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  2. // FC Barcelone/Arsenal (3-1)

Arsenal sans munition

Très logiquement éliminé de la Champions' par Barcelone, Arsenal est en train de tout perdre alors qu'il se rêvait en train de tout gagner.

Arsène Wenger est un putain de bluffeur. La feinte avec le vrai-faux forfait de Robin Van Persie ? Du pipi de chat. Non, on parle bien entendu de ses belles paroles sur le beau jeu d'Arsenal, la philosophie offensive absolue et patati et patata. Tu parles ! L'Alsacien a rangé son fameux 4-3-3 dans sa poche arrière et a disposé ses Gunners en formation dite « de l'autobus » , soit deux grosses lignes bien compactes hyper bas. Le genre de tactique qu'il voue aux gémonies en temps ordinaires. Le pire dans l'histoire, c'est que son plan a failli marcher sans que les Londoniens y soient d'ailleurs pour grand-chose. Ils auraient dû se prendre trois ou quatre buts à l'aller, pas loin du double au retour et pourtant, Arsenal a tenu la qualif sans le moindre tir, ce qui à ce niveau ne s'appelle même plus de l'hyper-réalisme. Pire encore : les Anglais auraient pu mettre le Barça dehors si ce sacré Bendtner n'était pas sponsorisé par une marque de moonboots. Il n'empêche, Arsenal est dehors et ce n'est que justice. Et franchement, on suit volontiers Pep Guardiola quand il conseille à Wenger de ne pas se réfugier derrière l'expulsion, certes sévère, de Van Persie pour expliquer son échec. Car la vérité, c'est que les Canonniers sont en train de tout perdre alors qu'ils s'imaginaient presque tout gagner.

Quinze jours en enfer

Oui, c'est une drôle de séquence que vient de vivre Arsenal. Il y a trois semaines, son renversement de situation miraculeux face au Barça avait semblé être le déclencheur d'une histoire, d'une épopée même. En ballotage favorable après ce huitième aller, en train de revenir fort en Premier League sur Manchester United, toujours en course en FA Cup et qualifié pour la finale de la Carling face aux tâcherons de Birmingham City. Une occasion en or massif d'en finir avec son abstinence longue de six ans et, qui sait, valider la politique de Wenger en lançant le club vers d'autres conquêtes, à la manière d'un Marseille décomplexé l'an dernier par sa victoire en Coupe de la Ligue avant d'aller glaner le Championnat. Simplement voilà, à Wembley, face à Barry Ferguson et ses potes qui n'en demandaient pas tant, les Arsénaux se sont fait dessus et on ne parle pas que de l'incroyable boulette du duo Koscielny-Szczesny même si celle-ci n'est sûrement pas anodine. Puis une nouvelle fois en Premier League face à Sunderland (0-0) dans la foulée de cette finale bazardée. Avant de se faire sortir par Barcelone de la C1 et à quelques jours d'un déplacement en Cup à... Manchester et une probabilité non négligeable de se faire encore éjecter. Oui, en moins de quinze jours, Arsenal pourrait bien se retrouver dégagé de trois compétitions et en ballotage pas très favorable dans la dernière (la Premier League), même si Liverpool a rendu un sacré service à la bande à Nasri en cognant les Red Devils. Mais qui peut aujourd'hui jurer que les Gunners seront en mesure d'en profiter ?

Fabregas est (déjà) au Barça


Au passage, on a évoqué la bande à Nasri à dessein. Car l'autre grand enseignement du huitième de finale face aux Blagrana, c'est que Cesc Fabregas n'est plus un Gunner. On pourrait arguer que l'Espagnol revenait de blessure et était certainement diminué pour ce rendez-vous. C'est vrai et cela aurait expliqué une performance moyenne. Mais en aucun cas, cela suffit à justifier l'attitude désinvolte du joueur formé à Barcelone. Des chaleureuses embrassades à toute l'équipe adverse et pas seulement ses frangins de la Masia à sa talonnade tellement absurde dans les arrêts de jeu de la première période à l'entrée de sa propre surface pour l'ouverture du score de Messi, Fabregas n'a même pas fait semblant. Le bougre a envoyé un message, autant destiné à ses dirigeants qu'à ceux du Barça : cet été, vous vous démerdez comme vous voulez mais moi, Cesc, je repars en Catalogne. Et la perte inéluctable du capitaine pourrait sérieusement perturber un club dont l'absence de trophée depuis une demi-douzaine d'années vire à la psychose et pourrait réellement faire dévisser l'équipe dans les prochaines semaines. Une équipe sans leader moral digne de ce nom, une équipe qui est même allé jusqu'à se renier. D'autres l'ont fait avant ? Oui mais eux l'assument sans souci. Pas les Gunners, tiraillés entre leur discours et leur véritable plan. S'adapter est une qualité, la schizophrénie est une maladie. Pas sûr qu'Arsenal guérisse de sitôt...

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