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André Gomes, le mal aimé

Pris en grippe par une partie des supporters du Barça, qui n’hésite pas à le siffler lorsqu'il quitte la pelouse, André Gomes est accusé d’être responsable de la gifle reçue face au Paris Saint-Germain et du jeu rouillé du Barça depuis le début de saison. Explications.

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19 février 2017, Barcelone-Leganés. L’écran géant du Camp Nou, qui affiche le score (1-1), indique auusi la 80e minute lorsque le speaker du stade annonce la sortie d'André Gomes. Auteur d’un match sans relief, le milieu de terrain laisse sa place à son capitaine Andrés Iniesta sous les sifflets des supporters blaugrana. Quelques minutes après la rencontre, et alors que Lionel Messi a offert in extremis la victoire au Barça, Luis Enrique a tenu à apporter son soutien à André Gomes : « Je sais que c'est difficile, mais les joueurs ont besoin de confiance et pas de sifflets. Je ne comprends pas que l'on siffle André Gomes. Je suis déçu pour lui. »

Le bonheur, puis Kevin Trapp


Pourtant l’histoire d’amour entre le Barça et André Gomes avait parfaitement débuté. Tout juste auréolé de son titre de champion d’Europe, le Portugais de vingt-trois ans s’intègre petit à petit au sein du milieu de terrain blaugrana, au point d’en devenir un titulaire régulier en l’absence d’Andrés Iniesta. Si ses performances restent en dents de scie, Luis Enrique est convaincu par la classe et la qualité de passe du jeune homme, capable aussi de se montrer dangereux offensivement, même si son compteur but reste encore bloqué à zéro avec le Barça. C’est donc un André Gomes heureux qui se confie au magazine GQ en janvier dernier : « Pour le moment, je suis très heureux, j'ai des opportunités pour jouer et les gens me traitent très bien. Je ne peux rien demander de plus à ce sujet. »


On est alors quinze jours avant le match du litige face au Paris Saint-Germain. Titulaire surprise à la place d'Ivan Rakitić sur la pelouse du parc des Princes, André Gomes réalisera, en ce soir de huitièmes de finale aller de Ligue des champions, une performance plus que moyenne, comme l’ensemble de ses coéquipiers. Pourtant, c’est bien lui qui endossera le rôle de bouc émissaire pour les supporters blaugrana. La faute à un face-à-face manqué devant Kevin Trapp, alors que le score était alors seulement de un à zéro pour le PSG. Il faut dire qu’André Gomes est la victime idéale, avec son prix élevé – 35 millions d’euros + 15 de bonus – et ses performances trop fantomatiques. À lui seul, le Portugais représente à la fois les lacunes du Barça au milieu de terrain et le recrutement raté de l’été dernier, où seul Samuel Umititi semble être une réussite sportive.

De « Mago » à « Fardo »


Si André Gomes encaisse ainsi, pour tout le monde et de manière un peu injuste, il n’en reste pas moins que le Portugais doit aussi faire son auto-critique. Car le André Gomes de cette année n’a rien à voir avec celui que les supporters de Valence surnommaient « Mago » après une performance XXL face au Barça en championnat. Un match où l’ancien Benfiquista avait fait ce qu’il sait faire de mieux : des courses vers l’avant la tête bien haute, des crochets destructeurs et des passes laser pour ses attaquants. Soit trois choses que le Portugais ne reproduit que par séquence depuis qu’il porte la tunique blaugrana. Et comme André Gomes n’est pas un joueur dur sur l’homme qui va compenser par le physique, lorsqu'il se rate techniquement, il devient très vite fantomatique.


Et si, finalement, André Gomes et ses pieds de velours n’étaient pas faits pour le très très haut niveau ? Et si André Gomes était plutôt fait pour les clubs de seconde zone haute comme Valence, où il peut exprimer tout son talent balle au pied, sans être constamment jugé dès qu’il perd un ballon ? Car sa saison au Barça ressemble fort à son Euro 2016 avec le Portugal, où il a débuté titulaire, avant de regarder la finale depuis le banc des remplaçants, Fernando Santos lui préférant la fougue de Renato Sanches et la grinta d’Adrien Silva. Malheureusement pour lui et pour les supporters blaugrana, le Barça ne devrait pas connaître le même happy end que la Selecção.



Par Steven Oliveira
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