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Annecy FC, Savoie aller !

Après la liquidation judiciaire d’Évian TG et le licenciement de Pascal Dupraz, on croyait le football professionnel haut-savoyard définitivement mort. D’autant que, pas loin, les voisins isérois semblaient reprendre le flambeau avec Grenoble. Pas du tout. Depuis plus d’un an, un club s’attelle à entretenir l’héritage de l’ETG en s’appuyant sur le savoi(e)r-faire local : l’Annecy FC. Objectif : la Ligue 2 dans les trois ans.

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6 décembre 2016 : l’aventure Évian TG prend fin, achevée par une liquidation judiciaire. Avec l’ETG, c’est le football professionnel qui quitte la Haute-Savoie. Temporairement. Car dans l’ombre de l’encombrant voisin, un autre club, lui aussi déchu, et lui aussi accolé aux rives d’un lac, pointe peu à peu le bout de son nez : l’Annecy FC. « Annecy, c’est pas mal. Le club a remonté un gros projet, en récupérant pas mal de partenaires d’Évian qui sont venus à la suite de la liquidation de l’ETG. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres » , explique le milieu de terrain du FC Nantes Adrien Thomasson, formé à l'AFC avant d’éclore à l’ETG. La chute du rival évianais aurait alors permis l’ascension d’Annecy ? Le président d’Annecy, Stéphane Loison, est formel : « Je combats l’idée que c’est la chute de l’ETG qui nous a permis d’être là. C’est faux. »

« On voulait être un pilier pour l'ETG, pas un concurrent »

Fondé en 1927, le FC Annecy a connu deux périodes professionnelles en 1942-1943, et surtout entre 1988 et 1993. Entre-temps, le FCA s’est imposé comme un poids lourd du foot amateur français. Mais en 1993, le club quitte la Division 1 par la petite porte, et chute en DHR en un seul été. Après un changement de nom et des années de galère, le désormais Annecy FC lance son projet « Cap 2015 » pour atteindre le CFA2 d’ici là. Objectif atteint, et même dépassé un an après, puisque avec une équipe issue à 80% de sa formation, l’AFC accède immédiatement au CFA. Parallèlement à l’essor de l’ETG, l’AFC retrouve une place de choix. « Il faut voir l’histoire en deux points. Ici à Annecy, on est montés cinq fois en six ans. L’ETG n’est mort qu’il y a deux ans. Faites le calcul : on était bien partis avant leur liquidation » , raconte Loan Bouchet, défenseur formé au club. Le président Loison complète : «  On voulait devenir un club référent au niveau amateur. On avait cette ambition-là, pas celle de devenir pro parce qu’il y avait déjà l’ETG. En fait, on voulait être un pilier pour eux, pas un concurrent. »

Les modèles Dorian Lévêque et Adrien Thomasson comme modèles

Pour devenir ce pilier, Annecy développe sa formation. « L’objectif est d’utiliser tout le réservoir de jeunes, et toute la structure de formation qui a été développée par le club. L’année dernière, on devait être une dizaine de joueurs formés au club en équipe première. La formation d’Annecy est très réputée. Un jeune Savoyard qui veut devenir pro doit passer par Annecy » , estime Loan. Le président enchaîne : « Mon prédécesseur a reconstruit le club sur la formation, j’ai été recruté dans ce cadre-là à l’époque. Les meilleurs partent en club pro, les autres restent en senior et augmentent le niveau de l’équipe. » Un choix payant, qui conduit le club de DHR en National 2 (ex-CFA) en quelques années. Yanis Meguireche, milieu à l'AFC, témoigne : « Avec la génération 1991-1992-1993, on a fait trois montées en trois ans, parce qu’on joue ensemble depuis nos 15 ans. On a fait sport-études tous ensemble. » Une politique de formation qui permet aussi au club de sortir quelques pros comme Dorian Lévêque (PAOK Salonique) ou Adrien Thomasson, qui était alors parti grossir les rangs d’un Évian TG en pleine bourre.

L'arrivée des chefs d'entreprise qui soutenaient l'ETG

Mais de l’ombre, l’AFC va vite passer à la lumière à une période où l’ETG se met à sombrer. « Leur disparition nous a permis de reprendre le flambeau pour faire évoluer notre projet, mais ce n’était pas prévu de viser le niveau professionnel si l’ETG n’avait pas disparu, insiste le président Loison. Ça a changé la donne. On a très rapidement rassemblé des chefs d’entreprise qui soutenaient l’ETG, pour savoir s’ils voulaient continuer l’aventure avec nous. » L’Annecy FC s'est donc placé en héritier de l'ETG pour sauver le football professionnel haut-savoyard, et entretenir la dynamique initiée par Évian. « L’ambition n’est plus d’être un club référent amateur, mais de redevenir un club pro, en bénéficiant de toutes les bonnes choses que l’ETG avait réussi à établir. Il y a dix ans, envisager un club pro en Haute-Savoie, c’était impossible. »


Au-delà des infrastructures et de l’engouement populaire, le président Loison s’affaire alors en priorité auprès des acteurs économiques : «  On a la chance d’être dans un secteur économique en forme avec des gens qui ont un attachement au territoire prononcé. Tout ça parle aux entreprises : ils veulent un club du coin au niveau professionnel. Le projet ETG a fédéré beaucoup de monde autour, on en profite. » L’AFC s’est notamment rapproché de l’entreprise locale Bontaz, ancien soutien de poids de l’ETG. De là est née la Bontaz Academy, premier centre de formation de France financé par une entreprise.

La Ligue 2 d'ici deux-trois ans

Mais Annecy ne se contente pas de rassembler les anciens partenaires du club. « Comme on était très jeune au niveau des effectifs, on est allé chercher des anciens en fin de carrière à Évian comme Barbosa (41 ans), Sorlin (38 ans), Akrour (43 ans), raconte le président. On leur a proposé notre projet pour qu’ils nous transmettent l’expérience. Ça donne de la crédibilité au projet d’avoir des joueurs comme ça. » Parmi eux, l’emblème d’Évian, Cédric Barbosa, se justifie : « Pouvoir rester dans la région et dans un club assez ambitieux me permettait de poursuivre ma passion, ça a joué grandement. C’était le projet idéal. » Aujourd’hui, Annecy, qui avance avec comme entraîneur Hélder Esteves (l'ancienne légende de Créteil), clame ses objectifs. Barbosa : « Il faut que le jour où on monte en National 1, on puisse vite monter le projet pour accéder à la L2. Le niveau National 1 ne doit être qu’une étape rapide vers le monde professionnel. » Adrien Thomasson se voit déjà bien faire un éventuel retour : «  Je suis leur évolution de près, j’aimerais bien qu'Annecy monte et se stabilise en L1 pour, pourquoi pas, y finir ma carrière. » Après tout, Pascal Dupraz est libre.

Par Adrien Hémard Tous propos recueillis par AH
Photo : fc-annecy.fr
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