas le même sens de l’intérêt général, ni les mêmes valeurs... ». Didier Ollé-Nicolle ne citera pas son nom, mais c’est indéniablement Patrick Trotignon qui est visé. C’est que le mercato, effectivement, a laissé pas mal de supporters perplexes. La presse locale leur avait fait miroiter Baffé Gomis, qui manquait de temps de jeu à Saint-Étienne et qui était disposé à être prêté à Châteauroux, question de feeling avec Ollé-Nicolle... Malheureusement, Trotignon a misé sur son propre réseau. Trois joueurs ont ainsi débarqué à la Berrichonne : un Emirati qui est reparti aussi vite qu’il est arrivé, et deux autres qui étaient... plâtrés ! Trotignon, par ailleurs, n’a pas franchement participé à calmer le fougueux Teddy Bertin. Après la trêve hivernale, le sosie de Dado Prso manque à l’appel. Il déclare être parti au chevet de sa mère, gravement malade. Trotignon n’y croit pas, parle dans la presse d’une faute professionnelle, d’excuse bidon, et présente Bertin comme le principal responsable des problèmes de vestiaire. Seulement, voilà : c’est bel et bien orphelin que le pauvre Bertin reprendra finalement l’entraînement... Vincent Riou Articles de cette rubrique
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Commentaires :5castelroussin :
So Foot m’a virer
2 janvier 2008 20:09
Avec un peu de chance ce commentaire sera effacé, et ca ne m’étonnerai pas :
Pour commencer je suis d’accord avec une ligne d’un commentaire précédent : c’est dans la même lignée : le ridicule. Quel est l’intérêt de cet article . A part remuer la m... je comprend pas. A moins que ce soit un attaque personnelle, la encore ridicule, envers Patrick trotignon. Quand a Monsieur Olé Nicole, depuis que je supporte la berri, je n’avais jamais vu un entraineur avec des choix aussi... incompréhensibles, donc je ne suis pas vraiment sûr que seule cette histoire soit à l’origine de licenciement
monpseudodo :
So Foot m’a virer
2 janvier 2008 03:28
Pas mal de franchise dans cet article de la part du don, mais... un peu d’amnésie aussi ; qui était donc cet assistant qu’il avait avec lui et qui oublia totalement de faire son travail, contribuant largement à crâmer les joueurs avant la trève ? Facile de mettre Trotignon à "l’avant-Sène".
Et pour les histoires de nanas, c’est bien connu ici : A La Berri, le plaisir est un état d’esprit...
Hervé :
So Foot m’a virer
13 novembre 2007 09:01
y’a moyen de lire cet article de 2005 ? Un lien ?
merci !
panda :
So Foot m’a virer
31 octobre 2007 11:41
J’avais adoré l’article originel véritable reportage d’investigation au cœur d’un club classique de L2 et cette suite est dans la même lignée. Mais c’est quand même triste la fin.
jejeville38 :
So Foot m’a virer
29 octobre 2007 17:37
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