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Arsenal veut soigner sa vitrine

Duel déséquilibré entre un Birmingham qui se contentera d'être opportuniste et Arsenal, qui aimerait bien enfin ajouter un peu de quantité (un titre) à la qualité (son jeu). Six ans de disette à briser quand même...

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En Angleterre aussi la Carling Cup, est toute aussi peu prestigieuse que notre Coupe de la Ligue. Pour Birmingham City, relatif petit club, cette rencontre est quand même le match de la saison. Pour Arsenal, gagner la Carling Cup n'est pas un rêve mais elle est l'occasion de mettre enfin un trophée de plus dans la vitrine, après six ans de disette. L'année dernière, Arsène Wenger avait des mots plein de sympathie pour exprimer ce que représentait une Carling Cup : « Si vous gagnez la Coupe de la Ligue, pour moi, on ne peut pas dire que vous avez gagné un trophée » . Aïe, la Carling est donc bien aussi la “coupe machin” des Anglais, celle utilisée habituellement pour révéler quelques Baby Gunners. Seulement, pour cette saison, Arsène a un peu changé sa tactique, mettant match après match plus d'habituels titulaires en Premier League dans ses onze de départ (demi-finale retour contre le petit Ipswich avec Fabregas, Clichy, Sagna, Wilshere, RVP) et donnant un nouveau rôle à cette Carling, ne la réduisant pas au simple laboratoire à jeunes majeurs.

Dans le Guardian, Wenger se montre ainsi un peu plus respectueux, mais pas trop non plus : « Ce n'est pas le trophée principal. Les principaux sont le championnat et la Champions League, et ensuite la FA Cup, et seulement après la Carling Cup. Mais c'est vrai que la gagner signifierait que n'aurions plus à nous poser cette question : “sommes-nous capables de gagner des titres ?” Mais j'ai toujours dit que la chose la plus difficile, c'était d'être le plus régulier possible au top niveau. La preuve, il n'y a que deux clubs capables de finir dans le Big Four sur les douze dernières années : nous et Manchester United. Mais remporter ce titre convaincra mon équipe qu'elle peut faire encore mieux » . N'oublions pas que c'est sur cette compétition que la plupart des actuels titulaires Gunners se sont fait leurs premières véritables dents (débuts de Fabregas, Djourou, premiers buts de Wilshere, Walcott, Van Persie, Song). Quelques années plus tard, ces mêmes joueurs retrouvent la Carling sous un autre regard : un tremplin pour partir à l'assaut des trois autres compétitions dans lesquelles Arsenal est toujours “moyennement bien” engagé (Premier League, Cup et C1).

Le challenge proposé ce dimanche n'est pas le plus compliqué. Comment voir Arsenal perdre face au Birmingham pas très esthétique d'Alex McLeish ? Birmingham cette saison a réussi quelques coups (gagner contre Chelsea par exemple), mais n'a jamais été autant bougée que contre Arsenal, qui lui avait enfilé trois perles à St Andrews, un stade pourtant compliqué.
Alors bien sûr, Wenger aurait préféré renouer avec le succès sur une compétition plus glamour, mais le calendrier impose ce test de passage obligatoire pour mesurer l'exacte force d'Arsenal lorsqu'il s'agit de conclure. Le seul handicap visible ne reste finalement que les absences de Fabregas et Walcott, incertains même pour le retour au Camp Nou.

Ronan Boscher

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Ben voilà, comme d'habitude, faites confiance aux Gunners pour s'effondrer au dernier moment. Ca devient lassant.
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