Euro 2012 - Victoire finale de l'Espagne
Par Robin Delorme, à Madrid
Arbeloa, l’anti-héros
Couillu, malin, chanceux, turpide… Les qualificatifs foisonnent pour désigner Álvaro Arbeloa, maître du monde et dorénavant double souverain européen. Mais qui se cache vraiment derrière le soi-disant maillon faible de la Roja ? L’incarnation d’un vrai anti-héros.
Alvaro Arbeloa (Espagne)
Xavi, Iniesta, Casillas… Ils en rêvent tous, mais ne l’accrocheront probablement jamais au-dessus de leur cheminée. Non par manque de mérite, ni de talent, seulement par absence d’aubaine, de coup de pouce. Álvaro Arbeloa s’en carre bien, lui, du Ballon d’Or et du destin. De près ou de loin, il n’a pas la vision de jeu du Pelopo, se casserait les reins à imiter Don Andrés et n’aura jamais le quart de la classe de San Iker. L’un de ses pouvoirs est encore d’en être conscient. Alors Robocop – son surnom dans la Selección – fait du Arbeloa. Il tacle, injure, contrôle, passe et découpe, encore. Bref, il joue pour les autres avant de jouer pour sa poire. Sur son flanc droit, le travailleur de l’ombre anti-sexy qu’il incarne cravache. Pour que les artistes de la Roja deviennent les héros d’une certaine vision romantique du ballon rond. Sa rançon se paye donc en trophées. Beaucoup de trophées. Bah oui, une Copa del Mundo et deux Coupes d’Europe, ça vous comble un Christophe Jallet du riche et vous garnit une étagère.
Limité techniquement, par rapport au reste de l'équipe s'entend, Arbeloa a compris bien mieux que quiconque ses carences. Alors que certains s’épanchent sur leurs atouts, lui s’attache à gommer ses faiblesses. « Álvaro est un combattant et sera bien meilleur à l’avenir s’il continue à travailler », déclarait Rafa Benítez lors de son arrivée sur les bords de la Mersey en 2007. À croire que les dires de l’idole du Kop ont visé dans le mille : cinq printemps plus tard, le minot du centre de formation du Real Madrid Castille (qu’il quitte pour le Deportivo en 2006) est devenu un indéboulonable du stade Bernabeu. À l’heure où la mode s’offre aux latéraux supersoniques, lui fait dans le classique et respecte à la lettre l’adage qui veut qu'« un défenseur, ça défend ». Dans cette ascension au plus haut niveau, ne parlons pas de hasard, mais de chance – mais si, vous savez, celle qui sourit aux audacieux.
La cabeza et les cojones pleines
Pareillement, c’est la fortune qui sourit aux téméraires. Et pour assouvir sa soif de titres, Alvaro se rapproche plus de Machiavel que de Voltaire (cf. Essai de critique sur le prince de Machiavel). Pour le natif de Salamanque, la fin justifie les moyens. Lorsqu’il s’agit d’ébranler son adversaire, c’est un doux euphémisme que d’affirmer que le bougre s’y connaît. Pour rappel, retour à la finale de la Copa del Rey version 2011 entre la Casa Blanca et les Blaugranas : tout en se relevant, l’homme à la tête de gendre idéal dédicace d’un coup de crampon la cuisse de David Villa. Clásico toujours, Robocop aurait réussi en avril dernier à faire sortir de ses gonds le pourtant placide Xavi. Ce dernier lui aurait lancé un mignon : « Mais que tu es mauvais ! Sois conscient que c’est grâce à nous que tu as gagné une Coupe du monde et 600 000 euros. » Venant du Catalan, cette insulte fait gage de douceur dans le monde des bad boys madrilènes.
Mais Álvaro Arbeloa n’est pas le premier Joey Barton venu. Sans pousser le vice jusqu'à le qualifier d’érudit, le garçon en a dans la tête. Originaire de l’historique cité universitaire espagnole, il ne lui a pas suffi que de simples cojones bien rondes. Son plan de carrière plaide en sa faveur : pas assez bon pour le Real, il part faire ses armes chez les Dockers de Liverpool – où il arrive à se braquer avec le Scouser Carragher, véridique – après un détour par la Corogne. En 2009, il reprend la route du sud sans oublier l’engagement qu’il a acquis au pays où Nigel de Jong est roi. L’appel du Home sweet home sans doute… Malgré la concurrence, il y fait son trou jusqu’à décrocher le CDI du flanc droit. Quand la rumeur envoie la danseuse de samba Maicon du côté de la cité royale, Álvaro rit du haut de ses quelques breloques glanées avec la Roja. Si « l’étoffe des héros est un tissu de mensonges », comme disait Jacques Prévert, alors Álvaro ne le sait que trop bien.
Limité techniquement, par rapport au reste de l'équipe s'entend, Arbeloa a compris bien mieux que quiconque ses carences. Alors que certains s’épanchent sur leurs atouts, lui s’attache à gommer ses faiblesses. « Álvaro est un combattant et sera bien meilleur à l’avenir s’il continue à travailler », déclarait Rafa Benítez lors de son arrivée sur les bords de la Mersey en 2007. À croire que les dires de l’idole du Kop ont visé dans le mille : cinq printemps plus tard, le minot du centre de formation du Real Madrid Castille (qu’il quitte pour le Deportivo en 2006) est devenu un indéboulonable du stade Bernabeu. À l’heure où la mode s’offre aux latéraux supersoniques, lui fait dans le classique et respecte à la lettre l’adage qui veut qu'« un défenseur, ça défend ». Dans cette ascension au plus haut niveau, ne parlons pas de hasard, mais de chance – mais si, vous savez, celle qui sourit aux audacieux.
Pareillement, c’est la fortune qui sourit aux téméraires. Et pour assouvir sa soif de titres, Alvaro se rapproche plus de Machiavel que de Voltaire (cf. Essai de critique sur le prince de Machiavel). Pour le natif de Salamanque, la fin justifie les moyens. Lorsqu’il s’agit d’ébranler son adversaire, c’est un doux euphémisme que d’affirmer que le bougre s’y connaît. Pour rappel, retour à la finale de la Copa del Rey version 2011 entre la Casa Blanca et les Blaugranas : tout en se relevant, l’homme à la tête de gendre idéal dédicace d’un coup de crampon la cuisse de David Villa. Clásico toujours, Robocop aurait réussi en avril dernier à faire sortir de ses gonds le pourtant placide Xavi. Ce dernier lui aurait lancé un mignon : « Mais que tu es mauvais ! Sois conscient que c’est grâce à nous que tu as gagné une Coupe du monde et 600 000 euros. » Venant du Catalan, cette insulte fait gage de douceur dans le monde des bad boys madrilènes.
Mais Álvaro Arbeloa n’est pas le premier Joey Barton venu. Sans pousser le vice jusqu'à le qualifier d’érudit, le garçon en a dans la tête. Originaire de l’historique cité universitaire espagnole, il ne lui a pas suffi que de simples cojones bien rondes. Son plan de carrière plaide en sa faveur : pas assez bon pour le Real, il part faire ses armes chez les Dockers de Liverpool – où il arrive à se braquer avec le Scouser Carragher, véridique – après un détour par la Corogne. En 2009, il reprend la route du sud sans oublier l’engagement qu’il a acquis au pays où Nigel de Jong est roi. L’appel du Home sweet home sans doute… Malgré la concurrence, il y fait son trou jusqu’à décrocher le CDI du flanc droit. Quand la rumeur envoie la danseuse de samba Maicon du côté de la cité royale, Álvaro rit du haut de ses quelques breloques glanées avec la Roja. Si « l’étoffe des héros est un tissu de mensonges », comme disait Jacques Prévert, alors Álvaro ne le sait que trop bien.
Par Robin Delorme, à Madrid
L'équipe-type des flops de l'Euro

















ps: qu'il remercie puyol.
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Grace à lui, je le sais.
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on critique son manque de technique: la vache, faut vraiment lui trouver tout les défauts.
Quant Alba (ou Marcelo au Real) ne fait que des montées de taré, qui est la pour compenser le décalage des centraux?
On peut dire du mal des joueurs, mais il faut reconnaître un certain talent a ceux qui tactiquement ont tout compris.
Et dire qu'il est mauvais d'enlever en rien les qualités qui font de lui un excellent défenseur.
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serieux les gars? Non mais si vous etes pas sereins, il faut relire le Bled ou le Bescherelle
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Il est polyvalent mais quand même limité. Avec le Real quand il montait sur son flanc droit (notamment contre le Bayern) il faisait quand même pitié.
Mais disons qu'il fait le boulot comme en témoigne la confiance de Jousé qu'il l'a fait revenir à la maison et de VDB.
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- Hispanisation du Real après la hollandisation, pas très apprécié par le public des Meringue au citron, malgré les noms présents (Robben, Sneijder, VdV, VNistella, Drenthe, Huntelaar...)
Mourinho se le voit donc imposé et n'en est pas très fan !
S'en suit une Portugisation du Real. De plus le Moudugenou décide de faire passer Ramos dans l'axe en échange d'Arbeloa pas très convaincant à ce poste ! Du coup turn over interne...
Maintenant est ce que Arbeloa fera parti de la vague de départ annoncé du coté de la casa blanca ?
Comme je l'ai lu plus haut, c'est la blessure de Puyol qui ouvre la titularisation d'Arbeloa à l'Euro...
Après le joueur est besogneux, il a le métier dans les jambes, mais c'est vrai que c'est un cador ! D'ailleurs, je ne pense pas qu'il ait réellement sa place au Real...
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Bon pour le fond, c'est vrai que c'est bizarre de vous voir vomir sur Arbeloa pendant tout l'euro et puis paf un article sur cet "anti-héros". Mais en même temps, les amis commentateurs : plusieurs journalistes = plusieurs points de vue ! C'est normal (voire sain) !!
Pour ce qui est du foot... ah bah non, on parle d'Arbeloa.
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Ce qui a attiré mon attention ici c'est la remarque déplacée de qu'AURAIT eu Xavi « Mais que tu es mauvais ! Sois conscient que c’est grâce à nous que tu as gagné une Coupe du Monde et 600 000 euros »
Non mais il se prend pour qui ce type ? si c’est pour celui qui a fait gagné la CDM à l'Espagne, nombreux sont ceux qui y ont contribué bien plus que lui (Iker, Ramos, Villa, ALonso, Iniesta) et puis quand il dit nous. c'est qui nous? il parle d'un petit clan en selection ou de quoi au juste?
Franchement dézinguer un collègue en selection de la sorte sous pretexte qu'il est moins doué c'est un manque flagrant de professionnalisme, pck dans ce cas Iker pourrait dire fermer tous vos gueules tout ça c'est grâce à moi et ils n’auront pas grand chose à lui répondre.
Enfin bon la classe ça ne s’achète pas, même pas pour 600000 euro.
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Tu as acquéri
Il a acquéri
...
Et les journalistes critiquent Nasri et Menez de ne pas être des exemples pour la jeunesse...
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Pour ma part, je dis que si tu veux une vraie équipe, tu te permets pas ce genre de remarques, qui que tu sois, quoi que tu représentes. Ca me fait penser à Coentrão qui, selon certaines rumeurs, se voit moquer au RM pour ses perfs que d'aucun jugent limite. Je pense qu'entre son mondial SudAf et cet Euro, il aura fermé leur clapet à pas mal de monde ; si c'est un choix tactique de Mou, il n'a pas à payer.
Pour revenir à Xavi, je me permets de poster ici un petit article du 10 juin dernier, pour les hispanophones, article qui me sembler démontrer toute la classe de ce faux-cul, qualifié par celui qu'il descend, si mes souvenirs sont bons, de footballeur en smoking ou dans le genre :
"Mourinho contestó en Récord a Xavi por las declaraciones que hizo en el programa Espacio Reservado de Canal+, donde aseguró lo siguiente: "Mourinho no va a pasar a la historia del fútbol. El Barça ha sido siempre ejemplar y el Madrid no lo ha sido tanto". Según el periódico portugués, el técnico del Madrid ha encajado mal estas palabras y ha aconsejado a Xavi que "se dedique a aquello que sabe hacer, jugar al fútbol". El artículo también señalaba que, en la opinión del entrenador madridista, Xavi no necesita ser agradable y populista para convertirse en lo que ya es, un ídolo de todo el barcelonismo.
El portavoz de Mourinho, Eladio Paramés, también contestó al segundo capitán del Barcelona a través de Twitter: "Sr. Xavi: cuide su memoria y no olvide quién le apoyó y le ayudó cuando usted aún no era nadie y daba los primeros pasos en el fútbol". Minutos antes, Paramés había tirado de ironía para responder a la afirmación que hizo el internacional español de que Mourinho no está en la historia del fútbol: "Sr. Xavi: para quedar en la historia del fútbol hay que ganar el campeonato en los cinco países de Europa. Mourinho sólo lo ganó en cuatro...".
Bref, Barça jusqu'au bout de la langue ce petit con*, du génie dans les pieds, des jambes un poil ramolos et rien dans la tête le gentil basset.
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Y'a pas qu'Arbeloa qui est un peu limité techniquement.
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Sinon pour les matchs suivants il a fait le taf, pas transcendant mais le taf
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Maintenant, oui il a fait ce qu'il avait à faire. Mais il a tout de même laisser un grand vide sur ce côté droit préférant souvent rester en retrait plutôt que de se faire lancer en profondeur. C'est dommage, même un Abidal au Barça le fait, c'est pour dire.
Merci à lui tout de même. Mais d'ici peu, un certain Martin Montoya viendra assurer la relève.
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