Arsenal sans munition
Arsenal sans munition
Arsenal FC Chelsea FC Didier Drogba Everton Ligue des Champions Liverpool FC Manchester City Manchester United Olympique lyonnais Rafael Benitez Steven Gerrard Thierry Henry Tottenham Hotspur
C’est officiel : Steve Bruce est un lecteur attentif de So Foot. Le manager de Sunderland a très probablement dévoré l’interview de Didier Deschamps le mois dernier où l’entraîneur de l’OM se désolait du manque de rigueur dans le marquage de l’adversaire aujourd’hui, selon lui l’un des méfaits de la défense de zone. Alors au moment d’accueillir Arsenal samedi, Brucie s’est dit qu’il allait essayer l’indiv’, juste pour voir. Pas fou, l’ancien défenseur de Manchester sait bien que ses joueurs n’ont pas le niveau nécessaire pour défendre autrement sur le jeu en mouvement des Gunners et leur série de 14 matches sans défaite toutes compétitions confondues (dont 11 victoires). Pari réussi (1-0) au-delà de toute espérance car pour la première fois de la saison, Arsenal n’a pas marqué (voilà ce qui arrive quand on compte trop sur Van Persie aussi, ce mec finit toujours par se blesser). En face, l’affaire a été bouclée grâce aux arrêts de Fulop et à un nouveau but de Darren Bent, son 9e de la saison. Bent, la valeur refuge des Black Cats, qui n’avait plus scoré depuis son but invraisemblable face à Liverpool (1-0), le dernier succès des Nordistes. Mais à bien y regarder, c’est peut-être bien Sunderland lui-même qui fait office de révélateur pour les cadors du championnat, tombeur d’Arsenal et de Liverpool, repris sur le fil à Manchester (2-2) et seulement vaincu par Chelsea (1-3). Conclusion : les Blues sont les patrons.
Kakuta, le bras d’honneur de Chelsea
Samedi, les Londoniens ont atomisé Wolverhampton (4-0) tout en étant privés de Didier Drogba, Lampard, Ashley Cole, en sortant Anelka juste après la pause et en faisant entrer un minot nommé Kakuta, comme un bras d’honneur au reste du royaume. Le gamin de 18 printemps, arraché à Lens dans des conditions houleuses, avait failli coûter une interdiction totale de transfert au club de Roman Abramovitch, une sanction ensuite annulée. Fort de cette décision et de leur supériorité, Ancelotti a exhibé le petit Gaël pour la première fois en pro. « C’est un vrai talent, un grand talent, s’est délecté Carlo. Il est très jeune, mais je pense que c’était le bon moment de le faire débuter parce qu’il s’entraîne très bien ». Le meilleur moment surtout pour signifier à la concurrence que même amputés de leurs principaux fers de lance habituels, les Blues continuent de marcher sur l’eau et sur leurs adversaires. Prochaine victime désignée, Arsenal dans un clash capital qui promet et qui pourrait sonner le glas des espoirs des gentils Arsènaux.
MU : Fletcher-Carrick au pays des Diarra
Pour une fois, Wenger aura probablement le soutien de Sir Alex Ferguson. Dominé par Chelsea lors de la journée précédente, Manchester essaie désormais de maintenir la distance pour être en mesure de profiter d’une éventuelle baisse de régime des Blues. Mission accomplie ce week-end avec un très convaincant succès sur Everton (3-0). Le détonateur ? La toujours aussi improbable doublette de milieux def ‘ Darren Fletcher-Michael Carrick, soit deux allumettes pas bien rapides à un poste où il est bon ton d’avoir (au moins) un Diarra. Mais voilà, ces deux échalas ont une science et une technique ultra-bright qui compensent leur physique à la Woody Allen. Et vas-y que je donne le tempo, et vas-y que je claque une demi-volée sublime dans la lunette (Fletcher), et vas-y que je reprends des vingt mètres sans contrôle dans le petit filet (Carrick). Du bel ouvrage, complété par un cadrage-débor’ de Valencia. Bon, pas sûr au bout du compte que ça empêche Chelsea de dormir malgré tout. Mais à une cinquantaine de bornes de là, Rafael Benitez aura sans doute apprécié la démo des Mancuniens.
Liverpool n’y arrive pas
Son Liverpool rend prochainement visite à Everton et les Reds feraient bien de s’inspirer des Devils et d’oublier leurs prestations paralytiques. Car franchement, face à un Manchester City qui une heure durant faisait vraiment peine à voir, on se demande comment les partenaires de Steven Gerrard ont encore fait pour se prendre les pieds dans le tapis (2-2) ? C’est simple, Liverpool ne compte qu’un succès sur ses dix dernières rencontres. Incapables de garder leur plan de départ après leur ouverture du score, les Reds ont en plus encore trouvé le moyen de garnir leur infirmerie (déjà complète depuis longtemps) avec les sorties de Babel et Agger. Benitez a même dû lancer Benayoun dans la bataille alors que l’Israélien venait lui aussi de se blesser. Dans ce naufrage, la seule éclaircie est finalement venue de David Ngog. C’est dire si ça va mal sur les bords de la Mersey. A tel point que l’on se demande s’il ne faut pas souhaiter pour eux que la Fiorentina fasse le boulot mardi face à Lyon pour mettre fin aux illusions des Reds en Ligue des Champions. Car de toute évidence, Liverpool n’a pas les moyens humains de gérer les deux compétitions.
Si l’humeur est moribonde chez les pensionnaires d’Anfield, y’a d’la joie à Tottenham. Jermaine Defoe et ses potes ont pulvérisé Wigan (9-1) avec un quintuplé de légende pour l’international anglais. Un truc bien dans l’esprit maison en vérité : on se prend des leçons par la trio de tête (trois buts dans les dents à chaque fois par Chelsea, MU et Arsenal) et on colle des tôles aux autres : plus que jamais, les Spurs n’auraient-ils pas une bonne tête de quatrième en fin de saison ?






Partager