1. // Amérique Latine

Amerika perdida

Du gras, du méchant, du vulgaire. So Foot vous extrait le meilleur de l'Amérique latine. Dans le détail cela donne Cuauthémoc Blanco, le meneur de jeu de la sélection mexicaine, en surpoids, un joueur brésilien reconverti dans le cambriolage avec circonstances aggravantes, et un entraîneur au langage de charretier.

Modififié
0 0
« Devant l'invasion de l'érotisme, il n'est pas facile de rester fidèle autant au célibat qu'envers les enfants » , Felipe Arizmandi, évêque de San Cristobal de las Casas (Chiapas, Mexique).

Cuauhtémoc Blanco est un génie. C'est la presse hondurienne qui l'a présenté ainsi la semaine dernière, et difficile de lui donner tort. Car à 37 ans, l'inventeur du saut du crapaud n'en finit pas d'étonner. En cette saison de Coupe du Monde, le Cuau a ainsi décidé de passer le temps à Veracruz, en D2 mexicaine. Bilan : le meneur de jeu s'est pointé en surpoids à la préparation pré-Mundial de la sélection mexicaine entamée lundi dernier. Rien de grave a désamorcé le doc' d'El Tri, son excédent ne représentant que 10% à 15% de son poids, ce qui fait tout de même entre huit et dix kilos. Du Ronaldo dans le texte. Reste que Blanco a souffert lors des test physiques qui lançaient le regroupement de la sélection. Pas de quoi entamer sa bonne humeur.

Ainsi, au coup de feu qui lançait un sprint, le Cuau, qui pourrait en apprendre rayon farces et attrapes à Ribéry, s'écroula comme touché par la balle du starter. Une bonne blague qui rappelait que l'homme aime la poudre : ainsi au tout début de sa carrière, il avait fait exploser un pétard sous une table de coéquipiers de l'America Mexico. Bilan : un dos brûlé et une tronche amochée. Ce qui n'avait pas empêché Cuauthémoc, parti s'abriter pour assister à l'explosion à l'extérieur de la cantine, de rire comme un enfant content de son tour. C'est quand même autre chose que de foutre du dentifrice dans des chaussures.

Le pianiste version brésilienne

Dans un pays ou extorsions et menaces ponctuent le quotidien médiatique, la nouvelle aurait pu ne pas faire lever un cil. Cambriolage, vol de bijoux, puis menaces téléphoniques. Du tout commun au Brésil, comme au Mexique d'ailleurs. Sauf quand l'auteur est un joueur de football. Luiz Ronei Braz Vieira est auriverde, a 19 ans, et vient de conclure une saison pas dégueu avec l'équipe jeune de Queretaro, club de première division ... mexicaine : huit buts en 13 matches. Retourné au pays à la recherche d'un contrat international, le Paulista a préféré entamer une carrière de gangster plutôt que de patienter.

Non content d'avoir dépouillé une belle demeure avec un coéquipier, Vieira n'en est pas resté pas là et a conclu son action d'une menace téléphonique efficace : couper les doigts du gamin de la famille cambriolée. Des doigts qui valent cher puisque l'enfant de 10 ans est un grand espoir du .... piano. 17000 dollars exactement, la somme exigée. La maman en remettra la moitié. L'ado de 14 ans chargé par capitaine Vieira de recueillir les fonds sera arrêté sur le champ et balancera toute son équipe, désormais derrière les barreaux. Pas très sport tout ça.

Kombouaré, encore loin du compte

Mexique-Brésil, on reste sur le même axe. Ricardo Ferretti, auriverde de naissance, est l'entraîneur des Pumas Mexico, émanation de la plus grande université d'Amérique latine. Ennuyé par le spectacle du derby entre ses protégés et l'America mercredi à l'estadio Azteca, le technicien a feint de dormir sur son banc. Drôle. Mais quand la photo du roupillon sort dans la presse, Ferretti explose. Au moment de regagner les vestiaires à la fin de l'entraînement de vendredi, il passe devant la presse et adresse un très fleuri : « Que celui qui a publié la photo aille niquer sa mère » . Comme Ribéry avec Cuauthémoc, Kombouaré pourrait prendre des leçons au Mexique en terme de relâchement langagier.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 0