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Arles-Avignon prépare l'atterrissage

Le promu provençal apprend à ses dépens que l'histoire du petit poucet, ça ne marche qu'en Coupe de France. Au club, on parle déjà descente sans tabou. Et alors ?

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Après huit défaites inaugurales, il y a eu le sursaut. Des nuls à Brest, contre Lyon et même une victoire face à Caen. Si ça se trouve, Arles-Avignon version coach Faruk allait se battre pour son maintien jusqu'au bout. Et puis non. Deux raclées, contre Bordeaux et à Valenciennes, ont eu raison du président Marcel Salerno : «  Pour un club qui est monté aussi vite et qui n'avait pas de fondations, la relégation ne serait pas une catastrophe » . Comme pour Le Havre, Metz ou Grenoble la saison passée, il y a donc un club qui décroche plus d'un mois avant Noël. Eh ouais, la L1 à 20 clubs, ça se passe comme ça, faut pas se plaindre.


En même temps, annoncer dès le mois de décembre que son club est condamné, c'est un acte courageux. Chapeau Salerno. En même temps, il ne prend pas trop de risque : les stades déserts et les moqueries en déplacement sont déjà monnaie courante pour l'ACAA. En septembre, Kombouaré avouait : « Si Paris ne gagnait pas contre Arles-Avignon, c'est grave » . Courage les gars, plus que six mois à tenir. D'autres sont passés par là. C'était le cas du FC Metz, il y a trois ans. Carlo Molinari avait même appelé Yvon Pouliquen pour préparer au mieux l'atterrissage en Ligue 2. L'ancien coach de Strasbourg et Lorient avait encore des bouclettes mais avait mené sa mission "re-mobilisation" avec plus ou moins de succès : les lorrains avaient pris vingt points sur la phase retour. « Il faut avant tout ambitionner de ne pas être ridicule. Il faut tout faire pour éviter le record du plus faible nombre de points en championnat. C'est une manière de responsabiliser les joueurs, de créer un groupe avec un challenge plus à leur portée que le maintien » . Ca a le mérite d'être clair. Toujours aussi direct, il préconise de ne pas commencer à faire l'équipe en fonction de ceux qui seront là l'année suivante : «  C'est se mettre plus en difficulté car on s'affaiblit forcément. Et on ne sait jamais vraiment qui va rester, alors... » . S'ils ne sont pas remontés immédiatement, les Messins ont terminé 4e de Ligue 2. Un rebond peu évident. Une lanterne rouge de l'élite doit souvent lutter pour ne pas descendre en National la saison suivante. Ce fut le cas de Troyes, d'Istres et de Grenoble cette année, actuellement coaché par ...Pouliquen. « Un retour en Ligue 2, ça se prépare surtout par le recrutement. Il faut du sang-neuf, pas traumatisé par la descente. Et des leaders » envoie Yvon.


Arles jouera donc le maintien l'an prochain, même en L2, sur Eurosport. Mais c'est peut-être le plus joli pied de nez que peut faire un club qui n'existait pas sur la carte du foot il y a 5 ans. Bruno Dupuis, le manager de Boulogne, autre promu improbable, ne se cache d'ailleurs pas : « On peut dire ce qu'on veut, la montée en Ligue 1, c'est la meilleure chose qui nous soit arrivé. Maintenant on est attendu en Ligue 2. Même si ce n'est pas évident, on savoure. On n'imaginait pas jouer le haut du tableau dans cette division il y a quelques années, s'enthousiasme-t-il.On a peut-être souffert lors de cette année dans l'élite, mais maintenant, on a un terrain synthétique et une salle de muscu. Sans compter que dans la tête des gens maintenant, Boulogne, c'est l'USBCO. C'est pas la ville de naissance de Ribéry ou Papin » . Le challenge devrait donc être plus accessible pour le club du Sud, qui n'aura qu'à faire oublier Djibril Cissé et Gaël Givet. Voire Paganelli.

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Sympa de parler de nous!
Salerno parle déjà de L2 mais il s'abstient bien de dire que c'est de sa faute! Réaliser d'aussi mauvais choix de recrutement, ça tient du prodige. Basinas, Charisteas fallait oser! Salerno n'a eu qu'une seule obsession: dégager Estevan. Et pour ce, il lui a refusé quasiment tous les joueurs demandés pour renforcer l'équipe. Quand on voit Pavon, Mejia et Fanchone, pourquoi ne pas avoir conservé Reynaud et surtout Elie? A ce titre, on peut remercier F.Bertone le directeur sportif et Coach Courbis qui joue les intermédiaires (Hadzibegic, Erbate pour ne citer qu'eux).
Au passage, nous avons 2 présidents! François Perrot est invisible mais fait également partie de ce fiasco. Pourtant, l'ACA pouvait espérer mieux que la 20ème place en début de saison. Voilà ce qui arrive quand des ignorants se prennent pour des entraîneurs.
La défaite à VA l'a encore prouvé: l'AC Arles ne peut pas s'en sortir tant qu'il y aura des loukoums et des gens aussi peu respectueux des couleurs et du club. Pourquoi être venu mettre des billes dans un club si c'était pour le démolir?
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