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Ancelotti, du Mister au Coach

Moins d’un an après son arrivée, les médias et les spectateurs commencent, tout doucement, par à-coups, à remettre en cause le travail, le projet et la place de Carlo Ancelotti sur le banc du Paris Saint-Germain. Eh ouais, bienvenue en Ligue 1…

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Voilà, voilà, c’est dur d’être un Mister en L1. Encore plus au PSG. Carlo Ancelotti l’a compris. Il semble évidemment déstabilisé. «  Où suis-je ?  » En France, Carlo. Ici, le Mister est un coach. Carlo est donc le coach d’un club, le PSG, amené à bientôt devenir le plus grand dans l’Hexagone. C’est une question de temps. C’est simple : plus tu es riche, plus tu es grand. Comme pour la Clio, quoi. Que reproche-t-on à Ancelotti ? Son bilan face à celui de « Casque d’Or » ? L’arbre de Noël ? Ses choix en plein match (remplacer Jallet par Van der Wiel, c’est pas comme changer Kaladzé pour Pippo Pancaro) ? Son turnover ? Le capitanat (c’est plus dur sans Terry et Maldini, hein…) ? Ancelotti a été pris au PSG pour son palmarès, sa capacité à gérer les égos, les stars. Son palmarès n’a pas changé. Les stars du PSG, Silva et Zlatan, maintiennent le club. Donc, si on fait le point, Carletto remplit jusque-là plutôt bien sa mission. On peut néanmoins s’interroger sur sa capacité à gérer le reste de l’effectif, les joueurs moyens ou les pseudo stars.

Gagner tout de suite, gagner trop vite

Ancelotti est au ban des accusés, pas encore complètement coupable. Mais qui est le vrai responsable ? Carlo, la L1 ou les Qataris ? La politique du club de la capitale n’est pas la meilleure. La vision n’est pas top, le projet n’est pas clair. Tout va trop vite alors que le club est en construction. Il faut laisser le temps nécessaire au coach et aux joueurs. C’est quoi un an, ou deux, dans la vie d’un club ? Pourquoi cette urgence puisqu’ils sont très riches ? On sait tous qu’en football, c’est la masse salariale qui fait gagner. La masse salariale permet de recruter les meilleurs joueurs donc le meilleur coach. Et vice versa. Ibra et Thiago seraient-ils venus avec Kombouaré entraîneur ? Pas évident ! Les Qataris réussiront bientôt mais pour l’instant, ils se trompent en mettant une pression trop forte sur Ancelotti : à Doha, on veut gagner tout de suite, trop vite. Après avoir connu Berlusconi ou Abramovich, Carlo résistera-t-il ? En tout cas, rarement on a vu Ancelotti le visage aussi marqué. Il ne savait pas où il mettait les pieds, le pauvre. Bienvenue en L1 Carlo, bienvenue au PSG.

Ici, c’est le Camp des Loges, pas le Camp Nou et encore moins Milanello. Et, au Camp des Loges, il y a la taupe du vestiaire, Jérôme Touboul et ses copains sur le parking des joueurs, la crise de novembre qui parfois se prolonge en décembre, Canal+ qui traîne dans les couloirs du stade, Dugarry qui donne des leçons tactiques (ouais, même à toi, Carlo) et un brin de jalousie ambiant à l’encontre du plus riche… Un cocktail explosif ! À Milanello, à la cantine, il y a la table des seigneurs, une table d’Italiens, une table de Sud-Américains, une table de globe-trotters. Et où est le problème ? Au PSG, si les Italiens mangent ensemble, c’est qu’ils complotent. Si ce sont les Brésiliens, c’est qu’ils font la fête. Si ce sont les Noirs, c’est du racisme anti-blanc... Oui, Ancelotti a eu l’habitude du calme des grands clubs, capables de gérer le stress et la pression, même en période de crise (en fait, ces clubs ne sont jamais en crise, ils acceptent simplement les cycles). Le club gère et contrôle la communication de ses joueurs, même celle des plus déçus. Il est capable de faire accepter les choix de l’entraîneur voire d’instaurer la hiérarchie dans l’effectif.

Accélérer le temps


Oui, un grand club est une institution que l’on respecte et qui respecte ses joueurs. Dans ces clubs, un grand joueur fait partie d’un effectif composé d’autres grands joueurs reconnus dans leur pays, leur équipe nationale et dans les autres championnats. Combien de Ballons d’Or ont vu défiler le Barça, le Milan ou le Real. Pour autant, Messi, Ronaldo ou Zlatan sont-ils plus forts que l’Histoire de leur club ? Le Barça, l’Inter ou le Milan ont gagné avant d’avoir Ibrahimović dans leur effectif et gagneront de nouveau sans lui. Les Qataris doivent gagner avec lui ; lui doit faire gagner le PSG. Vite si possible, car le PSG veut accélérer le temps grâce à l’argent.

Symbole flagrant de l’échec du PSG et de Carlo : la gestion du capitanat. Au Milan AC, le capitanat revient en premier à un Italien. Souvent au plus ancien sur le terrain, au plus expérimenté et ensuite à un étranger incontestable. C’est une question de tradition de culture du club. À Paris, Ancelotti a essayé plusieurs options. Jallet, Sakho puis Camara, tous français, et aucun n’a eu la carrure, l’esprit, la force pour endosser ce rôle. Alors, que faire ? Finalement, ce sera Thiago Silva, le seul homme fort de l’effectif parisien. Carlo va devoir construire autour de lui. Il va devoir fédérer, changer les mentalités. Le problème, c’est qu’en France, le projet du club passe après l’ambition personnelle, qui se résume le plus souvent à… partir dans un grand club. Carlo n’a pas encore échoué et la victoire de mardi face à Porto laisse espérer des jours meilleurs. Carlo Ancelotti redeviendra le Mister lorsqu’un jour, un joueur du PSG dira au micro de Canal+ que «  le PSG est un grand club  » . Ce jour-là, si devant votre télé, vous y croyez, alors Carlo aura gagné.


Vikash Dhorasoo
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