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Ancelotti au Real : une attente et des questions

La venue au Real Madrid de Carlo Ancelotti n’est plus qu’une question de jours. Son arrivée enfin officialisée, le technicien italien devra trouver le résultat d’une équation madrilène toujours en attende de sa Decima. Et devra reconstruire après la politique de terre brûlée de son prédécesseur.

« Le Pacificateur » . La Une de ce lundi matin de Marca ne trompe personne en Espagne. Après avoir annoncé au board parisien sa décision de rejoindre le Real Madrid, Carlo Ancelotti a grand ouvert sa porte à Florentino Pérez. Pour le moment, seuls Leonardo et Nasser al-Khelaïfi refusent de rendre le trousseau de clés. Le véto du directeur sportif brésilien – « Ce qui s’est passé c’est que Carlo a demandé à partir au Real Madrid. On veut le garder. Il a un an de contrat avec nous. Aucune décision n’a été prise  » – ne devrait donc tenir bien longtemps. Car entre la volonté du coach italien de s’asseoir sur le banc de Bernabéu et celle du président madrilène de le voir succéder à José Mourinho, le PSG devra se résoudre à lui dénicher un successeur. A Madrid, Carlo Ancelotti ne prend pourtant pas la voie de la simplicité. « Si Ancelotti vient, il aura la même pression que Mourinho à ses débuts : remporter le titre face au Barça et empocher la dixième Ligue des Champions que tout le monde attend » , résume Pablo Polo, journaliste à Marca. Certes. Mais après trois ans de Special One, le Real Madrid va s’atteler à raccommoder les pièces d’un puzzle en mille morceaux.

zquez : « Ses caractéristiques plaisent au Real »

La venue de Carlo Ancelotti est le serpent de mer de Florentino Pérez. « Ce n’est pas la première fois que Florentino est en contact avec lui. Il a déjà essayé plusieurs fois mais ça n’avait jamais pu se faire parce que Carlo avait déjà un contrat ou le Real déjà un entraîneur » , rappelle Pablo Polo. Déjà en 2009, le président madrilène en pinçait pour lui : « Il était encore au Milan et c’était à la moitié de la saison. Donc ce n’était pas possible. Mais à cette époque, Ancelotti avait déjà rencontré des personnes du Real. C’était lors de la pré-saison, et quelqu’un avait dit qu’Ancelotti pourrait entraîner le Real. Il avait alors répondu que c’était l’une de ses envies  » , dixit ledit journaliste de Marca. Un désir partagé dont l’union va mettre fin à une période Mourinho qui se termine en nœud de boudin et un zéro pointé. « Pour l’après Mourinho, Florentino cherche un entraîneur plus de « club » . Il va essayer de travailler avec quelqu’un aux méthodes différentes, qui accepte les échanges. Quelqu’un de la trempe d’un Del Bosque » , analyse Pablo. Carlo Ancelotti, dans les petits papiers de Florentino, est pourtant loin d’avoir convaincu toute la populace merengue.

En première ligne, les socios. Entre support inconditionnel au Portugais et volonté de tourner la page lusitanienne, le fragment est criant. Pour Bernardo, socios depuis sa naissance, « le caractère d’Ancelotti est intéressant car le Real Madrid est un club qui respire la classe, l’élégance. Je crois que sa nomination sera une bien meilleure chose que l’omnipotence de Mourinho » . A contrario, Mario, lui aussi abonné, ne « vois pas son style collé avec celui du Real actuel  » : « Madrid a besoin d’un entraîneur dur, qui sait gérer un vestiaire compliqué comme celui que nous avons » . Rafael Martín zquez, membre de la Quinta del Buitre, estime lui en observateur avisé du Real que « ses caractéristiques plaisent forcément aux grands clubs comme Madrid. Il a réussi dans de très grands clubs comme le Milan, Chelsea et aujourd’hui le PSG. Et à chaque fois, il a réussi à remporter le championnat, et avec le Milan la Ligue des Champions  » . Dans cette quête à la Decima, Carlo Ancelotti doit faire mieux que son prédécesseur José Mourinho. Autrement dit, la gagner.

Un vestiaire uni dans la désunion



L’objectif, clair et limpide, n’enlève pas sa part d’ombre au projet sportif que souhaite mettre en place la Casa Blanca. « Les caractères des uns et des autres s’adaptent plus ou moins bien au Real Madrid. Il n’existe aucun entraîneur parfait : son échec ou sa réussite dépend de trop de facteurs différents. Mais surtout, cela dépend du concept que veut mettre en place le Real Madrid pour les prochaines saisons  » , nous explique Rafael Martín zquez. D’un vestiaire proche de l’implosion en décembre, Mourinho en laisse finalement un uni : une union contre lui-même. Après avoir écarté Iker Casillas, fait d’Antonio Adán sa marionnette, joué avec les nerfs du si calme Pepe, José a soudé son groupe. Sa politique de fin règne, comparable à celle de la terre brûlée, se retourne donc contre l’intéressé. Carlo Ancelotti devra lui s’atteler à ne pas briser cette « dynamique » tout en y ajoutant sa pâte. Le mercato estival donnera sa part de réponse sur le projet envisagé. Dans ses valises parisiennes, il souhaiterait y emmener Thiago Silva et Marco Verratti. Ces transferts difficilement envisageables, le nom de Claude Makélélé, son actuel adjoint, revient lui avec insistance dans le package.

Ancien de la Maison Blanche, l’ex international français y a laissé un goût d’inachevé. Pièce inamovible des Galactiques, son départ pour Chelsea en avait sonné le glas. Son retour dans la peau de l’assistant n’aurait alors rien d’une surprise. « Zidane et Makelele sont des noms qui circulent : ce sont des anciens de la maison et ils parlent tous les deux Espagnol. Zidane connaît en plus bien les joueurs du vestiaire » , relève Pablo Polo. Aujourd’hui en formation pour passer ses diplômes d’entraîneur, Zinédine Zidane n’a plus qu’un rôle mineur au sein du Real Madrid. Relégué au rang de collaborateur de la Fábrica après ses désaccords avec José le terrible, son statut devrait évoluer d’ici peu dans l’organigramme de Florentino Pérez. La fin de l’ère Mourinho entraînera donc un retour au classicisme. Avec la seule Supercoupe d’Espagne dans l’armoire à trophée, Carlo Ancelotti sait donc ce qu’il lui reste à faire pour s’imposer dans un club « dont les valeurs sont le refus de la défaite, la recherche presque désespérée du triomphe, le dévouement absolu, le sentiment collectif, la supériorité de l’équipe sur les individus  » , comme nous le confiait Jorge Valdano. Le jeu peut attendre, la victoire non.

Par Robin Delorme, à Madrid
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