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Anelka et les Cahiers du Cinéma

Thierry Jousse, rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma passé à la réalisation, présentait au festival Brésil en mouvements le film « Noir contre Blanc » sur les tensions raciales dans la société brésilienne et ses répercutions dans le football amateur. C'était l'occasion pour StreetPress de lui demander ce qu'il pense de la tournure sociale que prend l'affaire Anelka.

Comment avez-vous jugé l'expérience présentée dans le film d'un match football Noirs contre Blancs ?

Je trouve que c'est une expérience très ambigüe qui pourrait mal tourner. Mais ce que j'en conclu, c'est que si cela existe depuis 30 ans au Brésil, c'est que l'objectif est atteint: réunir plutôt que diviser. Je pense que c'est une expérience qui ne pourrait pas avoir lieu en France dans les banlieues. Au Brésil c'est possible parce qu'il y a vraiment du métissage qui existe.

Dans le film on voit des insultes racistes mais qui sont dédramatisées sur le terrain du foot. Vous ne pensez pas qu'on devrait dédramatiser de la même façon les problèmes de l'équipe de France qui prennent aujourd'hui une tournure sociale?

Ce qui est renvoyé comme reflet, ce sont quand même des divisions d'ordre racial, religieux, social ... Je ne crois pas que les joueurs de l'équipe de France ait la volonté d'avoir ce rôle. Mais il se trouve que cela révèle quelque chose de la société française d'aujourd'hui. On a l'impression qu'il se passe dans l'équipe de France la même chose qu'il se passe en France. Tout est sujet à controverse, tout est délétère, tout est compliqué... Moi, la société française aujourd'hui, je la perçois comme très fracturée, très divisée, très peu unitaire, un peu déliquescente. En exagérant un peu, l'équipe de France est symptomatique de l'état du pays.

Mais ce n'est que du football...


Enfin on voit bien qu'aujourd'hui le football c'est un symbole ! Ce n'est que du football mais le football ce n'est pas que du football ! C'est ça le paradoxe !

Lire la suite de l'interview sur StreetPress
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