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Argentine, encore raté

A l'instar de ses prédécesseurs, Sergio Batista ne parvient pas à tirer le meilleur de Léo Messi. Sa Seleccion, pourtant composée de joueurs fantastiques, est une formation fébrile au jeu indigeste.

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Argentine/Colombie : 0-0

Nul. Nuls comme les résultats obtenus par l'Argentine en ouverture de cette Copa América contre la Bolivie, puis hier, contre la Colombie. Nul aussi comme le jeu développé par l'Albiceleste vendredi dernier à La Plata et hier soir à Santa Fé. Vierge. Vierge comme le score à l'issue d'une rencontre qu'aurait méritée de remporter la Colombie si ses attaquants n'avaient pas tremblé à l'heure de tromper un Sergio Romero bien sur ses gardes. Vierge aussi comme le but gardé par Luis Enrique Martinez, pas vraiment inquiété en quatre-vingt dix minutes, si ce n'est sur un face à face perdu par Ezequiel Lavezzi, lancé dans le dos de la défense sur une magnifique passe en profondeur de Messi (34e). Nul et vierge, mais surtout désespérant. Comment fait Sergio Batista, comme Diego Maradona avant lui, pour tirer l'Argentine vers le bas ? Comment une formation qui compte dans ses rangs le génie du football mondial et quelques-uns des plus grands dynamiteurs de défense actuels (Tévez, Agüero, Higuain, D. Milito et Di Maria pour ne citer qu'eux...) fait-elle pour n'inscrire qu'un seul petit but en deux matches, contre la modeste Bolivie et face à une équipe qui n'a plus joué de Coupe du monde depuis treize ans ? La réponse est double : carence tactique et mentale.

Tactique défaillante et moral à zéro

Le schéma mis en place par Sergio Batista a déjà montré ses limites. Au sein du trident installé au milieu, Mascherano, très (trop ?) reculé, Cambiasso, pas dans le rythme après un mois de blessure, et Banega, qui tente de sortir la tête de l'eau dans ce naufrage collectif, jouent dans un registre trop similaire. Aucun d'entre eux n'est capable d'épauler Messi comme il se doit, à l'instar de Xavi et Iniesta au Barça. La Pulga, loin de son rendement habituel, a terminé le match en marchant, comme résigné, à l'instar de ses coéquipiers. On l'a vu tenter des dribbles, s'empaler dans la défense sans trouver de solution, tirer un coup franc dans les nuages, puis s'éteindre au fil des minutes, relançant de nouveau le faux débat sur sa réelle motivation lorsqu'il enfile le maillot ciel et blanc. On le sent triste et désabusé dans cette équipe sans vie. L'entrée d'Agüero, avec qui il a combiné sur deux ou trois actions, prouve que le problème reste celui des associations que le staff veut bien lui offrir. Lavezzi a bien tenté de percuter et Tévez de grignoter le moindre espace, mais comment ne pas regretter que Javier Pastore n'ait pas encore disputé une seule seconde à ses côtés dans ce tournoi ? La présence du meneur de Palerme (à la place d'un des trois milieux ?) permettrait de libérer l'enfant de Rosario, de lui donner enfin la possibilité de s'émanciper de la construction du jeu pour se charger de mettre la pagaille dans la défense adverse, sa spécialité au Barça. On en viendrait presque à réclamer le retour de Juan Roman Riquelme à la baguette. C'est dire...

5 occasions en or pour la Colombie


L'Argentine peut remercier les dieux et son portier, car elle est même passée tout près de la correction. Dix-neuvième minute : Adrian Ramos se jette dans les six mètres et expédie le ballon au-dessus. Six minutes plus tard, Adrian Ramos intercepte une passe en retrait de Gaby Milito pour Romero. Revenu de loin, Nicolas Burdisso découpe l'ailier cafetero. L'arbitre laisse jouer car Dayro Moreno récupère la balle alors que Romero a déserté ses cages. L'attaquant trouve le moyen de tirer à côté ! Vingt minutes de jeu en deuxième mi-temps : Pablo Armero croise sa frappe qui rase le montant gauche du gardien de l'AZ Alkmaar. Dans la foulée, Falcao s'échappe et bute à son tour sur le numéro 23 albiceleste. Et alors qu'il reste trente secondes à jouer dans le temps réglementaire, Téo Gutierrez, qui se présente en contre avec deux partenaires et trois adversaires, voit son tir à l'entrée de la surface stoppé par ce diable de Romero. Grise et pataude, la conception du jeu de Sergio Batista est définitivement morte, hier, dans le Cimetière des Eléphants, le surnom du stade de Colon.

Par Florent Torchut, à Santa Fé

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