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Antonini : « J'ai pleuré quand j’ai quitté le Milan »

Pur produit du club, Luca Antonini a porté le maillot rossonero pendant cinq saisons et a vécu la fin du grand Milan avant de signer au Genoa. Retraité depuis un an et reconverti agent, l’ancien latéral revient sur son parcours.

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Tu es arrivé à quel âge au Milan ?
J’avais 8 ans. Dix ans plus tard, j’effectuais mes premiers entraînements avec les pros. C’était le Milan de Zaccheroni, je suis resté à peu près un mois à m'entraîner avec eux, c’était clairement le couronnement d’un rêve. Il y avait Sebastiano Rossi, Coco, Albertini, Maldini, etc. Je leur parlais le moins possible même s’ils cherchaient à me mettre à l’aise.

Tu es prêté ou vendu en copropriété de 2001 à 2008 avant de revenir à la maison. Tu n’y croyais plus ?
Au fond de moi, j’y ai toujours cru, le Milan n’a jamais voulu se séparer définitivement de moi, donc je gardais espoir. J’avais fait une très belle saison avec l’Empoli, c’est comme ça que je les ai convaincus. Galliani m’avait appelé quand j’étais en vacances pour me dire : « On t’a ramené à la maison, maintenant tu dois démontrer pouvoir y rester pendant longtemps. » Ce coup de fil m’avait fait comprendre que j’avais du pain sur la planche, mais je suis resté cinq ans !

Le maillot est plus lourd à porter quand on est supporter du club dans lequel on évolue ?
Oui. Il vous représente en tout et pour tout. Moi, je suis de Milan en plus, donc je représentais ma ville et le club que je supportais depuis tout petit. Ce sont des responsabilités totalement différentes.


Tu reviens à temps pour vivre la dernière saison de Maldini.
Il y avait un peu de mélancolie, mais il était serein, conscient qu’il avait tout donné pour le foot. Paolo avait affiché un superbe niveau de jeu pour sa dernière. Je lui disais : « Pourquoi tu arrêtes ? T’es meilleur que moi qui ait 25 ans ! » Il pouvait encore faire deux ans tranquillement. D’un côté, j’étais triste de ne plus pouvoir jouer avec lui. D’un autre, je pourrai dire à mes gosses que j’ai joué avec un monument du foot.

Leonardo est l’entraîneur qui t’a donné le plus d’opportunités durant tes cinq saisons au Milan.
Il m’a permis d’être un titulaire inamovible au poste d'arrière gauche. Sa nomination avait fait beaucoup de bien à Ronaldinho qui avait fait une première saison moyenne.
« Je courais pour Ronaldinho et pour d'autres, mais j'en étais très content vu que les résultats suivaient. »
Le coach savait le gérer, il l'avait mis dans la bonne position, je courais pour lui et pour d'autres, mais j'en étais très content vu que les résultats suivaient. On avait et on a d’excellents rapports avec Leo. D’ailleurs, vu que je suis devenu agent, je l’ai aidé, avec Claudio Vigorelli (un autre agent, ndlr), à aller à l’Antalyaspor.



Tu as même été convoqué en sélection dans la foulée de ta saison avec lui, mais tu n'as jamais joué. Pas trop frustrant ?
Ça reste une fierté, c’était la première de Prandelli, l'été 2010 contre la Côte d’Ivoire dans le stade de West Ham. Je me suis échauffé, mais rien. C’est dommage de ne pas avoir débuté, mais je regrette surtout de ne plus avoir été repris dans le groupe. Mais pas de souci, même si c’est une lapalissade, c’est la vérité, il faut respecter les choix du sélectionneur.

On parlait de la der' de Maldini, mais celle des sénateurs (Gattuso, Inzaghi, Nesta, Seedorf) en mai 2012 a été un moment très intense.
J’ai pleuré et je pleure encore aujourd’hui quand je revois les vidéos. Ce n’était pas seulement des coéquipiers qui s’en allaient, c'étaient aussi des amis. Ça a été un grand honneur de partager tous ces moments avec eux, les bons comme les moins bons, et celui-ci était vraiment très triste. Mais le tifoso milanista qui est en moi est fier d’avoir vécu ça à leurs côtés.

Ça a été le tournant de l’histoire récente du Milan ?
Absolument. On a perdu quasiment tous les points de repère du vestiaire et de la direction. Il n’y avait plus de ligne de conduite, on a donné des responsabilités trop grandes à certains joueurs. La rentrée des vacances de l’été 2012 était particulière, il y avait un gros vide, un vide difficile à combler, même si cela avait été possible en programmant ces départs et en effectuant un passage de témoin avec d’autres. Moi, j’aurais volontiers transmis les valeurs de ce grand Milan, mais Allegri en a décidé autrement. Dans le vestiaire, c’était vraiment autre chose, déjà lors de la saison qui a suivi celle du dernier Scudetto. Je pense que beaucoup sont partis du Milan aussi pour cette raison.

Toi, tu atterris au Genoa.
Après avoir appartenu vingt-cinq ans au Milan. J’ai pleuré quand j’ai signé au Genoa. Bon, mes débuts ont été réussis vu que je marque dans le derby génois, un classique qui n’a rien à envier à ceux de Milan, Turin ou Rome. Le stade à l’anglaise, l’atmosphère qui vous donne la chair de poule...




À Gênes, on se souvient de toi pour avoir nettoyé les rues après les inondations de 2014, les fameux « anges de la boue » . Tu penses que les footballeurs devraient plus s’intéresser au monde dans lequel ils vivent ?
Selon moi oui, on représente une ville après tout. Les réseaux sociaux doivent aussi servir à ça vu que les jeunes nous prennent souvent comme un exemple à suivre. Si ça part de nous, ils peuvent comprendre et imiter les belles choses et pas seulement les mauvaises. Mais en fait, ça avait été quelque chose de naturel. Quand vous voyez certaines difficultés dans la ville où vous vivez, vous ne pouvez pas rester indifférents. Alors j'ai retroussé mes manches et je me suis mis au turbin, même si ça n’a pas été compris par tout le monde.



Quelle idée t’es-tu fait du nouveau Milan ?
C’est évident qu’il fallait du temps pour mettre les choses en place. Il y a eu une belle campagne de transferts, mais l’équipe a beaucoup changé, probablement trop. Un groupe important avait été créé l’an passé, je pense qu’il fallait continuer sur cette voie en amenant quelques modifications, genre 3 ou 4 joueurs très importants, mais ne pas tout changer. Maintenant, il faut de la confiance envers le coach et de la patience, car c’est impossible d’obtenir des résultats immédiats dans ces conditions.

On a parlé des grands anciens, mais Bonucci capitaine dès son arrivée, tu valides ?
Quand j’étais au Milan, la règle était simple : le capitaine était le joueur présent depuis le plus longtemps, mais ça avait déjà changé quand Montolivo a eu le brassard. Maintenant, je ne sais pas qui pourrait être capitaine à la place de Bonucci. Il y a bien Abate qui le mériterait, mais il n’est pas toujours titulaire, tandis que Donnarumma est trop jeune. Leonardo (Bonucci) a fait partie de la grande Juve, il a du caractère, de la détermination, de la personnalité, et les autres joueurs le voient comme un point de repère.

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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