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Arsenal : et maintenant, on fait quoi ?

Virés d’une FA Cup dont ils étaient tenants du titre dimanche, à Nottingham, les Gunners se déplacent ce mercredi soir à Stamford Bridge où ils joueront une partie de leur saison. Et ce, dans une période où les chaises bougent en interne.

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Scène absurde au City Ground de Nottingham, dimanche : au bout de vingt minutes d’un troisième tour de FA Cup, dont Arsenal était tenant du titre, qu'Arsène Wenger a remportée sept fois au cours de sa carrière et que les Gunners ont soulevée trois fois lors des quatre dernières éditions, voilà les joueurs de Forest en position de tir. Soit un coup franc excentré, sur lequel David Ospina installe un mur – jusqu’ici tout va bien – et lors duquel la défense des Gunners décident alors d’offrir le plus mauvais alignement possible, donc devant le mur, histoire de laisser Kieran Dowell glisser la cuillère dans le bec de son pote, Eric Lichaj. Drôle de symbole : pour la première fois depuis l’arrivée de Wenger en Angleterre, Arsenal a été balayé sans débat dès son entrée en Cup (2-4), encaissant quatre pions dans la même soirée, ce qu’aucune équipe n’avait réussi à planter aux Gunners lors d’un tour de FA Cup depuis Hull City, en janvier 1908.


Alors, à qui la faute ? À Wenger, qui avait décidé d’aligner une équipe mixée, mais surtout sans banc (Nketiah, Akpom, Chambers, Reine-Adelaide, Dasilva, Macey, Osei-Tutu) ? Aux joueurs eux-mêmes, incapables d’attraper une seule seconde la gorge d’un Forest en pleine crise, quatorzième de Championship, assis sur une série de cinq matchs sans succès et qui vient juste de changer d’entraîneur (Mark Warburton a été dégagé lors des dernières heures de 2017 et Aitor Karanka a été nommé lundi, ndlr) ? À l’heure de l’analyse, Arsène Wenger a cette fois décidé de ne pas piper sur l’arbitrage malgré un quatrième but qui aurait dû être refusé, Dowell touchant le ballon deux fois sur son penalty, et a convié le foot à la table : « Je pense simplement qu’on n’a pas été bons, dans un aucun secteur – devant, au milieu, derrière – et qu’on l’a payé. On a répété les mêmes erreurs, une fois, deux fois, trois fois. (...) Nottingham Forest a mérité sa victoire, c’est aussi simple que ça. » Circulez, y a rien à voir, donc.

Un crâne contre le mur


Justement : après la défaite à Forest, Arsène Wenger a largement été secoué pour sa composition d’équipe. Soit un onze qui a laissé Mertesacker se noyer sous ses 33 piges, Rob Holding couler avec, et Theo Walcott symboliser l’échec d’une performance indigne, dans l’engagement comme dans l’approche, surtout lorsqu'on sait qu’Alex Iwobi, titularisé au City Ground, s’est envoyé une soirée monstrueuse du côté de Soho 48 heures avant la rencontre. Un onze qui s’est aussi, une nouvelle fois, démarqué par une absence de risques, où de nombreux mecs ont probablement bazardé leur avenir au club, qui donne envie de se fracasser le crâne contre un mur, surtout avec de telles qualités techniques.


On en revient à l’ADN de cet Arsenal : un effectif techniquement supérieur à de nombreuses équipes, mais flingué par un manque de combativité criant. Tout ça est exaspérant, mais faut-il en vouloir à Wenger d’avoir fait tourner à trois jours d’une demi-finale aller de Carabao Cup, aujourd’hui élevée au rang d’objectif prioritaire aux côtés de la Ligue Europa – seule voie raisonnable pour voir les Gunners retrouver la C1 la saison prochaine –, qu’Arsenal disputera mercredi soir à Stamford Bridge face à Chelsea ? Pas forcément, mais l’important est ailleurs.

Champ d’influence et vitrine


C’est une question de culture, d’approche, de respect aussi : voir Arsenal cracher de cette manière sur la Cup est une aberration, mais tout ça vient aussi compléter un tableau déjà salopé par des fêtes indigestes (une victoire, trois nuls, dont deux face à des concurrents directs, Liverpool et Chelsea, qui, eux, ont profité de la période pour poursuivre leur marathon). Après 22 journées, la bande de Wenger pionce sur une sixième place fragile, à cinq points de Liverpool, et sur une moyenne de 1,77 point/match ce qui, sur une projection, placerait les Gunners avec 67 points en fin de saison là où ils avaient bouclé 2016-2017 avec 75 points.


La situation fait fumer en interne, naturellement, notamment à l’heure où la fin de l’ère Wenger semble plus que jamais se préciser, et ce, alors qu’Alexís Sánchez serait en route pour City et que Mesüt Özil ne devrait pas prolonger un contrat qui arrivera à son terme en juin prochain. Plusieurs raisons à ça, dont une centrale : la paire Gazidis-Kroenke a décidé de reprendre le contrôle du voilier, le second n’oubliant pas qu’Arsenal est avant tout le jouet central de sa collection et que le second club le plus puissant du monde en matière de potentiel économique (conclusion d’une étude récente menée par un groupe d’experts financiers indépendants, glissant Arsenal juste derrière City sur ce critère, ndlr) est la vitrine qui lui permet de sécuriser ses autres activités.


Conséquences : Dick Law, historique responsable du scouting chez les Gunners parti en novembre dernier, a été remplacé par Sven Mislintat, débusqué à Dortmund par Gazidis ; un directeur sportif, poste gommé de l’organigramme depuis plus de dix ans et le départ d’un David Dein qui en avait le rôle sans l’étiquette, arrivera en février (Raúl Sanllehi, ancien directeur du foot au Barça). Toutes ces opérations réduisent le champ d’influence d’un Arsène Wenger récemment devenu le manager ayant dirigé le plus de matchs de Premier League et qui a toujours soufflé sur l’hypothétique nomination d’un directeur sportif, poste qui devrait (enfin) compléter le travail effectué par les statisticiens de StatDNA qui aident les Gunners à cibler de potentielles recrues. Des recrues qui n’arriveront pas cet hiver – seul le Grec Konstantinos Mavropanos, 20 ans, vient de signer en provenance du PAS Giannina et l'objectif prioritaire est de finaliser la prolongation de Jack Wilshere – et qui attendront probablement l’été prochain. Un été, lointain, dépendant des performances des Gunners lors de la deuxième partie de saison, et qui servira sans aucun doute à écrire les premières pages d’un nouveau chapitre. Un chapitre où Wenger devrait être absent, ou recasé, qui sait.



Par Maxime Brigand
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