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Andrea Belotti, du 9 avec du vieux

Sur les pelouses de Serie A, mais aussi sous le maillot de la Nazionale, avec laquelle il pourrait être aligné ce soir face à l’Espagne, Andrea Belotti, buteur du Torino, promène ses vingt-deux ans, sa gueule d'enfant et son sourire d’ange. Et avec lui son style de jeu et ses manières d’un autre temps.

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Torino-Roma, 25 septembre dernier, 6e journée de Serie A, 8e minute de jeu. Andrea Belotti, l'avant-centre du Toro, hérite d'un long ballon qu'il remise en retrait à ses partenaires. La défense de la Roma est aux fraises. Bruno Peres, le latéral gauche de la Louve, est carrément paumé. Le n°9 turinois appelle discrètement le cuir au second poteau et claque une tête piquée qui frôle les gants de Szczęsny. Mais termine impitoyablement sa course au fond des filets. Un dimanche après-midi comme un autre dans la vie d'Andrea Belotti, qui se pare alors d'un grand sourire et cavale en tirant la langue, comme un gosse qui sait qu'il vient de faire une bêtise. Le tout en mimant la crête d'un coq, sa façon bien à lui de fêter chacune de ses réalisations. Un truc un peu naze, qui rappelle la main agitée autour de l'oreille d'un certain Luca Toni. Et à des années-lumière du « dab » hyper marqueté de Paul Pogba ou des célébrations de Super Saiyan constipé de Cristiano Ronaldo. Ce qui n'a rien de bien surprenant. Car Andrea Belotti est un mec à l'ancienne.

« Mes amis allaient danser en boîte et je restais à la maison »


Sur le terrain d'abord, où Belotti traîne un physique banal. 181 centimètres et 72 kg, pas forcément compensés par une vitesse ou une technique très au-dessus de la moyenne. Mais ce Lombard de naissance s'appuie sur d'autres qualités, moins évidentes, mais tout aussi précieuses. « Je dirais que c'est un attaquant à l'ancienne. Il a un vrai sens du mouvement qu'il combine à un vrai cynisme face aux cages. Il peut aussi jouer deuxième attaquant et s'adapter à tous les postes devant, mais je pense qu'il doit jouer en pointe, où il peut réellement exploiter ses caractéristiques et sa vision du but » , avance Emiliano Mondonico, qui a entraîné Belotti à ses débuts à l'AlbinoLeffe, club de la province de Bergame. Un profil atypique, pas forcément tape-à-l'œil, qui lui vaut initialement d’essuyer le refus de l’Atalanta, qui ne le juge pas assez performant pour intégrer ses équipes de jeunes. Qu'importe, l’avant-centre s'exportera avec succès à Palerme, où il brille en Serie B, puis fait ses débuts dans l'élite. S'ensuit une progression linéaire, qui se traduit par un transfert au Torino à l’été 2015 et une année à 12 buts en Serie A où il s'épanouit sous la direction de l'actuel sélectionneur italien Giampiero Ventura.


L'attaquant enchaîne ensuite sur un début de saison 2016/2017 canon et une première sélection fêtée avec l'équipe d'Italie dans la foulée. Un début de carrière que Belotti a construit en s'appuyant sur un triptyque de qualités pas vraiment glamours, mais essentielles à son épanouissement au plus haut niveau : sérieux, travail et goût de l'effort défensif. « Oui, c'est un attaquant pur » , estime Alberigo Evani, coach de Belotti en équipe d'Italie des moins de vingt ans. « Mais il y en a peu comme lui, car il peut cumuler deux rôles : c'est aussi le premier défenseur de son équipe, sa contribution est très importante à ce niveau-là. Surtout, il s'améliore de jour en jour, c'est quelqu'un d'humble, qui s'entraîne avec un désir croissant de s'améliorer. » Une mentalité qu'Andrea doit à son paternel : « Mon père m'a toujours dit que je devais me considérer comme chanceux, que des centaines d'autres n'avaient pas les mêmes opportunités que moi. J'ai fait beaucoup de sacrifices pour atteindre mon rêve, que je n'aurais pas faits sans mon père. Mes amis allaient danser en boîte et je restais à la maison. Ils s'amusaient et je souffrais » , confiait le joueur au Corriere dello Sport en juillet 2014.

Le chant du coq


La vérité, c'est qu'entre ses buts de renard de poulailler en match et son stakhanovisme à l'entraînement, Andrea Belotti ressemble aussi à un vieux dans un corps de jeune dans la vie de tous les jours. Le genre de mec que sa copine, Giorgia Duro, n’hésite pas à qualifier de « jeune homme d’un autre temps » . Un gars qui a attendu le 20 mai 2015 pour s’inscrire sur Twitter, là où l’immense majorité des joueurs de sa génération ont fait du réseau social leur terrain de jeu depuis un bon bout de temps. « Je suis du genre calme, j'essaie de ne pas me faire remarquer et d'avoir un profil bas » , confiait-il en décembre 2013 à la Repubblica. Et comme Belotti n'a pas envie qu'on le déshérite, il sait qui remercier : « Je viens d’une famille tranquille et stable, qui a des valeurs à l’ancienne. Mes parents sont les premiers à ne pas se vanter d’avoir un fils footballeur. Je suis aussi très proche de mon frère Manuel. Il me donne sans cesse des conseils pour continuer à rester humble. » Sa famille, Andrea Belotti en parle beaucoup. Mais c’est à l'un de ses plus proches amis qu’il doit la célébration de buts qui est devenue sa marque de fabrique et son surnom d' « Il Gallo » , le coq dans la langue de Dante. Un proche justement nommé Juri... Gallo. « C’est lui qui m’a suggéré de faire cette célébration de but. Je l’ai immédiatement adoptée et je n’ai pas arrêté depuis. Mais c’est aussi lié au fait que, quand j’étais petit, ma tante avait un poulailler et je passais mon temps à pourchasser les coqs. »

Il faut dire qu’Andrea Belotti est un sentimental. « Un garçon très sensible » , selon les mots de son pote Juri, qui explique être toujours surpris de voir que Belotti « parvienne à être désinvolte devant les caméras » . Un joueur qui, lors de son départ de Palerme pour le Torino en 2015, avait remercié avec émotion les supporters « de l’avoir toujours beaucoup soutenu et aimé » . Mais là encore, rien de très surprenant. Car si le romantisme n’est plus franchement l'apanage du football moderne, Andrea Belotti, lui, reste un mec à l’ancienne.

Par Adrien Candau
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