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Angers, l'éternel cocu de service ?

Chaque année, c'est la même chose pour le SCO d'Angers. Une lutte acharnée dans le haut du tableau quasiment toute la saison, pour se faire passer devant dans les derniers instants. Actuellement troisièmes de Ligue 2, les Angevins vont-ils enfin passer le cap et s'inviter à la table des adultes ? Peut-être bien, en effet.

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Angers, c'est le père ou la mère fidèle qui travaille dur toute l'année pour payer des vacances à sa famille, mais qui, à l'heure de passer prendre sa moitié pour l'amener à l'aéroport, la retrouve au plumard avec le voisin ou la voisine. Voilà, Angers, c'est le gentil cocu. Celui qui abat un travail de dingue toute la saison pour se la faire mettre dans les derniers instants. Et pas qu'une fois, en plus. Depuis que les Angevins sont remontés en Ligue 2 à l'été 2007, il y a huit ans, ils ont connu pas moins de cinq courses à la montée dans l'élite. Pour le résultat qu'on connaît. Nada. Ça fait mal. D'aucuns ne s'en relèveraient pas. Mais pas eux. Ceux-ci ont encore la force de continuer à se battre et à y croire année après année. Cette saison, au bout de 27 journées, les hommes de Stéphane Moulin sont de nouveau sur le podium, à un point derrière Brest, deuxième, et à huit de Troyes, qui fait la course en solitaire au sommet du classement. Alors, comme tous les ans, les supporters angevins y croient. Mais vont-ils encore se retrouver la queue entre les jambes au terme de la saison ? Quoi qu'il en soit, une telle abnégation méritait d'être louée. Oui, Angers mérite la Ligue 1. Pour l'ensemble de son œuvre.

Une dynamique qui s'inverse


2008-2009, 2009-2010, 2010-2011, 2012-2013, 2013-2014. Voilà les saisons lors desquelles les supporters du SCO ont vibré pour la L1, sans pourtant ne jamais atteindre le Nirvana. Mais pas question de terminer comme Kurt Cobain. Non, on a sa fierté dans le Maine et Loire. Pourtant, la répétition de ces courses effrénées a laissé des traces dans les esprits angevins. Hervé, supporter fidèle du SCO, témoigne : « Personnellement c'est vraiment dur à vivre parce qu'à chaque saison, on y croit vraiment, le jeu y est, on a le buteur qu'il faut, tout semble aller comme sur des roulettes, et patatra ! On ne monte pas. Ça devient un peu lassant à force. On se dit qu'on a vraiment les capacités pour monter, mais on se demande aussi si, au final, on n'est pas voué à seulement être une bonne équipe de Ligue 2... » Pour lui, « la non-montée la plus dure, c'était celle de l'an dernier » , quand Angers jouait sur deux tableaux (championnat et Coupe de France) pour se retrouver marron à l'arrivée. « Ça a été un vrai coup au moral... On avait tout à gagner : un énorme parcours en Coupe de France, et la montée. On a voulu jouer les deux. Peut-être qu'on n'aurait pas dû  » , se demande-t-il en regardant dans le rétro. De son côté, le coach angevin confirme que l'aventure en coupe a laissé des traces : « En Coupe de France (perdu contre Rennes en demi-finale, ndlr), on a perdu à la fois beaucoup de forces et beaucoup de joueurs... On n'a donc pas pu défendre toutes nos chances en L2, comme ce fut le cas pour les autres clubs qui avaient tout leur effectif, regrette Stéphane Moulin. Sur les trois derniers mois, on a perdu neuf joueurs ! Quand tu perds presque tous tes titulaires, forcément tu le ressens sur le terrain, et la dynamique s'inverse. »

Tout travail mérite salaire


Dans ces cas-là, la seule chose à faire avant de repartir au charbon, c'est d'essayer de comprendre. Pourquoi le destin s'acharne-t-il sur ce petit club du Maine-et-Loire ? Tentative de réponse signée Hervé : « C'est peut-être un mélange de manque de cul et de peur. Elle est peut-être inconsciente cette peur ; certainement, même. Je ne vois pas d'autres explications. Chaque année, l'équipe est un mélange de jeunes et d'expérimentés. Un coach qui gueule, mais qui sait aussi très bien faire jouer son équipe. Pas trop de pression, un très beau cadre de vie, tout pour travailler tranquillement. Mais au final, on ne monte pas. » Alors on repart. Sûr que « la chance va bien finir par tourner un jour » . Stéphane Moulin n'a pas non plus d'explication miracle : « Je dirais qu'il nous manque toujours un petit quelque chose pour bien finir. Mais ce n'est pas une fatalité. On avance, on progresse et on espère que ces progrès vont finir par payer.  »

Car les expériences, si frustrantes soient-elles, forgent chez les Angevins un mental en acier trempé. Chez les supporters d'abord : « On pourrait se dire que c'est difficile de repartir pour un tour, mais on est à chaque fois très vite rassurés. Les joueurs que l'on perd (particulièrement la masse de très bons attaquants) sont à chaque fois remplacés. Idem pour les coachs. Donc on se remotive naturellement.  » Chez le coach, ensuite : « On a des joueurs qui, tous les ans, remettent leur courage, leur volonté et leur investissement au goût du jour. Et quand on renouvelle le groupe, on essaye de lui apporter de la fraîcheur physique et mentale afin que la motivation se régénère d'elle-même. Et c'est ce qui se passe tous les ans, les garçons qui restent ont encore l'envie et ceux qui arrivent apportent un plus. Et puis c'est vrai qu'on apprend beaucoup plus des expériences qui se finissent mal. Ce vécu doit nous rendre, si ce n'est meilleur, au moins aussi performant. »

Méthode Coué


Avec un budget modeste, le SCO réalise chaque année des performances plus que respectables car, comme le dit coach Moulin, « la concurrence est féroce en Ligue 2. Beaucoup de clubs veulent la même chose que nous. Et dire ça ce n'est pas faire preuve de manque d'ambitions. On sait déjà qu'on sera au moins en Ligue 2 l'année prochaine et beaucoup aimeraient déjà être à notre place. Il faut garder notre humilité, tout en gardant une véritable ambition. » Ces batailles répétées pour venir se mesurer aux écuries de L1 ont quelque chose qui, pour le néophyte, se rapproche d'une certaine forme de romantisme. De là à affirmer qu'une montée en Ligue 1 serait vraiment méritée ? « Je pense que sur la durée, au vu du travail effectué, que ce soit au niveau des infrastructures, de nos équipes de jeunes, de nos performances en championnat, je crois effectivement qu'on mériterait d'être récompensés. » Sur ce point donc, tout le monde au club semble être de cet avis. Pour notre fidèle supporter, plus que du mérite, la montée de son équipe est une certitude. La méthode Coué, probablement : «  Cette saison, j'y crois plus que tout ! On a fait un recrutement très intéressant, et ce qui me fait vraiment croire à la montée, c'est surtout la « physionomie de la saison » . D'habitude, on démarre très fort, on est dans les trois, quatre premiers toute la saison. Mais à partir de la 28, 29, 30e journée, on s'effondre. Cette année, c'est l'inverse : on a un début de saison moyen, mais depuis quelques mois, on n'arrête pas de monter en puissance. Et je pense que l'on va continuer ainsi et aller jusqu'au bout ! » Alors, on se les fait, ces vacances en première classe ?

Par Aymeric Le Gall
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