Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 8 Résultats Classements Options
  1. // Métier : parieur professionnel

Arnaud Rael : « Le bon parieur ne parie pas tous les jours »

À bientôt 36 ans, Arnaud Rael passe du bon temps au Costa Rica. Plus connu sur la toile sous le pseudo de Noart, le bonhomme est l’un des rares parieurs professionnels français. Il raconte son rythme, ses méthodes, ses joueurs fétiches et ses bons conseils. Faites-lui confiance : en un soir de C1, mardi, il s’est fait plus de 5000 euros.

Modififié
Arnaud, tu vis au Costa Rica depuis longtemps ?
Je suis au Costa Rica depuis presque deux ans, après avoir vécu quatre ans à Malte. Je parie, j’ai créé quelques sites internet, avec de l’info et du conseil, et j’ai animé pendant un an une web radio, toujours sur le pari sportif. Sinon, ici, je surfe pas mal et je joue au ballon. Je profite, quoi.

Tu ne joues que sur du foot ?
Avant, je pariais beaucoup sur la NBA, mais cette année, j’ai décroché et je me concentre que sur du foot. Ça me permet d’avoir un rythme de vie plus sympa.

Tu vis hors de France parce que depuis la création de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) en 2010, les cotes sont plus basses ?
Je suis parti à la base pour le soleil. Et maintenant, j’y reste pour les cotes. L’ARJEL n’existait pas il y a encore peu. Je cherche le mot pour la qualifier… En gros, c’est devenu presque impossible de gagner en France. Les cotes sont trop basses, et il n’y a pas d’accès au betting exchange, type Betfair, où je parie. Betfair, c’est un site où tu as besoin de gens en face pour pouvoir parier. Tout le problème repose sur le taux de redistribution au joueur imposé aux sites de paris. Avant, en France, ça montait jusqu’à 95%. Aujourd’hui, on est à 75% de moyenne.

C’est quoi ta méthode ?
Une gestion de capital très rigoureuse, ne pas jouer sur des zones possiblement truquées, ne pas jouer sur les petites cotes. Parce qu’être à 80% de réussite sur des cotes moyennes à 1,20, ce n’est pas rentable. Il faut être capable d’évaluer sur quelle cote moyenne minimum tu dois jouer par rapport à ton taux de réussite moyen pour savoir si t’es rentable. Moi, par exemple, je suis à 55% de réussite, donc en dessous d’1,80, ça ne me sert pas. Donc les parieurs qui te disent « Moi je suis à 80% de réussite » , c’est bien, mais ça ne sert à rien. Il faut le corréler à la cote moyenne de tes paris.

Pourquoi tu ne paries que sur les gros championnats ou grosses compétitions ?
Pour éviter les trucages sur les championnats mineurs. Je me m’intéresse qu’aux matchs qui bénéficient d’une importante couverture médiatique, de manière à avoir toutes les infos à disposition. Beaucoup de joueurs parient juste avec des statistiques sans même connaître les équipes. Moi jamais. Je ne conçois pas qu’un pari se construise uniquement sur des stats. Ma stratégie, c’est l’analyse, la connaissance et la rigueur. Je parie en investissant mon capital, uniquement sur des cotes moyennes/élevées et sur mes domaines favoris.

Dont les buteurs.
Oui, je choisis les plus réguliers et ceux qui ont un historique le plus long possible, qui me permet de calculer un ratio buts/match pertinent. J’ai des buteurs de matchs à l’extérieur, d’autres de matchs à domicile. Cette année, mon préféré, c’est Balotelli. J’anticipe tous mes paris sur le mois, je prépare mes listes et je tranche à la sortie des compos, une heure avant le match. Je suis des joueurs, j’ai des alertes Google et des filtres sur tous les réseaux sociaux. Comme ça, j’ai toutes les infos nécessaires sur mes chouchous. L’aspect psychologique, pour un joueur sans blessure, c’est le plus important. Exemple, Lavezzi perd son oncle, il marque. Benzema est papa, il marque. Ils préparent des messages sous leur maillot, leur but est prévu, en quelque sorte. Pour les records, aussi. Kaká, pour son 100e but, les adversaires l’ont limite laissé passer.

Ça représente quelle quantité d’argent, tes paris ?
Je ne mise jamais moins de 500 euros, et j’ai déjà mis jusqu’à 5000. Là, sur la C1, j’ai envoyé la purée. J’ai mis 3000 sur un but de Messi, dont la cote était à presque 2,40. Il revient bien, tout le monde voit City assez fort, mais ils m’ont déçu contre Chelsea et je trouve qu’ils ont une défense pas extraordinaire. Même si ce n’est qu’un match aller, je pense qu’il va faire la différence, ses statistiques sont énormes, et il a une grosse value bet. C’est un bon coup à tenter. J’ai aussi mis 1000 euros sur Zlatan, à 2,24.

Ça représente quoi tes paris en heures de travail par jour ?

Je dirais entre trois et quatre heures par jour, entre la préparation, le match et les lives. Il y a aussi des jours où je ne travaille pas, s’il n’y a pas de match qui m’intéresse, je passe.

Et tes revenus sur 2013, ça donne quoi ?
En 2013, j'étais à 15% d'évolution mensuelle par rapport à mon capital de départ de 10 000 euros, ce qui me fait 1500 euros de gain par mois.

Les parieurs professionnels français, il y en a beaucoup ?
Non, il y en a peu. Et généralement, ceux qui vivent de ça restent plutôt dans leur coin. Moi, il y a plusieurs médias qui m’ont contacté. Je le fais pour avoir un peu de visibilité sur mon site Beatzebook, parce que je pense bien faire mon travail, surtout par rapport à ce qu’on trouve sur le net. Mon idée, c’est de profiter de mon expérience pour éduquer les parieurs. Je suis en totale transparence par rapport à mes résultats. J’offre une approche ultra-professionnelle du pari.

Pour finir, et parce que c’est le retour des Trois Frères, quelle est la différence entre un bon et un mauvais parieur ?
La différence, c’est que le bon, il ne parie pas tous les jours, il ne fait pas de combinés, il ne parie pas sur les petites cotes et il gère son capital.


Propos recueillis par Léo Ruiz
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 11:02 GRATUIT : 10€ offerts sans sortir la CB pour parier sur la Champions League
Hier à 17:55 Berlusconi licencie son coach à Monza et nomme Brocchi 7 Hier à 16:00 Tuto Panini Adrenalyn XL : Règles du jeu 2
Partenaires
Podcast Football Recall Olive & Tom Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi
Hier à 10:55 Un doublé pour Rooney, DC United qualifié pour les play-offs 4