Culture Foot - Télévision
Propos recueillis par romain Lejeune
Antoine de Caunes : « Zidane est un mec incroyable ! »
Antoine de Caunes : « Zidane est un mec incroyable ! »
Antoine de Caunes et le football ?
Ce sont des souvenirs traumatiques d’enfance, parce que mon père commentait les matchs de foot quand j’étais môme. Il me traînait tous les samedis après-midi au stade dans la cabine du speaker, et là, je le voyais avec son casque commenter le match, je ne comprenais rien, ça m’emmerdait à crever parce que j’avais sept ou huit ans et que c’était une obligation de venir ici. Du coup, j’ai pris le foot en grippe. Et je ne m’y suis pas intéressé par la suite. J’ai plein de potes qui sont passionnés par ce sport, qui en parle divinement bien, mais moi, je reste totalement hermétique.
Par réaction, donc ?
D’abord, par réaction. Je n’aime pas trop ce que ça déclenche. Le côté patriotard, comme s’il y avait des enjeux nationaux. Moi, l’idée que je me fais du sport, ce n’est pas du tout ça. Déjà, je n’aime pas la compétition. Ou alors, quand j’aime la compétition, il faut qu’il y ait une dramaturgie, qu’il y a certainement dans le football, mais comme je ne comprends pas ce sport de l’intérieur, je n’y suis pas sensible.
Avez-vous tout de même déjà vibré devant un match ?
Pas vraiment… Sachant que je n’aime pas du tout, mon fils aîné adore ce sport, là aussi par réaction, et je l’emmenais donc au Parc des Princes quand le club appartenait à Canal+. Et puis, pendant la Coupe du monde 98, je le regardais se peindre la gueule en bleu-blanc-rouge et j’étais atterré. Mais je crois que c’était un peu pour m’emmerder. Comme moi qui aimait le Death Metal, à l’époque, pour faire chier mon père.
Votre père était commentateur. Avez-vous été touché par la disparition de Thierry Roland ?
Oui, car il faisait partie de la génération de mon père. Je le croisais, comme ça, de temps en temps, c’était un gentil mec. Un mec totalement dévoué, qui avait une passion sans limite. J’aime bien les gens passionnés. Après, il a dit deux, trois conneries. Mais bon, dans ces moments d’excitation, ça me dérange pas, à partir du moment où ils assument. C’était un brave mec et quelqu’un d’extrêmement passionné.
C’est une voix qui vous a bercé ?
Oui, comme celle de Robert Chapatte. On va sortir le carbone 14, si je commence à citer des noms comme ça, mais, oui, ça fait partie des commentateurs qui vous intéressaient au truc même quand vous aviez le sentiment de ne rien y comprendre. C’est très important de savoir rendre lisible un match, autant aux personnes qui comprennent tout ce qu’ils voient qu’à ceux qui n’ont pas les clefs.
Vous parliez de Canal+, avez-vous un avis sur le rachat des droits de retransmission par beIN Sport ?
J’aimerais bien avoir un avis là-dessus, mais je suis ça de très loin ! De toute façon, c’est un sport où l’argent est roi, plus que n’importe quel autre. Ça se règle à coup de biftons, c’est celui qui met le plus gros paquet sur la table qui l’emporte.
Avec laquelle de ces émissions pourriez-vous comparer le football : Chorus, NPA ou Le Grand Journal ?
Avec Nulle Part Ailleurs, parce que c’était un travail d’équipe. À l’époque de Chorus, Les Enfants du rock, nous formions une équipe, mais j’étais tout seul dans mon coin à faire mon show. Alors que pour Nulle Part Ailleurs, on travaillait tous ensemble tous les jours pour faire une émission de 90 minutes, la durée d’un match de foot. Donc, s’il y a une analogie à établir, ça serait avec NPA.
Vous avez écrit un dictionnaire du rock, quel groupe ou artiste pourrait être assimilé au football ?
Elton John (Ndlr: Il a dirigé le Watford Football Club pendant 25 ans) ! Ou Robbie Williams, je crois qu’il est également très lié au foot. Oasis aussi, mais ça ne fait que confirmer le mal que je pense d’eux ! En revanche, il y a des personnalités dans le football qui me plaisent beaucoup. J’adore Zidane. Je trouve que Zidane est un mec incroyable. Et très honnêtement, pour sortir un peu de ma posture anti-foot, en voyant jouer Zidane, il y a eu des moments de pure grâce. J’adorais Cantona et son attitude. Cet espèce d’orgueil, d’envoyer chier tout le monde, j’adore ça.
On se souvient de son high kick en 1995…
J’adore, j’adore, ça j’adore !
Outre Zidane et Cantona, quel joueur vous a particulièrement marqué ?
J’aimais beaucoup Pelé, comme j’aime les équipes brésiliennes. Pour le profane que je suis, le spectacle d’une équipe brésilienne à l’époque de Pelé équivalait à voir une chorégraphie. Les mecs swinguaient, ça dansait, personne ne touchait la balle en face !
Que faîtes-vous quand la France gagne une grande compétition ?
Je m’enferme chez moi avec de bons disques. Je n’aime pas le spectacle des gens bourrés dans la rue avec les drapeaux, comme si on venait de gagner la guerre.
Et quand elle perd ?
Je débouche une bouteille de champagne ! En fait, je suis un très mauvais Français ! Mais les soirs de match sont des bons moments pour traîner sur les terrasses des bistrots, il y a pas mal de femmes seules ! Je connais des gens qui font ça : ils attendent les soirs de finale pour aller emballer !
Ce sont des souvenirs traumatiques d’enfance, parce que mon père commentait les matchs de foot quand j’étais môme. Il me traînait tous les samedis après-midi au stade dans la cabine du speaker, et là, je le voyais avec son casque commenter le match, je ne comprenais rien, ça m’emmerdait à crever parce que j’avais sept ou huit ans et que c’était une obligation de venir ici. Du coup, j’ai pris le foot en grippe. Et je ne m’y suis pas intéressé par la suite. J’ai plein de potes qui sont passionnés par ce sport, qui en parle divinement bien, mais moi, je reste totalement hermétique.
Par réaction, donc ?
D’abord, par réaction. Je n’aime pas trop ce que ça déclenche. Le côté patriotard, comme s’il y avait des enjeux nationaux. Moi, l’idée que je me fais du sport, ce n’est pas du tout ça. Déjà, je n’aime pas la compétition. Ou alors, quand j’aime la compétition, il faut qu’il y ait une dramaturgie, qu’il y a certainement dans le football, mais comme je ne comprends pas ce sport de l’intérieur, je n’y suis pas sensible.
Avez-vous tout de même déjà vibré devant un match ?
Pas vraiment… Sachant que je n’aime pas du tout, mon fils aîné adore ce sport, là aussi par réaction, et je l’emmenais donc au Parc des Princes quand le club appartenait à Canal+. Et puis, pendant la Coupe du monde 98, je le regardais se peindre la gueule en bleu-blanc-rouge et j’étais atterré. Mais je crois que c’était un peu pour m’emmerder. Comme moi qui aimait le Death Metal, à l’époque, pour faire chier mon père.
Oui, car il faisait partie de la génération de mon père. Je le croisais, comme ça, de temps en temps, c’était un gentil mec. Un mec totalement dévoué, qui avait une passion sans limite. J’aime bien les gens passionnés. Après, il a dit deux, trois conneries. Mais bon, dans ces moments d’excitation, ça me dérange pas, à partir du moment où ils assument. C’était un brave mec et quelqu’un d’extrêmement passionné.
C’est une voix qui vous a bercé ?
Oui, comme celle de Robert Chapatte. On va sortir le carbone 14, si je commence à citer des noms comme ça, mais, oui, ça fait partie des commentateurs qui vous intéressaient au truc même quand vous aviez le sentiment de ne rien y comprendre. C’est très important de savoir rendre lisible un match, autant aux personnes qui comprennent tout ce qu’ils voient qu’à ceux qui n’ont pas les clefs.
Vous parliez de Canal+, avez-vous un avis sur le rachat des droits de retransmission par beIN Sport ?
J’aimerais bien avoir un avis là-dessus, mais je suis ça de très loin ! De toute façon, c’est un sport où l’argent est roi, plus que n’importe quel autre. Ça se règle à coup de biftons, c’est celui qui met le plus gros paquet sur la table qui l’emporte.
Avec laquelle de ces émissions pourriez-vous comparer le football : Chorus, NPA ou Le Grand Journal ?
Avec Nulle Part Ailleurs, parce que c’était un travail d’équipe. À l’époque de Chorus, Les Enfants du rock, nous formions une équipe, mais j’étais tout seul dans mon coin à faire mon show. Alors que pour Nulle Part Ailleurs, on travaillait tous ensemble tous les jours pour faire une émission de 90 minutes, la durée d’un match de foot. Donc, s’il y a une analogie à établir, ça serait avec NPA.
Vous avez écrit un dictionnaire du rock, quel groupe ou artiste pourrait être assimilé au football ?
Elton John (Ndlr: Il a dirigé le Watford Football Club pendant 25 ans) ! Ou Robbie Williams, je crois qu’il est également très lié au foot. Oasis aussi, mais ça ne fait que confirmer le mal que je pense d’eux ! En revanche, il y a des personnalités dans le football qui me plaisent beaucoup. J’adore Zidane. Je trouve que Zidane est un mec incroyable. Et très honnêtement, pour sortir un peu de ma posture anti-foot, en voyant jouer Zidane, il y a eu des moments de pure grâce. J’adorais Cantona et son attitude. Cet espèce d’orgueil, d’envoyer chier tout le monde, j’adore ça.
On se souvient de son high kick en 1995…
J’adore, j’adore, ça j’adore !
Outre Zidane et Cantona, quel joueur vous a particulièrement marqué ?
J’aimais beaucoup Pelé, comme j’aime les équipes brésiliennes. Pour le profane que je suis, le spectacle d’une équipe brésilienne à l’époque de Pelé équivalait à voir une chorégraphie. Les mecs swinguaient, ça dansait, personne ne touchait la balle en face !
Que faîtes-vous quand la France gagne une grande compétition ?
Je m’enferme chez moi avec de bons disques. Je n’aime pas le spectacle des gens bourrés dans la rue avec les drapeaux, comme si on venait de gagner la guerre.
Et quand elle perd ?
Je débouche une bouteille de champagne ! En fait, je suis un très mauvais Français ! Mais les soirs de match sont des bons moments pour traîner sur les terrasses des bistrots, il y a pas mal de femmes seules ! Je connais des gens qui font ça : ils attendent les soirs de finale pour aller emballer !
Propos recueillis par romain Lejeune
Une journée sur le marché des transferts

















Qu'il nous parle du Boss, ça il sait un peu mieux faire.
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Serieux, je supporte de moins en moins cette ligne éditoriale.
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Un détail toutefois : De Caunes dit avoir écouter du death pour "faire chier son père" :
- Antoine de Caunes - je viens de vérifier - est né en 1953.
- Le death metal est apparu au début des années 80. Disons en 83/84 pour être précis.
- Je crois donc comprendre que De Caunes foutait du metal à fond à 30 piges pour emmerder son paternel, comme un vulgaire ado de 15 ans. Je pense surtout qu'il raconte de la merde*.
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J'ai vu un de ses tweet où il disait qu'il regardait même pas l'Euro, le gars s'en fout mais c'est pas parce qu'il va pas nous parler de 442 en losange ou d'attaquant pivot qu'il est pas intéressant, c'est justement ça SoFoot...
C'est de voir le foot du point de vue d'un allergique, il a rien contre le sport, mais plutôt contre les réactions que ça provoque chez les gros beaufs, dont la grande majorité est "fan" de foot.
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Le journaliste lui parle du rachat des droits de retransmission par BeIN Sport, ce qui fait au moins une question de fond sur l'ensemble d'une interview qui se veut légère et sympa. Eh ben le mec botte en touche : "Offff, nan, j'ai rien à dire, j'sais pas". C'est pas comme s'il avait baigné dans le monde de l'audiovisuel depuis son enfance et qu'il en connaissait la plupart des acteurs, hein.
Bref, pas bien.
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enfin concernant zidane et canto , je pense que canto en tant que fan de rock aiment ce genre de personnages qui detonnent et sortent du cadre classique du footeux.ca n empeche pas qu en dehors du terrain , tout le monde se moque de lavis de zz et que le king serait fort avisé d arreter de nous le donner
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Un truc de malade mental
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Et juste pour en rajouter une couche, pour moi, le meilleur footballeur de tous les temps reste à ce jour Ronaldinho. M'en tape des statistiques, personne n'aura mis à l'amende le monde du foot comme il l'a fait, tout en s'en tapant les rouleaux et en ayant une hygiène de vie à laquelle j'adhère!
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Maradona, Pelé, Ronaldo, Zidane, et j'en passe sont d'extraordinaires joueurs de ballon. Ronaldinho a ce truc en plus, un mélange de romantisme et de je m'en-foutisme qui me semble assez extraordinaire en rapport à l'époque à laquelle il évolue. Alors que la grande majorité se dédie au foot à 100%, lui vient bourré de la veille et claquera très probablement quelque chose d'inédit. Un inventeur du foot comme peu j'en vois
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d'ailleurs, je me suis fait un plaisir en revoyant france-brésil 2006, le meilleur joueur sur le terrain, c'est Ronnie, et oui, il perd.
Et moi aussi, je kiffe le jeu brésilien, ça surprend, c'est beau, et merci ils en ont 5, c'est pas pour rien.
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nico67 ronnie il a participé a un tournoi de beachvolley en 2006 c est a cette occasion qu il a été magique c est ca?
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Après, sur le quart de 2006, je ne mettrai jamais Ronnie meilleur joueur du match. Déjà parce que globalement, la France a bouffé le Brésil, et ça, les joueurs qui ont vécu cette rencontre le disent sans détour (Kaka, Roberto Carlos...) Je me souviens que la presse brésilienne l'avait largement concédé également.
Après 15/20 premières minutes relativement énergiques, les Brésiliens se sont éteints, en grande partie parce que Zidane occupait tout le milieu de terrain, leur posait des petits ponts et des sombreros comme dans un vulgaire tournoi de futsal universitaire et distribuait le jeu comme jamais depuis l'Euro 2000. Il a fait un grand match.
Ronaldinho, je concède qu'il fût le Brésilien le plus saignant en attaque, mais il était tenu de TRES près par les chiens qu'on avait derrière (Makelele, Sagnol, Thuram, notamment). Il était vite asphyxié et vraiment, je ne vois pas une action où il fût dangereux. Son coup franc n'est pas passé loin, c'est vrai.
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