1. //
  2. //
  3. // Arsenal-PSG

Anelka, l’histoire inachevée

Nicolas Anelka aime le PSG, mais vit à Londres. Nicolas Anelka a été formé dans la capitale, mais a surtout brillé outre-Manche. Nicolas Anelka est un « Titi » , un produit de banlieue, mais il est et restera sans doute comme le plus gros raté de l’histoire du PSG. Pourtant, entre Paris et Nico, l’histoire a eu une seconde chance.

Modififié
774 19
Nicolas Anelka est beau, jeune, musclé. Il vient de gagner une Ligue des champions avec le Real Madrid à vingt-deux ans. Là, sur la pelouse du Parc des Princes, en lever de rideau d’un amical contre les Corinthians en juillet 2000, il déambule avec ses lunettes de soleil sur le crâne, un débardeur en laine, le bas de son pantalon remonté le long de sa jambe droite et un sourire XXL. À ses côtés, Laurent Perpère, le président délégué du club, affiche la blancheur de ses dents également. Le boss du PSG vient de réaliser un gros coup en rapatriant Anelka au PSG contre 219 millions de francs. Anelka, formé à la maison avant de rejoindre Arsenal en 1997, revient chez lui. C’est le fer de lance de cette opération comm’ maladroite que l’on appellera « Paris-banlieue » dans laquelle Anelka était censé devenir la locomotive de Luccin, Dalmat, Mendy et Distin. L’histoire a déjà livré son verdict, entre Anelka et le PSG, ce fut un fiasco. Pourtant, l’histoire avait bien commencé. Février 1996, Nicolas Anelka n’a que seize ans, mais débute en professionnel avec le PSG du côté de Monaco. Sept mois plus tard au Parc des Princes, le gamin de Trappes plante son premier but contre Lens et délivre une passe décisive, le tout en dix minutes. Le début d’une belle histoire... qui va tourner au cauchemar en janvier 1997. À quelques encablures du premier set de tennis contre la Juventus Turin en Supercoupe d'Europe, le fax du PSG – décidément maudit en 1997 – crache un missile. « Conformément aux règlements internationaux, nous vous informons que nous allons prendre contact avec votre joueur Nicolas Anelka. » L’entête contient le logo d’Arsenal. Au siège du PSG, on entend les mouches voler... Depuis plusieurs mois, la direction sportive francilienne tracte avec le « clan Anelka » pour lui faire signer son premier contrat professionnel. Anelka, c’est 1,84m de vitesse, puissance et technique à dix-sept ans seulement. À ce moment-là, le joueur est sous contrat aspirant pour encore six mois, c’est-à-dire qu'il peut partir gratuitement dans le club de son choix en fin de saison. La presse met en avant ses deux frères, Claude et Didier, dans les négociations, mais Anelka a surtout envie de franchir la Manche. Au PSG, on lui préfère Dely Valdés et Loko, tandis que Pouget vient de débarquer durant la trêve hivernale.

Convoqué avec les U17, il ne se pointe pas


Dans ce transfert, très compliqué, les agents, Jean-François Larios et Marc Roger, ne vont pas simplifier les choses non plus. Eux qui ont toujours en travers de la gorge la manière dont le PSG les a écartés des transferts de Leonardo et Oumar Dieng. Le jour de Juventus-PSG, Le Parisien sort la bombe : Anelka va filer en Angleterre. Vexé, le PSG tente la fermeté. Anelka est convoqué avec les U17 en fin de semaine pour un match de Gambardella. Il ne se pointera jamais. Au pied du mur, le PSG se retrouve obligé de négocier avec Arsenal sous peine de ne récupérer aucune indemnité de transfert. Moralité, Anelka signe avec les Gunners contre 850 000 euros. Avant de filer à Londres, le joueur fait un détour par l’Espagne. Une broutille, juste un pré-contrat signé avec l’Atlético de Madrid à l’automne 1996 dont il devait se libérer... À ce moment-là, on imagine mal Anelka revenir dans la capitale. Mais le football, c’est comme une histoire d’amour : on parle beaucoup, on agit moins.

« Anelka, si on a l’argent pour le faire revenir, vas-y à fond »


Trois ans et demi plus tard, Anelka est devenu international français, il vient de gagner l’Euro 2000 et la C1 avec le Real Madrid après s’être offert un titre de champion et une Coupe d’Angleterre avec Arsenal en 1998. En Espagne, Anelka n’est pas épargné par la presse et/ou ses coéquipiers. Alors, au PSG, on prend la température. Durant l’été, le patron de Canal+, Pierre Lescure, balance discrètement à Laurent Perpère, en charge du PSG, une dinguerie : «  Anelka, si on a l’argent pour le faire revenir, vas-y à fond.  » Dans la foulée, Perpère rencontre le joueur dans sa villa espagnole. Le courant passe bien. Philippe Bergeroo, alors sur le banc du PSG, est mis dans la confidence. Forcément, il est emballé. Mi-juillet, un contrat de six ans est signé, et le PSG lâche 219 millions de francs au Real Madrid pour rapatrier Anelka. Soit 44 fois la somme versée par Arsenal en 1997... Et voilà Nico de retour chez lui. L’équipe a de la gueule : Okocha, Luccin, Dalmat, Laurent Robert. Le PSG vient de balancer 500 millions de francs sur le mercato et vise le titre ainsi qu'un quart de finale de Ligue des champions. Mais le PSG va vite sortir de la route malgré quelques moments de folie, comme face à Rosenborg (7-2). En novembre, Anelka – qui avait la particularité d’avoir un site internet personnel – suggère dans un édito d’aligner Fabrice Abriel, joueur parisien et membre de son crew. En Suède, en marge du match contre Helsingborgs, Bergeroo réagit en conférence de presse : « Si je commence à prendre les cousins et les amis, on va finir à 25...  » Le fossé grandit entre les joueurs, et notamment entre Anelka et Bergeroo. Le 2 décembre, Bergeroo sombre à Sedan : 1-5. Il est lourdé, Luis Fernandez arrive. De quoi faire enfin décoller Nicolas Anelka au PSG ? Non. Mais suffisant pour faire les beaux jours des Guignols de l'info.

« Ton jeu, c’est de la merde ! »


Fin mai, le joueur se confie dans L’Équipe. Lorsqu'un journaliste lui demande son sentiment sur le retour de Luis, l’homme qui l’a lancé en professionnel, sa réponse est limpide : « Je ne sais pas... je ne sais pas. Nous n’avions aucun problème avec Bergeroo, on ne sait pas pourquoi ils l’ont viré du jour au lendemain. Quand Luis est arrivé, le doute était déjà installé. Et après, c’est allé en empirant... Nos entraînements manquent de jus. Il n’y a pas de plan de jeu, aucun décalage, rien... » Les arrivées de Ronaldinho et d’Arteta n’y changeront rien, ce PSG – outillé comme jamais – n’y arrivera pas. Anelka non plus. Sa première saison est délicate (46 matchs, 15 buts, 3 passes). Sa seconde ne durera que six mois, surtout que le public du Parc se met à le siffler et à l’alpaguer dans la rue, tout ce qu’il déteste. Et puis la goutte d’eau arrive. Octobre 2001, le PSG va affronter Lyon au Parc des Princes. Lors d’un entraînement à huis clos, le joueur et Luis Fernandez s’écharpent. Anelka regardera le match depuis les tribunes avant de manquer des déplacements à Rennes et Glasgow. Rapidement, l’ancien joueur d’Arsenal est présenté comme le bouc émissaire d’un club qui n’avance plus. Début décembre, Anelka file dans le bureau de Luis et lui lance un légendaire « ton jeu, c’est de la merde ! » Un entretien au couteau est prêt à sortir dans les colonnes de L’Équipe, où Luis Fernandez en prend notamment pour son grade. Au dernier moment, le joueur demande à ne pas le sortir. Pour ne pas se griller. Car oui, dix-huit mois après son arrivée pour 219 millions de francs, Anelka veut partir. En Angleterre, Gérard Houllier accueille le joueur à Liverpool pour six mois en janvier 2002. Anelka au PSG, finalement, c’est 19 buts en 69 matchs étalés sur quatre bouts de saison. Été 2002, de retour de prêt, le joueur signe finalement à Manchester City contre vingt millions d’euros et Alioune Touré. L'histoire du plus gros gâchis entre le PSG et le joueur le plus talentueux qu'il a jamais formé.


  • Profitez de nos bonus et pariez sur le match Arsenal-PSG

    Par Mathieu Faure
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié

    Dans cet article

    Nico et Luis sont deux joyeeeux amis ! Nico et Luis, plus jamaaais ennemis !
    Fredinhovic95 Niveau : Ligue 2
    Rien a voir mais:
    Bellerin a resigne un nouveau contrat,six ans et demi!
    Ce commentaire a été modifié.
    Quoi Bellerin ? Et pourquoi pas desmond tutu en ailler droit ?
    1 réponse à ce commentaire.
    ah lala , le projet banlieu , le pire moment du psg , 14 ans pour en sortire , Bietry a vraiment detruis le club .
    prtcl2x89 Niveau : DHR
    ton orthographe détruit la langue française
    Sans défendre c'est 10 mois horrible, Bietri est parti 1 ans et demi avant.
    2 réponses à ce commentaire.
    Ce commentaire a été modifié.
    Kame House Niveau : CFA
    Note : 1
    C'est sympa de faire un article sur Nico. Dommage de ne pas mettre en avant la diversité de son expérience plutôt que son profil de banlieusard. Le verre à moitié plein tout ça.

    Pour ma part je retiens un joueur à l'élégance rare qui, Real Madrid hormis, n'a jamais eu de souci avec ses coéquipiers. Je pense même que c'est un gars humble, discret et fier aussi.

    Je me souviens qu'à l'époque où il était question qu'il signe, j'étais ado et j'avais appelé le Parc des Princes pour demander si les rumeurs étaient vraies !
    Sinon faut arrêter avec ce délire de projet "Paris Banlieue", j'avais jamais entendu parler de ces termes à l'époque. Je crois que c'est avec le recul des années, et une petite dose de condescendance typique de Droite, qu'on parle ainsi (époque Daniel Rigolo de merde).

    Qu'on m'explique en quoi Létizi, Déhu ou Dalmat sont banlieusards ? Surtout les deux derniers qui étaient des cadres de l'équipe.
    Kame House Niveau : CFA
    * Qu'on m'explique en quoi Létizi, Déhu ou Dalmat sont banlieusards ? Surtout les deux premiers qui étaient des cadres de l'équipe.
    touchefresh Niveau : CFA
    Frederic Dehu est né à Villeparisis (banlieue parisienne), pas la banlieue la plus chaude mais elle a ses histoires! Mauvais exemple !!! Pour les deux autres, je te l'accorde.
    Tu trouveras plus d'information sur le "projet banlieue" dans l'article SF ci-dessous.

    Ce projet était bien réel et a été martelé en itw durant toute cette pre-saison.

    http://www.sofoot.com/quand-le-psg-a-ra … 05216.html
    Kame House Niveau : CFA
    Merci Ari.

    J'avais déjà vu l'article et l'ai relu à tout hasard si j'avais raté quelque chose. J'ai pas la sensation que ce projet était martelé, c'est plutôt a posteriori qu'on a tenté de se dire "Tiens ça fera bien des locaux".

    Vient donc le fond de ma pensée, qui est banlieusard ou "assimilé mentalité banlieue" parmi ceux cités ?
    Peter Luccin OUI (Quartier Nord)
    Laurent Robert NON
    Stéphane Dalmat OUI (Attitude)
    Jay-Jay Okocha NON
    Anelka OUI (Trappes)
    Christian NON
    Ali Benarbia NON
    Laurent Leroy NON
    Pierre Ducrocq NON
    Igor Yanovski NON

    Voilà, ça fait trois personnes.
    Et encore, je me suis même fait l'avocat du diable en prenant en compte Dalmat simplement car il avait pas mal changé de club.

    Au bout du compte, y a juste Nico qui est de la banlieue. Luccin est des Quartiers Nord; ne pouvant signer un CDI, il s'était limité à 12 ans de contrat dans son club adoré de ... Marseille.
    J'avais même entendu dire après son premier match à domicile au Parc, après avoir lancé son maillot aux supporters, ces derniers lui avait renvoyé...

    Elle a donc fière allure cette équipe de Banlieue...
    Elle est pas plus de Banlieue que Daniel Rigolo est un journaliste lucide, un journaliste tout court à vrai dire.
    Non mais c'est la direction elle-même qui avait markété ce recrutement "banlieue", ce qui n'a été que repris par les medias.
    Mehmet Scholl Niveau : CFA
    Ou sinon tu peux aussi arrêter de bloquer bêtement sur une simple appellation non ?

    Qu'est ce que ça peut foutre qu'ils aient voulu appeler ça projet banlieue ou projet de mes deux, franchement...

    L'équipe aurait du tout détruire sur son passage, m'est d'avis qu'il serait plus intéressant de s'intéresser aux raisons de cet échec plutôt qu'au terme choisi pour désigner le projet
    Kame House Niveau : CFA
    Note : -1
    C'est stigmatisant et réducteur et moi ça me gêne. T'as quelques renois qui débarquent et qui savent taper la baballe faut forcément y voir de la banlieue.

    D'ailleurs rien que ce terme banlieue il est galvaudé. M'enfin c'est pas comme si c'était le seul. A force de vouloir tout simplifier on peut travestir les sens.
    Juge du canapé Niveau : Loisir
    Euh en banlieue il y a beaucoup de blancs. Ce que tu dis est limite...
    Bordel, quest que tu peux etre relou a voir le mal et le racisme partout...

    On te dit que le truc s'appelait le projet banlieue... Point barre

    C'etait surtout pour souligner qu'il voulait federer et recurter des mecs autour de Paris ou d'origine parisienne... Qu'il soit noir, blanc ou rebeu, on s'en fout completement...
    Kame House Niveau : CFA
    Salut Saprissa :)

    Tu remarqueras qu'aujourd'hui ce dit projet prend vraiment forme avec les Areola, Kimpembe et Rabiot en tête de gondole.
    C'est un peu réducteur dit comme ça, mais ça partait de l'idée que le vivier ile de France n'était pas exploité par le PSG, qui n'avait pas la réputation d'être un club formateur. Ils avaient loupé henry et trezeguet, entres autres.
    Et le contexte "socio-culturel" de l'époque s'y prêtait bien, Avec une mise en avant de la culture banlieusarde dans les mass médias.
    exact le contexte était idéal. Mais bon après le 7-2 contre Rosenborg ils ont pris la grosse tête..dommage
    Ce commentaire a été modifié.
    Kame House Niveau : CFA
    Euh non.

    A la limite que Canal + ouvre la porte à Djamel et ses potes c'est une chose.

    Mais le journal de 13heures et ses 30% de parts de marché était déjà présenté par Pernaut. Le Droit de Savoir était déjà le précurseur de toutes ces émissions sécuritaires à la con (Enquête d'action etc).

    Je parle là de TF1, la première chaîne. Alors généraliser aux mass médias, je crois bien que non désolé.
    Là aussi c'est un peu plus subtil.
    Tu as raison dans le sens oû TF1/M6 et cie balançaient du reportage sensationnaliste sur leurs ondes à longueur de temps (avec en point d'orgue les émissions sur les interventions de police en banlieue, moins chères et plus racoleuses qu'un blockbuster ricain). Mais pour ne pas se faire taxer de "stigmatisantes", ces mêmes chaînes diffusaient aussi beaucoup de programmes contrebalançant cette vision negativistes. M6 diffusait du rap à torrent, TF1 mettait à l'antenne des présentateurs issus de la "diversité", on a même eu des ministres du même acabit.
    En fait on surfait encore sur la vague (gluante) du black/blanc/beur. C'est un peu ça le contexte socio-culturel de l'époque. PSG c était c+, gauche caviar et condescendance etc...
    Kame House Niveau : CFA
    De là à parler d'une "mise en avant de la culture banlieusarde dans les mass médias", tu le dis toi même, c'est bien plus subtil.
    Un exemple qui l'illustre c est skyrock qui a "mainstrimisé" de façon degueulasse cette culture. Le parler, l'attitude, les codes vestimentaires. C'est comme ronger un os et laisser la moelle: le plus goûtu et le plus nourrissant.
    D'accord avec toi sur Anelka, par contre Dalmat n'a jamais été un cadre de l'équipe.
    bandinidakar2 Niveau : DHR
    Ouais enfin moi j'étais pas ado et je me souviens bien que c'était ce qui était mis en avant par le club, et les supp. au-delà de la banlieue, c'étaient surtout des jeunes, certains parisiens d'origine, espoirs nationaux, symboles de diversité...C'est la france qui gagne de 98 et 2000, ne l'oublions pas... Ca n'a pas duré!!! Quant à Biétry, je lui reprocherais plus le transfert d'Okocha que le reste...
    Kame House Niveau : CFA
    Oh Putain Biétry je pourrais jamais lui reprocher le transfert d'Okocha. Je me souviens encore là à guetter avec le Teletexte de France 2, je connaissais les numéros de page par cœur. Je crois que le 301 c'était le Sport et 349 les infos du foot un truc dans les genre.

    C'est comme ça que j'ai appris l'heureuse nouvelle de son transfert, lui qui nous avait fait rêver quelques semaines auparavant avec les Super Eagles.

    Puis le but contre Bordeaux
    Puis l'élimination contre Haïfa et le limogeage de Giresse
    C'était le PSG qui faisait le spectacle en tribune et sur les aires d'autoroute...
    Gianni Longo'o Niveau : District
    349 infos du foot sur TF1
    321 infos sportives sur la 2
    Kame House Niveau : CFA
    Souvenir souvenir merci à toi oh Longo'o !
    21 réponses à ce commentaire.
    Qu'est ce qu'il était beau mon maillot d'Arsenal saison 1998-1999, sponsor JVC avec Anelka floqué derrière ! Acheté à Whiteley's sur Picadilly Circus

    Qu'est ce que j'ai eu l'air con avec mon maillot à Londres l'été 99 quand Nico s'est barré à Madrid.
    Lillywhite's non? :)
    oh putain, Lillywhite pas Whiteley's tu as raison. Whiteley's c'est Queensway bien sur !
    2 réponses à ce commentaire.
    Note : 1
    C'est quand même un acte manqué cette histoire entre Nico et le PSG. Un sacré acte manqué.
    GeronimoHous Niveau : District
    C'est quand même un acte manqué cette histoire entre Nico, son talent et sa carrière. Un sacré acte manqué.
    U'Marranzanu Niveau : CFA2
    Je suis pas certain que beaucoup soient d'accord avec toi sur la carrière "manquée" d'Anelka.

    Ou alors peu de joueurs peuvent se targuer d'avoir réussi.
    Bah une carrière est manquée quand le décalage est énorme entre les attentes suscités durant la jeunesse du joueur et ce qu'il a accompli au final.

    Si on se replonge l'année des 20 ans d'Anelka, en 99, le mec vient de terminer pour sa seconde année consécutive meilleur buteur d'Arsenal, il de s'imposer à la pointe de l'attaque de l'équipe de France championne du monde en mettant des buts cruciaux dans des victoires historiques (un pion en Russie, où la France n'avait jamais gagné, un doublé à Wembley, où la France n'avait jamais gagné) et de signer au Real Madrid en devenant le deuxième joueur le plus cher du monde, derrière Bobo Vieri (passé de la Lazio à l'Inter quelques semaines plus tôt).
    On le compare à Ronaldo, la presse martèle que la France a enfin son grand attaquant.

    Quinze ans plus tard, non seulement sa carrière est beaucoup moins belle que celles d'Henry et Trezeguet, mais également en-dessous de celles de Louis Saha ou Djibril Cissé, pour ne prendre que des attaquants français de son époque (on ne parlera donc pas ici de Benzema ou Giroud). Il a raté trois Coupes du Monde, a été nul (puis exclu, mais c'est une autre histoire) lors de la quatrième, a fait un bordel pas possible au Real, s'est planté au PSG, s'est planté à Liverpool et n'a eu qu'une renaissance tardive à Chelsea.

    Alors oui, sa carrière est meilleure que celle de Daniel Moreira, mais par rapport à ce qu'elle aurait pu (dû ?) être, c'est quand même un sentiment de gâchis qui prédomine.
    U'Marranzanu Niveau : CFA2
    Autant je suis tout à fait d'accord pour dire qu'Anelka avait le potentiel pour faire mieux, autant dire qu'il a fait une carrière en dessous de celles de Saha et Cissé me semble légèrement exagéré.

    Et honnêtement, à part Henry et Trezeguet qui sont largement au-dessus comme tu l'as dit, je ne vois pas qui a fait mieux dans les attaquants de sa génération à la fois en club et en sélection.

    A la limite Wiltord, qui est toutefois un peu plus âgé et qui a su mettre à profit sa polyvalence en équipe nationale, là où Anelka était surtout un buteur.

    Au final c'est évident qu'on le voyait finir bien plus haut et notamment jouer un rôle bien plus important en EdF, mais je reste convaincu qu'il a quand même fait une bonne carrière, avec plus de réussites que d'échecs. Le verre à moitié plein quoi.
    U'Marranzanu Niveau : CFA2
    Et Moreira est hors-concours, le gars s'est quand même frappé Son Altesse Sérénissime El-Hadji Diouf comme partenaire d'attaque. A Lens. Dans le NÔÔRD.
    5 réponses à ce commentaire.
    Caribou West Niveau : DHR
    Mais comment peux-tu draguer et recruter un joueur (surtout pour cette somme) alors qu'il te l'a mise à l'envers quand il était en formation chez toi ? Les mecs avaient vraiment aucun honneur...

    Malheureusement, ce club n'a jamais eu des dirigeants à la hauteur, et reste le plus gros gâchis du foot français de la fin des années 90 et début 2000.
    Il y a quand même un sacré goût d'inachevé avec Anelka... Il a eu une belle carrière, mais il laisse le sentiment qu'il aurait pu/dû aller tellement plus haut...

    Quant au PSG de l'époque, il y avait vraiment du beau matos... C'est fou qu'ils n'aient pas réussi à remporter le championnat... Peut-être que l'équipe était trop déséquilibrée...
    Ou alors il est un précurseur de tt ces jeunes qui arrivent vite mais se brûle les ailes en se croyant déjà arrivé. Ou montrent assez rapidement leurs limites.
    C'est un peu comme en angleterre, ce qui oriente d'emblée vers un souci de formation.
    Mais pas que, puisque les agents, proches de joueurs, sponsors ont acquis une influence plus prégnante et parasitent la relation joueur/club.
    Là aussi, Anelka a été précurseur de ce à quoi on assiste dès qu'un joueur plutôt doué déboule.
    Anelka a reconnu lui même s'être planté en quittant Arsenal et Arsène Wenger.
    Anelka a logiquement eu une carrière moins cahotique quand il s'est séparé de ses frères.
    Ce sont eux qui l'ont poussé à quitter les Gunners et qui lui avaient monté la tronche au Real.
    Le point culminant restant tout de même le financement par Anelka de l'achat des Raith Rovers en Ecosse où ses deux frères (dont l'un était président et l'autre directeur sportif de mémoire) ont chassé les locaux et ramené tous leurs copains. Résultat: des performances catastrophiques, une fanbase remontée comme un coucou et un départ en catimini.
    Merci pour ca, je savais pas du tout...
    4 réponses à ce commentaire.
    Orso94210 Niveau : CFA
    "e joueur signe finalement à Manchester City contre vingt millions d’euros et Alioune Touré."

    [...]
    Une telle moustache, ça n'a pas de prix !
    1 réponse à ce commentaire.
    Quelqu'un aurait il un exemple d'entraineur d'un top club plus incompétent que Luis Fernandez?

    Ce mec est quand même hallucinant.
    mackallaway Niveau : CFA2
    C'est pas vraiment de l'incompétence mais Fernandez joue sur le mental avant la technique. C'est un mec à la Dupraz qui va insister sur les valeurs ou autre.

    Donc pour lui, le beau jeu, c'était secondaire et je pense même qu'il ne basait pas ses entrainements là dessus. Donc le mental, c'est bien lorsque les joueurs adhèrent mais au bout d'un moment, ça lâche. Il a aussi eu pour lui le KOP qui lui est longtemps resté fidèle (et une large majorité à Auteuil).

    Et puis, en tant que supporter parisien, j'apprécie particulièrement qu'il parle de Marseille, de l'Olympique de Marseille mais qu'il n'utilise jamais le terme OM.
    1 réponse à ce commentaire.
    mackallaway Niveau : CFA2
    Rien à voir mais qu'est ce qu'il était classe ce maillot!

    Ca a toujours été dans l'air du temps de faire une équipe banlieue ou au moins une équipe avec beaucoup de joueurs de la région (années Le Guen entraineur avec Sankharé, Sakho, Chantome, Ngog...).
    S'ils avaient eu un coach un peu plus malin que Luis, cette équipe aurait pu cartonner le championnat à l'époque.

    Heureusement que Serge reprend le flambeau maintenant.
    JimPooley Niveau : CFA2
    Sinon pour rester sur Anelka-banlieue, je vous conseille si vous passez dans le coin d'aller manger une pizza à la Dolce Vita à Elancourt, déjà elle est bonne, et en plus l'endroit était fréquenté par Anelka dans sa jeunesse (Elancourt touche Trappes) et le patron a fait une salle "hommage" avec une plaque en bronze, photos, posters, etc... Curieux!
    16 ans en 1996, et 22 en 2000 ?
    1 réponse à ce commentaire.
    Quelle équipe de feu, sur le papier certes, mais quelle équipe potentiellement !
    Le pire joueur de l'histoire de la France, ce mec est une raclure qui ne se remet jamais en question, c'est toujours la faute des autres et jamais la sienne malgré son nombre de casseroles qu'il traîne au cul.

    Franchement, si tu vois ses qualités physiques et techniques, c'est un gros gâchis, je comprends pas comment autant d'éducateurs et d’entraîneurs ont pu laisser passer autant de choses à Anelka. Il a les qualités d'un 9 qui peut attaquer la profondeur, utiliser sa vitesse et son dribble pour provoquer des décalages.
    Mais non, le monsieur a décidé que c'était mieux de jouer en marchant, donc monsieur marche et regarde les autres, car lever les jambes pour cavaler, c'est surfait.
    Totti Chianti Niveau : CFA
    Ibra a fait toute une carrière sur ça!
    ^^
    2 réponses à ce commentaire.
    Juge du canapé Niveau : Loisir
    Ça a été une totale réussite oui.
    Dans quel autre club as-t-il fait une présentation peau de mouton sur torse nu ?
    https://www.youtube.com/watch?v=wxWrsfOUD1c
    ramon moilfion Niveau : Loisir
    Anelka trappes debbouze avenir
    cherchez l'intrus
    Il y a au moins un truc où Nico dit vrai : Avec Luis il "n’y a pas de plan de jeu"
    Anelka c'est le mec qui a basé sa carriere sur 3 bonnes saisons (une tous les 5 ans)

    Arsenal 1998-99
    Man ciy 2003-2004
    Chelsea 2008-2009

    A part ca rien de bine convainquant...
    Partenaires
    Logo FOOT.fr Olive & Tom
    774 19