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  1. // Groupe F
  2. // Slovaquie/Italie (3-2)

Arrivederci, amore, ciao !

Deux semaines que les champions du monde en titre italiens inquiètent. Après un début de Coupe du Monde en demi-teinte avec deux matches nuls à la clé, la Squadra Azzurra se devait de réagir dans ce match décisif. Pénalisés par une première mi-temps catastrophique, les Italiens rentrent à la casa.

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Ne pas être ridicule, effacer l'échec de l'Euro 2008, ne pas faire pire que les voisins français. La presse italienne est prête, prête à sauter à la gorge de son équipe, fébrile et méconnaissable depuis le depuis de la campagne sud-africaine.

Même le génie Marcello Lippi n'est pas épargné. L'emblématique entraineur italien doit composer cette année avec un effectif plus limité qu'à l'accoutumée. Les absences de joueurs comme Cassano interrogent. 68% des Italiens seraient sceptiques. C'est clair, l'Italie version 2010 manque de folie, l'Italie n'est plus la machine qu'elle a pu être. Mais l'Italie reste l'Italie. Les Slovaques, eux, déçoivent depuis le début de la compétition. Outsiders sérieux de ce groupe à l'aube du Mondial, la bande à Marek Hamsik n'a rien montré lors des deux premières semaines. Brouillons et stériles offensivement, les Slovaques jouaient leur va-tout face à leurs voisins transalpins dans une rencontre qui sentait la poudre.

Des italiens méconnaissables

Les supporters italiens aiment la gagne plus que le spectacle; les tifosi de la Juventus par exemple le savent mieux que quiconque. Tant mieux pour eux puisque les premières minutes montrent d'emblée que dans ce match décisif, le football champagne n'a pas sa place. Tacles, coups de coude et gueulante à gogo, welcome back Gennaro Gattuso. C'était la surprise de Marcello Lippi, le 8 est titulaire dans la zone du suspect numéro un slovaque Marek Hamsik.

Malheureusement pour Lippi, ses joueurs sont apathiques et sont surdominés par des Slovaques qui jouent avec leurs moyens, mais le font bien. Les blancs monopolisent la gonfle et ce qui devait arriver arriva : 24ème minute, Stoch trouve Vittek dans l'axe qui mystifie Marchetti d'un tir croisé dans le petit filet. Ironie du sort, l'idole du pays Daniele De Rossi est le responsable de ce but. Si l'Italie manquait simplement d'efficacité lors des premiers matchs, elle montre un visage plus qu'inquiétant dans cette première mi-temps. Iaquinta se la joue Brandao, l'Italie file un mauvais coton. 38ème minute, toujours pas de tir cadré pour les Bleus. La mi-temps approche, les Azzurri poussent mais n'y arrivent pas.


Et Pirlo arriva

Début de deuxième période, double changement de Lippi : Maggio et Quagliarella remplacent Criscito et Gattuso. Lippi veut relancer son équipe mais les Italiens n'y arrivent pas. Aux deux tiers du match et vu le niveau de jeu présenté par les Italiens, il faudrait un miracle pour que les Transalpins reviennent dans ce match. Ce miracle pourrait être l'entrée d'Andrea Pirlo. Le classieux sonne la révolte italienne. Ce qui était brouillon devient propre, ce qui était moche devient beau. Ce sont là les principaux regrets italiens : et si Pirlo avait été là ? Car il ne faut pas se leurrer, si l'entrée du maestro a grandement participé au regain de forme italien en cette seconde période, les Transalpins n'y sont pas. 74ème minute, Vittek vient punir une défense italienne trop apathique et met son équipe à l'abri.

Une fin de match folle

81ème minute, Antonio Di Natale redonne de l'espoir à tout un pays avant que Kopunek ne scelle définitivement le sort des Italiens sur une énième erreur défensive. Fabio Quagliarella, auteur d'une bonne entrée, marque à la 89ème minute le plus beau but de ce début de Mondial mais en vain. L'Italie est allée trop piano dans ce Mondial et même si comme le dit le proverbe, chi va piano, va sano e va lontano, les Italiens rentrent à la maison. Arrivederci.

Swann Borsellino

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