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Arsenal, les plaies ouvertes

Battus samedi dernier à Stoke, les Gunners se déplacent dimanche à Anfield en enregistrant les retours de Laurent Koscielny et Alexis Sánchez. Assez pour relever la tête ? Pas forcément, tant les problèmes passés n'ont pas été résolus.

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La vérité sort toujours de la bouche des enfants, mais elle peut aussi parfois sortir de celle des jeunes adultes. Interrogé par Libération début août, Arnaud Souquet, le défenseur de l’OGC Nice de 25 ans, a pointé un fait incontesté : « Le football est compliqué à juger. Pendant un match, tu fais des choses bien et des choses moins bien. Si tu veux voir le verre à moitié plein, il y a toujours quelque chose à quoi te raccrocher. » Au moment de s’installer à la tribune du Bet365 Stadium de Stoke-on-Trent samedi dernier, Arsène Wenger, lui, a décidé de s’agripper à des « choses positives » malgré la première défaite de la saison d’Arsenal (0-1) après seulement deux journées. À comprendre : de nombreuses occasions, une « grande domination » et le fait que l’arbitre de la rencontre – Mike Jones – ait influé sur l’issue du match en refusant injustement un but à Alexandre Lacazette. Tout irait donc bien dans le meilleur des mondes pour des Gunners attendus dimanche à Anfield, où Arsenal n’a plus remporté la moindre baston depuis septembre 2012, et donc avant tout malchanceux du côté de Stoke. Mieux, Wenger, sûr de son fait, a profité de ce déplacement dans le Staffordshire pour soumettre au monde entier la théorie du complot qui entoure depuis des mois, des années, son groupe. Selon l’entraîneur français, Arsenal serait l’équipe de Premier League contre laquelle les arbitres du pays sifflent le plus de penaltys lors de matchs à domicile. Faux, lui répondent les chiffres de la saison dernière, Hull City en ayant concédé six au KCOM Stadium là où les Gunners ont bouclé la saison à cinq, comme Watford. Alors quoi, et surtout pourquoi ? Pourquoi Arsène Wenger s’est-il lancé dans une telle attaque, alors qu’Arsenal jouait samedi dernier à l’extérieur et qu’il souhaitait, en toute logique, évoquer des penaltys qui n’ont pas été sifflés en faveur des siens ? Peut-être avant tout pour embrouiller son assistance au moins pour quelques jours, les mots ayant plus d’impact sur un cerveau humain qu’un nuage de poussière. Car trois mois après une victoire en finale de la FA Cup contre Chelsea à Wembley (2-1) et la prolongation de deux ans de son bail sur le banc des Gunners, Wenger voit déjà la tempête revenir. Pour une raison simple : cet été, Arsenal n’a pas changé.

Les petits trous


Le jugement pourrait être prématuré si, justement, le club avait connu l’été promis à des supporters impatients. Depuis plusieurs saisons, Arsenal a des manques importants : un buteur de rang international – Lacazette est un bon joueur, mais serait logiquement doublure, pour le moment, dans n’importe quel grand club – ; une vigie défensive capable de prendre – enfin – le relais de Patrick Vieira, qui n’a jamais vraiment été remplacé, et d'apporter la sécurité nécessaire à Granit Xhaka, à qui l’on demande à la fois de créer et détruire ; et un défenseur prêt à épauler Laurent Koscielny dans la durée, Gabriel ayant quitté le club cette semaine, deux ans après avoir été recruté grâce à un outil statistique censé sécuriser le processus de recrutement. En réalité, le changement de système (passage à une défense à trois) masque les vrais problèmes des Gunners. Des soucis qui sont les mêmes depuis de nombreuses saisons. Le début de saison a déjà prouvé que trop de joueurs étaient mal utilisés – Oxlade-Chamberlain et Ramsey, pour ne citer qu’eux – et que la défense était fragile sans Koscielny, qui aura longtemps masqué les insuffisances des siens la saison dernière aux côtés d’Alexis Sánchez, dont le cas n’est pas encore réglé, même si le Chilien pourrait jouer à Anfield dimanche. Face à Liverpool, le défenseur français, qui était en suspension, va effectuer son retour, et cela devrait permettre d’apporter de la sécurité, mais aussi de libérer Kolašinac en l’installant à la gauche du milieu.


La sécurité est bien le problème central des Gunners, Mesut Özil alternant entre les mouvements intéressants avec le ballon et l’abandon une fois ce dernier perdu. Sans protection et rigueur, Arsenal se découvre et a déjà encaissé quatre buts en deux rencontres de championnat cette saison. À l’heure de se déplacer à Liverpool, ce constat est tout sauf rassurant, et ce, alors qu’il faut y ajouter le dossier Oxlade-Chamberlain, à qui le board a proposé une hausse de salaire dingue, qui pourrait se régler dans les prochaines heures par un départ vers Chelsea. Arsène Wenger a raison lorsqu'il dit qu’il est encore tôt dans la saison pour juger son groupe, mais les problèmes auxquels il fait face ne datent pas d’aujourd’hui. Et c’est peut-être le plus difficile à accepter, un demi-verre n’ayant jamais totalement contenté un homme assoiffé.




Par Maxime Brigand
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