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Arsenal est-il encore le club préféré des Français ?

Un coach français, des joueurs français... Arsenal a été au début des années 2000 un club français à succès. Autrement dit, une denrée rare, dans laquelle le supporter né de l'autre côté de la Manche pouvait projeter des rêves que la L1 ne pouvait lui offrir. Une dizaine d'années plus tard, que reste-t-il de ce coup de foudre ?

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Changement d'identité et amour véritable

À une époque où le foot de France ne connaissait pas le Qatar Sport Investments et s'apprêtait à découvrir l'Olympique lyonnais, le club préféré de toute une génération élevée à L'Équipe du Dimanche était domicilié à Londres. Arsenal gagnait, Arsenal régalait, Arsenal avait un peu le cœur et les pieds français. Ceux de Patrick Vieira, Emmanuel Petit, Thierry Henry, Sylvain Wiltord et Robert Pirès, tous les quatre joueurs majeurs d'une équipe de France victorieuse comme jamais, mais également des Nicolas Anelka, Jérémie Aliadière, Gilles Grimandi, Pascal Cygan et même... Guillaume Warmuz, le tout sous les ordres d'Arsène Wenger, le seul entraîneur né au pays d'Aimé Jacquet à être unanimement considéré comme un top coach mondial. Une colonie française qui va marquer durablement le club, rompre avec le « boring Arsenal » et lancer une intense histoire d'amour avec la France. Pourtant, une dizaine d'années plus tard, si les Gunners n'ont jamais compté autant de tricolores sous contrat avec Olivier Giroud, Bacary Sagna, Laurent Koscielny, Mathieu Flamini, Abou Diaby, Yaya Sanogo, Francis Coquelin, l'identité française de l'équipe n'a paradoxalement jamais été aussi malmenée. Vincent Fabre, blogueur d'arsenal-fc.fr, l’un des sites français sur les Gunners, confirme la tendance : « Même s'il y a encore de nombreux joueurs français, l'ossature est moins française qu'auparavant, peut-être plus allemande, parce que les joueurs français ne sont plus des joueurs qui comptent autant.  » Soit, Arsenal a changé. « Mais l'affect demeure  » , ajoute-t-il.

Benjamin, co-créateur de l'Association Officielle des Supporters Francophones d'Arsenal ne dit pas autre chose : « Même si certains sont des supporters de longue date, la majorité des membres de notre communauté, qui s'est créée en 2007, s'est mise à supporter Arsenal à la fin des années 90. Et ils sont nombreux à arriver aujourd'hui alors que les résultats sont moins bons » . Si l'euphorie du début de la relation est passée, l'amour véritable perdure. Et continue donc à trouver des adeptes. Les raisons ? « La philosophie de jeu d'Arsène Wenger et le fait qu'Arsenal soit cohérent dans la durée, avec un modèle-économique à contre-courant de ce qui se fait dans la plupart des clubs et un attachement à des joueurs français et un coach français. D'ailleurs, la plus grosse communauté de notre association est alsacienne » , avance-t-il, avant d'ajouter : « Avoir une place à Highbury était une galère sans nom. Maintenant qu'Arsenal a changé de stade, on peut s'y rendre facilement. Ça a permis au supportariat français de se renouveler encore. » Le projet club et le nouveau stade : deux objets critiqués mais qui font visiblement recette auprès des supporters étrangers.

Arsenal et Canal, une affaire qui tourne


« Canal Plus gagne la bataille de la Premier League.  » En février dernier, Canal + s’octroie pour trois ans de plus de championnat anglais et le fait savoir. Après avoir perdu la NBA, la Liga et l’Europa League, Canal ne perdra donc pas Arsenal. Car, comme l’explique Romain Del Bello, journaliste à Canal + depuis 2008, la Premier League, c’est beaucoup Arsenal : « Ils ont commencé à gagner quand les Français ont découvert la Premier League. Quinze ans après, l’attachement est toujours là. » Pour preuve, Romain Del Bello affirme qu’un match d’Arsenal n’est comparable à aucun autre en matière d’audimat : « L’année dernière, quand je m’occupais essentiellement de la Premier League, nous savions que diffuser Arsenal nous permettait d’avoir une bien meilleure audience. Toujours.  » Du coup, Arsenal est aussi devenu le club préféré de la chaîne cryptée. Un rythme effréné de diffusion qui ravit les plus fervents supporters d’Arsenal à l’image de Benjamin : « En tant que consommateur d'Arsenal, on n'est pas à plaindre. On passe quasiment tout le temps. » Au vu des résultats actuels des Gunners, leur avenir semble même pérennisé.

Cependant, tout n’a pas toujours été rose ces dernières années pour les Gunners. Pas suffisant pour briser l’histoire d’amour nouée entre les Français et le club londonien ? « Je pense que non » , lâche Del Bello, avant de poursuivre : « Les Français aiment toujours Arsenal. Ils souffrent beaucoup, et l’attachement créé fin des années 1990 est toujours bien présent. Il y a eu deux étapes dans le développement de l’amour que les Français portent à Arsenal. La première, c’est l’arrivée d’un entraîneur français. La seconde, c’est les victoires qui s’enchaînent et les buts d'Henry. Cela a représenté beaucoup pour les Français et cela continue aujourd’hui d’avoir un impact. » Un autre club pourrait-il, à son tour, bénéficier d’un tel succès en Hexagone ? Forcément, on ne peut s’empêcher de penser à la colonie tricolore de Newcastle. Si la renommée d’Arsenal s’est construite sur des succès estampillés made in France, pourquoi ne pas imaginer que ce modèle soit aujourd’hui applicable à un autre club ? Qu’adviendrait-il si la bande à Cabaye, Remy et autres se mettait à tout écraser sur son passage. Pour Del Bello, c’est impensable : « Je ne crois pas que cela soit possible. Arsenal, c’est particulier, ils ont réussi à créer une identité particulière.  » On ne touche pas à Arsenal sur Canal. Comme quoi, les Français savent aussi faire preuve de fidélité.

Martin Grimberghs et Antoine Mestres
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