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  2. // Real/Espanyol (3-0)

Arnaque à la portugaise

Il n'y avait pas grand chose à voir mercredi soir à Bernabeu. Le Real bat son cousin de l'Espanyol 3-0 mais triomphe sans gloire et sans montrer grand chose. Même Mou a eu du mal à mentir en conférence de presse. Compte-rendu.

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Un Real Madrid-Espanyol Barcelone, c'est un match entre cousins. Avoir un ennemi commun, ça rapproche. Alors même un mardi, même à 22h, il y a 65.000 socios sur les sièges bleu et blanc sur Santiago-Bernabeu. Pour Tomas Roncero, “journaliste” chez le propagandiste As, il n'y a aucun doute on est devant « la meilleure aficion du monde » . L'amour ne rend pas aveugle. A Madrid, il rend muet. Ici pas de chants, juste des radios dans les oreilles, des pipas, quelques sandwichs au jamon et un murmure quand Ronaldo contrôle le ballon. Le Bernabeu est un théâtre dans lequel il fait bon se montrer et voir le trac dans les yeux de l'adversaire. Mais ce soir « le Bernabeu est nerveux » dixit Manolo Lama (rien à voir avec Bernard, celui-là il fait de la radio). Il n'y a pas vraiment de quoi, l'autre club de Barcelone n'a pas gagné en Castille depuis 14 ans.

D'ailleurs, en première mi-temps, à part la feuille de match, pas grand chose à regarder. Tactiquement, Pochettino fait la même chose que Mourinho : 4-2-3-1, des coups de latte, pas beaucoup de combinaisons, aucun pressing haut et des fautes à 40 mètres. Le Real de ce soir, c'est Casillas/Ramos-Pepe-Carvalho-Marcelo/Lass-Xabi Alonso/ Di Maria-Ozil-CR7/Higuain. Toujours pas de Benz. Dans le 11 de l'Espanyol, il y a 3 Garcia, mais aucun de la même famille : Khameni/Chica-Galan-Forlin-Diego Garcia/Molina-Duscher/ Luis Garcia-Verdu-Callejon/Sergio Garcia. La première mi-temps n'a aucun intérêt footballistique à part deux occases barcelonaises ratées (Callejon 6ème, Verdu 41ème) et l'inexistence de pressing du quatuor offensif madridiste. Résultat : un Xabi Alonso qui fait tout, une demi-main perica qui fait péno pour le Real et un CR7 qui marque pour la première fois depuis 48 jours. C'est tout.

C'est à quelle heure le foot ?

Pas de foot non plus en seconde mi-temps. Le public remercie l'Espanyol d'y mettre du sien. Sergio Garcia tire au-dessus (51ème), Verdu ressuscite San Iker (52ème) mais les Merengues restent apathiques. Ronaldo rate presque tout, au point d'énerver les socios qui, vers la 60ème, s'agacent bruyamment. Et puis vers la 61ème minute, on est plongé en DH. Pepe prend deux jaunes en 5 minutes et Galan ose toucher la cheville de la starlette portugaise. Le stade bondit mais la presse locale a fait son boulot cette semaine. Rouge sévère pour l'Espanyol.

A 10 contre 10, le Real et l'Espanyol, c'est la même chose : grands ballons devant, 7 joueurs derrière et pas de milieu de terrain malgré l'inédit 4-3-2 du “Mou” (sans Ozil mais avec Khedira, Lass et Alonso). Évidemment Higuain et Ronaldo courent plus vite. Vous connaissez donc la suite : contre de Ronaldo et but d'Higuain. En cadeau, “Mou” repose l'Argentin et Benz entre. Ronaldo veut son doublé, le monde s'arrêter donc de tourner, et la gonfle aussi. A la 42ème, autre contre et autre but. Benz plante, ce qui énerve le dernier défenseur central perico. Rouge pour Forlin et 3-0 pour le Real. A 10 contre 9, ce match ne ressemble plus à grand chose et se termine. Enfin.

Acte II, scène V

En conf Pochettino est furieux et en veut au monde entier : « Parler de football maintenant ne sert à rien. Tout le monde a vu ce qui s'est passé. Je demande juste du respect et de la justice pour les petits. C'est tout » . “Mou” fait ensuite son entrée en salle de presse, serre la paluche à l'entraîneur argentin et noie le poisson. Pour lui ce non-match est la faute « au calendrier, à la fatigue, au champ de patates et à un adversaire qui n'a rien à perdre » . L'arbitre ? Pas cette fois. Trois rouges, ce n'est pas suffisant pour le “Mou” : « Il n'a pas eu d'influence sur le résultat final » . Ce qui lui a plu au Special One, c'est l'entrée de Khedira : « A dix contre dix, on a mieux joué qu'à 11 contre 11, on a été plus compacts au milieu » . Tout le monde peut maintenant rentrer chez lui. Le Real s'endort avec trois points et “Mou” avec l'Oscar du meilleur acteur.

Thibaud Leplat, lost in Santiago-Bernabeu

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Le célèbre ayatollah Khameni ! Kameni suffira amplement à l'Espanyol...
Sinon, l'un des pires matches de ma vie de spectateur. L'anti-Xavi pendant quatre-vingt dix minutes, Cristiano se payant le luxe, en plus de perdre tous ses ballons, de louper quelques passes à deux mètres. Du grand ballon d'or.
Et voilà que je crache sur le Real, sur C.Ronaldo et sur les portugais. Comment on dit Sofoot en catalan ?
2 eme article que je lis de Mr Leplat (pas un pour relevé l'autre), ce qui me surprend le plus c'est sa haine envers les joueurs et la communauté portugaise. L'arnaque dans cette histoire ce serait pas lui ? Leplat journaliste ? pas sur vu la qualité de son torchon !
N'empêche qu'il a vu juste cette fois-ci!
certains commentaires sont bien plus haineux que le contenu de ce papier. les gens intelligents (et qui ont vu ce match) auront évidemment compris qu'il ne s'agit en aucun cas de portugophobie. tant pis pour les autres, rien ne les oblige à me lire. amitiés.
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