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  1. // Ce jour là
  2. // 23 juillet 1966

Angleterre-Argentine, Round 1

Vingt ans avant le fameux Angleterre-Argentine de 1986 s'est disputé un quart de finale tout aussi controversé entre les deux pays qui aiment se détester sur les terrains, et en dehors. La raison ? Une expulsion polémique du capitaine albiceleste, un souci de traduction, et un affront fait à sa Majesté.

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La balance des décisions arbitrales, favorables et défavorables, finit-elle toujours par s'équilibrer ? L'être humain finit-il toujours par payer ses actes les plus condamnables ? L'épisode advenu lors du quart de finale Angleterre-Argentine, en 1966, pourrait donner du grain à moudre à Rolland Courbis et à Paulo Coehlo. Les cartons jaunes et rouges n'existaient alors pas encore, mais l'arbitre pouvait signifier verbalement un avertissement puis une expulsion. C'est ce que fera l'arbitre de la rencontre entre Three Lions et Albiceleste. Dans un match viril et pas vraiment correct, Rudolf Kreitlein, homme en noir de nationalité ouest-allemande, prend une décision définitive dès la 36e minute : expulsion du capitaine argentin, Antonio Rattin. La polémique engendrée par cette sanction allait aboutir à la création des cartons, qui seront distribués dès l'édition suivante de la Coupe du monde.

L'Albiceleste cru 66 était une escouade aux mauvaise manières, défensive et agressive, mais l'Angleterre de l'épouvantail Nobby Stiles ne pouvait pas, non plus, se faire passer pour un combo de blanches colombes. Reste que pour la presse locale, comme pour les 88 000 spectateurs de Wembley, « les Argentins étaient les méchants » , comme l'affirmera l'international anglais Alan Ball. Présentés comme des « animaux » par les médias anglais, les Sud-Américains redoutaient, eux, la partialité de l'arbitre en faveur du pays organisateur. Pas forcément à tort. Dès les premières minutes de la rencontre, capitaine Rattin conteste certaines décisions qui lui semblent litigieuses. Devant les plaintes répétées du milieu de terrain de Boca Juniors, l'arbitre choisit d'en finir dès la 36e minute et l'expulse. Quel discours l'Argentin a-t-il tenu pour justifier une telle sanction ? M. Kreitlein a seulement une vague idée sur le sujet, puisqu'il ne parle pas espagnol, et que Rattin ne maîtrise pas l'anglais, et encore moins l'allemand. « Son regard était malintentionné, assurera l'arbitre, c'est pour cela que je me suis rendu compte qu'il m'avait insulté. » Imparable.

Assis sur le tapis réservé à la Reine

La version de Rattin est, elle, lavée de tout injure. « Je lui montrais simplement que j'étais le capitaine, qu'on pouvait dialoguer, et j'essayais de lui faire comprendre qu'on avait besoin d'un traducteur. » À la suite de l'expulsion du capitaine, le match va être interrompu une dizaine de minutes. Des joueurs argentins demandent la suspension du match, et Rattin, pour manifester son mécontentement, s'assoit sur le tapis rouge royal réservé à la Reine Elizabeth. « Je ne savais pas ce que signifiait ce tapis, plaide Rattin, il était à côté du banc des remplaçants et je me suis assis dessus. » Reste qu'avant de finalement se résoudre à rentrer aux vestiaires, le milieu de terrain de Boca Juniors va malmener un autre symbole national : il met en pièces le drapeau du poteau de corner, qui avait la particularité d'afficher les couleurs de l'Angleterre. « En ce qui concerne le petit drapeau anglais qui se trouvait au sommet du poteau de corner, je l'ai bien déchiré » , reconnaît-il, cette fois.


Ce 23 juillet 1966, la relation antipathique entre Anglais et Argentins sur les rectangles verts a connu son premier grand épisode. Mise en difficulté par l'Albiceleste, l'Angleterre finira par l'emporter grâce à un coup de tête de Geoff Hurst, placé à la 79e minute. Au terme de la rencontre, le sélectionneur Alf Ramsey se précipitera sur la pelouse pour empêcher George Cohen d'échanger son maillot avec un joueur argentin. Fair-play ... L'entraîneur des Three Lions montrait là qu'il était prêt à tout pour remporter sa World Cup. Comme Maradona le sera, 20 ans plus tard, face à l'Angleterre.

Par Marcelo Assaf, avec Thomas Goubin
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