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Arthur H : « Le football est un sport de gamin »

Du tournoi des écoles de Paris aux Verts de Dominique Rocheteau, Arthur H revient sur ses souvenirs d'enfance et compare le football à la Chine. Poétique.

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Le football pour Arthur H ?
Ça représente le monde magique, merveilleux et oublié de l'enfance, de 7 ans à 14 ans. Tous les matchs joués dans la rue avec mes copains, sur des terrains abandonnés, partout. Nous étions obsédés par le foot, on jouait tout le temps. Ce qui me plaisait, c'était cette espèce de mélange entre dépense physique et amitié. Je jouais aussi dans la petite équipe de mon école, à Saint-Paul, dans le 4e arrondissement de Paris, qui était encore très populaire dans les années 70. On faisait le tournoi des écoles de Paris.

Tu joues toujours autant ?
Avec mon fils de cinq ans. Dès qu'on peut, on prend un ballon, on va dans un parc et on marque des buts. Pour moi, le foot, c'est un sport de gamin, éternellement.

Quels types de matchs te plaisent ?
Je n'aime voir que les grands matchs. En boxe, je suis fou de Mohamed Ali, mais je n'ai pas tant de plaisir à voir des matchs de boxe normaux. En revanche, quand je vois son combat à Kinshasa, ça me met dans des états pas possibles. Pour moi, Mohamed Ali, avant d'être un grand boxeur, est un grand artiste. On peut dire ça aussi de Zidane, c'est un artiste qui maîtrise le temps et l'espace. Ce sont des gens qui me donne envie, et qui m'inspire musicalement.

Qu'est-ce qui t'inspire précisément ?
Leur manière de manipuler le temps et l'espace, ça me touche beaucoup. Au foot, c'est aussi cette espèce de grâce, quand tu as le sentiment que l'action se fait toute seule. Ça relève de l'équilibrisme, de la vision, de la télépathie. Un match de foot ne va pas forcément m'inspirer une chanson, mais si je vois quelque chose de beau, d'harmonieux, ça me donne envie de faire de belles choses.

Quid du football actuel ?
Le foot d'aujourd'hui a un côté hallucinatoire, comme peut m'halluciner la Chine, dans sa démesure. Quand je voyais Anelka y gagner plus de 200 000 euros par semaine, je trouvais ça tellement en dehors de toute limite, tellement abstrait. D'un côté, je comprends, ils font vibrer la planète entière, cela a un prix. Mais moi, je trouve que la musique fait plus de bien que le foot, donc j'aimerais que les musiciens soient aussi bien payés que les footballeurs !

Toucher de telles sommes à 20 ans te choque ?
Ce n'est ni rationnel, ni normal.

Ton souvenir favori ?

Il faut remonter aux Verts de Dominique Rocheteau. C'était une façon de jouer qui est complètement dépassé aujourd'hui, avec un vrai panache, une vraie sincérité. J'étais tout petit, mais je me souviens de ça comme de jolis moments, avec une ferveur populaire, un vrai enthousiasme, quelque chose de très innocent et de très joyeux.

Un autre plus récent ?
Très banalement, c'est la Coupe du monde 98. J'ai aussi été pris par la ferveur populaire. Je me souviens place Blanche, à Paris. Évidemment, il y avait un énorme embouteillage. Et il y avait là une quarantaine de jeunes gars qui jouaient au foot, comme ça. Ils balançaient le ballon et couraient tous comme des fous autour, c'était tellement spontané. Tout le monde était heureux, c'était un chouette moment.

Le foot, un exutoire ?
D'une manière générale, le sport et la musique, pour plein de gens, est la seule façon de s'en sortir.


Baba Love, album toujours disponible (Polydor)

Propos recueillis par Romain Lejeune
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