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  3. // B'mouth-Arsenal (0-2)

Arsenal se refait la cerise à Bournemouth

Sans se montrer franchement très inspiré, un Arsenal réaliste a fait le boulot nécessaire face à Bournemouth (0-2). Les Gunners, qui ont plié l’affaire en deux minutes en première période, renouent enfin avec le succès, tout en éjectant City du podium et en restant dans les pas du leader Leicester.

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AFC Bournemouth 0-2 Arsenal FC

Buts : Özil (23e), Oxlade-Chamberlain (24e) pour Arsenal

La panique ne s’était pas encore invitée, les doutes et les remises en question non plus. Mais, ce dimanche, Arsenal, qui restait sur une série de quatre matchs sans victoire en Premier League, n’avait plus le droit à l’erreur. Et les Gunners, sans être transcendants ou pleinement rassurants, ont rempli leur part du contrat face à Bournemouth (0-2), qui n’avait plus humé le parfum de la défaite depuis trois rencontres. Si les Cherries n’avaient pas sombré durant deux minutes en première période devant Özil et Oxlade-Chamberlain, ils auraient sans doute pu espérer quelque chose d’autre, eux qui demeurent toujours à cinq longueurs du premier relégable. Sauf qu’Arsenal avait un besoin vital de points dans la course au titre. Arsène Wenger est donc soulagé. Son équipe remonte à hauteur du second, Tottenham, et revient dans le sillage de Leicester. Tout n’est pas encore parfait, mais la marche en avant peut reprendre.

Deux minutes foudroyantes


Enlisé dans une sale dynamique (3 nuls et 1 défaite) avant ce déplacement dans la modeste enceinte de Dean Court, Arsène Wenger innove peu. À l’exception d’Oxlade-Chamberlain qui retrouve une place de titulaire à la place de Walcott ou Campbell, le technicien alsacien aligne la même formation que contre Southampton, avec notamment Gabriel en défense centrale et Flamini au milieu de terrain. Quant à Bournemouth, Eddie Howe reconduit exactement le même onze que lors de la victoire acquise à Crystal Palace, articulé autour d’un 4-1-4-1. Comme c’est souvent le cas lors d’une confrontation entre un prétendant à la couronne et une équipe qui lutte pour sa survie dans l’élite, le scénario est connu d’avance. Les Gunners prennent le jeu à leur compte, tandis que les Cherries choisissent délibérément d’évoluer bas. Sous la pression de leur public, les joueurs locaux montrent de l’allant et de l’enthousiasme d’entrée. Mais les premières minutes accouchent d’une rencontre hachée où fautes et déchets techniques ternissent les débats. Flamini y va même de son carton jaune traditionnel après un tacle les deux pieds décollés sur Gosling.

Il faut attendre la 13e minute pour assister à la première offensive timide d’Arsenal. Sur une longue passe de Ramsey, Giroud laisse passer le cuir pour Sánchez qui décroche une frappe du gauche largement au-dessus. Les coéquipiers de Koscielny dominent, sans pour autant mettre à mal une défense adverse bien regroupée. Mais c’est sur un nouveau long ballon de Ramsey que la situation va se décanter. Trouvé dans la surface par le Gallois, Giroud remet de la tête pour Özil qui montre qu’il n’est pas maladroit non plus du pied droit en crucifiant Boruc (22e, 0-1). Le vent souffle fort à Dean Court, et les Cherries trépassent seulement deux minutes plus tard. Totalement décontenancés par l’ouverture du score, ils cèdent à nouveau après une mauvaise relance de Cook dans les pieds de Ramsey qui décale sur sa droite Oxlade-Chamberlain, dont la frappe croisée à ras de terre heurte le poteau opposé avant de rentrer (24e, 0-2). C’est paradoxalement à la suite de ces deux coups de massue que Bournemouth s’extirpe de sa torpeur. Mais la formation britannique manque de tranchant dans les derniers mètres. Arter, dont la superbe de l’extérieur du pied est déviée en corner par Čech, Pugh ou Ritchie tentent tour à tour leur chance sans connaître une fin heureuse. Le rideau de la première période s’abaisse, et Arsenal, qui a fait preuve d’un réalisme implacable (2 buts sur ses 2 seuls tirs cadrés), rentre aux vestiaires serein.

Arsenal éteint les débats


De retour sur la pelouse après avoir effectué le plus dur lors du premier acte, les Gunners laissent d'abord volontairement le cuir à leurs adversaires. Qui en font un usage plus ou moins pertinent. Hormis une frappe de Daniels qui termine sa course dans le petit filet gauche de Čech (51e), les hommes d’Eddie Howe manquent cruellement d’inspiration dans la zone de vérité. King et Stanislas ont beau remplacer Gosling et Ritchie, la donne ne change pas. Parce qu'Arsenal éteint l’ardeur de son adversaire à coups de longues séquences de possession et de redoublements de passes dans son camp. Özil distribue à sa guise, Ramsey régule le tout au milieu de terrain, tandis qu’Alexis s’escrime à faire courir et fatiguer ses poursuivants sur la pelouse. Une mécanique bien huilée que Bournemouth ne sera pas en mesure de contrecarrer jusqu’au coup de siffle final, même si Čech effectue un double arrêt salvateur dans le temps additionnel pour conserver le clean sheet. Si la partition d’Arsenal a manqué de panache, l’essentiel est acquis. Tonton Arsène entretient son rêve de titre et repousse des doutes qui s’avançaient à grands pas.

  • Résultats et classement de Premier League

    Par Romain Duchâteau
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    Dans cet article

    Voilà ! ça fait aussi partie d'une saison, gagner sans être transcendant. En espérant que les gunners tiennent bon !!!! On y croit !
    On devrait y voir plus clair dans la course au titre le weekend prochain avec Arsenal qui accueille Leicester et la confrontation entre City et les Spurs.

    Personnellement je ne vois pas Leicester venir battre Arsenal à l'Emirates.

    Quoiqu'il en soit ce titre se jouera dans les dernières journées, c'est une certitude, même s'il est vrai que le calendrier de Leicester leur est favorable par rapport aux autres prétendants.
    Arsenal va avoir du mal face à Leicester, qui risque de finir premier ou sur le podium au vu des prestations des gros de PL
    Ahmed-Gooner Niveau : National
    J'éspére qu'on reverra plus Flamini cette saison, j'ai vraiment peur que Wenger fasse jouer Coquelin-Flamini avec Ramsey à droite pour les prochaines échéances (à savoir Leicester et Barcelone), là on pourrait définitivement faire une croix sur CL et PL.

    Ramsey justement a fait son meilleur match depuis très longtemps mais ses 20 dernières minutes c'était assez affreux et ça correspond au changement tactique de Wenger, j’espère qu'il a vu que ça marchera pas car j'ai vraiment peur qu'il ne le fasse et dieu sait qu'il en ait capable.
    El Je Madrileño Niveau : DHR
    Alors je sais pas vous mais moi Ramsey en 6 j'en peux plus. Et ça fait un moment! Bon après Wenger n'a pas trop le choix, mais vivement les retours de Cazorla et Wilshere. Le mec ne réussit pas une seule passe vers l'avant et ne fait que des mauvais choix, c'est juste insupportable. Alors avec Flamini à côté en plus... Une torture.
    El Je Madrileño Niveau : DHR
    Donc je ne suis pas d'accord avec toi Ahmed, forcément. Après il a été combatif, comme d'hab, mais à ce poste et surtout associé à Flamini ça ne suffit pas
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