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Argentine-Uruguay, frères ennemis

L'Uruguay et l'Argentine ont décidé de s'unir pour présenter une candidature conjointe pour l'organisation de la Coupe du monde 2030. Un beau geste pour le centenaire de la compétition qui ferait presque oublier la rivalité qu'entretiennent ces deux nations du football.

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Comme une évidence. Pour les cent ans de la Coupe du monde, l’Uruguay devrait se porter candidat pour organiser la prestigieuse compétition qui a vu le jour en 1930, dans ce même pays. Mais la nation de Luis Suárez ne devrait pas être seule dans cette aventure puisqu'elle co-organiserait le tournoi avec son grand rival et voisin : l’Argentine. La ministre du Tourisme d'Uruguay, Liliam Kechichian, avait même souhaité que l’attaquant du Barça soit le promoteur de cette candidature conjointe, en compagnie de son coéquipier, Lionel Messi. Deux belles têtes d'affiche pour un magnifique centenaire. Mais avant de se retrouver aux commandes en 2030, les deux finalistes de 1930 visent d’abord la qualification pour la Coupe du monde 2018 en Russie. En difficulté dans les éliminatoires au Mondial, les hommes de Jorge Sampaoli jouent gros face au voisin uruguayen. Et pas sûr que ce match fasse taire la rivalité entre les deux équipes.

Une rivalité historique


C’est le 16 mai 1901 que naît la rivalité entre l’Argentine et l’Uruguay. Pour ce premier match international joué en dehors du Royaume-Uni, l’Albiceleste vient s’imposer à Montevideo. Un an plus tard, même lieu, les Argentins remettent ça et infligent à leurs voisins la plus grosse défaite de leur histoire. Deux sacrés camouflets pour commencer. Selon le site de la FIFA, sur les 180 rencontres entre les deux équipes, l’Argentine a gardé son avantage avec 84 victoires. Mais l’Uruguay a pris des trophées. Et le plus souvent, face à l’Argentine. Champions olympiques en 1924, les Uruguayens conservent leur titre aux Jeux d’Amsterdam en 1928 contre l’Argentine. Mais avant de marcher sur le monde, la Celeste s’est déjà mis l’Amérique du Sud dans la poche. Elle remporte les deux premiers Campeonato Sudamericano, plus connu sous le nom de Copa América de nos jours, en 1916 et en 1917. Le premier est organisé en Argentine, le second en Uruguay, et les deux fois, l’Albiceleste s’incline en finale contre ses voisins. Jusqu’en 1930, les deux pays se partagent donc les titres dans cette compétition : six pour l’Uruguay (six finales gagnées contre l’Argentine) et quatre pour leur rival. Logiquement, les voisins se retrouvent alors en finale de la première Coupe du monde de football organisée en Uruguay. En même pas trente ans, les deux équipes ont déjà dépassé la centaine de confrontations.

Ballon, bateau et rupture


Montevideo et Buenos Aires étant seulement séparés par le Río de la Plata, la veille du match, des milliers de supporters argentins veulent leur place sur les paquebots qui s’apprêtent à faire la traversée. Symbole de la rivalité entre les deux équipes et de la tension dans ce match, ce n’est que deux heures avant la rencontre que l’arbitre John Langenus accepte de la diriger. Le bonhomme négocie même qu’une heure avant le coup de sifflet final, un bateau soit déjà prêt pour qu’il puisse quitter le pays au plus vite et rejoindre l’Europe au cas où. Et le match n’a même pas commencé que John Langenus doit régler un différend insolite : chaque équipe veut jouer avec son propre ballon. Diplomate, l’arbitre choisira finalement de jouer une mi-temps avec chaque ballon. Quatre-vingt-dix minutes plus tard, les Uruguayens sont champions du monde et les Argentins en colère.


De l’autre côté du Río, à Buenos Aires, des supporters argentins s’attaquent à l’ambassade d’Uruguay pendant que la presse locale se prépare à envoyer ses premières cartouches. « Les Uruguayens devaient gagner et ils ont gagné. L’arbitre a joué pour eux. La rupture avec la Ligue uruguayenne de football est imminente » , écrit le quotidien Crítica. De son côté, La Razón va encore plus loin : « Nos enfants n’iront plus jamais en Uruguay pour jouer. » La Fédération argentine coupe alors les ponts avec son voisin, et pendant cinq ans, aucune Copa América n’est organisée. La compétition ne revoit le jour qu’en 1935. Le Pérou parvient à convaincre l’Argentine et l’Uruguay de participer à la compétition en compagnie du Chili. Les relations sont toujours aussi électriques, à tel point qu’aucune des deux équipes ne porte sa tenue officielle pour ces rencontres. Mesure exceptionnelle aussi, aucun trophée n’est remis au vainqueur pour calmer les esprits. Cela n’empêche pas les Uruguayens de finir champions en écrasant 3-0 le rival argentin.

L’Argentine le grand frère


Aujourd’hui, cette rivalité est toujours présente, mais elle s’est estompée. L’Argentine a peu à peu pris le rôle du grand frère. « Du côté des Argentins, il y a une attitude favorable, sympathique, surprotectrice vis-à-vis de l’Uruguayen. Du côté de celui-ci, il y a plus de méfiance » , analysait pour El País le professeur à l’Université catholique d’Uruguay Antonio Pérez García. Au niveau du football, on retrouve un peu le même schéma. « Ce qui est curieux, c’est que les Argentins ont pris l’habitude de supporter les Uruguayens lors des Coupes du monde. L’inverse est moins fréquent » , souligne le professeur. Même s’il rajoute qu’on voit de plus en plus de jeunes à Montevideo porter les maillots de River Plate ou Boca Juniors et que, les Uruguayens captant les chaînes sportives argentines, le langage footballistique est très similaire des deux côtés de la frontière. Une raison de plus pour s’unir. Mais sur le terrain, la rivalité entre les deux équipes a été ravivée en 2011. Cette année-là, la Celeste a éliminé l’Argentine avant de remporter la Copa América sur les terres du grand rival. Une raison de plus pour rester ennemis.

Par Robin Richardot
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