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Arsenal ou l'art de foirer ses entames

Tout à l’heure, Arsenal recevra Manchester City. Tout à l’heure, les hommes d’Arsène Wenger tenteront surtout d’éviter une nouvelle humiliation publique. Mais pour que le plaisir dure plus que quinze petites minutes, Arsenal devra aussi serrer les rangs et faire preuve d’une force mentale encore trop peu vue cette saison.

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Comme toute mauvaise grippe qui s'attrape en hiver, Arsenal dévoile ses faiblesses et doit désormais respecter l'ordonnance du médecin. Un but dans le premier quart d’heure contre City (6-3), le 14 décembre, quatre en vingt minutes contre Liverpool le 8 février dernier (5-1), trois en seize minutes contre Chelsea la semaine dernière (6-0). Les entames de matchs d’Arsenal commencent tout doucement à ternir une saison que les supporters londoniens pensaient pourtant bien partie. Mais parce qu’en foot comme dans l'intimité, louper son premier quart d’heure est souvent rédhibitoire à toute forme d’ambition, Arsenal n’a aujourd’hui plus une seule chance de rafler la mise en mai prochain. « C’est un problème dû à un symptôme du culte de la performance. Ça a un côté très anxiogène et très contre-productif. » Pour Coralie Trinhthi, chroniqueuse pour Dorcelle.com, des débuts ratés, ça a surtout à voir avec le psychique. Paralysé par la peur de mal faire, les hommes d’Arsène Wenger s'imprégneraient donc d’un sentiment d’infériorité, difficilement substituable, qui transformerait la spontanéité des premiers instants en une paralysie presque totale.

Javier Irureta a partagé le quotidien du Deportivo La Corogne pendant six ans entre 1999 et 2005 et est ce qu'on peut qualifier « d'homme de remontada » . Flash-back : 7 avril 2004. Quinze jours plus tôt, les Galiciens ont coulé dans l’enfer de San Siro (4-1). Après avoir pris quatre buts au cours des huit premières minutes de la seconde mi-temps du match aller, le Depor d’Irureta va parvenir à complètement renverser la vapeur au retour (4-0). « On avait trouvé que l'avance des Milanais était cher payée. Au Riazor, j'avais décidé de remobiliser mes joueurs en leur disant que leur avance n'était pas insurmontable. L'essentiel dans un match, c'est de croire en ses capacités et de réagir le plus rapidement possible. Souvent, les qualités collectives surpassent les qualités techniques individuelles. » Ce sera le cas ce soir-là. La bande à Dida, Maldini, Kaká et Shevchenko coule et le Depor prouve au monde entier que des préliminaires ratés ne sont pas forcément éliminatoires. Par la grâce de choix tactiques différents - « Je me souviens que Donato (absent au retour, ndlr) était tombé sous la pression du match aller » - et en utilisant une force de persuasion rare, l'entraîneur espagnol prouve qu’en quinze jours, il est possible de modifier complètement l’état d’esprit d’une équipe.

« Quels sont les joueurs de grande expérience à Arsenal ? »

En quelques minutes, c’est bien plus compliqué. Jocelyn Blanchard, ancien de Metz, de Lens, mais aussi de la Juventus, ne sait que trop bien que dans ce genre de situation délicate, il est parfois bien difficile de trouver les ressources mentales nécessaires : « Tout est dans la tête dans le foot. Parce que 80 000 personnes qui chantent ou qui sifflent, ça change tout. » Dans ce cas-là, c’est donc sur ses leaders qu’un groupe espère pouvoir se reposer. Dès lors, tenir la baraque derrière ou s’agiter sur son petit banc ne change finalement plus grand-chose. « Il faut parler aux joueurs qui dirigent le vestiaire, le gardien, le capitaine, ce sont eux qui modifient la mentalité du collectif » , certifie Irureta avant d’embrayer sur le cas Arsenal : « Je pense que l'équipe doit mûrir mentalement. L'effectif manque d'expérience au niveau européen. Il leur manque cette arrogance, cet orgueil qui permet aux grandes équipes de faire la différence dans les grands matchs. Mais il faut aussi se rendre à l'évidence... Quels sont les joueurs de grande expérience à Arsenal ? Özil, peut-être. » Malheureusement, trois-quatre âmes décidées à ne pas sombrer ne pourront jamais rien pour une équipe abattue et en perte totale de moyens.


Blanchard en est en tout cas persuadé. « À 3-0, le scénario, il est facile à écrire. Il l’est encore plus quand un défenseur pense qu’il peut sauver son équipe à lui tout seul en allant marquer un but de sa partie de terrain. » Des losers avec une âme de super héros, Blanchard en a manifestement connu quelques-uns. Quand t’es mené, tu fais corps et tu limites la casse. C’est un peu ça, la vision Blanchard de la déculottée : « Une fois que t’en as pris trois, c’est aux trois de devant d’essayer de marquer, et nous, derrière, on ne bouge plus. On se dit qu’il se passera ce qu’il se passera, mais que de toute façon, ça n’ira pas plus loin. Parce que si t’en prends six, le match d’après, tu ne le gagneras pas non plus. » Du coup, même pas besoin d’allumer son poste ce soir sur le coup de 18h30. Cet Arsenal-City, les Londoniens n'auront même pas une chance de l'emporter. Et si le plaisir n'était finalement pas dans le spectacle ?

Par Martin Grimberghs et Antoine Donnariex
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