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  2. // 1ère journée (part 2)

Arsenal et le Bayern faciles

Un set de tennis pour les Gunners décidément impressionnants en ce début de saison. Le Bayern a fait forte impression contre la Roma. Les gros sont présents.

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Bayern Munich – Roma 2-0


La Roma restait sur une gifle sarde avec cinq baffes sur le coin du visage récoltées à Cagliari. Un match au cours duquel Nicolas Burdisso s'est exercé à la violence taclée sur le genou de Conti (30 points de suture). On ne va pas se mentir, la présence dans le onze romain du boucher argentin a jeté un froid chez les Teutons. Il faut dire que Ranieri n'avait pas trop le choix. Les Romains ont dû se passer des services de Rodrigo Taddei, Mirko Vučinić, Philippe Mexès, John Arne Riise et Paolo Castellini. Sympa l'infirmerie. Pour autant, pas question de laisser les Munichois, pourtant finalistes de la dernière édition, retrouver leur pelouse en conquérants. Même sans Arjen Robben, toujours blessé depuis le Mondial, les Bavarois avançaient de sérieux arguments : Kroos, Müller, Schweinsteiger etc. Pour autant, l'éléphant a accouché d'une souris après 45 premières minutes moyennes. Malgré les blessés, les Romains ont tenu le choc. On peut même dire qu'ils ont fait une bien meilleure impression que les Allemands. Le Bayern l'a joué petit bras. Jeu téléphoné, pas de profondeur, manque de fraicheur physique, la bande à Van Gaal a semblé très loin de son niveau du printemps dernier. Une impression envolée en seconde période. Les entrées de Gomez et de Klose dynamiteront une attaque jusque-là amorphe. Physiquement, la machine allemande a eu raison de la rigueur italienne dans les dix dernières minutes. Et que dire de cette inspiration signée Thomas Müller sur son but ? Extérieur pied droit dans le petit filet opposé. Depuis le Mondial, le jeune Allemand marche sur l'eau. Le numéro 25 joue à l'instinct et pue le football du XXIème siècle. Un régal.

Cluj – FC Bâle 2-1


La multinationale roumaine (près de dix nationalités dans l'effectif) pesait des miettes en C1 (une participation, une seule victoire sur le terrain de la Roma). Sur le papier, les hommes de Mandorlini ne font pas rêver. Pourtant, leur premier quart d'heure est divin. Bâle se fait trouer deux fois et chancelle en direction des cordes. Lacina Traoré, loin d'être maladroit dans la surface à seulement 20 piges, et Rada enfoncent Costanzo et le verrou helvétique. Sans être géniaux, les Roumains ont fait le métier. Pourtant, la méthode italienne semblait être plutôt du côté des Suisses. En réduisant la marque sur un corner de Frei dans les arrêts de jeu, Stocker redonne le sourire aux hommes Thorsten Fink. Un rictus qui s'estompera au fil de la seconde période. Bâle ne parvenant jamais à égaliser. Cluj ratant le break par Traoré, mais Yapi Yapo sauve les siens sur la ligne. Cluj signe la deuxième victoire de son Histoire en C1. Plaisir.

Zilina – Chelsea 1-4


Zilina restait sur dix-huit matches préliminaires de C1 infructueux avant d'être invité à la table des grands. Le petit poucet était clairement l'attraction numéro 1 de cette Ligue des Champions. A l'image de son attaquant à l'envergure d'Albatros (1m95 sous la toise), Momodou Ceesay, arrivé durant le mercato en provenance de Westerlo. Et puis débuter son histoire d'amour avec la coupe aux grandes oreilles par la réception de Chelsea, c'est un peu idéal. Trop même. Historiquement parlant, la confrontation est divine. Car sportivement les débuts ont été délicats. Michael Essien, décidément chaud comme la braise après son doublé contre West Ham, ouvre presque logiquement la marque en début de rencontre. Nico39 y va de son petit but également, histoire de donner des regrets aux Slovaques. Comme Nico est un mec qui ne s'embarrasse pas de détails, il profite d'une tête de Terry sur la barre pour pousser la gonfle dans le but et faire passer le score à 3-0 avant la demi-heure. Dur pour Zilina qui découvre douloureusement le haut niveau. Et le début de la seconde période ne laisse rien présager de bon avec le quatrième but de Sturridge sur un délice d'ouverture de Benayoun. Bizarrement, ça sera le dernier. Carlo Ancelotti fait tourner et gère son match. Mais c'était avant le gag. Le but slovaque, le premier en C1. Sortie raté de Cech, passe dess' du dos de Terry et boummmmmmmmmm. The end. Tout le monde est content.

Chakhtior – Partizan 1-0


Un derby de l'Est comme on les aime. Du physique, de la technique et deux blocs équipes difficiles à contourner. Surtout chez les Ukrainiens où le retour du Jésus local (Chygrynsky) a eu le mérite de consolider l'arrière-garde des Oranges. Offensivement par contre, l'ordre et le progrès sont au rendez-vous. Le quatuor carioca William, Costa, Adriano, Jadson laisse présager une folie offensive. Présager seulement. La réciproque est d'ailleurs difficilement admise chez les Serbes. En effet, le duo Cleo-Iliev n'aura jamais inquiété Pyatov. Le portier ukrainien a passé son match à compter les pâquerettes. Il faudra attendre le but du capitaine Srna sur coup-franc pour prendre un peu de plaisir. Le Croate est vraiment l'âme et la caution technique de l'équipe. Dans un match pauvre en occasions et peu entrainant, le Chakhtior a assuré l'essentiel. Il faudra compter sur les Ukrainiens pour le tour suivant. Merci le tirage au sort.

Arsenal – Sporting Braga 6-0


Et si Arsenal avait tiré le gros lot en recrutant Marouane Chamakh pour cinq euros. Petit à petit, le Marocain devient LA pierre angulaire offensif du système de Wenger. C'est lui qui provoque le penalty transformé par Fabregas en tout début de rencontre. Autre nouveauté, Laurent Blanc peut s'inspirer des Gunners pour son système défensif. Sagna – Squillaci – Koscielny – Clichy peuvent, potentiellement, former le back four des Bleus. Pour les automatismes, c'est banco. Certes, l'opposition proposée par Braga ne permet pas de juger réellement de la solidité des quatre, mais l'idée est là, posée sur le pré. Arsène Wenger ayant son schéma défensif en tête, il semblerait qu'il n'ait pas de trop de souci à se faire sur l'animation offensive. En témoigne le second but sur lequel Fabregas offre une merveille de passe à Arshavine après perforation de la défense portugaise. Que dire du troisième marron anglais ? Wilshere (18 ans !!) et Chamakh se renvoient la balle : « à toi, à moi, re-à toi, re-à moi » et 3-0. Vite fait, bien fait. Emmené par un Fabregas génialissime dans la finition, construction, conservation et l'organisation, Arsenal est la meilleure publicité pour FIFA 11. Le capitaine espagnol est tout simplement injouable. Même Vela, entré en jeu en seconde période, se fendra d'un doublé. Fou, fou, fou.

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