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Arjen Robben, égoïste repenti

L’ailier néerlandais a longtemps été synonyme d’individualiste. Force est de croire qu’Arjen Robben a beaucoup changé ces derniers temps. A 28 ans, il comprend enfin qu’il ne peut pas être tout le temps le sauveur, et accepte petit à petit de jouer plus souvent avec ses petits camarades. Qui le lui rendent bien.

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C’est toujours les mêmes gestes. D’abord, une course folle sur l’aile droite, avec un mouvement de bras qui donne l’impression qu’il va décoller. Puis, une trajectoire et une efficacité à faire pâlir les Angry Birds: un dribble, voire plusieurs, mais toujours ce crochet extérieur du gauche pour pouvoir rentrer sur son pied favori et placer une frappe. Premier ou second poteau, en haut ou en bas, tout dépend de son humeur. Enfin, la touche finale: la célebration. Avant, il arrivait souvent à Arjen Robben de célébrer ses buts tout seul. Avec quelques camarades, à la limite. Désormais, ce temps est révolu. Quand le Néerlandais marque, c’est toute l’équipe qui se précipite vers lui. Robben n’est plus un soliste au sens strict du terme: petit à petit, il devient un vrai joueur d’équipe.

Il n’y a pas d’âge pour apprendre

Arjen Robben a des stats assez sympathiques depuis son arrivée au Bayern Munich en août 2009: 82 matchs, 52 buts, 29 passes décisives. Par rapport à un Ribéry, il marque plus qu’il ne fait marquer. Du coup, quand il était en feu, ça se voyait bien. Quand il était nul, ça se voyait aussi. Mais ça, c’est le Robben des deux exercices précédents; et encore parfois un peu de celui-ci, aussi. Le nouveau Robben, celui de cette deuxième partie de saison, est censé être beaucoup plus humble. Un comble. En même temps, on ne lui a pas trop laissé le choix.

A 28 ans, Arjen Robben est en train d’apprendre ce qu’est l’humilité. Une valeur que connaît bien le jeune David Alaba. La preuve, quand Bastian Schweinsteiger se blesse, Jupp Heynckes décide de titulariser le jeune Autrichien au lieu de faire reculer Toni Kroos, et garde Thomas Müller sur la droite. Résultat: Robben touche du banc, lui qui en Bavière ne connaît rien d’autre que le terrain ou l’infirmerie. Le Batave est choqué, ne comprend pas à quel point on peut lui manquer de respect, lui, la star internationale. De plus, il est conforté dans son idée par Mark van Bommel, ancien de la maison. «  C’est une question de confiance. Le Bayern devrait être content d’avoir un tel joueur » . Autre soutien important, son tout premier mentor dans le monde pro. «  Arjen a toujours été comme ça. Il jouait déjà comme ça quand il était jeune. Pour Arjen, c’est normal de jouer comme ça, c’est son talent. C’est un égoïste. Si quelqu’un n’est pas content qu’il le vende  » . Ainsi parle Jan van Dijk.

Quand Uli dit non, c’est non


Vendre Robben? Que nenni. Pour une raison simple: Uli Hoeness est contre. Uli Hoeness, c’est une sorte de José Mourinho, mais qui aurait fait un peu plus de chemin. Il est le premier à s’en prendre à la presse, quand son club et sa personne sont un peu trop critiquées. De fait, il est le premier à défendre ses joueurs (quand il ne les critique pas). Du coup, pas touche à Robben: Karl-Heinz Rummenigge s’est aussi joint à la partie. Quand les choses ont commencé à devenir sérieuses pour le Bayern (défaite face à Bâle, plusieurs points de retard sur Dortmund…), il a espéré de tout son cœur voir le vrai Robben, celui que l’on aime, celui qui sait être égoïste quand il faut. Et ce Robben-là est arrivé. Ou plutôt est revenu. Et avec de meilleures intentions. Depuis la défaite en Suisse, soit neuf rencontres, Robben a mis 9 buts et distillé six assists. Pas mal. Et en plus, il pense à fêter avec ses camarades. La preuve la semaine dernière, face à Marseille. Un but, une passe décisive, sûrement l’homme de la rencontre. Le Néerlandais dispose désormais d’une corde supplémentaire à son arc: l’esprit d’équipe. A l’Allianz Arena, Robben sera imprévisible. Et pourtant, ce seront toujours les mêmes gestes.


Par Ali Farhat, à Bonn
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