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Arnaud Djoum : « On a ramené de la joie au pays ! »

Récent vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations avec le Cameroun, Arnaud Sutchuin-Djoum est encore sur son nuage. Ça tombe bien, il est à nouveau sélectionné par Hugo Broos pour les deux matchs amicaux face à la Tunisie et la Guinée. Entretien avec un homme heureux.

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Un peu plus d’un mois après le sacre à la Coupe d'Afrique des nations, comment ça se passe pour toi ?
Franchement, ça se passe bien ! J’ai eu pas mal de retours positifs de la part de mes coéquipiers (au Heart of Midlothian FC, ndlr), du staff, mais aussi des supporters qui sont très fiers de ce que j’ai accompli. Je sens aussi qu’au niveau du club, j’ai un autre statut, les gens attendent beaucoup plus de moi, je suis beaucoup plus respecté, donc c’est très positif. La CAN est toujours dans ma tête, c’est quelque chose de grand qu’on a pu faire là-bas, je profite encore de ça.

Surtout que ce titre, personne ne l’attendait vraiment...
En effet, personne ne l’attendait. Il y avait beaucoup de nouveaux joueurs, des joueurs qui disputaient là leur première CAN comme moi. Les gens pensaient à l’Algérie, au Sénégal ou encore à l’Égypte, mais personne ne misait sur nous. C’est vrai que nous n’avons plus forcément de grands noms au Cameroun, mais en revanche, on était un collectif qui s’est battu avec ses armes. On a bien travaillé ensemble et je pense que ce sont les ingrédients qui ont fait que nous avons remporté ce trophée.

Est-ce qu’à l’intérieur du groupe, vous pensiez qu’il était possible d’aller au bout de cette compétition ?
Non, on a commencé à y croire bien après le début de la compétition. Au début, on se disait de prendre les matchs les uns après les autres et de sortir du groupe. On ne s’est pas mis la pression en se disant qu’il fallait gagner la CAN. On avait pour but de commencer ce tournoi très sérieusement. Après, quand on a vu les bons résultats s’enchaîner, on a commencé à y croire et finalement on a réussi l’exploit.


Comment était l’ambiance dans le groupe ?
C’est une chose qui a été très importante pour nous dès le début du tournoi. On était vraiment sereins. Les joueurs avec beaucoup plus d’expérience que nous ont été très accueillants dès le début. Personne ne se prenait pour une méga star, tout le monde était au même niveau, tout le monde s’encourageait. Même les joueurs qui n’étaient pas titulaires étaient les premiers supporters de ceux qui étaient sur le terrain. Ça a été un gros point positif, surtout dans les moments un peu difficiles. La preuve : pendant le tournoi, le banc a fait la différence à plusieurs reprises. C’était un vrai collectif, un vrai groupe de potes.

« Le retour au pays ? De la folie, une expérience incroyable ! Normalement, de l’aéroport à l’hôtel, tu mets trente minutes. Nous, on a dû mettre quatre heures pour faire le trajet tellement c’était blindé ! »

Tu parlais des « joueurs d’expérience » qui vous ont épaulés durant le tournoi, mais que penses-tu de ces joueurs qui ont refusé de venir en sélection ?
Sincèrement, je ne vais pas trop parler de ça en sachant que c’est eux qui ont refusé leur convocation. Moi par exemple, j’ai saisi cette opportunité à deux mains parce que pour moi, c’était quelque chose de grand de représenter mon pays dans une telle compétition. Après, on respecte leur choix. Personnellement, je ne regrette absolument pas d’avoir pris part à ce tournoi. Quand j’étais jeune, je jouais avec l’équipe de Belgique parce qu’ils m’ont contacté en premier, je n’avais eu aucune approche de la part du Cameroun, mais je savais que je voulais jouer pour le pays de mes parents. J’ai encore des images de Mboma qui marque contre la France, ou encore la victoire lors de la CAN 2002... C’est une grande fierté de faire partie de ce groupe.

Et tu penses qu’ils regrettent, eux ?
Ça, il faut leur demander ! Je ne suis pas à leur place et je n’ai pas eu de contact avec ces joueurs.

Est-ce que c’était une surprise pour toi d'être dans la liste d’Hugo Broos pour cette CAN ?
J’ai été appelé la première fois en septembre 2016. C’est vrai que c’est tard, mais j’ai montré mes qualités, j’ai joué le match de qualification face à l’Algérie pas longtemps avant la liste. J’ai montré de quoi j’étais capable et j’espérais vraiment être dans le groupe.

T’as commencé ta CAN en quart de finale face au Sénégal. Tu t’attendais à être titulaire d’entrée ?
Pas spécialement. Mais je savais que le tournoi allait être long, qu’il pourrait y avoir des blessés ou des suspendus. Donc j’ai toujours travaillé dur, même fait des extras à l’entraînement pour être prêt quand le coach m’appellerait. Tout le monde peut avoir sa chance dans ces compétitions, donc je savais qu’il fallait être prêt. Le coach a vu que j’étais frais, que je donnais tout à l’entraînement et que j’avais aussi le bon comportement. Ça a payé.


Comment s’est passé le retour au Cameroun avec le trophée ?
De la folie, une expérience incroyable ! Normalement, de l’aéroport à l’hôtel, tu mets trente minutes. Nous, on a dû mettre quatre heures pour faire le trajet tellement c’était blindé ! Les gens couraient de l’aéroport à l’hôtel en suivant le bus, ils étaient heureux, on a ramené de la joie au pays... Ça fait plaisir et ça fait du bien aussi.

« C’est Hugo Broos qui a commencé tout ça ! Il a pris le projet en route, c’était compliqué au début, mais il a remonté la pente avec nous. On croit en lui, on a énormément confiance en lui, on suit ses idées, mais aussi sa manière de travailler. On va dans la même direction. »

Et qu’est-ce que ça fait d’être reçu par le président Paul Biya ? Qui a en plus repris dans son discours les paroles de Dans la sauce, cette chanson devenue votre hymne officiel ?
(Rires) On était tous surpris qu’il puisse dire ce genre de choses... Mais ça nous a au moins prouvé que lui aussi suivait la compétition de près, qu’il était content de nous. C’est quelque chose de grand. Je pense qu’on ne s’imagine même pas l’ampleur de la chose. Rencontrer le président de la République de ton pays, qui te donne la médaille de l’honneur et du mérite, c’est quelque chose d’incroyable, on ne réalise pas encore.

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Vous avez des matchs amicaux qui arrivent, mais surtout un gros match face au Nigeria pour les qualifications au Mondial 2018. Comment vois-tu l’avenir pour le Cameroun ?
Maintenant, on a un autre statut. On va prendre ces deux matchs-là de la meilleure des manières. Il faut les gagner. Et face au Nigeria, il faut aussi gagner pour avoir une chance de se qualifier pour la Coupe du monde en Russie. Avec l’expérience qu’on a accumulé durant cette CAN, la maturité qu’on a eu, on va essayer de rassembler tous ces éléments pour faire des gros matchs. Ils ont une très grosse équipe, mais on est capable de surmonter tout ça. On va tout donner !


Vous redoutez cette équipe du Nigeria ?
Je pense que c’est eux qui doivent nous redouter ! Parce qu’avant cette CAN, on était l’équipe en reconstruction. Mais maintenant, on est les champions d’Afrique en titre ! Donc je pense qu’ils vont un peu plus nous respecter, c’est positif pour nous.

Qu’est-ce qu’il manque au Cameroun pour être aussi séduisant qu’à la grande époque ?
Je pense que la nouvelle génération est vraiment soudée. Peut-être plus que dans le passé... On est jeunes, on a les mêmes délires dans le vestiaire, les mêmes délires à l’extérieur aussi, donc je pense que ça joue beaucoup. On a un grand collectif. Un joueur ne peut pas faire la différence tout seul. À la CAN, ce n’était pas les onze, mais les vingt-trois qui ont fait la différence. C’est ce qu’on a prouvé.

« En début de saison, on sait très bien que ça va être difficile. Déjà, rien qu’au niveau des budgets des équipes, les Rangers et le Celtic sont largement devant tout le monde. Heart, c'est l’équipe juste derrière, qui se bat avec ses armes et qui le fait très bien. »

On parle beaucoup d'Hugo Broos. Doit-il rester pour aller chercher la qualification au Mondial ?
Oui ! C’est lui qui a commencé tout ça ! Il a pris le projet en route, c’était compliqué au début, mais il a remonté la pente avec nous. On croit en lui, on a énormément confiance en lui, on suit ses idées, mais aussi sa manière de travailler. On va dans la même direction, donc c'est très important qu’il reste avec nous pour faire de bons résultats.


Parlons un peu de l’Écosse et de Heart of Midlothian. Tu es là-bas depuis deux ans, tout se passe bien pour toi ?
Vraiment très bien, c’est que du positif. J’ai eu le soutien des fans et du club dès mes débuts ici. J’ai marqué plusieurs buts, délivré des passes décisives et, l’année dernière, on a réalisé une excellente saison en terminant troisièmes. Cette saison aussi, ça se passe bien, on est dans la continuité, le club est encore bien classé cette saison (5e du championnat, ndlr) et on espère finir fort la saison. Mes performances ici ont contribué à ma sélection en Coupe d’Afrique donc, bien évidemment, je me dois de les remercier pour tout ce qu’ils m’ont donné.

Qu’est-ce que ça fait de jouer dans un championnat où, depuis 1986, les seuls champions sont les Rangers et le Celtic ?
En début de saison, on sait très bien que ça va être difficile. Déjà, rien qu’au niveau des budgets des équipes, les Rangers et le Celtic sont largement devant tout le monde. Ils ont de grands joueurs, qui coûtent plusieurs millions. Heart, c'est l’équipe juste derrière, qui se bat avec ses armes et qui le fait très bien. Mais dans le futur, je pense que le club va pas mal se développer. Ils ont commencé à construire une nouvelle tribune dans le stade, un nouveau centre d’entraînement aussi, donc ils auront sûrement un jour l’espoir de jouer à nouveau le titre face à ces équipes.



Propos recueillis par Babacar Sall
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