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Andrea Raggi, être à la hauteur

Soirée de gala après soirée de gala, les gens se demandent qui est ce gars qui s'incruste à chaque fois. Ce gars, c'est Andrea Raggi. Et il va encore jouer un match capital de Ligue des champions ce mercredi. Une si mauvaise nouvelle que ça ?

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Il en reste quatre. Dans cette équipe qui ne cesse de charmer la France, seuls Germain, Subašić, Dirar et Raggi ont connu la remontée crispante de l'enfer à la Ligue 1 en 2012/2013. Parmi eux, deux seront vraisemblablement titulaires contre Manchester City : le déroutant Subašić et l'homme à tout à faire de la défense monégasque, Andrea Raggi. Une longévité qui rime avec légitimité, selon José-Karl Pierre-Fanfan, ancien défenseur central passé par la Principauté entre 2001 et 2003 : « C'est l'un des rares à avoir connu la métamorphose du club. Il représente un supplément d'âme. Il a des caractéristiques particulières qui font de lui un joueur de club, de vestiaire ainsi qu'un relais pour l'entraîneur.  »


Saison après saison, que le décideur s'appelle Ranieri ou Jardim, Raggi joue sa trentaine de matchs, baladé d'un côté à l'autre de la défense sans jamais exprimer la moindre lassitude : « Il ne se plaint pas parce que c'est un joueur intelligent, il a conscience du niveau de ses concurrents  » , renchérit l'ancien capitaine du PSG. Difficile de savoir si c'est davantage de génie ou de hargne dont l'ASM aura besoin pour renverser l'équipe de Guardiola, une chose est sûre : Glik suspendu, Raggi le soldat sera là et il n'aura que son goût du combat à offrir. Suffisant pour ne pas dépareiller sur une pelouse où les étoiles d'aujourd'hui et de demain se côtoieront ? Pas certain.

Hémorraggie


Car Andrea la rage n'échappe pas à la cruauté des statistiques. L'ASM a pris à sept reprises trois buts ou plus cette saison. Six fois, il était titulaire. Évidemment dans des contextes différents, pas toujours au même poste, parfois dans des équipes remaniées... Mais un fond de vérité s'en dégage : Monaco affiche généralement moins de maîtrise avec l'Italien sur le terrain. Que ce soit contre City ou Chambly. Les raisons ? Un manque de vitesse rédhibitoire dès que son équipe joue haut et s'expose aux contres, ainsi qu'une propension maladive à relancer long quand il faudrait calmer le tempo pour endiguer les vagues adverses. Pierre-Fanfan, sans nier les lacunes du joueur, relève une responsabilité plus collective : « On a vu un super match aller, mais il y a eu un manque de maîtrise des deux côtés au milieu de terrain. Si Monaco part à l'abordage et que Raggi est livré à lui-même, ça va effectivement être compliqué. Il faut un premier rideau qui harcèle les Citizens pour gêner les relances. Si Agüero, Sané ou David Silva arrivent lancés face au jeu, il sera en difficulté. Mais si les milieux de terrain font ce travail de premier rideau, il est assez intelligent pour anticiper les courses des adversaires.  »


Sébastien Puygrenier, ex-défenseur asémiste qui a connu quelques belles soirées européennes avec Nancy et le Zénith Saint-Pétersbourg, tempère lui aussi l'inquiétude ambiante : « Même s'il n'est pas beau à voir jouer, il est efficace. Je pense qu'il va être solide. Il a un style de jeu qui tend à disparaître au fil des années. On se ressemble un peu, pas que pour la coupe de cheveux ! Après, c'est vrai que ce genre de défenseurs est plus en difficulté face à des attaquants vifs comme Agüero, qui sont toujours en mouvement que face à des profils du type Drogba ou Džeko. »

Aimons Raggi


Par son attachement non feint à l'ASM et son attitude de guerrier faisant de lui l'enfant caché de François-Joseph Modesto et Gaël Givet, l'ancien joueur de Bologne a su s'attirer la sympathie des supporters malgré des prestations qui prêtaient déjà à débat en Ligue 2. « Ce déficit qu'il a sur le plan technique et athlétique, il le compense par son état d'esprit. Au lieu de nourrir un complexe, il a développé un côté agressif, meneur d'hommes et c'est un point fort » , souligne Pierre-Fanfan. Bruno Luzi, entraîneur de Chambly, club de National passé tout près lui aussi d'une remontada historique contre Monaco en Coupe de France (4-5 après prolongation après avoir été mené 0-3), approuve : « L'état d'esprit sur ce genre de matchs est déterminant. On l'a vu avec le Barça qui, sans être extraordinaire, a réussi à renverser la situation contre le PSG. En tant que coach, on apprécie de pouvoir compter sur des joueurs comme ça parce qu'on sait qu'ils ne vont pas tricher. Il n'en faut pas trop parce que ça peut être problématique pour l'équilibre technique de l'équipe, mais le tempérament grognard de Raggi est un atout. »


Le handicap numéro un contre City ? Oui, c'est bien lui. Mais il sera aussi le cœur du onze princier. Promis au martyre sur chaque contre-attaque, sur chaque duel où son envie ne compensera pas sa motricité de dinosaure fossilisé, il serrera les dents, comme tous ceux qui doivent en faire un peu plus que les autres pour être des gagnants. Et s'il faut mettre un pointard, une tête rageuse ou un coup de coude vicieux pour forcer la décision, qui sait, cette soirée sera peut-être à jamais la sienne. Quoi qu'il arrive, il faudra l'aimer et lui pardonner comme à l'écolier volontaire qui ne peut mieux faire. Un écolier chauve de quatre-vingt-deux kilos, certes.

Par Christophe Depincé
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