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Antonetti : pourquoi les Marseillais sont moyen chauds ?

Élie Baup débarqué, l'OM se cherche un nouveau chef. Régulièrement cité pour prendre les rênes du club, Frédéric Antonetti pourrait se retrouver pour la première fois de sa carrière à la tête d'une grosse écurie. Un choix qui n'apparaît pas comme une évidence.

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Ces dernières années, l’OM ne s’est jamais privé de surprendre au moment d’annoncer le sauveur tant attendu. De fait, ils étaient peu nombreux à voir en Alain Perrin (juillet 2002-janvier 2004), Philippe Troussier (novembre 2004-juin 2005) ou plus récemment Élie Baup, des successeurs évidents. À côté de ces noms ronflants, celui de Frédéric Antonetti colle pourtant bien au contexte marseillais. Entraîneur gouillard, client exceptionnel en conférence de presse, le Corse paraît réunir certaines qualités pour prendre la tête du paquebot olympien. Pour l’ancien Girondin, François Grenet, qui a côtoyé Antonetti à Nice (saison 2005-2006), il ne fait aucun doute que l’entraîneur en a les épaules: « Ce gars mérite un jour d’avoir un club de haut standing. Il est pointu dans son coaching. C’est quelqu’un d’intelligent et de très exigent, c’est fondamental. » Une exigence et un travail qui ont fait les beaux jours de Bastia, Nice et Rennes. Des clubs dont l’ambition restait limitée et qu’Antonetti a parfois sublimés. Pour Matthieu Franceschi, responsable des South Winners, le talent du coach est en tout cas indéniable : « À l'heure actuelle, le groupe a besoin d'un entraîneur de caractère dans le vestiaire pour remettre quelques joueurs à leur place. Antonetti peut éventuellement être l'homme de la situation jusqu'à la fin de saison. Les joueurs ont surtout besoin d'un déclic psychologique » . Pourtant, le week-end dernier, à peine Élie Baup viré et la rumeur Antonetti lancée que la plupart des supporters marseillais, dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux, faisait part de leur désapprobation face à ce choix. Pourquoi ?

Le contexte marseillais

D'abord, l’OM n’est pas un club comme les autres. Le peuple marseillais, pour qui l’Europe reste une priorité et qui n’a pu se satisfaire du 0 pointé du club cette saison, ne saurait se contenter du ventre mou qu’Antonetti a si souvent côtoyé. Pour Matthieu Francesci, il est donc permis de douter : « Antonetti en dépannage pourquoi pas. Sur le long terme, je suis sceptique. » Et de fait, le maigre palmarès du Corse (un titre de champion de Ligue 2 avec Saint-Étienne en 2004) ne plaide pas en sa faveur : « Après, quand on s'appelle l'Olympique de Marseille et qu'on a un projet ambitieux, on se doit d'avoir un entraîneur d'expérience sur la scène nationale et surtout sur la scène européenne. Et à ce niveau-là, Antonetti a encore ses preuves à faire. » S’il veut s’imposer, le Corse devra donc remplir deux objectifs : se qualifier pour l’Europe et surtout, prouver qu’il peut ramener l’OM à des performances plus dignes sur la scène continentale.

En outre, Antonetti devra se faire une place parmi les personnalités du club. Et particulièrement avec José Anigo, de retour sur le banc, qui n’a pas clairement affiché son intention de céder sa place. À leur époque, Didier Deschamps et Jean Fernandez n’avaient pas réussi à composer avec l’omnipotent, préférant déserter malgré des résultats positifs. Or, pour François Grenet, qui connaît bien le personnage Antonetti, l’aspirant coach, s’il dispose d’un fort caractère, ne rentrera pas dans les manigances internes : « J’ai un très bon souvenir de l’entraîneur, mais aussi de l’homme. Quelqu’un de transparent, d’honnête et d’intègre. Des qualités humaines qui ne sont pas légions dans le milieu. » Armé de cette droiture, Fredo devra dans tous les cas éviter de sombrer dans le panier de crabes que peut vite devenir le huis clos de la Commanderie.


Crâne dégarni contre casquette

Se battre contre son inexpérience européenne et écarter les doutes, telles seront les deux mamelles de la réussite d’Antonetti à l’OM lors de ses premiers mois... si bien sûr le président Labrune venait à l’appeler pour prendre la tête de l’OM. Car à Marseille plus qu’ailleurs, il est inutile d’espérer s’imposer dans la durée si l’on ne bénéficie pas d’un soutien généralisé, des plus hautes sphères dirigeantes aux supporters… Et comme le rappelle Matthieu Francesci, les supporters n’accepteront pas de mauvais casting : «  Au président Labrune de cette fois-ci faire le bon choix. Celui de Baup, même s’il on a fini second du dernier exercice, était une erreur… » Pour François Grenet cependant, le crâne dégarni du volubile coach passé consultant sur Canal+ n’a pas du tout le même profil que la casquette. Au contraire, il estime qu’aux commandes d’une grosse cylindrée, Antonetti pourrait bien s’avérer un pilote hors pair : « Il est Corse, il a du tempérament, il est impulsif. Du coup, ils sont beaucoup à dire qu’il ne l’aura pas. Et puis merde quoi. Ce gars-là, partout où il est passé il a eu des bilans positifs. Franchement, il mérite d’avoir les clés du camion. À Marseille ou ailleurs. »

Par Martin Grimberghs et Raphael Gaftarnik
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