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Arsenal régale

Chelsea s'impose sans forcer, Auxerre chute une nouvelle fois dans son groupe face à l'Ajax, Bâle surprend la Roma... mais le carton de la soirée est signé Arsenal qui déboîte le Chakhtior Donetsk.

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GROUPE E

AS Roma – Bâle : 1-3

De la revanche dans l'air. L'an dernier, Bâle venait s'imposer à Rome en Ligue Europa (2-0). Une défaite que les hommes de Ranieri voulaient effacer de leur mémoire. Surtout que Thorsten Fink, le coah suisse, peut sortir de son armoire à souvenirs une belle performance du temps de sa splendeur (deux buts marqués contre la Roma en 1997). Il a sûrement dû filer la recette à ses joueurs quand on se penche sur la première mi-temps. Derrière les jeunes Inkoom et Shaqiri, Bâle a fait exploser la défense centrale romaine dans laquelle Philippe Mexès n'a pas spécialement marqué des points. Sur le premier but, Mexès est dominé par l'armoire Streller qui dévie pour Frei qui fusille le gardien romain d'une frappe limpide. Même la géniale déviation de l'éternel Totti sur le pion de Borriello n'enlèvera pas le goût laissé par la prestation romaine : inconstante. Les quarante-cinq dernières minutes confirmeront l'impression d'ensemble du début de match, la Roma marche à l'envers. Dominateurs, les Italiens n'ont jamais pris la mesure des Suisses. Frustrés, démotivés, agacés, les Italiens sont passés par tous les états. Sans être géniaux, les Suisses ont su profiter des moindres occasions pour farcir la cage de Lobont. A l'image du but en fin de match de Cabral qui s'amuse de toute la défense romaine pour sceller le sort d'une rencontre enjouée. La Roma est dernière de son groupe. C'est moche.

Bayern Munich – Cluj : 3-2

Depuis qu'ils ont gagné leur premier match de C1 contre la Roma en septembre 2008, les Roumains ont enregistré six défaites et un nul en déplacement. Autant dire que la tâche des Allemands ne semblait pas insurmontable. Surtout avec un Mario Gomez enfin retrouvé (triplé ce week-end en championnat). En dépit d'une supériorité technique évidente, les Allemands n'ont rien montré. Il faut dire que la défense roumaine avait décidé d'être généreuse. Trois conneries défensives dont le Bayern profitera allègrement en scorant trois fois (dont deux CSC bien moisis). Pourtant, les Roumains auraient mérité autre chose qu'une défaite. Volontaires et motivés, les hommes d'Andrea Mandorlini ont payé leur naïveté défensive et leur malchance offensive (poteau de l'Ivoirien Traoré). Malgré sept titulaires blessés (Ribery, Robben, Van Bommel notamment), le Bayern a pris les trois points et peut voir venir dans un groupe largement à sa portée.

GROUPE F

Spartak Moscou – Chelsea : 0-2

Les Anglais revenaient à Moscou plus de deux ans après la cruelle défaite contre Manchester United en finale de C1. Drogba et Lampard forfaits, c'est une équipe amoindrie des Blues qui se présente contre le Spartak. Suffit de "zieuter" le banc de touche de Carlo Ancelotti pour prendre peur : Turnbull, Bruma, Kakuta, Sturridge, McEachran, Van Aanholt, Clifford et Mellis. C'est maigre pour un prétendant à la victoire finale. Mais l'expérience des Anglais (quatre demi-finales en six ans) fait souvent le reste. Comble de l'ironie, c'est le Russe Zhirkov qui ouvre la marque pour les Anglais. Mais quel but. Sur une mauvaise relance dans l'axe, l'ancien du CSKA balance son gauche pour envoyer la gonfle dans la lunette de Dykan. Sur une demi-occas', les Blues se mettent déjà dans la bonne direction. C'est Nicolas Anelka qui met définitivement les Anglais à l'abri du besoin. Peu avant la pause, le tricard tricolore profite d'un amour de passe dans l'intervalle d'Essien pour se jouer du portier russe. 2-0 à la mi-temps, Chelsea a fait le métier et a déjà fait le plein avec neuf points en trois matches.

Marseille - Zilina : 1-0

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GROUPE G

Ajax – Auxerre : 2-1

Auxerre savait que son groupe était relevé. Trop sans doute. En manque d'efficacité offensive, les Icaunais ont pourtant livré un bon match. Mais comme d'habitude, ils n'ont pris aucun point. La marche était sans doute trop haute. Surtout quand la machine à scorer Luis Suarez est dans la place. Le capitaine des Lanciers est un beau tripoteur de ballon, mais il est surtout diablement efficace. Son entente avec le Marocain El Hamdaoui fut un calvaire pour Grichting et ses potes. Sans surprise, l'Ajax ouvre d'ailleurs la marque par De Zeeuw. Sur une perte de balle de N'Dinga, le divin chauve nettoie la lunette de Sorin. Un coup dur. Le second pion de Suarez, sur une merveille de contre-attaque, va définitivement saper le moral des Bleus. Jean Fernandez a d'ailleurs du pousser une sacrée gueulante dans les vestiaires. Les Bourguignons attaquaient la seconde période avec plus d'entrain. Sur une belle ouverture auxerroise Ooijer en oubliait les bonnes manières au moment de retenir Oliech qui paraît seul au but. Un carton rouge et une lucarne de Birsa plus tard, l'Ajax se mettait bêtement en danger. Il n'en fallait pas plus pour remotiver les Icaunais. En supériorité numérique, les Français se lançaient à l'assaut des buts de Stekelenburg. Les hommes de Fernandez ont gâché de nombreuses balles d'égalisation, notamment par Oliech seul face au portier batave. La gourmandise du Kenyan lui vaudra un rouge sur un but marqué de la mimine. Décidément, sur les trois premiers matches, l'AJA peut nourrir des regrets. Notamment celui de pas savoir marquer sur leurs temps forts. A ce niveau, ça ne pardonne pas. Au classement, ça fait surtout zéro point. Triste.

[Real - Milan : 2-0


GROUPE H

Braga – Partizan : 2-0

C'était simple, le vaincu pouvait dire adieu à ses envies européennes. Entre les deux cancres du groupe, il ne fallait pas s'attendre à un match exceptionnel. Et à ce petit jeu, ce sont les Portugais qui ont assuré l'essentiel en empochant les trois points. Un match insipide, triste et lent. Heureusement que le coup franc de Lima (le premier but de Braga en C1) vient réveiller les tribunes. Une lucarne des trente mètres et merci. La défense serbe est d'une lenteur sidérante et sera mise en danger sur chaque passe en profondeur. Sans surprise, sur une contre-attaque d'école, Braga plante un second but et plie l'affaire. Un match à oublier.

Arsenal – Chakhtior : 5-1

Eduardo devait tout casser en débarquant à Arsenal. Hormis sa jambe, il n'a rien cassé. Malgré ses 8 buts en 41 matches de championnat avec les Gunners, il n'a jamais convaincu en Angleterre. Recruté par le Chakhtior cet été, le Croate avait à cœur de se montrer. Et force est de constater qu'Arsenal n'a pas fait dans dans le sentimental. Comme d'habitude, les Gunners ont défouraillé dans tous les sens. La différence de buts à une nouvelle fois été soignée. 5 pions, un collectif toujours aussi séduisant et, surtout, le retour en forme de Fabregas. Dans un groupe relativement faiblard, les Gunners ont déjà passé onze buts en deux matches à Londres (14 en tout). Costaud. On savait les Gunners capables de tout. Mais de là à déboiter de la sorte un grand d'Ukraine... Même Alexandre Song, en mode Abel Xavier, se permet de marquer sur un coup du foulard dans la surface. Y'a plus de respect. Samir Nasri y va de son petit but du gauche pour rappeler aux sceptiques qu'il est revenu aux affaires. Le jeu en petites passes des Gunners a complètement déstabilisé l'arrière-garde ukranienne, toujours en retard. Enfin, coup de chapeau à Chamakh qui prend le temps de mater le juge de touche avant de crucifier le portier. Facile. Trop même.

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