Arsenal FC
Angleterre
Fondé en 1886
Entraîneur: Arsène Wenger
Stade: Emirates Stadium
Palmarès
Compétitions
Quantité
Année
Community Shield
13
1930, 1931, 1933, 1934, 1938, 1948, 1953, 1977, 1991, 1998, 1999, 2002, 2004
Premier League
13
1931, 1933, 1934, 1935, 1938, 1948, 1953, 1971, 1989, 1991, 1998, 2002, 2004
FA Cup
10
1930, 1936, 1950, 1971, 1979, 1993, 1998, 2002, 2003, 2005
League Cup
2
1987, 1993
(C3) Coupe UEFA
1
1970
(C2) Coupe des Vainqueurs de Coupes
1
1994
Mercantile Credit Centenary Trophy
1
1988
Arsenal, club du nord de Londres, est le troisième club le plus titré d’Angleterre derrière Manchester et Liverpool. Avec la présence d’Arsène Wenger sur le banc depuis 96 ainsi que de nombreux internationaux français chaque année, le club est souvent considéré comme le 21e club français (un peu comme Reims est le 21e arrondissement de Paris).

Si les joueurs ont un surnom assez classe, les Gunners, ils le doivent à l’origine du club, en 1886, lorsqu’un groupe ouvriers de Dial Square au Royal Arsenal, une usine d’armement, se sont chauffés pour taper dans la balle tous ensemble. Intégré à la première division de manière douteuse en 1919, suite à la première guerre, le club n’est plus descendu depuis. Le voisin de Tottenham, relégué dans le même temps, l’a toujours en travers de la gorge.

La première période glorieuse du club intervient juste avant les années 30 avec Herbert Chapman, le Sacchi de l’époque. C’est cool, mais quand on évoque Arsenal, on pense avant tout au virage en épingle opéré par le club au milieu des années 90. Avec Dixon, Adams, Bould et Winterburn derrière, Georges Graham, ancien joueur du club et manager bien britannique, fonde le « boring Arsenal », une équipe moche qui finit toujours à 1-0. Mais après neuf ans de règne, il tombe pour une histoire de commission d’agent. Après quelques mois d’atermoiements, le club fait venir Arsène Wenger du Japon.

Le manager alsacien révolutionne petit à petit le club pour en faire une machine de guerre plus que séduisante : doublé en 98, doublé en 2002, et surtout saison exceptionnelle en 2004, où le club finit champion en étant invaincu. Dans le jeu, les Gunners font d’un jeu de passes léchées leur marque de fabrique, avec un attaquant qui prend la profondeur (Henry, 226 buts), un Bergkamp qui régale en geste de classe, et Vieira, l’idole absolue du public, avec un abattage monstre au milieu de terrain.

Depuis 2005, le club n’a pas remporté le moindre trophée, même s’ils font finale de Ligue des Champions en 2006. Les rangs des détracteurs de l’entraîneur français grossissent saison après saison. A chaque fois, le club est en tête en février, à chaque fois, ils finissent la saison bredouille, le fond étant touché en mars 2011 lorsqu’Arsenal perd la coupe de la League contre Birmingham, relégué depuis.

Le truc que personne ne sait: Après le 8-2 encaissé à Manchester et les départs de Nasri et Fabregas, les supporters d’Arsenal et de Wenger se cachent derrière une chose : à chaque fois que le manager français a vendu un joueur majeur, ce dernier n’a jamais été plus fort ailleurs. La règle vaut pour Anelka, Overmars, Petit, Henry, Ljungberg, Hleb, Pirès, Vieira, Flamini, Gilberto Silva … reste à savoir si l’histoire va se répéter pour les deux petits milieux de terrain.