Ligue 1 - 9e journée - PSG/Reims
Par Eric Maggiori
Ancelotti est-il trop capricieux ?
Ashley Cole par-ci, Daniele De Rossi par-là, Carlo Ancelotti n'est jamais rassasié, alors que l’effectif parisien semble déjà compétitif. Des envies justifiées ou des caprices de celui qui profite des moyens illimités du club ?
Carlo et sa dernière recrue (avant janvier)
Depuis son arrivée sur le banc parisien, Carlo Ancelotti a rarement été contrarié. Thiago Motta, Alex, Maxwell, Zlatan, Thiago Silva, Lavezzi, Verratti, van der Wiel et Lucas Moura pour le mois de janvier : les exigences de Carlo ont quasiment toutes été satisfaites par les dirigeants qataris. Tout ça pour créer une équipe censée devenir souveraine en France, et bientôt en Europe. Oui, sauf que le coach parisien en veut encore plus. Ses derniers caprices en date ? Daniele De Rossi et Ashley Cole. Deux mecs pour lesquels il va encore falloir débourser, encore, de sacrées sommes. Or, si auparavant, les désirs d’Ancelotti semblaient justifiés, le PSG étant en totale (re)construction, ces deux derniers ont l’air un peu tirés par les cheveux. En effet, De Rossi évolue plus ou moins dans la même zone que Thiago Motta, et même parfois que Matuidi (Blaise est un peu plus haut). Pas de bol, le Français a justement offert une prestation de patron, hier soir, contre l’Espagne. Même chose pour Ashley Cole, qui deviendrait ni plus ni moins le quatrième arrière gauche de l’effectif parisien, après Maxwell, Tiéné et Armand. Alors, OK, ces deux joueurs ont un niveau supérieur à ceux déjà en poste. Mais quand même. Ne serait-ce pas là une façon d'alimenter un jeu de surenchère, qui pourrait vite dégénérer ?
Postes triplés et matches en tribunes
Il y a quelques jours, le président de Palerme, le toujours très classieux Maurizio Zamparini, a allumé la mèche. Au centre des discussions, le traitement réservé par Ancelotti à Javier Pastore, son ancien protégé. « Pastore n'est pas un flop, c’est un phénomène. C'est Ancelotti qui ne comprend rien au football. Je ne l'apprécie pas comme entraineur. Je suis content que Paris ait perdu en Ligue des Champions, ça lui apprendra à faire jouer Nenê derrière les attaquants, à la place de Pastore » a-t-il déclaré. Tiens, quelqu’un ose critiquer les choix du coach plutôt que les prestations du joueur. Intéressant. Et s’il y avait une part de vrai là-dedans ? Et si Ancelotti, à force d’avoir des moyens illimités, était entré dans un état d’esprit de consommation excessive ? Exemple : Pastore fait quelques prestations décevantes. Plutôt que de le remotiver, de lui redonner confiance - comme l'avait fait Delio Rossi au temps de Palerme -, Carlo regarde autour de lui, trouve un joueur au même poste, et le demande en cadeau de Noël aux dirigeants qataris. Résultat : le PSG pourrait vite se retrouver avec un effectif XXL, avec des postes triplés, voire quadruplés. D’accord. Avec la Coupe de France, la Coupe de la Ligue, et la Ligue des Champions, mieux vaut avoir trop de joueurs que pas assez.
Néanmoins, pas sûr que certains éléments, à l’instar de Thiago Motta, se contentent de jouer contre Ailly-Sur-Somme ou Andrézieux en Coupe de France. Ces joueurs arrivés il y a à peine un an et déjà mis sur la touche pourraient avoir envie, déjà, de se tirer. Et qui dit se tirer, dit forcément moins-value pour le PSG. Pour reprendre l’exemple de Pastore, si l’Argentin était revendu aujourd’hui, il pourrait difficilement être monnayé plus de 20 millions d’euros, alors qu’il a été acheté 42 il y a quinze mois. C’est en cela que les dernières envies d’Ancelotti peuvent laisser interrogatif. Le PSG a-t-il vraiment besoin de De Rossi et Ashley Cole ? L’Anglais fait encore partie du Top 5 des meilleurs latéraux gauches au monde et son arrivée pourrait donc être justifiée. Mais dans ce cas-là, pourquoi avoir déboursé 3,5 millions d’euros il y a tout juste neuf mois pour faire venir Maxwell ? Cela pourrait être interprété comme un message qui voudrait dire : « Nous avons pris Maxwell par défaut, mais en fait, il y a neuf mois, nous voulions déjà Ashley Cole ». Par respect pour lui, nous n’évoquerons même pas le cas Lugano, arrivé en star et qui regarde désormais tous les matches depuis les tribunes. Tristesse.
Acheteur compulsif
Le risque, avec cette stratégie (contrôlée ?) d’Ancelotti, c’est que la surenchère ne s’arrête plus. Déjà, depuis l’arrivée des Qataris, le PSG est devenu une machine de guerre sur le marché des transferts. Carlo, qui n’a jamais franchement aimé les clubs de pauvres (Juventus, Milan, Chelsea), n'est pas du genre à freiner la machine. Il ressemble plutôt à un acheteur compulsif, qui voit, et qui veut, tout de suite. A ce rythme-là, le prochain mercato hivernal va ressembler à un grand n’importe quoi. Lavezzi ne sera toujours pas revenu à son niveau napolitain, donc Carlo va vouloir Eden Hazard ou David Villa, Sirigu va faire une boulette, et Carlo va vouloir Casillas, ou Jallet va rater un centre, et Carlo va vouloir Dani Alvès.
On n’en est pas encore là, mais comme personne ne semble vraiment bien décidé à lui refuser des choses, bah… cela pourrait vite dérailler. Surtout que le PSG compte déjà, de très loin, un effectif bien au-dessus du lot en Ligue 1. Est-il vraiment inconcevable de faire avec les moyens du bord ? D’autant que, plus il recrute de joueurs, plus le technicien italien va se retrouver face à un casse-tête au moment de composer son équipe. Qui faire jouer ? Où ? Comment ? Car le PSG ne se retrouvera pas chaque week-end face à une situation d’urgence comme pour samedi, face à Reims. De fait, au milieu de terrain, Thiago Motta, Sissoko, Bodmer et Chantôme sont tous blessés, tandis que Verratti est suspendu. Ne sont disponibles que Matuidi et éventuellement Rabiot. De quoi donner du poids aux arguments d’Ancelotti, lorsqu’il s’agira d’aller justifier pourquoi le PSG doit signer un chèque de 30 millions d’euros pour Daniele De Rossi. Ou 50 pour Pirlo. Ou 80 pour Iniesta.
Postes triplés et matches en tribunes
Il y a quelques jours, le président de Palerme, le toujours très classieux Maurizio Zamparini, a allumé la mèche. Au centre des discussions, le traitement réservé par Ancelotti à Javier Pastore, son ancien protégé. « Pastore n'est pas un flop, c’est un phénomène. C'est Ancelotti qui ne comprend rien au football. Je ne l'apprécie pas comme entraineur. Je suis content que Paris ait perdu en Ligue des Champions, ça lui apprendra à faire jouer Nenê derrière les attaquants, à la place de Pastore » a-t-il déclaré. Tiens, quelqu’un ose critiquer les choix du coach plutôt que les prestations du joueur. Intéressant. Et s’il y avait une part de vrai là-dedans ? Et si Ancelotti, à force d’avoir des moyens illimités, était entré dans un état d’esprit de consommation excessive ? Exemple : Pastore fait quelques prestations décevantes. Plutôt que de le remotiver, de lui redonner confiance - comme l'avait fait Delio Rossi au temps de Palerme -, Carlo regarde autour de lui, trouve un joueur au même poste, et le demande en cadeau de Noël aux dirigeants qataris. Résultat : le PSG pourrait vite se retrouver avec un effectif XXL, avec des postes triplés, voire quadruplés. D’accord. Avec la Coupe de France, la Coupe de la Ligue, et la Ligue des Champions, mieux vaut avoir trop de joueurs que pas assez.
Acheteur compulsif
Le risque, avec cette stratégie (contrôlée ?) d’Ancelotti, c’est que la surenchère ne s’arrête plus. Déjà, depuis l’arrivée des Qataris, le PSG est devenu une machine de guerre sur le marché des transferts. Carlo, qui n’a jamais franchement aimé les clubs de pauvres (Juventus, Milan, Chelsea), n'est pas du genre à freiner la machine. Il ressemble plutôt à un acheteur compulsif, qui voit, et qui veut, tout de suite. A ce rythme-là, le prochain mercato hivernal va ressembler à un grand n’importe quoi. Lavezzi ne sera toujours pas revenu à son niveau napolitain, donc Carlo va vouloir Eden Hazard ou David Villa, Sirigu va faire une boulette, et Carlo va vouloir Casillas, ou Jallet va rater un centre, et Carlo va vouloir Dani Alvès.
On n’en est pas encore là, mais comme personne ne semble vraiment bien décidé à lui refuser des choses, bah… cela pourrait vite dérailler. Surtout que le PSG compte déjà, de très loin, un effectif bien au-dessus du lot en Ligue 1. Est-il vraiment inconcevable de faire avec les moyens du bord ? D’autant que, plus il recrute de joueurs, plus le technicien italien va se retrouver face à un casse-tête au moment de composer son équipe. Qui faire jouer ? Où ? Comment ? Car le PSG ne se retrouvera pas chaque week-end face à une situation d’urgence comme pour samedi, face à Reims. De fait, au milieu de terrain, Thiago Motta, Sissoko, Bodmer et Chantôme sont tous blessés, tandis que Verratti est suspendu. Ne sont disponibles que Matuidi et éventuellement Rabiot. De quoi donner du poids aux arguments d’Ancelotti, lorsqu’il s’agira d’aller justifier pourquoi le PSG doit signer un chèque de 30 millions d’euros pour Daniele De Rossi. Ou 50 pour Pirlo. Ou 80 pour Iniesta.
Par Eric Maggiori
Casti : « Je me vois allongé, la tête dans une flaque de sang »

















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Après je trouve que la vrai interrogation se pose au niveau de l'arrivé en janvier de lucas moura et on peut se poser la question du départ de nene.
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voici la liste des joueurs qui partent en fin de saison pour fin de contrat ou transfert :
- lecrom
- tiéné
- camara
- lugano
- armand
- bodmer
- nene
- hoarau
- luyindula
peut être gameiro...
On fait quoi ? On attend juin pour chercher un latéral gauche ? Faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent !!! de rossi ne s'entend pas avec zeman, chelsea veut foutre cole dehors...
donc mieux vaut prévenir que guérir non ?
en plus c'est la dernière saison sans fpf...
et puis pour le moment on est au stade des rumeurs...
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Quant à la tristesse autour du malheureux Lugano, le pauvre garçon, il est tellement fort sur le terrain c'est incompréhensible qu'Ancelotti, ce pauvre incompétent puisse mettre Thiago Silva à sa place, non franchement j'ai du mal à comprendre, Lugano est tellement fort pourtant
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Que Cole puisse supplanter Maxwell, je n'y vois aucun scandale bien que l'âge de l'anglais puisse poser question.
En revanche, qu'ils pensent à De Rossi alors qu'ils ont Verratti et Motta, considéré non pas comme un joueur de complément mais comme un titulaire en puissance, me semble surprenant.
Toutes ces hypothétiques emplettes renvoient l'idée d'un bricolage permanent.
Et dénote une illisibilité assez préoccupante quant à la stratégie.
La charrette que tu évoques est composée principalement de types qui ne jouent pas ou très peu. L'article, exception faite du cas Lugano, mentionne des footballeurs venus pour jouer. Pas pour faire de la figuration.
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Pour moi, il s'agit au contraire d'un manque d'anticipation notoire dont Ancelotti n'est pas forcément responsable puisqu'on ne sait pas ce qu'impose Léonardo. Depuis l'arrivée des Quataris, les seuls grands joueurs avérés sont Ibrahimovic (et il se trimballe)et Thiago Silva (qui a peu joué). La plupart des autres joueurs achetés, même s'ils viennent de grands clubs, sont seulement "légèrement" supérieurs au niveau ligue 1 (même si tous les autres gros clubs de ligue 1 les accueilleraient à bras ouverts, bien entendu). Passons le cas Lugano, Alex est sur la fin et lent mais il a un style, Ménez fait du Ménez capable de coups de génie mais inconstant et feignant collectivement, Maxwell a toujours été un joueur d'appoint (meilleur que Tiéné certes, mais pas de quoi grimper au rideau), Motta comme Sissoko dans le registre nettoyeurs musculeux ne sont que des anonymes au haut niveau européen, Sirigu, aussi bon soit-il, ne fait pas parti des meilleurs, Van der Wiel, n'est pas forcément à des années lumières de Jallet même s'il est plus sexy. Tout ça pour dire qu'il y a eu à Paris beaucoup d'achats pour le très court terme. Seule exception, Verrati, joueur au fort potentiel, construit l'avenir. Quant à Pastore, on nous l'a vendu comme LA star (le prix hors marché y a sans doute contribué), peut-être est-il lui aussi avant tout un joueur d'avenir. Mais au final, la plupart des achats ne sont ni de réels grands joueurs, ni des joueurs d'avenir et surtout ne s'inscrivent pas dans une politique clairement définie (acheter tout de suite de grandes stars ou au contraire acheter les meilleurs jeunes du moment -comme Chelsea cet été- pour avoir une énorme équipe dans 2 ou 3 ans).
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Oui tu les pousseras a partir, qu'ils trouvent preneurs et qu'ils veuillent lacher leurs trains de vie princiers c'est plus discutables (cf: propos de losers d'Hoarau ravis de ne pas joueur).
Plus competent que Roche pas difficile, surtout avec la carte de papa.
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Par exemple si la Roma ou Naples n'arriveront pas éternellement à être compétitifs, pour le moment ils ont de la chance d'avoir des joueurs fidèles (pour l'instant) comme De Rossi mais même Cavani et Hamsik, bien que les deux napolitains ne resteront pas très longtemps malheureusement.
Ensuite à mon avis pour améliorer une équipe il ne suffit pas seulement d'acheter des joueurs, acheter Cole et le mettre avec Lavezzi ne rendra pas après 2 semaines le côté gauche de Paris au niveau de celui du Real avec Marcelo et CR7 par exemple, il faut que les joueurs trouvent des automatismes, et pour cela il faut du temps, ce qui ne s'achète pas. Si les joueurs achetés sont titulaires jusqu'au mercato suivant où il en arrive d'autres (par exemple Motta qui, à cause d'une blessure et de la révélation Veratti se retrouve sur le banc), l'équipe progresse plus lentement collectivement.
Ca peut aussi, principalement pour les jeunes talents, gâcher ou retarder l'éclosion des joueurs s'ils ne disposent pas d'un temps de jeu suffisant (cf Affelay à Barça, Granero au Real, etc.)
Je pense aussi qu'il est très compliqué de gérer une équipe où tous les joueurs sont des internationaux et pourraient prétendre à du temps de jeu dans d'autres grandes équipes, il faut aussi avoir ou des jeunes ou des "seconds couteaux" comme par exemple Paulo Ferreira à Chelsea ou Armand au PSG. C'est mon avis
Et je re-précise que je suis fan de Chelsea et que "l'empilement de joueurs" me dégoûte aussi là-bas, par exemple au niveau de milieux offensifs-ailiers avec Hazard Ramires Moses Oscar Marin Sturridge ( qui a presque pas joué cette année, sans avoir été victime de blessures contrairement à Marin) et la Maloude, parti avec la réserve tel un Péguy londonien
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Ce sont le même type de critiques qu'on peut faire à Man City, au Chelsea du début de l'ère Abramovich, à l'Inter de Mancini etc...
Je ne trouve pas qu'il y ait une véritable cohérence dans tous les achats, et parfois c'est même de l'opportunisme peu réfléchi: "on peut le prendre donc on le prend". L'exemple même c'est Sissoko, Maxwell, Alex, Motta, Gameiro... On connaît les limites de ces joueurs là (âge, blessures, niveau), et vu que l'objectif est d'être dans le top 5 européen, je pense qu'à la base tout le monde savait que ce ne sont pas ces joueurs là qui pourront permettre à Paris d'y parvenir.
Après c'est le problème d'avoir été incapable de se qualifier en LDC avant QSI, les Silva, Ibra et co (ou joueurs de ce calibre) seraient arrivés avant.
Mais encore une fois, pour les supporters parisiens, ne le prenez pas pour de la haine; après tout c'est un problème de riches!
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