Arsenal remue encore

Chelsea tombe chez Everton (1-2), MU s'en sort presque bien à dix contre onze chez Aston Villa : du coup, la bonne affaire de la soirée est pour Arsenal vainqueur de Liverpool au forceps (1-0).

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Ca sentait le traquenard pour les Blues. Ce déplacement à Goodison Park en cette soirée d'hiver plus froide encore dans le nord de l'Angleterre, moins de trois jours après l'ivresse d'un succès sans bavure sur Arsenal : oui, tout ça sentait le coup fourré, l'embuscade pour Chelsea. Pourtant, en face, David Moyes se retrouvait un peu face à son cauchemar ultime, toujours en échec face au club londonien en 23 matches à la tête de Preston End et d'Everton. Mais la 24e a été la bonne, la meilleure façon de fêter son 300e match en Premier League, même si le départ des siens fut catastrophique. Une maîtrise totalement blanche (la couleur de Chelsea mercredi soir) et une ouverture du score assez précoce par l'infernal duo du moment : déviation de la tête de Drogba, finition de Malouda. Ou quand Chelsea se veut l'héritière de l'En Avant Guingamp où les deux comparses évoluaient ensemble il y a quelques années. Mais très vite, Everton rappelle une autre série : depuis douze journées, seul le voisin Liverpool a eu le droit de battre les Toffees (2-0 et 1-0). Alors, malgré les absences de Pienaar (suspendu) et Fellaini (blessé), Everton peut encore compter sur P'tit Louis Saha. L'ancien Mancunien a totalement mangé John Terry en scorant un doublé sur deux largesses de l'ex-capitaine de l'Angleterre, bien moins fringant que lors de ses dernières sorties (le contrecoup de ce que vous savez ?). Et encore, Saha s'est-il permis le luxe de foirer un penalty même si l'honnêteté oblige à dire que c'est davantage Petr Cech qui l'a écarté. En vain. Le week-end de Cup (face à Cardiff City) permettra sans doute aux Blues de se changer un peu les idées dans cette période de dynamique paradoxale. Car si la victoire sur Arsenal avait confirmé la mainmise des hommes d'Ancelotti, invaincus depuis le Nouvel An, sur la Premier League, ce revers à Goodison rappelle une autre tendance : sur les trois dernières journées, la bande à Lampard n'a gagné qu'une fois (nul à Hull avant le succès sur les Gunners)...



Le meilleur attaquant de MU ? Le défenseur adverse !


Du coup, Manchester United, revenu à un petit point, se prend à espérer. Il y a des signes comme ça... Car les triples champions sortants ont eux aussi été pris au piège (1-1) à Villa Park. Sacré client que cet Aston Villa, toujours invaincu cette année et qui n'avait même encaissé aucun but en 2010. D'une certaine façon, aucun adversaire ne lui en a encore scoré. Car en ce moment, l'autre meilleur attaquant de Manchester United avec Wayne Rooney porte un nom : le défenseur adverse. Sur les deux dernières journées, MU a été gratifié de... quatre c.s.c. ! Cette fois, c'est Collins qui s'y est collé, sur une volée hors cadre de l'éternel Ryan Giggs, après que son pote de la défense, l'Espagnol Cuellar, a ouvert la marque d'une drôle de tête lobée sur un Van der Sar aussi aérien qu'un bouffeur de fish and chips. Surtout, l'affaire aurait pu très mal tourner après l'expulsion de Nani (les attaquants ne devraient pas avoir le droit de tacler, c'est toujours dangereusement baroque). Mais finalement à dix contre onze, les Red Devils ont plutôt bien maîtrisé dans les pas d'un Rooney toujours aussi épatant dans ses prises de balle et son activité incessante. Rooney qui aura intérêt à garder son incroyable niveau actuel car déjà se profile un retour dans son fief d'origine. Oui, Everton attend MU de pied ferme et se verrait bien de nouveau tanner le cuir d'un caïd.


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Fabregas en petite catin


L'autre club de la Mersey est moins à la fête. Liverpool se voyait bien revenir à deux encablures d'Arsenal, fort d'une série de sept matches sans défaite (dont 5 succès) qui avait remis les Reds dans le rétro de Gunners en perte de vitesse. Même si ce rapprochement mathématique avait une explication circonstancielle : le calendrier ahurissant des Londoniens opposés à la file à Villa (nul), MU (tôle) et Chelsea (re-tôle). N'empêche, et même si leur réussite du moment n'avait pas masqué leur niveau de jeu dégueulasse, les hommes de Rafael Benitez espéraient bien profiter d'une petite déprime des Canonniers. Et disons-le clairement : Liverpool n'avait pas affiché cette force collective depuis belle lurette avec un Gerrard de plus en plus en jambes. Le quadrillage était serré, le pressing étouffant et l'utilisation de la gonfle plutôt intelligente même s'il manquait la présence devant de Fernando Torres pour traduire cela au tableau d'affichage.

En face, Arsenal semblait manquer d'air et de chance avec la sortie sur blessure de Nasri (encore un Bleu sur le flanc, dites donc). Le scénar' rappelait étrangement l'aller à Anfield, où Liverpool avait, 45 minutes durant, marché sur les Gunners. Et comme à l'aller, les Arsènaux allaient revenir de la pause transformés, plus toniques, plus tranchants pour finalement trouver la faille par Diaby d'un joli coup de boule en lucarne. La fin du match ressemblait à un siège, avec notamment un météore signé Babel et dévié du bout des latex par Almunia. Dans la dernière minute des arrêts de jeu, Fabregas, par ailleurs bien discret (la tête déjà au Barça ?), allait sortir toute la panoplie de la petite catin. D'abord en tardant à rendre le ballon pour un coup-franc rouge avant de se mettre juste devant pour empêcher de le jouer, ensuite en se prenant pour l'arbitre-assistant sur le dernier coup-franc de Gerrard (biscotte pour l'Espagnol) et enfin en stoppant des deux mains la tentative cadrée du capitaine de Liverpool. Pas très glorieux. Mais les Gunners en ont sans doute ras-le-bol de la gloire pendant que les autres ramassent les titres. Aujourd'hui, Arsenal peut encore rêver d'à son tour en récolter.

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