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Arda dans de beaux draps

Prestations sportives en berne, suspicions d’agression sur un journaliste, fin de carrière internationale prématurée... Depuis qu’il est parti de l’Atlético de Madrid pour Barcelone, Arda Turan accumule les déboires.

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Jusqu’à l’été 2015, la trajectoire était aussi limpide que linéaire. Venu de sa Turquie natale, Arda Turan, qui a effectué sa formation à Galatasaray, vient de passer quatre ans à l’Atlético de Madrid quand il s’apprête à rejoindre le sommet du football européen. Achetée par l’immense FC Barcelone pour 34 millions d'euros (plus sept de bonus), la barbe touche alors le Graal. Désormais, il ne peut pas monter plus haut. Alors, elle va redescendre. En abîmant, malheureusement, le visage qui la porte.

En réalité, la loi de Finagle, qui dérive de la loi de Murphy et nommée plus vulgairement loi des emmerdements maximum, s’est écrite dans la carrière de Turan dès son arrivée en Catalogne. Interdit de recrutement, le Barça doit laisser de côté son nouveau joueur pour six mois. Bonjour l'hospitalité. Et quand on le voit enfin sur les pelouses, le Turc ne convainc pas vraiment. En témoignent ses 23 titularisations recensées en un an et demi. Surtout, tout se pète la gueule concernant la sélection. Hué par ses propres supporters durant l’Euro 2016 pour ses performances décevantes alors qu’il devrait constituer le moteur du groupe, le bonhomme est obligé de s’excuser après une défaite contre la Croatie : « Je demande pardon au peuple turc. Je n'ai pas bien joué aujourd'hui. » « Il a toujours été extrêmement fier d’être turc, c’était un honneur pour lui de jouer pour l'équipe nationale. Mais il a eu la malchance de jouer dans une période où sa sélection était un peu moins forte, excuse Karel D'Haene, qui a été son partenaire en 2006 quand il était prêté par Galatasaray à Manisaspor. Il ne peut pas gagner des matchs tout seul ! »

Bien dans ses pompes, bien dans sa tête ?


Sauf que la limite vient d’être franchie. Ce qui a même provoqué la fin de carrière internationale pour l’homme de trente ans. La goutte d’eau a débordé dans l’avion du retour après le match amical sans but entre la Turquie et la Macédoine. Excédé par des lignes médiatiques évoquant une engueulade entre Turan et son sélectionneur à propos de primes durant l’Euro français, le milieu offensif aurait cramponné un journaliste au niveau du cou. «  Qui t'a autorisé à monter à bord ? Fils de pute ! Auprès de qui ai-je mendié de l'argent ? » , aurait-il balancé. Étonnant selon Karel D'Haene, qui se souvient d’un jeune footballeur bien dans ses baskets lors de ses premières années : « Déjà à l’époque, il n’était pas du tout timide. C’était déjà un joueur qui donnait son opinion, donc déjà un peu un jeune leader. Mais il savait aussi écouter. Il faisait toujours des blagues, que ce soit avec les joueurs ou les entraîneurs. Il adorait être le comique du groupe et faire rigoler les gens. C’était vraiment quelqu’un qui parlait avec tout le monde. Aux joueurs turcs, aux étrangers, aux entraîneurs, aux soigneurs... »


Un peu plus tard, le protagoniste s’est expliqué sur les réseaux sociaux en disant adieu au maillot national : «  Je n'accepte pas qu'on s'en prenne à ma personne, à mon caractère ou à ma famille. (...) Ai-je eu raison de faire ce que j'ai fait hier ? Je ne sais pas ! (...) Mais plutôt que de manigancer dans le dos, je préfère crier à la face. (...) Je mets fin à ma carrière internationale. J'aime beaucoup mon pays, j'aime beaucoup mon drapeau. J'ai toujours dit : "Si vous le souhaitez, je me retire." » Une décision aussi impulsive que son tempérament actuel, qu’il semble ne pas avoir réussi à maîtriser au fil du temps. Comme s’il s’était laissé manger par la pression, les critiques et ses pulsions. « Jeune, il avait déjà ce caractère impulsif et sa grande bouche » , reprend Karel D'Haene. Mais contrairement à ce qu’il peut parfois montrer aujourd’hui, « ce n’était pas du tout agressif. Il gardait constamment le sourire. Sauf s’il avait perdu ou mal joué. Il fallait alors le laisser un peu tranquille... » Et en définitive, les malheureuses histoires extra-sportives d’Arda ont étrangement eu lieu lorsque ses prestations en demi-teinte pouvaient être critiquées. Ce qu’il se passe sur le pré influence-t-il à ce point l’attitude du garçon ? Peut-être. Dans ce cas-là, un départ du Barça ne serait pas ridicule. Histoire de retrouver du ballon et redonner du calme à son système nerveux.

Par Florian Cadu Propos de KDH recueillis par FC
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