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Arbeloa, l’anti-héros

Couillu, malin, chanceux, turpide… Les qualificatifs foisonnent pour désigner Álvaro Arbeloa, maître du monde et dorénavant double souverain européen. Mais qui se cache vraiment derrière le soi-disant maillon faible de la Roja ? L’incarnation d’un vrai anti-héros.

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Xavi, Iniesta, Casillas… Ils en rêvent tous, mais ne l’accrocheront probablement jamais au-dessus de leur cheminée. Non par manque de mérite, ni de talent, seulement par absence d’aubaine, de coup de pouce. Álvaro Arbeloa s’en carre bien, lui, du Ballon d’Or et du destin. De près ou de loin, il n’a pas la vision de jeu du Pelopo, se casserait les reins à imiter Don Andrés et n’aura jamais le quart de la classe de San Iker. L’un de ses pouvoirs est encore d’en être conscient. Alors Robocop – son surnom dans la Selección – fait du Arbeloa. Il tacle, injure, contrôle, passe et découpe, encore. Bref, il joue pour les autres avant de jouer pour sa poire. Sur son flanc droit, le travailleur de l’ombre anti-sexy qu’il incarne cravache. Pour que les artistes de la Roja deviennent les héros d’une certaine vision romantique du ballon rond. Sa rançon se paye donc en trophées. Beaucoup de trophées. Bah oui, une Copa del Mundo et deux Coupes d’Europe, ça vous comble un Christophe Jallet du riche et vous garnit une étagère.

Limité techniquement, par rapport au reste de l'équipe s'entend, Arbeloa a compris bien mieux que quiconque ses carences. Alors que certains s’épanchent sur leurs atouts, lui s’attache à gommer ses faiblesses. «  Álvaro est un combattant et sera bien meilleur à l’avenir s’il continue à travailler » , déclarait Rafa Benítez lors de son arrivée sur les bords de la Mersey en 2007. À croire que les dires de l’idole du Kop ont visé dans le mille : cinq printemps plus tard, le minot du centre de formation du Real Madrid Castille (qu’il quitte pour le Deportivo en 2006) est devenu un indéboulonable du stade Bernabeu. À l’heure où la mode s’offre aux latéraux supersoniques, lui fait dans le classique et respecte à la lettre l’adage qui veut qu' «  un défenseur, ça défend  » . Dans cette ascension au plus haut niveau, ne parlons pas de hasard, mais de chance – mais si, vous savez, celle qui sourit aux audacieux.

La cabeza et les cojones pleines

Pareillement, c’est la fortune qui sourit aux téméraires. Et pour assouvir sa soif de titres, Alvaro se rapproche plus de Machiavel que de Voltaire (cf. Essai de critique sur le prince de Machiavel). Pour le natif de Salamanque, la fin justifie les moyens. Lorsqu’il s’agit d’ébranler son adversaire, c’est un doux euphémisme que d’affirmer que le bougre s’y connaît. Pour rappel, retour à la finale de la Copa del Rey version 2011 entre la Casa Blanca et les Blaugranas : tout en se relevant, l’homme à la tête de gendre idéal dédicace d’un coup de crampon la cuisse de David Villa. Clásico toujours, Robocop aurait réussi en avril dernier à faire sortir de ses gonds le pourtant placide Xavi. Ce dernier lui aurait lancé un mignon : «  Mais que tu es mauvais ! Sois conscient que c’est grâce à nous que tu as gagné une Coupe du monde et 600 000 euros.  » Venant du Catalan, cette insulte fait gage de douceur dans le monde des bad boys madrilènes.


Mais Álvaro Arbeloa n’est pas le premier Joey Barton venu. Sans pousser le vice jusqu'à le qualifier d’érudit, le garçon en a dans la tête. Originaire de l’historique cité universitaire espagnole, il ne lui a pas suffi que de simples cojones bien rondes. Son plan de carrière plaide en sa faveur : pas assez bon pour le Real, il part faire ses armes chez les Dockers de Liverpool – où il arrive à se braquer avec le Scouser Carragher, véridique – après un détour par la Corogne. En 2009, il reprend la route du sud sans oublier l’engagement qu’il a acquis au pays où Nigel de Jong est roi. L’appel du Home sweet home sans doute… Malgré la concurrence, il y fait son trou jusqu’à décrocher le CDI du flanc droit. Quand la rumeur envoie la danseuse de samba Maicon du côté de la cité royale, Álvaro rit du haut de ses quelques breloques glanées avec la Roja. Si « l’étoffe des héros est un tissu de mensonges » , comme disait Jacques Prévert, alors Álvaro ne le sait que trop bien.

Par Robin Delorme, à Madrid
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